Publié le 30 Septembre 2012

faire sans, sans prendre le temps de se voir, se vider le ventre, regarder ses entrailles, se vider la tête, regarder sa cervelle, sans connexion, sans se douter, sans les touches sous les doigts, sans écran, totale déconnexion, au doigt et mon œil la vérité ne peux pas exister et dans l'écurie cinq cavalières se battent, sont battues les unes par les autres a des corps défendu défendant dans la paille le sang perle depuis qu'il coule et la terre nourricière et l'on saute et les poules et les plumes autorisées, les rideaux orientalistes ne couvrent pas la nudité antique et de plus je dis tout et je ne dis plus rien ; il ne fallait rien dire

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Publié le 29 Septembre 2012

pour cinq ombres marqués, un soleil au dessus et les étoiles encore plus hautes ; la hiérarchie universelles et dieu assis à califourchon sur le dos du dit univers ; dix univers et combien de dieu assis dessus ? Dix fois la bible, dix fois la tour de Babel ; et une nuée d’une mouché sanguinaire, une bouchée une seule dans le dos d’un dauphin et d’un oiseau de paradis, un simple mensonge décliné en millier de page, autant de langue et du papier à cigarette que l’on ne roule pas ; une femme, seule, le cœur qui saigne, le cycle du soleil à attendre encore et encore que les mirages du serpent deviennent source de réalité mais en attendant que cela se forme elle marche les pieds dans la terre sablonneuse et elle dort dans le lit des rivières ivre d’écume elle en oubli quelle attendre son impossible ; une simple misère scellée dans la solitude, un simple destin écrit dans un sonnet et l’indécence d’une femme seule au monde et dieu assis dessus son dos à elle qui porte le monde sur ses épaules et la campagne aussi jusqu’au fond des ventres continentaux dans la lave et le cristal elle attend

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Publié le 28 Septembre 2012

cette nuit j’ai dormi tel que je me suis couché hier, serein, nu, allongé, sur les draps, sous la couette avec la portion nécessaire d’oreiller sous la tête ; j’ai dormi de plomb, de métal, de pierre, j’ai dormi d’un trait, d’une traite, en un clin d’œil j’étais demain, réveillé, toujours nu allongé, sur les draps, sous la couette, serein et alors aussi improbable que cela m’a semblé ma première pensée consciente a été - tiens je suis comme iPhone sur sa station de chargement - l’espace d’un instant j’ai eu une empathie inter espèce à condition de concevoir qu’un téléphone même dernière génération puisse être une espèce, ou si vous préférez j’ai eu une empathie avec le futur, ce futur où les machine feront preuve de sentiment et donc ce futur où l’empathie vis-à-vis d’une machine sera censée ; mais ce matin à mon réveil je n’étais pas censé, j’étais réveillé, serein et pourtant je me suis senti comme un téléphone rechargé et pourtant à ma décharge je ne suis pas un accro à cette technologie, pas plus que je ne suis un geek, alors quoi le futur m’aurait-il habité ce matin je le temps que je réalise que bientôt, trop vite, nous ne seront que des machines ; merde un téléphone autant qu’une voiture électrique ça n’a aucun talent pour écrire …

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Publié le 27 Septembre 2012

c’était un paysage a ride, une terre rude, un paysage bouffé par la pluie, le vent et le sentiment diffus mais pourtant prégnant que la terre ici est encore vie. Sur le mur sous le vent il y a comme une palpitation qui soulève les lichens. C’est une vie pas plus grande que cela qui résiste à l’érosion de la désespérance et aux toxiques atmosphériques. Elle faisait de toutes petites traces de pas dans la poussière, elle concédait de respirer de petites goulées d’un air glauque convaincue que si elle n’est que de passage dans le cloaque qui a survécu à l’humanité elle n’en subira pas les vicissitudes. Alors depuis que l’air est noir, que le sol est gris, elle marche. Elle est celle qui marche sans but, seule et sans départ et sans fin, c’est une survivance, nue, élégante, son corps sensuel enseveli sous sa crasse comme son seul navire, son sale bateau, une coque de noix perdue dans la nature, une coque de noix qui urine, défèque, qui saigne, qui sue, qui respire, qui tremble, qui palpite, elle seule marche, seule les pieds nus dans la merde, le regard bas, torrent acide de la pluie sur ses épaules. Un jour peut être elle s’échouera, ivre de la terre ou morte, un jour peut être elle arrivera et l’humanité entière sera sauvée ou sera morte mais ce soir elle marche

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Publié le 26 Septembre 2012

à quatre croupes dans un coin, dans un recoin, dans l’angle mort de deux murs carrelés et le sol, sous les pieds, lui aussi, carrelé, quatre accroupies dos à dos et les jambes, pilées, et les jupes, tenues, et la mousseline retenues point serré sur le pli ou l’ourlet, la couture bien tenue, le tissu dans ses doigts retenu, accroupie en priant de ne rien dévoiler, étouffer dans son souffle juste un cri cristallin, comme un rire étouffé, comme un cri qui échappe, chrysalide ébréchée, quatre voix en même temps qui détournent le regard, quatre fois s’amuser, la pudeur déguisée, et pouffer entre soi, quatre fois accroupies escarpins et talons à huit pieds dans le sol, à huit fesses sous les jupes, à quatre fois dans la nuit, quatre folles hystériques quatre fois insomniaque qui régressent, retomber en enfance, retourner dans les champs, rejouer les herbes folles, retrouver l’insouciance volage, quatre jupes retroussées, le tissu rouge et la soie que l’on ne voit pas, que l’on devine, et il y a soi, il y a elles qui ne voient pas ce qu’elles sont elle mais qui le devinent, qui le deviennent, déjouer la pluie, déjouer les rivières intrépides un pied sur chaque rive, quatre rivières déchainées, quatre fois le torrent sur le pavé, quatre sources escamotées comme d’éphémères nymphes dans les tableaux que l’on abandonne dans la poussière d’un grenier

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Publié le 25 Septembre 2012

y a t'il encore de la place pour le temps des moissons ?

Reste t-il en cette heure démagogique une terre où creuser le sol, en exhumer l'envie ?

Il y a toujours de la terre pour saouler nos chaussures, pour alourdir nos pas,

mais je cherche une terre à ouvrager de mes mains, à ériger des poèmes.

Que reste t'il du temps des moissons ?

Et à nous, nous reste t'il encore quelques plumes à arracher au vent

pour crier sur l'air du temps la rancoeur des maudits. Avons nous assez de couilles

pour du bec d'une plume tracer dans la terre glaise de tous petits cercles,

pour dessiner des bulles et insinuer que des mots s'y glissent.

C’est le temps des moissons, avant que trop de mes mots ne gisent dans la tourbe cérébrale.

Je veux d'un souffle inspiré détacher des bulles de glaises, terre crue sous mes doigts,

mouvement de plumes dans les airs et toujours de la terre sous mes chaussures.

J’ai le dos rond, le poids des mots, l'amour des âges et quelques planches de bois.

Que ferons nous après le temps des moissons ? L'horizon à la mer nous prendrons le large,

quelques planches de bois et la coque d'un bateau ; il est temps de construire des caravelles,

il est l’heure de naviguer bien après les méduses, au dessus des sirènes et,

loin des côtes effacer de nos horizons nostalgiques les lumières de la ville

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Publié le 24 Septembre 2012

écouter le temps normal - odeur de souffre devant les épitaphes sur les tombes et en dessous une signature - et plus la signature est grosse et plus je souffre - deviner devant l'infini la dimension des signatures qui assument de traverser de part en part l’égo des corps ; tatouer à dos l’inscription de son prénom et accepter de se barrer de là, objectiver une présence et bien sûr une discrète censure pour sauver la pudeur de la foudre, même si ça n’a rien extraordinaire quand le noir dans l’écran et le bleu crève l’écran et que le blanc est salie, saillie saturée de la crasse ambiante sombre comme la misère, collante comme l’indigence, dévorant tout sur son passage jusqu’à araser le paysage ; un pause mortuaire, la sailli des os, le grand requin blanc avec des fibre féminine et cette sensation que la mort pose comme une morte, comme si la mort elle-même était phagocyter par la vermine rampante dévorant le corps, l’épaule droite, le bras droit, la nuque, l'avant bras gauche, le seins droit, la hanche droite, le mollet gauche, la cuisse gauche tous marqués par la marque d'ombre comme si le noir lui même commençait a déteindre sur le corps - et si ce corps est mort - alors le paraphe délimite une frontière entre le corps et l'extérieur de celui-ci ; dans un sens la signature sauve le corps de son naufrage, l’épitaphe comme clef de voute d’une mise en scène et ce qui se passe sur la scène comme ce qu’il se passe sur la page n’a rien de réel, tout n’est qu’un jeu, de la mort à la vie, du cycle des menstruations à celui de la pluie, qu’une perpétuelle mise en boucle comme une forme mathématique bouclée sur son propre commencement comme écoute le temps normal

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Publié le 23 Septembre 2012

partir pour un road trip dans la nuit c‘est prendre la route pour une errance noctambule en faisant semblant de ne pas savoir où l’on va, en se laissant convaincre que ce n’est pas la raison qui nous guide mais la musique que dont abreuve nos oreilles à grandes boucles de chansons tristes dans le casque, c’est rouler vers l’idée que l’on se fait d’un impossible ailleurs comme si l’autre bout de la route pouvait déboucher ailleurs que sur une route ou directement chez soi tout du moins un endroit familier ; rouler la nuit en regardant la lune roussir en flirtant avec ce que l’on suppose être un horizon, un trait noir dans la nuit, rouler fenêtre ouverte et l’air frais qui m’écume le visage et couvre les mots que je chante trop faux et trop fort ; c’est rouler avec soi et plus qu’un prétexte c’est rouler vers soi pas tout à fait la route comme un introspection mais la route comme une exploration, rouler à l’aveuglette en ne suivant que le fils de ses idées, de mots en mots écrire dans sa tête des articles, des chapitres entier, faire et défaire et refaire les discussions, les discours, les rhétoriques ; je roule mais en vrai mon ami j’écris, rouler c’est occuper son corps pour libérer l’esprit, c’est mon voyage en littérature la nuit comme un grand livre, le bitume comme ma page que je déroule, déploie, explore comme dans une transe, une transe mécanique, ma transe automobile, le ruban noir dans le noir de la nuit pour se fondre en soi et atteindre ce point où l’on ne roule plus que pour une seule raison, pour que ça ne s’arrête pas, pour que ne finisse pas trop tôt l’écriture automobile, conserver vivant les parcelles de rites, d’inspiration et ces morceaux de muses même s’il est pour moi inenvisageable d’emporter dans ce genre de road trip un quelconque passager, une quelconque passagère parce que les filles que l’on prend en voiture c’est pour les conduire au bord de l’eau, au bord de l’aube, pour les ramener entières émerveillées et endormies ou c’est pour leur faire l’amour planté au milieu de nul par parce que quand on désir le désir est un continent à lui seul et la femme le pays tout entier de mes explorations, parce qu’avec une femme je ne rentre pas en moi parce que c’est moi qui entre en elle, au sens de la métaphore, au sens de l’anatomie, au sens de la nuit antique et des mots que l’on parle pas ceux que l’on ne peut chanter qu’à soi comme des incantations à l’irrationnel, à l’amour ou à la guerre enfin une chose des coulisses dont on n’offre aux femmes que le haut du glacier, de l’iceberg sauf que sous la surface ce n’est pas la glace mais le feu mais la nuit ainsi dans ma voiture sous la surface il n’y a que la route, le bitume, le goudron et la lancinante scansion des lumières que l’on croise et le monde entier dans ses intervalles de nuit par tranches noires

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Publié le 22 Septembre 2012

au hasard d’un zapping noctambule je suis tombé sur une diffusion rediffusée de Mini miss qui sera la gagnante et d’un coup m’est revenu en tête la non polémique au sujet de l’hyper sexualisation des petites filles et la parole plutôt machiste de notre ancienne ministre karatéka ; alors j’ai regardé l’émission en essayant de voir si je pouvais être pris, surpris d’un frisson érotique en regardant des mini miss féminisées à outrance et scénarisées comme de véritable petit kit pour poupée pouffiasse en mode barbie. Si le mauvais goût de l’affaire est avéré c’est l’érotisme sexuée que j’ai voulu mettre à l’épreuve et voir si les mini miss réveillaient en moi le pédophile qui, si j’extrapole la parole du ministère, sommeil en tous les mâles qui ne voient dans la jupe de la femme, de la fille ou de la fillette qu’une invitation au sexe. Quatre ans, six ans, dix ans l’émission c’est mise en quatre pour essayer de plaire au plus grand nombre ; des gamines maquillées comme ici on maquille les putes, habillées comme ici on n’habille personne qui s’agite comme on s’agite ici dans les supermarchés pour attirer le chaland. J’étais tout disposer à sentir monter en moi la pulsion érotique, je l’attendais avec un regard en coin mi malsain mi amusé pour mettre à l’épreuve la parole d’état. A grand mon désarroi il ne s’est rien passé ; la moindre pulsion refoulée, pas une once d’érection, pas un poil d’érotisme, rien, nada, le désespoir dans mon caleçon, l’absence, le vide, rien et ne croyais pas que c’est une posture pour que je dresserai devant vous pour cacher mes penchants contre nature mais non pas la moindre dose d’érotisme dans ces jeunes filles malgré les accoutrements censés être affriolants et les poses censées être lascive ; ces filles sont de parfaites tue l’amour rien de plus, rien de moins, c’est comme ça, c’est trop bizarre, trop étrange, trop exubérant, trop vide, c’est tout simplement effrayant et ce n’est pas la sexualisation qui est effrayante d’une part parce qu’on ne la ressent pas mais surtout parce qui fait peur c’est un manège ahurissant de vacuité et d’une forme plastique simplement abominable ; des visages de cire ou de femme sous botox que l’on colle sur des corps embryonnaire ; les concours de mini miss sont les nouveaux spectacles freaks et rien d’autre alors madame notre ex ministre se trompe tout bêtement

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Publié le 21 Septembre 2012

ce qu’il y a de bien avec les filles à l’adolescence écorchée c’est qu’elles aiment dans vos mots l’irrévérence et l’impudeur et qu’elles n’aspirent qu’à une seule chose que vos écrits et vos pamphlets soient poignardés sur la porte de leurs parents parce qu’elles aiment en vous l’incandescence de l’instant et la naïveté de vos guerres et que dans l’écho de votre prose elles entendent vibrer quelque chose qui leur ressemble un peu ; elles supposent ou comprennent ou bien elles veulent croire que la poésie assassine plus fort que les couteaux et elles vous vois comme un oiseau en haut des tours, comme un Icare qui n’aurait peur ni du soleil et ni des ombres et parce qu’elles savent que vous pourriez tomber comme on se jette du haut des ponts et que vous trouveriez ça beau et que vous en écrirez des beaux mots alors elles vous aiment comme on aime l’envie de se foutre en l’air, elles vous aiment comme elles aiment l’idée d’emmerder ses parents, elles vous aiment comme jamais, elles vous aiment comme personne, elles adulent vos névroses et dévorent votre esprit et vous, vous oui, vous en faites des muses qui dans l’équilibre précaire qui se crée quand leur larmes coulent remplissant d’eau salée le plateau de la balance qu’elles équilibrent sont des sources profondes, alors vous y plongez la plume pour en nourrir vos vers et elles, oui elles, elles aiment ça, elles sont des princesses, elles sont des déesses, des nymphes de papier ; vous faites brûler leurs cœurs qui bat dans la poitrine où naissent les sentiments, la révolte, les pluies acides ; elles voudraient pour tout l’or de leur vie que vous détruisiez les frontières, abattiez les barrières, décrocher des frontons les figures parentales, vous êtes Pygmalion, vous êtes Mahomet, vous êtes un héros ou vous n’êtes personnes mais pour le prix des nuits qui blanchissent dans leurs bras vous êtes l’aube du monde et ça dur ainsi jusqu’à ce que les filles deviennent des femmes et fondent sur le parvis ou sur les ruines sous leurs pieds des nouvelles maisons, qu’elles deviennent une autre et d’un paraphe bleu turquoise au revers d’une lettre elles vous oubli un peu ; pour les poètes à nous l’éternité, quand les petites filles ressuscitent leurs parents, quand du ventre du monde renaissent des villes et des cendres des forêts se relève le monde, quand les femmes enfin embrassent un prince d’un charme consensuel elles oublient elles aussi qu’un jour elles ont pu être le monde entier qui grandi, qui née et qui enfle en craquant jusqu’au creux de leurs chaires, elles oublierons ce rien et dans le lit devenu froid naitra la poésie

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