Publié le 28 Février 2013

Parfois j’oublie que je peux être lu, c’est vrai, écrire est une action très solitaire mais surtout très de l’instant. Une fois les mots posés, souvent une fois la conscience soulagée de cet accouchement plus ou moins douloureux, l’écriture passe à la suite, aux mots suivants et j’oublie bien vite ce que deviennent les mots d’avant. Mais quand j’y songe, c'est grisant de savoir que ces mots peuvent partir loin, de mon blog aux réseaux et de réseaux en RT jusqu’à vous, jusqu’à d’autres.

 

Cela peut sembler curieux, mais je suis toujours étonné quand j’apprends que quelqu’un lit ce blog. Encore plus si c’est une personne que je connais. C’est très intime d’être lu, mais c’est une intimité différée et j’aime cela, cela me fait peur, cela me fait plaisir, cela m’impression, cela m’ivresse, cela me surprend, cela me réjouit.

 

Je rêve d’un jour écrire un article, un texte, un poème, peu importe quoi mais quelque chose qui me quitterai pour partir loin, très loin de moi ; un texte qui d’échanges de liens en tweet et RT parte très loin de moi, assez loin pour qu’il ne m’appartienne plus. N’est-ce pas là le mythe de tous écrivains, se voir déposséder de ses textes ? Alors mes amis, mes belles inconnues, faites grossir mon beau narcisse, faites partir mes mots, appropriez-les-vous et délestez-moi de moi ; moi, je suis une usine à moi, je produis du moi bien plus que vite que ce que vous pourriez en consommer. Le rêve d’un égotrip.

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 27 Février 2013

Ce sont les habitudes qui nous tuent. C'est un recours régulier aux habitudes qui nous tue. Ce sont les habitudes qui font que l'on meurt, trop vite, trop tôt et toujours trop vivant. Survivre ne se résume donc qu'à lutter contre nos propres habitudes. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas, mais je suis un fidèle. Fidèle à ses habitudes, frôlant parfois l'obsession comme si c'était cela qui me construit. Mais alors se construire c'est mourir ?

 

C'est le temps qui nous tue, pas à nous faire devenir plus vieux jusqu'au jour de la mort, non, c'est la sanctification du temps en rythmes et en rîtes qui nous tue. La grand messe du vingt heure, la valse des repas, un temps pour tout, c'est le temps qui nous tue, c'est le temps qui nous forge nos habitudes. On se méfie trop facilement des gens qui possèdent des certitudes, mais c'est de ceux qui possèdent des habitudes qu'il faut se méfier, ce sont eux qui vont nous tuer. Ceux qui se montrent de parfaits exemples patentés de l'ordre et de l'habitude.

 

C'est la routine qui nous tue, serpent de mer inextricable qui s'enroule sur nous et nous plombe. Ce n'est pas un hasard si la société repose sur des rythmes qu'elle impose et qui sont infiniment pesant à réformer et on se laisse dicter nos rythmes par les intentions louables de l'économie, plus de vacanciers sur les plages, il faut être à 21 heures le plus nombreux possible devant nos télés, le plus de consommateurs pour de la publicité, se lever tôt, être aux bonnes heures au travail, à l'école, au pied du mur et rentrer quand on nous le dit digérer ce qu'il nous reste de temps de cerveau. La soumission par les heures, les horaires, les habitudes.

 

Être libre à toutes heures, au sommet de son rythme biologique, arythmie nécessaire et se dire qu'il est plus important de se montrer solaire que de parler du salaire de la peur et du bourreau aux aiguilles trotteuses qui à toutes les bonnes heures, c'est à dire ces heures là que l'on n'a pas choisie, coupent les têtes des irrespectueux de l'horaire dictée.

 

Je ne veux pas mourir du temps mais je suis comme toi, je m'habitue facilement aux repères du temps qui imposent à telle heure telle chose mais à quoi bon vivre seul si ce n'est pas pour vivre libre ? Est-ce que ça fait de moi un meilleur homme normal que de suivre le rythme d'une foule que je ne suis pas ? A quoi bon se poser des jalons, à quoi bon se soumettre à la toise d'une horloge atomique qui compte pour nous le bon temps et et qui édicte aux bonnes heures sans sonner la nature des actions ? Faudrait-il vraiment vivre sous le même joug que vous si j'ai le luxe de m'y soustraire ? Et si je prenais le temps d'y réfléchir ?

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 26 Février 2013

Du doigt et de l'oeil dans une test anonyme,une danse avec Sandra une fille sensasse dans les dunes d'un autre temps

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 25 Février 2013

Reste-t-il de la place pour nos insoumissions ?

 

Se soumettre ou ne pas se soumettre, aux drames de nos vies, aux fatalismes artificiels de nos pulsions, aux chaînes sociétales et à celles des télévisions et bien sûr aux appareils du pouvoir.

 

Reste-t-il encore des insoumis ?

 

Que reste-t-il de ces espoirs que je caressais quand j’étais encore jeune et que j’avais en guise de désir l’envie de déchirer pour de bon la surface épidermique de ses vies consensuelles que je voyais comme la pire des engeances bourgeoises. Je ne pouvais me résoudre à l’imposture de leur bonheur et j’avais la conviction qu’il fallait les ouvrir comme on ouvre Vénus pour atteindre la vérité de leur nature. Et seule la vérité pouvait me soumettre. Fallait-il vraiment avoir de la haine pour eux pour aspirer avec une sincérité insoupçonnée à ouvrir leurs vies en deux avec un vrai panache révolutionnaire. En ce temps-là je me sentais insoumis et j’aimais la jouissance de ce sentiment frénétique. J’avais l’empathie terroriste au sens où je me sentais toujours plus proche d’un terroriste que d’un humain normal mais aujourd’hui ? À quoi suis-je insoumis si ce n’est à l’amour, mais ça, ça ne compte pas. Fallait-il de la haine, de la révolte et du dégoût pour avoir envie d’être insoumis. Et faut-il alors comprendre que perdre son insoumission, c’est accepter le monde et pourquoi pas l’embrasser et pourquoi pas l’aimer ? Est-ce là le point de chute de ma déchéance ? Tomber si bas que je finis par aimer le monde parce que j’aime ma vie ?

 

J’ai envie pourtant encore de lever la tête, lever le poing et faire poindre aux coins de mes lèvres de l’écume de rage. À mourir avec certitude ne vaut-il pas mieux mourir debout sur l’enclume de nos désespérances ?

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 24 Février 2013

Faut-il réellement un jour se résoudre à n'aimer, désirer et convoiter plus qu'une seule personne et cela pour un temps suffisamment long pour qu’il puisse être signifiant ? Est-ce ça l’amour ? L'amour est-ce d'arriver à oublier le monde pour se contenter d'une seule personne ? Mais cesser d'avoir envie de plaire aux femmes, est-ce là une grande preuve de confiance en soi ou plutôt d'une profonde misogynie ? L’amour doit-il rendre l’homme imbu de lui-même et passablement misogyne ? Et alors peut-on faire autrement que de croire aux mensonges des femmes ? Les croire quand elles disent qu’elles nous aiment, quand elles disent que l’on est beau, quand elles disent que l’on est doué alors que nous, l’amour ne nous a pas rendu idiot, et on sait précisément ce que l’on vaut dans la vie, que ce soit la bite à la main ou sur l’échiquier normal de la vie quotidienne. ? Dans le fond le principe du couple repose sur ce postulat que l’on puisse croire réciproquement aux mensonges de l’autre pour que l’on devienne le centre respectif de nos vies respectives. Faut-il alors pour être amoureux une forme d’abnégation à oublier le monde, à s’oublier soit et laisser s’éloigner les rives de la vérité ?

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 23 Février 2013

Combien de temps tu vas rester là assise comme une statue délabrée les bars balant et le cœur qui s’enroule en vain autour de ce qu’il suppose être de la tristesse ?

 

Mon dieu que tu es conne, presque aussi conne que les phrases qui te décrivent ma petite, ma belle, ma jolie, ma dangereuse connasse, tu pervertis jusqu’à mes mots et ça me désespère. A quoi bon courir après les femmes si c’est pour qu’elle s’immiscent dans nos mots et qu’elles y chie leur mièvrerie féminine ?

 

T’es jolie pourtant, là, assise sur ton banc a pleurer comme une conne parce qu’un plus con que toi t’as relaissé tomber. Tu es belle comme l’ironie du sort, comme le destin qui se venge. Je sais que c’est cruel pour toi, mais qui tu es pour échapper à la cruauté ?

 

Si j’avais l’audace de te proposer de baiser avec moi, là, maintenant, sur ce banc, et que ton petit cul impudique que je suppose trop blanc puisse sentir la froideur de la pierre et qu’elle te rappelle mon cœur alors je suis sûr que je prendrais mon pied comme avec personne ; baiser le désespoir doit être délicieux et il est bien connu que les femmes désespérées abandonnent plus facilement la pudeur de leur tabou que les femmes heureuses.

 

Mais t’es là comme une fille banale à pleurer sur ton banc et moi je suis là comme le timide que je suis toujours resté a te regarder et à attendre mais le temps que je n’ose quoi que ce soit d’autres seront venus d’emporter puis te faire rêver mais si je ne suis pas triste et même si je suis heureux c’est que je sais petite conne que tu choisira encore un con et que ton cœur toujours continuera à saigner.

 

C’est mignon la revanche du destin,

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Les mots des mots

Repost 0

Publié le 22 Février 2013

Dès les premiers pas dans le hall de l'aéroport la réalité esquisse comme une vérité ce qui ne devrait être qu'un fantasme ; les femmes russes sont d'une beauté redoutable et en quelques seconde on sait que l'on tombera amoureux plus de dix fois par jour pris sous le feu de ces regards.

 

Les femmes russes sont belles, c'est un euphémisme pour dire ce qu'un homme ressent quand il déambule dans la rue sous le feu croisé de ces regards russes que nous lancent les femmes qui, plantées en haut de silhouettes longilignes et élancées, posent sur nous un regard de certitude mêlé d’une belle indifférence. Les femmes minaudent, leurs yeux savent miauler avec un naturel désarmant qui sait tout de sa propre beauté. Filles russes, beauté slave, toutes sont belles et le savent bien mieux que nous pourrions le leur dire. Elles sont belles de cette conscience qui institue dans le cosmopolite de la population une race de princesse au port de tête altier et à la démarche en équilibre sur le fil invisible tendu entre l'élégance et le vulgaire.

 

Si ces femmes, demoiselles aux allures de poupées russes, sont d'élégantes insoumises c'est qu'elle se sont affranchie du regard des hommes. Elles ne semblent pas avoir besoin de ce miroir social, cette convention amoureuse qu'est l'homme, pour assurer, rassurer et conforter leur beauté. Elles sont belles de cette certitude. Aucune béatitude, même pas de vacuité narcissique dans la contemplation de leur joliesse personnelle, la femme russe est belle d'une certitude, d'une conviction, d'un port de tête. Il n’y en elle aucune croyance qui aurait besoin d'être rassurée, convoquée, scellée par le regard, la parole ou le reflet. Tout comme la gravité qui cloue les choses du monde sur le sol n'a pas besoin de l'équation formelle pour être opérante, la beauté des femmes russes n'a besoin de rien, elles sont belles, le savent et c'est tout, c'est un fait, un acquis du monde réel que je peux remarquer mais sur lequel je n'ai aucune prise.

 

Je perçois pourtant dans leurs yeux une infime part d'effroi qui n’est pas loin d'être une infinie tristesse. Comme si les plus belles femmes russes avaient eu, en plus de leur beauté, la conscience évidente que cette beauté ne servirait à rien. Comme si elles avaient conscience que la conscience de leur beauté les rend étrangères à l'amour des hommes ; elles savent que l’homme ne peut pas espérer que son amour, quelle que soit sa déraison, soit autre chose qu'une pure perte de temps. Selon ma mythologie occidentale d’homme, mon amour est censé magnifier les femmes, les rendre belles, les mettre sur un piédestal, mais si elles le sont déjà alors mon amour est caduque. De notre côté de l'Occident ne dit-on pas que l'amour rend aveugle, au sens où il rend toutes les femmes belles aux yeux des hommes qui en sont amoureux ? Les femmes russes ici n'ont pas besoin de cet étendard de l'amour pour que tous les hommes voient leur beauté. Elles désamorcent ainsi toutes velléités d'un amour sauveur ou d'un amour plus-value.

 

Oui, je suis de ceux qui pensent encore que l'amour sauvera le monde, et que s'il ne sauve pas le monde au moins il sauvera les femmes en détresses et si ce n'est pas toutes les femmes que mon amour sauvera au moins une femme et que pour sauver une femme il faut lui rendre confiance et pour cela mon amour doit la rendre belle. Mais les femmes russes sont aussi belles qu'elles sont perdues. Et moi ça me désempare, j'aime cette ivresse du vertige quand mes repères glissent imperceptiblement. Elles sont belles par la certitude, la conscience et de l'évidence de leur beauté, belle d'une logique presque mathématique, belle d'un empirisme sur lequel je veux bien construire mon empire. Pour autant, la beauté russe n'est pas parfaite, pas question de proportions ou de convention et même si l'on peut trouver des points communs à ces femmes délicieuses à la vue comme les talons hauts, la minceur, le port altier, souvent la frange, la beauté se joue dans cette infra mince qu'elles laissent à peine paraître dans l'entre clignements de leurs paupières. Les beautés ne se ressemblent pas.

 

Ces femmes russes que j'aime à aimer n'ont besoin de personne pour être belle et sûrement pas d'amour ; rappeler à la femme que l'on aime que chaque matin le soleil va se lever c'est la prendre pour une conne - et toutes ne le sont pas - et il me semblerai absurde de rappeler à une femme russe à la beauté insoumise qu'elle est belle. Et c'est en cela que les femmes russes sont terrifiantes, le feu du regard qu'elles vous soutiennent sans hésiter me glace autant qu'il m'enivre parce que j'ai toujours rêvé d'une femme qui me fasse peur, une femme que je puisse aimer en pure perte. L'amour fou se doit d'être pur et désintéressé, aimer une femme qui se fout de votre amour comme de sa première paire de hauts talons c'est la perfection. C'est aimer une femme qui vous pousse à transcender l'amour en une chose plus noble, plus folle, plus intime, plus personnelle, concrète, artistique ou pragmatique ; la femme russe est une femme transcendantale, c'est une femme conceptuelle, elle est belle et minaudante avec la désinvolture du naturel et la performance de l'inutile ; elle n'est pas belle pour être aimée et elle flirte avec la vacuité et la vanité de la beauté à en être parfaite. La femme russe pourrait être ma logique, ma soumission, ma religion.

 

Elle est belle comme une civilisation perdue, comme une civilisation détruite qui n'a pas su résister à l'apogée de sa grandeur. La femme russe me provoque le même trouble que les ruines immenses d'un passé glorieux qui des centaines d'années après rayonnent toujours de la même aura avec seulement le décalage qu'induit la nostalgie, la passion ou la folie. Il y a quelque chose de cassé, imperceptiblement brisé, dans le regard de ces filles plus belles encore que je l'aurais voulu comme si elles ne pouvaient pas cacher sous l'élégance d'une silhouette ni même dans le pétillant d'un regard le sacrilège de leur beauté ; elles semblent sans illusion sur hier et ni sur demain, et la beauté froide des filles de l'Est c'est peut-être simplement la beauté froide de la vérité, de la clairvoyance sans triche avec le réel. La fille russe est belle et elle ne trompe pas le réel pour l'être.

 

La Russie semble avoir voulu ériger ses filles en beauté subjuguante comme une civilisation qui a la prescience de son déclin est capable de créer des merveilles millénaires pour rappeler à l'histoire et au futur l'élan et l'éclat qui faisait le cœur de cette civilisation. Ce sont les jardins suspendus de Babylone qui marchent dans les rues de Moscou, et dans les épiceries de Kazan c'est la bibliothèque d'Alexandrie qui vous vend une bouteille de soda.

 

Les beautés moscovites sont des pépites, des pierres précieuses, fruits des ces terres millénaire sur lesquels les peuples se sont croisés et métissés raffinant toujours plus la beauté de ces joyaux et moi plus mes pas me portent en Russie et plus je suis sur de vouloir devenir leur joaillier. Quand une jeune fille de peut-être 15 ans, perchée sur des talons qui déjà la rapproche d'un ciel où elle ravira aux anges la beauté insolente, plante son regard au fond du votre, c'est certain, vous vacillez, la terre tremble et la peur de cette si belle indifférente, de sa si belle indifférence se mêle à votre esprit où une pensée fugace vous dit que déjà elle vous tient qu'il suffirait d'un geste où d'un mot pour vous faire basculer et d'un simple battement de faux cils vous briser l'éthique et le cœur. C'est cette peur-là qui est enivrante,surtout quand la peur a la beauté des filles de l'Est

 

il va de soi que ces mots ne concernent que ma vision des femmes russes, mon emphase et ma passion, ma déraison et mes émois. Soyez bien sûr que je n’oserai parler au nom des autres hommes, ni des autres femmes et de tous les voyageurs

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 21 Février 2013

Je suis sec, sec comme la flemme, pas envie d’écrire ce soir, parfois il y a des jours où j’écris tant et presque tellement que venu le moment de l’article quotidien je n’ai plus envie, enfin ce n’est pas l’envie qui manque mais le courage de s’y mettre ; cette dose de motivation nécessaire pour produire un bon texte, un texte honnête, pas une esbroufe comme je sais les faire. Mais je devrais pourtant m’y mettre, m’y remettre et poser les mots par association d’idées, de consonance ou simplement par esprit d’escalier, les petits souliers dans les grands et les petits plats dans ta gueule, ce n’est pas de la tarte de suivre un fil invisible où s’enfilent des mots comme des perles abscondes, parler de coquillage et laisser penser que ça pourrait parler des femmes, mais dans le fond et sur la surface tout tourne toujours autour des femmes, mes mots leur tournent autour comme les abeilles autour des fleurs mais pas toujours avec de la poésie, de la prose crue aussi et parfois cul, j’ai même eu l’idée de raviver / réveiller / révéler mon autre blog pornographique même si la nature salace des mots crus dévoilent je trouve bien plus de chose de soi que les mots sages ; je ne sais pas si je suis prêts à dévoiler cela, je cul, le cru, la nature la plus impudique de mon âme est bien plus exposée je trouve dans les textes sexuels. Un jour peut-être mais pas ce soir parce que ce soir c’est fini.

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 20 Février 2013

Où est passée ma capacité à me révolter ; qu’ai-je donc fais de cette fibre violente qui faisait battre mes tempes et me permettait de me tenir debout du temps où j’étais moins vieux ? Est-ce là la quête idiote d’une adolescence perdue que je ne trouverai / retrouverai jamais ? Où est-ce là un symptôme, le signe réel d’un mauvais embourgeoisement qui fait de moi un vieux con avant l’heure ? Fallait-il que je marche là, sans un sous en poche - ni ailleurs -, que je marche là un peu en marge de ce centre commercial à ciel ouvert pour que je réalise à quel point je n’ai pas / plus envie de tout cela ? N’y a-t-il là qu’une posture ou alors cette posture m’était-elle nécessaire pour re-réaliser encore à quel point je suis parfois loin de ce que j’aurai dû être ? Indignez-vous ! Indignez-vous de moi comme moi de vous. Il est toujours plus simple de s’indigner le ventre vide et le temps à sa solitude, mais s’indigner depuis le poste de son embourgeoisement a toujours eu selon moi quelque chose d’honteux, d’éminemment vulgaire et moi je me si pauvre mais si chanceux de l’être dans le confort je crois avoir un peu de cette honte qui phagocyte ma fibre révoltée. Et pourtant c’est viscéral et ancestral, pas de honte à avoir, juste un devoir ; j’ai toujours rêvé d’être cynique alors que je crois être instinctivement un humaniste désenchanté, je trouvais que le cynisme avait le don de se désenchanter avec plus de classe et le cinglant nécessaire pour ébranler les choses à défaut de les construire mais finalement je crois que le cynisme c’est ma morve, c’est cette morve que la société actuelle purulente et ostentatoirement factice me pose à arborer. On passe nos vies à courir après le travail, l’argent, l’homme ou la femme comme des affamés aux ventres repus, j’imagine qu’en courant ces lièvres #lesgens n’ont plus le temps de courir après autre chose, et parfois quand on se retrouve là, à la marge, à la frange, à la frontière sans la femme, le travail et l’argent mais sans non plus cette envie / culpabilité qui pousse les hommes à aspirer à cela alors on se retrouve un peu plus libre de son indignation. Je n’écrirai pas de pamphlet, mais je dirais mon indignation avec un peu plus de liberté. Alors ce soir j’aimerais m’indigner, mais pas pour moi cela friserait l’indécence, alors je vais m’indigner pour Nico - @kidman69 sur twitter - qui est un garçon que je ne connais que depuis une centaine de tweets et que j’apprécie vraiment, le genre de mec dont on peut dire que c’est un mec bien. En ce moment il traverse une mauvaise passe à cause des absurdités de l’administration alors je m’indigne pour lui, je m’indigne avec lui, je sais bien que ça ne changera rien, que tout cela peut sembler dérisoire mais je m’indigne avec sincérité, je m’indigne pas avec toi. Je n’ai pas un grand lectorat, je suis ne pas un homme d’influence, mais je vous invite à lire comment sa vie à basculé http://lejouroumavieabascule.overblog.com et comment cela le conduit au cœur d’une tempête qu’il ne mérite pas. Au fond, Internet ne sert-il pas à cela, faire des rencontres et exprimer son indignation ? J'ai souvent la sensation d'un énorme gâchis, que le monde chie sur l'outil d'un contre-pouvoir démesuré ; alors pour une fois essayons de faire semblant d'y croire.

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 19 Février 2013

Tout à l’heure en rasant ma modeste barbe mon rasoir est tombé en panne, panne de pile. C’est pourtant un rasoir manuel tout ce qu’il y a de plus viril, je veux dire tout ce qu’il y a de plus manuel, rudimentaire et presque ancestral, un rasoir Gilette tout bête, sauf que la bête justement vibrait comme un petit vibromasseur je suppose censé faire se dresser mes poils qui ne sont pourtant pas érectiles. Mon rasoir est donc tombé en panne de pile et j’ai réalisé à quel point le monde était définitivement foutu. Si les hommes acceptent que leurs rasoirs Gilette puissent tomber en panne d’énergie électrique alors il ne faut pas s’étonner que l’on retrouve du cheval dans les lasagnes de bœufs, des farines de porc dans la nourriture des poissons et des bébés dans le freezer des femmes. Pourquoi y avait-il des piles dans mon rasoir ? Je sais bien que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même parce qu’un jour dans un supermarché de province en errant de le rayon beauté masculine ma fibre de consommateur docile s’est laissée séduire par un gadget, j’ai du trouver ça amusant ou c’est juste que j’étais plus con à l’époque. C’est sûr je pouvais m’en passer et cela m’aurai évité de tomber en panne de pile avec mon rasoir ; non mais qu’est-ce qu’il croit se rasoir, il veut me faire croire qu’il va moins bien marcher maintenant ? , que l’absence d’énergie électrique va le rendre moins efficace et rendre ma barbe plus rebelle ? Avec son voyant orange entrain de clignoter pompant ainsi au passage au moins autant d’énergie qu’il n’en faut pour le faire vibrer j’ai l’impression que mon rasoir me dit qu’il faut que je l’amène chez le garagiste pour la révision des 20000. Non mais ! Je ne veux pas me faire dicter la loi par un rasoir et puis ce n’est pas avec ma barbe erratique que je vais me payer une paire de pile, adieu vibration à fleur de peau, vive la révolution des pauvres cons !

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0