Publié le 30 Novembre 2009

Je suis l'homme sans tête, pas la cavalier ni même le roi, à peine le fou, je suis juste l'homme sans tête celui qui s'entête à déposer ici des mots un peu ténus avec un peu de retard et beaucoup de régularité car il n'est jamais trop pour écrire. C'est bête j'ai faim, je voudrais manger, bouffer, me bâfrer, flirter avec la sensation de satiété parce que c'est bon de manger mais pas pour ce que je suis ; gros, gras, un peu trop, pas assez mince, un jour je finirai peut être les doigts boudinés à ne plus pouvoir taper les mots les uns après les autres, mais toutes les lettres ensembles, mais d'ici là je ne mangerai pas, pas ce soir, demain oui comme de normalement

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 29 Novembre 2009

Caresses, caresser, convoiter ce que le corps féminin conserve au chaud sous de si doux tissus, caresser encore comme on apprivoise l'appréhension de celle qui l'on espère frissonne sous nos mais, faire courir les mains, parcourir le corps comme pour faire diversion et ne pas dévoiler trop vite à ma volonté farouche de caresser entre les cuisses là où son entrejambe se transforme en source. Quelle sensation de me sentir si proche de la source chaude de son intimité. Quand mes doigts ressentent enfin la délicatesse moite de ses lèvres excitées il y a comme un éclair dans mon esprit,  coup de fouet instantané du plaisir. Qu’il est bon de sentir sous mes doigts la chaleur brulante de ses lèvres excitée, quelle sensation enivrante de réaliser qu’une femme mouille ainsi pour moi. C’est comme une éternelle première fois, l’éternelle incertitude et le doute, la peur de ne pas savoir séduire, de ne pas parvenir à plaire et de ne pas inspiré le désir. Eternelle surprise de le réaliser que si, c'est possible, mes doigts plongés dans la chaleur moite de la chaire féminine sont les premiers témoins de ce que moi j'ai réussi. J'ai l'ivresse de la réussite, de l'Annapurna franchie, l'ivresse des sommets pour une victoire anodine que je renouvèle sans cesse tel le Sisyphe de la caresse intime.

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 28 Novembre 2009

Vendredi comme promis vendredi tu m’as lu, vendredi tu m’allume en un mot tu m’éclaire de la lueur chaude de cette flamme qui chancelle et de ce feu qui toujours couve en toi sous la cendre. Devant l’intolérable résistance de l’âme dans la douleur saisie je sais que nos univers intimes brûlent et que se consument nos vies. Et nous on reste là, debout tandis qu’au plus profond de nos êtres l’incendie ravage tout et que dans sa tétanie le corps subit son petit Pompéi ; ils sont réduits en cendre tous nos beaux idéaux, les valeurs et l’envie, le sens de la vie, l’espoir et l’avenir et c’est sur l’image d’un paysage calciné que la métaphore de la cendre tombe pour semble t il la figer à jamais. Moi je ne sais rien du mystère de la vie pas plus que celui de la mort mais je crois savoir ce qui unis Eros à Thanatos ; c’est la nature humaine. Dit comme cela ça peut paraitre facile, presque futile, mais quand je parle de nature humaine je parle de notre part sensible, notre corde sensible, cette part de nous que dévoilent nos fêlures et nos failles et qui elle seule vibre aux battements du monde. Thanatos n’a pas peur de faire vibrer la corde sensible sur le registre de la douleur de la souffrance jusqu’à la mort alors qu’Eros lui fait vibrer la corde sensible sur le registre du bonheur du plaisir jusqu’à l’amour. Une seule corde, une seule part sensible pour des partitions biens différentes. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 27 Novembre 2009

Dérisoires petits pas d'une piètre petite danseuse tout juste post pubère et dont le corps de femme atrophié palpite à l’envie de devenir une dame. La ballerine bordélique s’est drapée dans l’élément pathétique de sa tristesse fraiche qui dégouline en petites gouttes sales et salées de sécrétions multiples par les pores naturel de sa peau simplement parce que son cours de danse a été un échec. Dans ce passé immédiat qui traine sur sa peau le sillon sulfureux des cicatrices futures elle n’a pas su à la barre faire les gracieuses courbettes que son professeur demandait. Les larmes sur son visage dessinent cette scène où tout à l’heure à la barre elle s’est vue impossible et n’a pas pu donner son corps au bel objet oblong qui lui barrait la vue. Dans son tutu rose la danseuse s’est tue puis elle s’est faite rebelle et a tuer à son tour les contours inhumain de ces mains vagabondes aventurées entre le tulle froissé et la peau en sueur de ses parties intimes. Lui aurait pu finir en taule si elle avait su parler mais elle n’a pas su crier comme lui l’a fait en voyant sur le sol les marionnettes ridicules dont le sang maculait ses moignons bien frais. La terreur enfantine à fait l’office pour l’interruption volontaire de la pulsion sexuelle qui rompt la danse charnelle de ce petit bout de corps bout de chaire naïve. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Novembre 2009

Il est déjà six heures de la nuit et le matin va pas tarder à foutre sa merde dans l'équilibre nocturne. Il est presque six heure du matin et je ne dors pas sans pourtant parler d'insomnie puisque je n'ai pas cherché à dormir, je n'ai pas vraiment sommeil et dans la nuit je me suis mis à finir ma vaisselle à la javel et j'ai maintenant sur le bout des doigts l'odeur du vestiaire de la piscine municipale et je suis à deux doigts de faire cuire une cuisse de dinde pour demain midi, sauf que demain midi c'est dans six heures à peines. Une nuit entière de bon à rien qui s'écrit sur l'usure de mes main et la raideur de ma nuque, une entière noire de nuit tranchée à la lumière blanche. Pas besoin d'en dire plus, ni d'en dire trop parce que j'ai trainé indigne devant le foot dans ma télé puis j'ai blogué et j'ai essayé d'écrire un peu, j'ai fantasmé en pensant à des mots et j'ai caressé l'idée de milles écrits mais il est déjà six heure et moi je suis encore bloqué hier. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 25 Novembre 2009

Rien, la tête creux la feuille et l'affreuse idée de se dire que l'on n'a rien à dire, rien à raconter, à perdre le fil, qu'est ce que ce blog, qu'est ce qu'un blog, écrire ici et là, écrire quoi, que dire quoi et qu'en dire, écriture quotidienne mais à quoi bon, faut tout dire, dire et écrire pour soi, pas pour les autres, puiser les mots ou l'émotion ou le faire semblant ou le fer de lance de la prose ou la ferme intention de ne pas en démordre jusqu'à ce que, jusqu'à ce qu'il advienne quelque chose et s'il dans cette perpétuelle hésitation entre écrire et se taire, se dévoiler et mentir, se cacher et se donner et si dans ce doute perpétuel il y avait le sens heideggérien du sens de la vie et si tout le sens de ce blog était d'éternellement vaciller, osciller, donner et reprendre, éclairer et se perdre, et si mes mots n'avaient que ce sens alors que je leur cherche la fameuse fulgurance de la littérature romanesque, romancé et rivale ...

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Novembre 2009

La crise ne passera pas par là, j'ai de la vaisselle à faire, toute la vaisselle sale affalée dans la cuisine et qui s'attaque même à la table, la cendre dans le cheminé et moi qui traine en caleçon, pas envie de laver la vaisselle même pas envie d'en faire de la vaisselle sale, ne pas manger par convictions nutritionnelle ou simplement pour ne pas avoir à effacer les traces de mon délit nutritif alors je mangerai des sandwiches devant la télé, j'aurai bien pris un coca si j'en avais eu un à la maison, fast food, fast blog, vite dit et vite digéré même si ça pèse sur l'estomac, le blog qui donne soif, ni bio ni bien ni même écolo faut le dire j'emmerde l'écologie et la philosophie même parfois aussi, je suis un vilain canard, pas un vilain petit canard, non un vilain gros canard qui se battra bec et pattes pour sauver son magret, son foi et son caramel 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Novembre 2009

Les filles de joies ça vous brûle énormément, c'est le feu au cou et c'est sensas car c'est sans liesse qu'elles vous enlacent et tiennent en laisse les épouses las, les maitresses alanguies, les petites amies bancales pour la biennale des bacchanales, fêtes dionysiaque et sexe anal, les filles de joies ça me le feu aux cendres et ça jette les cendres avec l'eau du bain, oh fille deux joies quand tu souris et quand tu suce c'est toujours la vie à la bouche que tu dévore mes pensées dessous coquins et petit coq des bac à sable. Et le temps passe, parfois il presse, et le temps fil et elle avec le long des rails et des tunnels et moi je reste et moi je cherche un second souffle, un troisième sexe et 5 minutes pour une sieste. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Novembre 2009

Dresse le corps, à corps, le désir dresse et la pulsion indomptable, interdite, immorale, immortelle, l'envie violente, la pulsion qui palpite à tord et en travers du corps en soi, indocile explosion du corps par delà l'éthique par delà la raison, la douleur et la double peine nous explose au visage du bas ventre jusqu'au plus impalpables chaires qui vibrent et vacillent sous la peau et l'esprit. Pas la peine de rester sèche quand c'est en soi que jailli l'envie qui à l'envie nous envoie ravir la chaire couvrant le bruit sourd de la couleur des maux, la cicatrice du plaisir et bien plus folle que les marques amères ancrées en creux dans les zones sensibles de nos esprits. Le mot à la lettre prend son pied et le mien, et prendre son pied au mot qui le lèche, l'instruit et l'attise du désir de l'autre, du désir qui sort, déborde et débarque sans prévenir, sans savoir s'il va revenir. Tout dévorer tout de suite, sans suite, sans attendre, sans esclandre pas sans la langue, celle des mots et celle qui fouille et lèche et embrasse. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Novembre 2009

 sexualité amicale, dimension humaine d'une sexualité trop souvent restreinte à l’espace du couple amoureux alors s’exprimer, s’explorer et s’épanouir en dehors du sentiment amoureux, parfois même avec beaucoup plus d’intensité et de plaisir parce que la relation amoureuse prétexte à la sexualité est souvent porteuse contraintes sclérosantes. C’est toujours le même thème que je me retrouve à écrire, les mêmes mots mais je me refuse à dire que mon sexe est ma plume ; des mots qui ne disent pas directement l'infidélité, la fidélité, le lien entre amies et de sexualité et tous ces ponts, ces corps, ces chemin qui mènent facilement à réaliser le sexuelle dans le quotidien, instant de baise, de braise, corps à corps, corps accord, désaccords et corps discordant, le corps avant tout et le sexe avant lui, même pas de question, juste envie d’écrire, tromper mon désir, le canalisé, l’attiser, le questionner, jouer avec à défaut d’en jouir

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Rédigé par Cheval de bois

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