Publié le 31 Août 2014

C'est la fin, de l'été, état de fin des choses estivales, dernier jour d'août, 1889 journées que j'ai débuté ce blog, plusieurs étés ont pris fin, plusieurs fois août dernier soi, derniers jours, c'est beau la fin, enfin, deux lignes et quelques horizons marins, la plage et la plus part des gens en corps de bain, corps d'été, nus de maillot de bain et nager dans les vagues, de l'eau fraîche sous les rayons encore ardents croque les corps, délicieux, chaud et froid, fameux soulagement du poids du corps dans l'eau délicieux soulagement de la dilution salinen qui rend les peaux blanches à croquer comme des naïades d'apéritif, et pourtant, sous un zénith toujours céleste c'est la fin, fin sans conclusion, sans compter, sans alors ni sans suite ; doux comme le soleil déclinant qui embrasse les corps de son unique chaleur, perfection saisonnière, ni brûlante ni froide, la juste dose, le thermostat épique d'une époque qui finie

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Publié le 30 Août 2014

Phrase.

Faire des phrases.

Courtes.

Vite.

Et bien, c’est fait.

Ici ?

D’ailleurs qui pourrait douter.

Douter de ?

Douter de cela.

De phrases trop courtes.

Oui, c’est cela.

Mais qui dicte ces mots ?

Google.

Google qui ?

Google invisible. Et Google silencieux.

Et puis les mathématiques.

Enfin les nombres.

Et le sens de quelque chose.

L’éthique ?

Non. Peut-être du défi.

De la fidélité ?

Oui, c’est ce que je dis.

Justement c’est ce que je dis.

Cela et rien d’autre.

La fidélité.

Comme une publicité tendance.

Mais sans la tendance.

Et sans rien à vendre.

Même pas un fragment d’âme.

De toute façon il n’y a que dans les jeux vidéo que les fragments d’âmes rapportent quelque chose.

Et rien que cette phrase, c’est une offense.

Et parler seul c’est quoi alors ?

Par là même oui, mais si c’est moi non.

En tout cas pas tout à fait.

Pas faux.

Et puis la fin justifie d’être moyen.

Et justifie ce genre de trait de mot.

L’esprit en moins.

L’espoir non plus. Je ne m’en fais pas.

Et en plus pour les dix pas besoin d’en faire plus.

Surtout que je n’écris qu’a deux doigts.

Deux ou trois.

1888 jours ; un un et trois huit ;

Et le début loin derrière moi.

 

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Publié le 29 Août 2014

Sur l'amour est dans le près.  

Longtemps je me suis couché de bonne heure, pourtant ce soir j'ai décidé de veiller, affamé, j'allais acheter un kebab, ce dernier se révéla hallucinogène. M'apparurent alors lapins veaux vaches et cochons ... Soudain un coq flamboyant se dessina dans le parc du pavillon de Gouffern, vite une orchidée. Je décida dans mon élan d'inconscience de prendre ma place pour une grande soirée : choucroute, bière et danse. Quand mangerais je le cassoulet ? Il me vint une idée, drogué, je vole le petit train de la ville et part me promener sur la corniche. Au bout d'un quart d'heure, j'abandonne mon véhicule de fortune, exaspéré par le disque touristique. C'est alors qu'une moissonneuse batteuse m'ecrasa. Mon épitaphe indiquait : intelligence force beauté.  

Fin.  

Digression et journée 1887  depuis le début des temps.

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Publié le 28 Août 2014

Si l'acte de mémoire est un geste créatif, c’est donc qu’il oblige à faire un choix dans la manière que l’on convoque pour reconstituer le souvenir que nous cherchons à faire revenir ; dès lors peut-on se demander si le passé appartient vraiment à la réalité ?

C'est une approche intéressante et un brin provocatrice. Trouver une façon d'extraire le passé de la réalité, c'est une très bonne façon de se libérer. Faudrait-il encore que cette - théorie - puisse assumer sa conclusion. Que la mémoire ne soit pas objective, c’est sûr, c'est un fait ; nos mémoires sont romanesques et déterminer selon les circonstances et leurs éducations à construire tels ou tels souvenirs. Mais le passé ne repose-t-il que sur la mémoire ? Le passé est-il un souvenir du présent ; cela pourrait être une belle métaphore, mais il faudrait que le temps présent soit une entité douée de conscience et de mémoire afin de se rappeler elle-même dans un temps antérieur pour que le passé comme concept soit un souvenir. Mais ce n'est pas le cas, le temps présent n'est pas conscient.

 

Ensuite, le fait qu'un souvenir soit une construction, romanesque ou d’autodéfense, n'invalide pas le présent et la réalité du porteur du souvenir. Tous les individus se construisent une histoire personnelle, cette histoire c'est celle qu'ils fondent avec leurs souvenirs et leurs mémoires créatives ; nous avons tous en tête des "souvenirs" de notre petite ou très petite enfance dont on se souvient non pas parce que l'on a gardé une trace mémorielle de cet évènement à l'époque mais parce que l'on nous a raconté cent fois la chose et qu'à force on est persuadé de s'en souvenir. Mais si l'impression de ce souvenir  est fausse, nous sommes bien réels, l'acte est bien réel, il peut être attesté par d'autres personnes qui ont des traces mémorielles plus solides que nous, il peut y avoir des photographies, des vidéos de cet événement, nous pouvons croiser les témoignages pour affiner et assurer la véridicité de l’événement dont on croit ce souvenir l'avoir vécu. Et si c'est un événement qui s'inscrit dans un cadre historique comme une guerre il y a sûrement des chercheurs qui ont attestés de la réalité de ce que l'on a vécu. Donc même si le souvenir que l'on a de la chose est illusoire, fantaisiste, inventé, la chose en elle-même est réelle et nous sommes réels et le passé est réel.

 

On ne pourrait douter de la réalité du passé qu'à une seule condition, que l’on soit une personne seule, unique sur Terre, la seule et unique personne à exister et que l’on découvre cette théorie par nous-même sans qu'il n'y ai aucune autres consciences pour échanger avec nous. Alors, effectivement, sachant que la mémoire est un acte créatif, on ne pourrat raisonnablement que douter de la réalité du passé et alors il pourrait se scinder de la réalité.

 

Mais nous ne sommes pas seuls.

 

Et le passé existe.

 

Et les passés existent.

Et déjà 1886 jours que je tiens ce blog. Un article par jour. Un jour par jour. Et cela tous les jours d’une année depuis plusieurs années ; et tout cela pour une minuscule poignée de dix visiteurs quotidiens.

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Publié dans #Digression, #Dieu, #divagations, #Réflexion

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Publié le 27 Août 2014

Un soleil. Un soleil qui en réalité sera double ; deux soleils ; un soleil minéral, gris, noir, plus solide que sombre, avec des rayons en relief, soleil solide, mais avec un trou en son cœur, plus précisément un diaphragme qui ouvre et focalise la vue au travers de lui, c’est aussi le diaphragme par lequel la lumière transite, se répand et se diffracte au-delà de lui-même. Autour du cercle du premier soleil, soleil solide, soleil masculin, se trouve un cercle gravé de lettres, soleil cerné d’un message cryptique, c’est un soleil sous l’égide des morts, des mots cachés sur sa circonférence, comme les coordonnés cryptés d’un cap ou d’un trésor, destination d’une utopie. Le second soleil est circulaire, coloré, soleil féminin, en courbe, sans limites identifiées, un cercle de couleurs chaudes qui s’entremêlent comme dans une danse, du jaune au rouge, chevelure blonde et sang encore chaud ; ce second soleil est en arrière-plan, on le distingue au travers du diaphragme du premier soleil et aussi parce qu’il est plus grand que lui, il le dépasse, il le complète, il le met en relief. Les deux soleils se répondent, et éclairent dans le même sens ; chaud et froid, homme et femme, flamme et pierre, organique et minéral, les deux soleils sont liés par le message crypté sur une boucle sans début ni fin. C’est en quelques mots la description du futur tatouage que je prépare à faire inscrire dans la peau et la chair de mon avant-bras pour qu’il soit là, toujours, éclairant devant lui, qu’il soit perceptible au loin comme la lumière des étoiles pour les navigateurs.

 

Et voilà un article plutôt personnel, même intime, 1885 jours depuis le début de ce blog pour arriver à parler de choses intimes. Même si c’est encore là un projet sans matière, pas encore, mais le tatouage sera bientôt là dans mon bras comme ces mots inscrits sur mon blog.

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Publié dans #Je est un Blog, #Métaphysique, #Tatouage, #soleil, #ma vie en prose

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Publié le 26 Août 2014

Ici, en vrai, en fait, et depuis toujours, c'est-à-dire tout le temps, je n’écris pour personne. J’écris en aveugle, j’écris dans le vide. J’écris avec pour seul cap, la caisse de résonance de ma cervelle et comme seul carte - sans trésor - les aiguilles numériques d’une horloge qui égrainent les jours qu’elles découpent en heures, minutes et secondes et en dates. Souvent, je trouve complexe et difficile d’écrire sans cap, je me lance dans cette rédaction quotidienne sans savoir où je vais mettre mes mots. Et aujourd’hui, je réalise à peine maintenant, que c’est justement parce que j’écris pour personne, au nom de personne, à aucun lecteur ou lectrice en particulier qu’il est si difficile de trouver de l’inspiration. Jamais difficile d’écrire, poser des mots est chose aisée. Mais l’inspiration, la sensation d’une facilité ou d’un plaisir c’est plus rare à éprouver alors que, dès que j’écris pour dire silencieusement ou invisiblement à quelqu’un, une muse, tout devient simple et facile, aisé, easy. C’est à y réfléchir assez vertigineux de laisser couler le flot rédactionnel en direction d’une personne. Écrire à quelqu’un, pour quelqu’un, par quelqu’un ; il me faudrait penser à vous, plus souvent, penser à toi ou à elle, je devrais penser à la possibilité de trouver à l’autre bout de mes mots la présence d’une personne. Mais si ça ne garanti en rien la qualité, littéraire ou sensible.

Et voilà atteint le jour 1884 depuis la création de ce blog

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #Digression

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Publié le 25 Août 2014

Décédée, ou disparue ; je suis en quête d’une esthétique

Rendre beau, juste cela, juste beau

Comme si les mots pouvaient être des pinceaux, des points de couleurs, des marques de pinceaux

Mais c’est faux

Idiot

.

Ce n’est pas plausible

Juste de la prétention, c’est simplement prétendre qu’une chose est là parce que l’on dit, seul, qu’elle est là

Idiot

.

Et pourtant c’est ce que je voudrais, ce soir, d’autres soirs parfois, pouvoir peintre, profiter de la même liberté que celle du peintre

Mais le peintre est libre de ne rien figurer, de mal figurer, de massacrer le réel et de s’affilier à une tendance esthétique

Je suis jaloux, je jalouse et j’essaie, parfois, d’en faire autant

Mais c’est faux

C’est fallacieux

Et c’est idiot

.

Il me suffirait de prendre mes pinceaux et de peintre et j’aurai alors ce que je cherche

Non, un résultat esthétique mais une sensation

Éprouver le plaisir de création, libérer de ses prétentions

Parce qu’à ne pas savoir dessiner ni peintre, ou juste suffisamment dessiner et peindre pour éprouver du plaisir au faire sans avoir dans la production finie

C’est idiot, mais c’est ça

C’est tout moi

C’est toujours cela

.

1883 ème jour d'écritrue

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Publié dans #poésie, #Prose, #ambiyion, #Ponctuation

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Publié le 24 Août 2014

Des mots devant les yeux. Devant le vide. Des mots devant le tribunal. Des mots devant les yeux. Des chapitres sous les chapiteaux et derrière la couverture. Pluie sous l'ombre, , plusieurs fois la pluie tombe et est tombée, sur tout, tous, le sol et le reste et il ne le sait pas, pauvre être aveuglé qui ne peut et pourra jamais voir plus loin que le bout de ses besoins, affectifs ou émotionnels, cela l'empêche de voir mieux, de voir l'autre, la laitière ou la poétesse, il ne peut voir plus loin que le bout de sa nuit, que le loin de sa pluie, aussi sincère qu'il puisse être c'est ainsi, petits yeux pas vraiment grand ouvert et cela même si pour la voir il devrait ou devra s'ouvrir grand les sens ; on ne descend pas impunément dans le profond des cavernes sans savoir faire le distinguo entre les ombres, les ombrelles et les lumières. Il lui faudra le savoir ou l'on devra apprendre à lui mentir, à lui mener le bout du nez par d'illustres illusions. II aura son lot et moi j'ai le reste, léopard et tous les rois de la jungle. Tarzan c'est moi et l'autre c'est je.

Nous devrions noter que nous sommes riches de 1882 jours depuis la naissance de ce blog.

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Publié le 23 Août 2014

Nous, nez, dose, news ; c’est d’un et de deux ; deux poules et l’ombre du grand boucher ; le boucher blond ; le voleur d’esprit, voleur de corps ; le boucher n’est là qu’en ombre ; juste un son, un bruissement, un grésillement, une vibration aléatoire ; c’est drôle parce que je suis là, et le boucher qui n’est pas là et présent de l’ombre de son épée, sauf que son épée est une feuille de boucher ; froide et métallique et je me demande combien de poules il a plumé, combien de porcs égorgés dans l’arrière-cour de son subconscient par l’arrière-cour, c’est là où je suis le roi, et là où il ne sera toujours qu’un clown et encore je suis bien heureux de lui accorder un l et un w ; je suis à la merci de son ombre, mais je suis le roi, celui que l’histoire retiendra ; celui qui est présenté sur les fresques - antiques -, sur les tapisseries - ancestrales - et parce que c’est toujours moi aussi le scribe et que j’écris l’histoire que l’on retiendra et ce n’est pas la viande, morte, qui comble les instincts qui gardera le haut de l’affiche sauf s’il s’agit d’une affiche publicitaire ; bien sûr ; mon abhorrée publicité ; ce n’est pas une surprise … la plume contre la pub, le pot vendu contre le pot créé ; honnête et franc comme un coup de plume.

Nous étions - ce jour d’écriture - le 1881 énième jour depuis le début et la naissance de ce blog ; le jour où j’ai appris comment écrire abhorrer ; à force de ne pas savoir comment l’écrire j’avais fini par croire que j’avais fantasmé ce mot et qu’il n’avait aucune existence réel ; abhorrer oui.

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 22 Août 2014

Une histoire de couverture ; couvrement éditorial ; tête d’affiche ; haut du panier ; je ne suis pas un panier ; tête d’épingle grande comme la cinquième avenue ; frontispice ; linteaux ; une histoire d’en haut, Dieu, lui, moi et tout ceux qui sont en haut ; les anges ; les extraterrestres ; les chanteurs faussement morts ; les éminences grises qui tissent les fils du destin ; et puis bien sûr les grandes idées, pures et couleur or ; c’est donc ça, eux, elle, moi et tous les autres et une histoire de recouvrement sur le chapeau du monde, le toit du monde ; c’est donc une histoire d’Everest ; déplacer des montagnes ; déplacer des montagnes pour les mettre devant ; où en haut ; où tout en haut ; soulever des blocs ; des rocs ; et des panneaux d’affichage ; et même ceux de la publicité ; toutes les signes sur papier glacé & plastifié ; placer le plafond ; le faux plafond ; le toit et la sous pente ; c’est une histoire de cela ; c’est tout cela ; c’est la quête ; de passage ; c’est juste là ; une lubie ; une liste ; lente litanie idiote ; c’est ce que je cherche ; ce que je cherche ; mettre un beau chapeau et regarder les étoiles.

1880 au milieu de la vie du blog ; c'est une dose jusqu'à ce que l'on arrive à 3760 jours d'écriture

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Publié dans #liste, #litanie

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