Publié le 30 Avril 2014

On a exhumé du désert américain une relique qui ne devait pas en être une ; tout un stock de cartouches de jeux vidéo pour Atari 2600. Pas n’importe quelles cartouches, celles du jeu adapté de E.T le film de Steven Spielberg, les cartouches d’un jeu que l’on a estimé être si mauvais à l’époque que les éditeurs de cet ovni rétro culturel on fait le choix d’enfouir tout le stock de cartouches de ce jeu quelque part dans le désert du Nevada. C’était idiot comme démarche, honteux et tellement idiot que ce geste est devenu fondateur d’un mythe, d’une mythologie, d’une légende urbaine. Enfouir sous le sable et la terre le fruit pourri d’une production ratée comme on ferait disparaître dans un terrain vague le corps sans vie du meurtre que l’on vient de commettre. Cela aurait pu rester une légende vidéo urbaine hantant le non-conscient collectif d’une communauté de geek. Mais la curiosité tenace de ces mêmes geeks à réussi à exhumer le lot maudit détruit et caché dans le désert.

 Par ce geste de défiance à l’encontre d’une destinée maudite c’est comme s’ils avaient défié dieu ou la grande roue cosmique du destin, ils ont changé une légende semie-urbaine en vrai geste d’archéologue. Ils sont les premiers finalement à faire entrer le jeu vidéo dans le cercle de l’archéologie ; c’est ainsi que l’on exhume les fondements de notre culture, c’est peut-être ainsi que se fondra la culture vidéoludique …

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Publié le 29 Avril 2014

Dix-neuf minutes de crâne ; les veines gonflées palpitent à l’intérieur de la boite en os.

Bam ! Bam ! Bam !

Les yeux clos, mi-clos, toujours trop de lumière, jamais trop de sommeil. Une phrase suspecte. Un regard sommaire. Trop de bruit dans les oreilles ; trop besoin de lui, de cela, de son temps, de se vider la tête ; ou la creuser. Creusons ensemble. Creuser seul. Salops de nègres, de chinois et d’Allemands, il y a trop d’incompétents pour diriger mon crâne ; cervelle en berne. Un curé, faudrait-il un curé, me faudrait-il un curé ? Ou du temps ou aller à confesse et de trouver un silence performatif et puis un long éclat de rire ; le nez sale, les grandes oreilles et les petits yeux. On va s’amuser ; c'est-à-dire lire en sous-texte ; on va aller dormir.

Dormir les yeux miros, au chaud, au soi, on s’enroule et on espère que le crâne lâche et libère l’esprit d’un dégazage industriel de matière ivre, mots et bribes. C’est une drôle de danse, un drôle d’espoir, le silence et puis la nuit. Et plonger son esprit en nocturne dans un puits de science.

Ce n’est pas une fin, c’est juste la fatigue.

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Publié le 28 Avril 2014

L'amour est et devrait rester ce qui supplante le champ de la raison ; plus vaste, plus grand, sollicitant en soi des zones que la raison ignore alors l'amour devrait, je suppose relever de ce qui est incertain et instable. Mais je suis un con, un con paradoxal, car même si je pense que l'amour est ce qu'il y a au-delà de l'horizon de la conscience et de la raison, je pense aussi que l'amour est tout sauf une alchimie ou une chimie arbitraire, impromptue et hasardeuse. Je ne crois pas que l'amour est une chimie, je crois que l'amour est une réponse conventionnelle, romantique et belle à un besoin primaire que les gens n'assument pas comme besoin primaire. Chacun aura des besoins différents ; se sentir protégé, pouvoir protéger, recherchera un père ou une mère pour soi, des ovules ou du sperme pour procréer, un père ou une mère pour construire des enfants, un pénis ou une chatte pour avoir du sexe à portée de main, dominer, détruire, construire, se conformer à une pression sociale, entrer dans une case, il y a mille et une raisons inesthétiques de s'attacher à une personne en exclusivité mais l'Homme qui est une créature qui prétend à l'élégance à imposer l'amour - qui existe - comme seule bonne raison de se coupler avec une autre personne. Mais dans un aucun cas l'amour est un hasard, il est une réponse à un besoin.

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Publié le 27 Avril 2014

Quand je rentre chez moi la nuit, plus tard que le soir, que je descends de la voiture, que je fais quelques pas dans le jardin et que je lève la tête j’ai la sensation que le ciel m’appartient. Pas tout le ciel, pas tout le ciel d’une vision métaphorique ou métaphysique qui embrasserait le ciel comme synonyme de la vie ou d’un tout. Non, c’est plus pragmatique ; j’ai la sensation que l’ensemble du volume d’atmosphère qui existe depuis la surface du sol de mon terrain et qui monte en ligne rectiligne droit vers le haut constitue un volume qui m’appartient. Comme si avoir un chez soi, posséder un bout de terre, me permettait aussi de posséder l’air, le ciel et les étoiles qui se trouvent dans la projection spatiale de mon terrain. Cela peut paraître idiot, ridicule, mégalomane ou juste sans intérêt ; cela l’est sûrement sans intérêt, pourtant je suis curieux d’une chose ; suis-je le seul à éprouver cela. Est-ce que de posséder le sol donne la sensation à tous de posséder l’au-dessus du sol ? Et pourquoi cette sensation, je l’éprouve avant tout la nuit ? C’est rare le jour que je suis allongé dans l’herbe et qu’un avion entrant dans mon espace aérien personnel me conduise à me faire la réflexion : tient un avion vient d’entrer chez moi … ?

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Publié le 26 Avril 2014

" Il faut souvent faire sauter la banque avant de sauter une femme ; les putes c’est nous "

- Courtisane dans sa propre fiction

on ne va pas ce le cacher, les gens qui meurent sont vraiment chiants

- Compteur de corps et de mots de son autofiction

" J’ai mal au cul, j’ai mal au cœur, j’ai mal aux couilles, la règle des trois c "

- savoir compter les lettres de son autofiction

" Si les femmes étaient aussi connes que les mecs peuvent l’être, nous n’aurions plus de problème d’égalité ni de féminisme "

- nivellement par le bas de son autofiction

" Les femmes sans culottes ont toujours un truc en plus "

- Paradoxe de son autofiction

" l’aphorisme est le roi des mensonges ; la citation n’est que son vassal "

- le roi de son autofiction

" Un jour moi aussi je serai cité par les adolescentes, cela vaut bien un prix Nobel de littérature. "

- le rêve d’une autofiction heureuse

" Le sexe est toujours et avant tout une émotion "

- L’auteur est toujours dans une autofiction

" Il est facile d’être lâche, cruel et con contrairement à ce que nos égo prétentieux voudraient croire "

- la prétention et le reste dans son autofiction

" Quand on porte des valeurs, il faut toujours se réjouir d’une guerre à mener "

- Le va-t-en guerre va dans son autofiction se battre

" Le seul véritable voyage, c’est le voyage du sexe qui va et vient dans un orifice "

- Auteur sans passeport de son autofiction

 

 

 

 

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Publié le 25 Avril 2014

Il y a trop d’autres, trop d’autres personnes et trop de soi. Il y a trop de soi partout, disséminé aux quatre vents. Je ne suis plus personne. Je ne suis plus qu’un amas de débris de moi, un début de ruine. Je suis fragmenté dans l’espace et dans le temps et ne me reste dans la bouche que le fil continu qui relie mes fragments que le goût des échecs et des actes manqués, les rendez-vous ratés et les impossibilités d’y être. Sous-entendu les impossibilités d’être présent pour être soi. Je ne suis plus rien que cela. Rien qu’un tas, un gros tas, congloméra éclaté de qui j’étais et de celui que je pourrais être. Je voudrais qu’il reste plus, être moi, être soi reste une aspiration légitime. Mais je ne suis qu’appâts lancés aux quatre coins non cardinaux de la toile. Mon âme n’est plus que pixels éparpillés et chacun d’eux dit de moi d’une voix ténue, trop seul et trop disparate pour être entendue. Je devais me réunir, me rassembler, me retrouver, me concentrer, me réduire comme on le fait pour une sauce, mais saurais-je être moi en étant entier ? Ne suis-je pas condamné à une vie éparse qui ne parvient à combler personne, ni soi ni les autres ? Suis-je au-devant de l’échec d’une transition numérique ? La solitude de jadis, celle des hommes seuls qui n’avaient rien pour pallier l’amère expression d’être seuls, était moteur d’une ambition ; il fallait changer pour périr, s’adapter ou finir seul, mais on finissait toujours soi. Aujourd’hui on est là, on est soi et seul, mais on a le loisir de divertir sa solitude des milles effluves de l’art numérique, milles fois changer de peau, de nom, de statut et à être tant de fois tant de personnes différentes on en oubli que l’on est seul. On en oubli aussi d’être soi. Tout part en couille. Le linge qui sèche et mouillé dehors par la pluie. Les femmes meurent, d’autres se meurent et les jeunes et vivantes s’échappent. La nourriture entre toujours plus grasse dans la composition de l’homme. Les projets inaboutis grandissent en nombre et en inaboutissement. La pauvreté file entre les doigts comme le sable du pauvre qui passe quelques heures à la mer. Alors, on trompe le monde qui part en couille en inventant un monde plus solide ou plus sordide, c’est une question de goût. On en invente des héroïnes mort-nées qui hantent les pages du roman que j’écris, plus glauque que le glauque, plus incestueux qu’un fait divers autrichien, plus désenchantés qu’une chanson de pop culture romantique. Mais il manque une chose, il manque soi, la catharsis et le pouvoir décisionnaire, un pantalon propre et le linge repassé, le repas qui mijote le soleil qui sèche.

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Publié le 24 Avril 2014

Il n’y a pas de stratégie pour la poésie 

Une histoire de sorcière et d’angle mort

On va attendre la pause ici …

On va y passer l’ennui et ça, elle adore

Il faudra la sangler

Il faudra lui tirer les larmes

Il faudra la casser

Et la draper dans le drame

Non, Madame, non !

On ne pointe rien ici, on ne pointe pas

Ne croyez pas madame que l’on débarque ainsi en poésie, non !

On en écrit pas, on se soustrait à cela, on ne le veut pas

Il y a même une honte

À faire sonner les notes

Je préfère regarder les femmes nues

Je préfère fantasmer les femmes nues

Une expérience de je

Un tout petit prix

Devant le blanc de la date, je nage

Il faut sortir du ventre mou

Le vent porte tes bras

Tes concepts sont beaux

Et les miens sont moindres

Des cris dans tes larmes

Je suis un homme du milieu ;

Juste au-dessus du low-cost

Égrainé les mots comme un auteur immature

Je n’écris bien qu’ailleurs

Je n’écris mieux que moi ;

Croyance et angoisse

La mort viendra me faire mentir

D’ici là lançons bien haut les doigts d’honneurs

Je suis un humble qui ne crois à rien

Mon anatomie est un gouffre

Mon article est un jour de plus

Une victoire qui n’en est pas une

 

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Publié le 23 Avril 2014

Un article ; tout un article ; ce n’est que cela. Ce n’est qu’un article ; que du temps à prendre ; du temps à perdre ; le temps par paires avec les mots et les jours ; on ne va pas s’arrêter là ; même si c’est possible ; plausible ; rien à perdre ; le pendu au bout de sa corde ; le suspendu sans les points ; le boxeur ; les danseurs californiens ; obstacle idiot ; à mi chemin ; à demi parcourt ; on va lui damer le pion ; par petit point sur le net ; la gueule grande ouverte ; les lèvres rouges ; tu attends la fin ; j’entreprends le début ; commencement pour commencer ; et la fin pour la fin ; les sens ; les sons ; céréales et cordes raides ; une vibration ; une palpation ; la fouille encore ; et le corps toujours ; et le cul aussi ; on se pose ; on s’immerge ; niveau supérieur ; niveau suivant ; next level ; encore en vie ; toujours vivant ; les chevaux sont lâchés ; la liste est encore longue ; monsieur et madame ; pour les vrais ; pour les cas ; pour les combattants et pour les coqs ; et la fin d’un article

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Publié le 22 Avril 2014

Peut-on, se perdre dans les songes d'un monde et d'un homme qui ne sait pas ou ne sait plus trier le rêve de la réalité ? Et-il possible de se perdre au sens de se prendre les pieds dans le tapis d’un monde où le rêve est la réalité et inversement même si le rêve verse sciemment dans l’épais époisses et que ce rêve sombre, s’appelle alors le cauchemar ou l’uchronie désenchantée ?  Je ne sais pas, je ne sais pas si l’on peut choir dans un rêve pas plus que je ne peux savoir comment on en sort. Qu’aurai-je fais si j’étais entré dans l’uchronie d’un désenchantement, je ne sais pas si j'en serai sorti sain d'esprit, je ne sais pas si j'en serai sorti tout court. Mais je sais qu’avec les livres nous avons un avantage, c'est qu'il suffit de les refermer pour en sortir ; c'est en tout cas le mensonge officiel même si on omet de dire que l'on reste à jamais hanté par les proses emphatiques et les univers à la toxicité vénéneuse ; c'est comme avec les femmes, le même attrait, le même aimant l'idée sage d'en sortir et le sombre secret d'à jamais y rester, dedans, en elle, dans le corps ou le con ou le cerveau. Sain d'esprit en sortant ... peut-être mais faudrait-il que je l'ai été avant d'entrer ...

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Publié le 21 Avril 2014

Il y a des fleurs en plastique fantastique sur le revers de la manche du roi Henri. Un coup du coude en douce pour prévenir sa voisine de table qu'il y a un abricot et deux truites bien mûres qui dorment dans le saladier. Tout cela c'est la faute de l'hybride, le bébé animal humain au dos à la peau râpeuse et aux yeux de globules. Globalement deux globes rachetés à bon prix à un revendeur des rues de Harlem. Le roi c'est lui, un gros noir comme moi compatible aux usb 2.0, le roi c'est lui, moi, hyper connecté, hygiène lente et métabolisme des nuées qui dénature les relations individuelles. Qu'est-ce que tu espérais du roi, son dos rond et plein de mansuétude, mais tu as les pieds dans la glaise, tu crains loser à la petite semaine. Il y des masses qui tombent sur la route, dieu pourrait louvoyer et faire tomber les gouttes plus légères. Tu devrais faire camper des nouvelles technologies sous les ponts ; partons en campagne et que tournent les moulins belles hélices. Deux onces de plastique et ton cul de porcelaine.

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