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Publié le 27 Février 2016

Aujourd’hui je suis le soleil ; aujourd’hui je suis un canon à particules, à électrons, à rayons X, on s’en fout tout ceci n’est qu’une métaphore. Aujourd’hui je suis un générateur de particules et mes mots se sont mes particules. Contrairement au soleil je ne rayonne pas, je ne nimbe pas de mon énergie particulaire des astres morts, des planètes et des êtres vivants. Si j’explore la figure métaphorique où je suis une usine à particules c’est que le monde et l’univers sont emplis de mes étoiles contraires ; elles aspirent mes particules en les détournant de leurs supposées routes initiales. Une, deux, dix, mille, je ne sais pas combien elles sont mes étoiles contraires, les trous noirs, les nébuleuses et les mille et une raisons que mes mots se perdent. Comme la masse noire de l’univers, je devine la présence de ces astres contraires parce que j’observe mes mots se perdre, sortir de ma conscience et mourir épuisés, perdus, réduits à l’état de particules orphelines.

Vous vous dites qu’il en faut de la prétention pour se prétendre comme le soleil, comme un canon à énergie, mais je n’en ai qu’à peine, j’en ai si peu que je peux regarder mes particules se perdre, mourir et se faire voler sans avoir de réaction. Si ce n’est pas un signe …

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 26 Février 2016

Est-il encore judicieux de faire des choses, des films, des photos, des histoires, des romans, des jeux, des objets culturels ?  Faut-il encore créer ces choses-là dans ce monde-là et avec ces outils-là qui sont les notre ? Dans un temps indistinctement reculé par rapport à mon siège je me souviens que l’on disait parfois ; à quoi bon faire de la poésie après Victor Hugo, à quoi bon faire de la sculpture après Michel Ange, à quoi bon faire un jeu de plate-forme après Super Mario Bros ? Nous nous posions ces questions comme nous aurions pu ériger des prétextes à nos médiocrités ; ce questionner de la sorte ce n’était pas abdiquer mais seulement témoigner de notre volonté de créer et de notre humilité à la lumière des lanternes de nos classiques.

C’était un temps, c’était avant.

Aujourd’hui lorsqu’il arrive que je me questionne ce n’est plus sous le jour artificiel et subjectif de mes lanternes d’antant. Si je me demande s’il est encore légitime de créer des choses culturelles ce n’est pas parce que de nouveaux maîtres auraient imposé de nouveaux classiques faisant monter d’un cran le cap de la qualité infranchissable; non, si je me questionne c’est parce que la plèbe, armée d’outils de création et de propagation massive produit en masse de la médiocrité créative. Et tout cela est déversé sans limites raisonnables sur les réseaux sociaux, les sites et les canaux numériques jusqu’à saturation. Ils sont tous là, partout, les poètes de pacotilles, les cinéastes à la petite semaine, les romanciers boutonneux, les photographes poisseux, j’en passe et des biens pires, tous les créatifs qui ne savent faire la part de marketing et de l’art, tous les pulsionnels adipeux et les dépressifs de la prose, une armée bien vivante qui marche sur l’art, la culture et la créativité avec le pas lourd des victoires invisibles.

Et quand je m’assoie parfois au bord de ce fleuve boueux, puissant et implacable, quand je m’assoie moi, créatif et poète façonné à la mamelle du doute, de l’esprit critique et de l’ambition égotique je ne peux qu’hésiter. Ne serait-il pas salvateur que je ne rajoute pas mon ruisseau à ce fleuve bourbeux ? J’agite dans mon esprit courroucé la vacuité d’un tarissement salvateur et utopique de la médiocrité comme un acte de foi. Est-ce que me montrer à la hauteur de mes ambitions ça ne serai pas de me taire ? Pénitence de me merde ! Je sais que je ne suis pas de ceux qui trouveront une échappatoire dans la pénitence de mon âme ; alors je suis très bien que je fini toujours par me jeter au fleuve comme d’autres vont au Gange. Et si je ne parviens pas à surnager, je peux toujours pisser dedans.

Faut-il s'arrêter de créer ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #créer, #Je est un Blog, #Digression

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Publié le 19 Février 2016

Est-ce que je suis dans la phase où je fais émerger de ce blog une chose qui pourrait être une ligne éditoriale ? Peut-être bien oui, même si ligne éditoriale est bien trop rigoriste et surtout bien trop noblement porté par une idée du journalisme pour être le terme qui convient à l’appendice de mots, excroissance de ma pensée qui me tient lieu de blog. Disons qu’il y a peut-être un axe, une direction, un semblant de cap qui émerge de la mer furibarde de mon indécision.

Ici le je, l’ego, le sujet qui parle de lui, de moi, de soi et de cette idiotie à laquelle je m’attache qu’est l’acte de création. Je ne détiens aucune vérité, aucun savoir, aucune méthode sur le comment d’un tel acte. Ma création est empirique ; c’est ce qui me permet d’en parler, car à chaque étape que je franchi j’ai l’impression de redécouvrir la roue et cela donne un élan à mes pensées. Ici donc non pas de l’introspection mais un regard dans le rétroviseur, dans le moteur, dans ma mécanique ; petite gesticulade maladroite pareille à ses ratures qui jonchent volontiers les lignes manuscrites. Et ailleurs, la créativité ; pourrait être ainsi, mais je ne suis pas assez étanche pour me tenir à une telle dichotomie. Pourtant dans l’idée il à de cela.

Ici la cuisine

Et ailleurs la salle.

C’est peut-être le prémisse de ce qu’il adviendra de moi lorsque j’aurai la sensation d’avoir fini mes écritures je quitterai la peau de l’auteur pour entrer dans celle du bonimenteur. Ce regard sur mes neurones qui écrivent c’est peut-être la prise de distance nécessaire pour qu’advienne ce changement.

Et en plus on s’en fout. L’avenir se chargera bien assez vite de me le dire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #ébauche, #Je est un Blog

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Publié le 17 Février 2016

Comme je me l’étais imposé hier je viens d’établir ma première colonne ; celle qui liste et accueille tous mes projets créatifs, enfin pour le moment elle se limite à la création écrite parce que je n’ai pas le temps de formaliser des projets qui ne soient pas constitués de mots. Et après un premier jet, et le terme de jet est bien adapté, j’en suis à 19 entrées. Donc  19 projets auxquels je me dois de consacrer du temps dans les temps à venir pour espérer mener à bien plusieurs d’entre eux. A terme tous mais la raison me conseil de viser de n’en réaliser que certains avant le printemps.

Je ne sais pas si c’est beaucoup ou si c’est peu 19 projets. Bien sûr certains sont succins, en apparence simples à réaliser, comme écrire un poème sur le thème de la jeune femme chiffonnée ou écrire une critique de jeu vidéo, d’autres sont plus dantesque à hauteur de procrastinateur comme mener à bout la relecture et la sélection de mes nouvelles pour en faire un recueil.

Dix-neuf projets, dix-neuf facettes de moi et encore ce n’est qu’un premier jet, je suis sûr que d’autres projets qui sommeillent en marge de ma conscience après l’avoir habités quelques temps viendrons grossir cette liste. Sans compter les nouveaux projets que je ne manquerai pas d’évoquer en moi ; d’ailleurs à l’instant je viens de passer à 20 projets. Et j’ai peur que si je n’arrête pas cet article bientôt j’en serai à plus encore.

Voilà, aujourd’hui comme un nouveau jour de naissance je sais que j’ai pas moins de 20 projets à faire accoucher de moi ; j’ai l’utérus dans le cerveau et le vagin au bout des doigts et j’ai envie de rajouter un 21ème projet qui serait d’écrire de la poésie à partir de cette phrase.

La seule indulgence que je me suis permis c’est de dater tous ces projets du 17 février même si certains sont en moi depuis des années, ça rend l’échec du passage à l’acte moins visuel même si je ne suis pas dupe de moi-même.

Voilà, aujourd’hui 21 projets sur le feu ; ne me reste plus qu’à les accoucher.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #créer, #Je est un Blog

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Publié le 8 Février 2016

Somme, action espace plan – le jazz, les hommes et ce sang vide qui creuse dans les veines qui coule comme du gaz diesel ; un carburant homme, atomique, une énergie antagoniste de moteurs aériens – les avions ne sont rien – et des anges qui dévisagent les âmes logées dans les nuages et les volutes de fumées que fument les femmes lascives après le sexe, l’amour, l’orgasme ou la simulation ; stimulation manuelle, animal masturbatoire dans la publicité pour femme enfant et enfant enceinte et pour la valse des visages dont les bouches éructent les mauvaises augures des aventures destinatoires, petit déversoir de grands drames en blancs, invasion menstruel des joutes au ras des lèvres, elle jute au ras de ses bas et elle s’ébroue sous la pluie torrentielle qui noie son cœur de plante d’intérieur en pot de faïence ou de terre cuite comme une Margot des temps modernes, une Margueritte ou une Ema, une femme première et fille primordiale qui croque dans la chair des autres, cannibale en jupe plissée et le coins des yeux en rides d’expression ordinaire comme le malheur et le rire qui s’échappe quand elle glousse pour désigner le son du rire qui s’écoule le long de sa langue. Et moi j’ai un hameçon dans la bouche.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 6 Février 2016

Tailleur de pierre

Je suis

Architecte

J'essuie les plâtres

Poseur

Passion d'entre les lignes où migrent mes désirs

Imposant imposteur

Avec majuscules et classiques lettres minuscules

Mineur

Sous ma croûte terrestre de peau et de matières organiques grises

Agriculteur

Comme le sont les bouseux et les petits diables de province

Diamantaire

À grosses bagues ovales et brillantes qui brillent brillent et empêchent ma main d'écrire sans un scribe

Diseur de bonnes aventures

Menteur menteur des futurs et des possibles

Doseur de mauvaises aventures

Comme les oiseaux noirs à plumes brûlantes

Auteur

Je sais

Créateur

Je suis

Destructeur de mondes

Toujours depuis les trésors que j'ai cachés dans mon âme secrète

Idole des érotismes brûlants

J'en rêve comme d'une quête sensible

Aventurier

Des vastes causes perdues et des vasques de marbres emplies de larmes

Amant

Encore, jamais et toujours

Amateur

Des regards scoptiques

Armateur de bouteilles à la mer

Vides, pleines

Compteur éclectique

Des moutons sautent sous les jupes

Compteur électrique d'impulsions mathématiques

Pauvres démons et juges matérialistes

Navigateur des contres courant

Du haut et du bas, le baroque de ma lutte de classe et sa petite descente de culotte

Dénombreateur

Comme un dieu diesel impersonnel et omniscient

Signataire

Des lettres anonymes en bas de page

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #liste, #Je est un Blog

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Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 26 Janvier 2016

J’ai l’impression que c’était hier le temps où l’on s’offusquait en direct dans la boite à télévision que nos smartphones à pomme, riches de leurs intelligences, stockaient nos données de déplacement grâce à leurs GPS et enregistraient les commandes vocales dictées à Siri par des consommateurs que l’on soupçonnait d’être plus con qu’acteur de leurs existences. Aujourd’hui j’ai la sensation que ce frisson de peur et de postures outrées que l’on prenait encore hier n’est qu’un lointain souvenir erroné, une invention de mon imagination devenue instable.

Hier nous hurlions de peur que Big Brother puisse ancrer ses velléités de surveillance voyeuriste sur notre société et sur nos si précieux et utiles téléphones intelligent ; nous faisions encore semblant d’avoir peur du big data de ce grand frère si pressant qu’il pouvait sembler incestueux.

Pourtant hier, et les jours d’avant, j’ai découverts par hasard en essayant de retirer l’habillage Star Wars avec lequel j’avais décoré Google ce que Google conservait de moi ; c'est-à-dire tout. Si le big data avait été une notion un peu abstraite j’aurai été mis nez à nez avec son corps. Un corps concret et gras alimenté de toutes mes recherches, tous mes déplacements, les vidéos que j’ai vues, les commandes vocales enregistrées et restituées, mes achats, tout ce qui a pu passer par l’entremise d’un logiciel Google était là, bien ordonné, rangé, organisé et disponible juste pour moi, c’est ce qu’ils me disent.

Le big data ça amuse les gens un peu comme le croque mitaine, si tu n’es pas sage un jour le big data viendra croquer toutes les données que tu laisses sur internet pour les manger, les digérer et sûrement les chier en des données utiles à quelqu’un. Mais quand on se rend compte que le croque mitaine est là, même plus à sa porte, mais dans son salon j’avoue que ça fout une claque.

Merci Google, maintenant je sais tout de moi, je n’ai même plus à avoir de souvenir de où j’étais ni ce que je suis allé y faire, tu es là pour ça, tu es là pour moi, souvient moi l’été dernier Google.

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #big data

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Publié le 20 Janvier 2016

Lorsque je fais des efforts pour améliorer mon écriture et faire progresser mon style, lorsque je vise un seuil en supposant que c'est un seuil qualitatif, lorsque j'embrasse une ambition et que je travaille à sa poursuite, lorsque je cherche de m’extirper de ma zone de confort espérant que cela forge ma plume, lorsque je renie ma médiocrité aspirant à être meilleur est-ce que ça veut dire que je m'autocensure ?

Est-ce qu’essayer de changer ce que l’on écrit, c’est seulement un changement ou c’est une trahison ? Et surtout comment jauger de la nuance entre ces deux pôles de valeurs ? Parce que si je cherche à évoluer dans mon écriture c’est que j’hésite qu’au naturel elle est médiocre, autrement dit, lorsque j’écris en étant seulement moi-même j’ai conscience que je pourrais écrire mieux si je faisais plus d’efforts. Donc concomitamment existe en moi une écriture médiocre et un potentiel d’écriture de meilleure qualité si je trouve les ressors pour la faire émerger de moi.

Si je me contente d’être moi-même alors je ne serai jamais celui que je peux devenir. Mais si je vise toujours une page qui se trouve hors de ma zone de confort je serais toujours dans une possible imposture. Ai-je le droit d’être las de jongler entre ma médiocrité et mon espoir de l’être moins et de décider de poser mes bagages quelque part là où je n’aurai plus à me soucier de cela ?

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 19 Janvier 2016

Je suis venu au jeu de rôle étant jeune adolescent timide et introverti, très introverti et timide. Et si je n’avais pas eu la chance d’être initié par mon meilleur ami qui découvrait le jeu de rôle et qui m’a fait jouer la campagne Baron Samedi à Ins / MV je pense que je n’aurai jamais osé de moi-même me tourner vers ce loisir. Cette première expérience a été un vrai calvaire pour moi, je ne savais pas quoi faire, comment le faire et quoi dire. Pourtant, le jeu de rôle s’est imposé à moi comme une passion, quelques années plus tard je me souviens avoir dit avec le plus grand sérieux que dans le futur je pourrais me passer de tout ce qui faisait ma jeunesse sauf du jeu de rôle. L’ironie du sort c’est que la vie, l’éloignement de mon groupe de joueur et ma timidité à en rencontrer d’autres à la fac m’a amené à ne plus pratiquer le jeu de rôle. Durant cette traversée du désert j’ai pourtant continué à imaginer des jeux, des univers, des décors. Et je suis sûr que sans le savoir cette activité secrète et silencieuse à nourrit mon envie d’écrire. Le temps a passé, j’ai grandi, surmonté ma timidité, et au hasard des rencontres j’ai retrouvé le jeu de rôle et le plaisir de jouer. C’est étonnant de renouer avec une passion après avoir évolué, déroutant parfois, passionnant toujours. Entre temps j’avais embrassé aussi le désir d’écrire et j’avais oublié qu’à une époque j’écrivais dans ma tête des univers de jeux de rôle. Parce que l’univers est fait de cycle, aujourd’hui je me tourne de nouveau vers la création de jeu de rôle, j’essaie de penser cette démarche avec plus de maturité et de recule qu’à l’époque où ce n’était qu’une rêvasserie nostalgique. Et là, ce soir, ce jour, aujourd’hui, j’ai la sensation que créer autour du jeu de rôle est le geste créatif le plus stimulant que je n’ai jamais connu. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais c’est ce que je ressens. Paradoxalement si mes idées foisonnent je n'ai pas encore délimité avec précision le chant de ma prochaine et première création de cette nouvelle époque, mais l'élan qui me porte est épique.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #créer, #Je est un Blog

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