Publié le 31 Juillet 2015

Si tu n'es pas plus belle que le silence, alors t'es toi.

Détournement esthétique

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Publié dans #citation

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Publié le 31 Juillet 2015

J'ai fermé la porte, une fenêtre, j'ai allumé une bougie et je me suis fait un café, chaud, la pluie tombe au dehors et même s’il fait nuit je sais que c'est donc déjà la fin de l'été. Si déjà ça sent la fin de l'été alors c’est que ça sent la merde froide, ventue et fanée. Ce noir climat n’est pas un trou dans ma poitrine, c'est juste la tombe que je me creuse. Je creuse car j’ai envie de partir loin, très loin en moi, à l’intérieur de moi. Quoi d’autre ?

Parfois si l’on cherche à être sincère alors on ne peut pas en dire plus. Sans quoi c’est prendre le risque de sortir du sentier balisé de la sincérité ; au-delà la pose, le masque, le fard, la séduction, le triste, la mélancolie.

Ce soir je suis mélancolique comme la pluie qui tombe sur trois feuilles mortes dans l’herbe verte.

Et la vision de ces quelques feuilles mortes dans l’herbe encore verte m’est insupportable. C’est dire la taille de ma mélancolie. C’est dire la taille du terrier que je devrais creuser à l’intérieur de moi si je veux m’y enfouir et disparaître le temps de quelques heures. S’effacer du regard du monde, échapper aux regards et reclus, respirer.  

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Publié dans #mélancolie, #Je est un Blog

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Publié le 30 Juillet 2015

Publié dans #Poésie

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Publié le 29 Juillet 2015

Je vais venir vous marteler ma poésie comme une marque ; marque s'insinuation massive, massivement multimédia, une pléiade bien après l'heure, un leurre deux points zéro et autant d'avance, pas de points finauds mais une grosse claque dans ta gueule. Oui, je vais venir, revenir, et marteler ma poésie comme la marqueterie d'un artisan berbère dans un souk à touriste, pas de truisme, dans vos faces déceler la vacuité et la combler d'une prose à la complexité comptable, verre d'eau au visage et grosses gouttes de sueur, je vais éviter le camouflet et sans camoufler mes ambitions, fort comme un buffle, fier comme un mufle, je m'en vais signer mon recueil, tout droit flirter avec l'écueil et il faudra bien plus qu'une seule page de garde pour m'empêcher de déferler, haut les coeurs, mains en l'air, c'est un braquage prémédité,  pré édité, une prémonition qui va signer une nouvelle ère. Eve pourra aller se rhabiller, la petite grâce est dépassée par un nouveau poète, un faux prophète qui sème les mots et les récolte à la faux comme la faucheuse les morts. C'est futur, je fais acte de candidature car je serai le candide acteur de l'oeuvre à venir, avenir pour avancer et tenir les rounds jusqu'à l'avènement du dément,  je serai le démiurge de la poétique d'une terre brûlée qui des cendres en droite ligne des artistes nés dans la fange.

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Publié dans #poésie

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Publié le 28 Juillet 2015

Le Pornographe n’a pas vraiment faim, mais il faut prendre des forces, le repas est expédié seul dans un restaurant chinois miteux, le Pornographe tourne en rond et sent monter un trac et un trouble intense. Plus l’heure approche plus l’impatience émotive lacère le Pornographe. Je tourne en rond à l’endroit du rendez-vous, il ne sait pas ce qu’il va se passer, enfin il le sait trop bien de l’avoir fantasmé mais il ne sait pas comment ça va se passer pour eux, il l’attend, il a envie, vraiment envie, mais il a peur, comme si c’était sa première fois. Non, il a bien plus de trac et d’émotion que pour sa première fois, une sensation inédite, il tourne en rond, la nuit est tiède, de là où il attend sur la place il voit la fenêtre de la chambre qu’il a loué, il s’imagine là-haut comme dans un monde étranger.

Le Pornographe Zéro ce schizophrène

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Publié dans #retard, #recyclage, #pornographie

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Publié le 27 Juillet 2015

On a tout donné ; oui, tout donné pour le marié et la mariée et je me le devais parce que j'étais là en témoin. Plus de trente années que l'on se connait elle et moi, comme une petite sœur, des bains ensembles enfants, des vacances ensembles ado, plus tard des vies qui divergent mais l'on se doit à la fidélité des sentiments d'avants, des amitiés d'enfance. Et puis être témoin c'est fort gratifiant et même si c'est insignifiant de certifier la vie d'une fille qui devient la femme d'un autre, il y a malgré tout quelque chose d'important à être là, de fondateur. Et après l'on donne tout, son temps, son énergie et de sa présence jusqu'à ce que le sommeil se relève, jusqu'au moment où l'on va se reposer enfin et dormir surtout comme une cendrillon avec une paire de couille et de la barbe. Je vais dormir, je n’attends pas de prince ni de princesse pour me réveiller, je veux dormir de tout mon saoul après avoir bu et ri et crié de ton la peine de mon âme, soul musique jusqu’à l’aube et quelques derniers jabs pour clôturer tout ça, je suis dans les cordes un peu KO, je n’ai pas été payé mais je me couche pour une dernière reprise.

à l'ombre d'un témoin

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Publié dans #autofiction

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Publié le 26 Juillet 2015

Encore, une fois.

Encore une fois, deux fois de suite.

Des défauts milles fois en tête.

Des années de présidents allemands en trop.

Le rap et la poésie ; prospère comme sur des tréteaux

Les deux pieds sur l’échafaud  

Et peut-être un film de François Truffaut

Encore une fois.

Juste encore une fois.

Et jusqu’à la fin des temps parfois

Et la fatigue des rois

Insomnie dans la nuit des renois

Et ce soir une poignée de noix

Des brisures introduites par la loi

Un jeu dont je connais les règles sur le bout des doigts

Et c’est ainsi que je remonte les aiguilles dans le temps du détroit

Ma langue dans ma tête est à l’étroit

Comme un port sur une estampe de chinois

Sans un sens, sans un sous, je vais me coucher comme moi

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Publié dans #retard

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Publié le 25 Juillet 2015

Je suis arrivé en bout de course et il est temps venu de dormir, mais avec un jour de retard il est temps de tricher comme à la banque de France du Luxembourg ; j’ai hésité à zapper la journée de rattrapage mais non, implacable comme un black out un soir d’été je ne peux pas me le permettre parce que je suis trop avancé pour reculer même si personne n’ira lire ici l’ailleurs des mots en tard dans le dos. Je vais faire le sale travail d’intérêt mon général.

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Publié dans #retard

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Publié le 24 Juillet 2015

Pas de bile, Emile, dans le mille ; vaisseau de croisière et voisin en goguette, coup de fusain sur les œil, je t’assure que ce n’est pas du Gauguin c’est juste un regard goguenard pour marquer mon territoire ; chien qui grogne comme de ventre creux, l’estomac crucifié quand je suce les pastilles qui crissent sous ma dent et dégage de bonnes odeurs de médicaments ; carrément, tout carré, de la tête aux pieds, du mur comme les poules qui tapinent pour quelques miettes de pain dur ; cousin débile mais je n’ai pas de dédain, ni de daim pour personne car mon nom est à moi comme à tous et je détrousse mes clefs et je termine ma page.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 23 Juillet 2015

On vient tous au volant, les vauriens et les vautours et tous on aime, on s’anime et on s’aime au diesel parce que ça donne des ailes, ça cloue au sol, c’est le paradoxe des vieux moteurs encore vivant et moi je suis un de ces vieux moteur des ailes au diesel, je pète, le pollue et je perds des pièces dans mon pathétique tour de chauffe pour amuser les pantins sous tutelle, les patineuses et les tapineuses qui arpentent les ruelles nocturnes entre les coups de truelles dans la tronche, les retouches de rimmel ; ribambelles  des rires baleines des hommes aux grosses bedaines qui viennent au volant de leurs nuits d’évadés familiaux, moins de dingues et de paumés que de pères tranquille et des maris qui préfèrent les putes au tranxene, lolita sur ordonnance underground que de vieux médecins de famille, libidineux notables de province, partagent entre esthètes de la chair fraîchement tarifées et le long du boulevard sous le jaune des réverbères les ruelles enfilent les berline familiale, siège bébé à l’arrière encore chaud et les chaînes pour la montagne encore neuves ; sous le gibet des gilets jaunes des hommes bleu nuit qui détournent le regard ils vont garer leurs paquebots à crédit et baiser pour du cash la petite chatte désinfectée d’une môme  de l’Est qu’ils ne voient même pas.

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Publié dans #retard, #pute, #prostituée

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