Articles avec #je est un blog tag

Publié le 19 Janvier 2016

Je suis venu au jeu de rôle étant jeune adolescent timide et introverti, très introverti et timide. Et si je n’avais pas eu la chance d’être initié par mon meilleur ami qui découvrait le jeu de rôle et qui m’a fait jouer la campagne Baron Samedi à Ins / MV je pense que je n’aurai jamais osé de moi-même me tourner vers ce loisir. Cette première expérience a été un vrai calvaire pour moi, je ne savais pas quoi faire, comment le faire et quoi dire. Pourtant, le jeu de rôle s’est imposé à moi comme une passion, quelques années plus tard je me souviens avoir dit avec le plus grand sérieux que dans le futur je pourrais me passer de tout ce qui faisait ma jeunesse sauf du jeu de rôle. L’ironie du sort c’est que la vie, l’éloignement de mon groupe de joueur et ma timidité à en rencontrer d’autres à la fac m’a amené à ne plus pratiquer le jeu de rôle. Durant cette traversée du désert j’ai pourtant continué à imaginer des jeux, des univers, des décors. Et je suis sûr que sans le savoir cette activité secrète et silencieuse à nourrit mon envie d’écrire. Le temps a passé, j’ai grandi, surmonté ma timidité, et au hasard des rencontres j’ai retrouvé le jeu de rôle et le plaisir de jouer. C’est étonnant de renouer avec une passion après avoir évolué, déroutant parfois, passionnant toujours. Entre temps j’avais embrassé aussi le désir d’écrire et j’avais oublié qu’à une époque j’écrivais dans ma tête des univers de jeux de rôle. Parce que l’univers est fait de cycle, aujourd’hui je me tourne de nouveau vers la création de jeu de rôle, j’essaie de penser cette démarche avec plus de maturité et de recule qu’à l’époque où ce n’était qu’une rêvasserie nostalgique. Et là, ce soir, ce jour, aujourd’hui, j’ai la sensation que créer autour du jeu de rôle est le geste créatif le plus stimulant que je n’ai jamais connu. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais c’est ce que je ressens. Paradoxalement si mes idées foisonnent je n'ai pas encore délimité avec précision le chant de ma prochaine et première création de cette nouvelle époque, mais l'élan qui me porte est épique.

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Publié dans #jdr, #jeux de rôle, #créer, #Je est un Blog

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Publié le 13 Janvier 2016

Le classique, l'éternel cet autre homme que je regarde assis avec sa femme, lui vieilli et elle souffrante, qui patientent tous les deux dans la salle d'attente des urgences, est-ce que je ne le connais pas ? Est si c'est vrai,si le hasard s'amuse à nous mettre vingt ans après dans le même espace, est-ce que ça a un sens. Que ni lui ni moi ne sache reconnaître l'autre est-ce un message du temps, une destinée foireuse qui s'amuse à nous dire :regardez comme je me suis joué de vous, vous étiez deux connaissances et j'ai fais de vous de vrais étrangers, étanches à l'univers l'un de l'autre. Triste moment d'une indigente indifférence, un drame creux et non visible parce que non signifiant. Lui, moi, vous, nous sommes tous devenus des anonymes, des étrangers réciproques. Une salle d'urgence pour nous offrir une scène hors vie, hors du temps, un non lieu où non lui et non moi ne font que effleurer un possible passé commun qui n'a de sens que parce que j'éprouve un vague mépris social envers lui et que cette sensation m'est familière. Je partirai de là sans souvenir, sans me soucier de sa vie et je saurai oublier l'étrange que son expression familière m'inspire. Pour cet instant où encore il me fait fasse je peux dire sincèrement pauvre de lui et supposer franchement pauvre de moi.

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Publié le 12 Janvier 2016

Aujourd’hui j’ai beaucoup crié. Hier aussi. Aujourd’hui j’ai encore hurlé. Je me suis brisé des cordes vocales en hurlant le plus fort possible. Il fallait absolument évacuer le trop plein de pensées qui se matérialisait dans mon crâne et mon cœur.

Parfois il est impossible d’écrire. Parfois, l’écriture est une mécanique vaine.

Bien sûr il y aura toujours des personnes pour dire que l’écriture les a sauvés. Même moi il m’arrive d’expliquer aux gens que je rencontre que l’écriture m’a conduit à exister, c’est un peu comme me sauver si on voit cela comme une métaphore.

Pourtant, il y a des émotions et des pensées qui ne peuvent pas s’évacuer dans l’écriture. C’est trop rapide, trop brutal, trop intime afin d’être écrit. Ou alors c’est moi qui suis un mauvais écrivain. Qu’importe, bon ou mauvais l’homme que je suis et que j’étais devait crier, hurler, exploser sa voix dans l’espoir d’y survivre. Il fallait crier et crier encore.

Certains pleurent, d’autres fument, moi je hurle et après il ne reste plus rien qu’une sensation étrange d’être comme un pot en terre cuite usé, fissuré, dépossédé de son sens et de sa contenance. Je ne sais pas si c’est l’échec de l’écrivain, de l’homme, de la vie ou si c’est tout l’inverse.

Je vous dis, vide.  

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 7 Janvier 2016

Les écritures du soir, les écrivains du noir

Je ne sais pas ce qu’il reste quand on a la tête vide

Et pas une tête vide d’idée, mais la tête évidée et passée à l’épreuve

Qu’importe l’épreuve, elle a toujours un goût de hachoir

Quand un crâne n’est plus qu’un récipient vide, la colère résonne contre les parois vides

J’ai l’impression d’avoir écris ceci mille fois

Et je sais que je l’écrirai encore mille fois, mille fois métaphorique

J’ignore si je saurai sortir de cela ; une montre peut-elle se libérer de ses engrenages ?

Horlogerie, boucherie, je ne suis qu’un être de petit commerce

Quelle horreur de se savoir auteur de lieux communs avec des odeurs âcres de fumée

Un écrivain de la campagne et des feux de cheminée

La colère résonne toujours, la fumée obscurcie le reste

Et il faut être particulièrement inconscient pour y voir au travers

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Publié le 3 Janvier 2016

J'avais bon espoir d'écrire quelque chose de pertinent en ouvrant ma tête en deux. J'ai pris une machette, une de celles que je collectionne et que j'accroche sur ma cheminée, et j'ai frappé ma tête à son sommet lui sommant de s'ouvrir en deux telles les portes d'une caverne. Et à ce moment là, au lieu d'écrire quelque chose de pertinent je me suis retrouvé avec du sang plein les yeux et de la matière grise qui dégoulinait le long de mon visage. J'essuyais alors mon visage du revers de la lame pour retirer le plus gros de la matière apparue en excès et je passais aussi mes mains sur mes yeux pour les aider à se situer à la surface du sang chaud qui coule sur ma peau. Je me débrouille pour voir l'écran blanc qui attend le génie de mon écriture mais pour le moment il n'a reçu que des éclats de mon crâne. Je suis déçu, pas de geysers de mots, pas de monstres aux formes étranges qui déferlent depuis les profondeurs. Rien.

 

Je me retrouve bien bête dans cet état, j'ai comme souvent tout sali autour de moi, j'ai fait du bruit pour rien, je prends donc le Scotch, je referme mon crâne. Je vais construire un nouveau plan pour faire de ma tête une mine d'or.

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 2 Janvier 2016

Je ne sais pas si toi lecteur tu imagines comme le principe de ce blogue est contre productif, contre instinctif et que plus généralement le principe de venir chaque jour écrire un article différent à partir d’une page blanche est une conception de l’écriture qui est à l’opposé de ce que peut et devrait être la littérature. L’écrivain, aussi prolixe soit-il, sait qu’il peut travailler dans la durée le même matériau, c’est ce qui rapproche l’écrivain de l’artiste, il compose son travail sur de longues durées autour du même matériau, le bronze, la peinture, l’argile, le marbre ou dans le cas de l’écrivain une idée de texte, de nouvelle, de roman, de narration. Dès lors qu’il tient son idée, idée qui peut se référer à une forme d’inspiration mais qui souvent relève plutôt de l’obsession, alors il peut travailler et faire acte d’écriture. Il n’a pas à s’angoisser de l’idée, de l’inspiration, de ce qui sera son sujet ou son thème ; quand il tient sa ligne directrice ou éditoriale il peut focaliser son esprit sur une production purement littéraire, chercher ses mots, tourner ses phrases, écrire, c'est-à-dire tout réécrire après son premier jet, puis le second, puis le énième. Ce que je fais ici, venir chaque jour écrire un article c’est l’opposé de cela, c’est recommencer le pire passage de la condition d’écrivain tous les jours depuis plus de six ans. C’est du masochisme qui donne naissance à de la médiocrité. Je devrais m’astreindre une ligne éditoriale, une histoire, un thème, un style, qu’importe mais je devrais peut-être m’astreindre à me choisir une ligne directrice pour ne plus patauger dans la perspective du qu’est-ce que je vais pouvoir écrire et pouvoir écrire pour de bon ici comme je le fais ailleurs.

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Publié dans #Je est un Blog, #Digression

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Publié le 1 Janvier 2016

C'est la nuit de l'année, première nuit de l'année, le dernier soir, la première fête, les derniers verres, le premier verre et déjà les autres et les relations qui s'alanguissent avec la nuit qui avance, les messages que l'on échanges, on s’accole, on s’embrasse et puis il les messages que l’on reçoit sans savoir de qui ils nous viennent et entre les bulles, la nuit, la fatigue, les gens et les regards en coin que l'on envoie au temps passé et à celui à venir il y a ces mots que l'on écrit discrètement aux gens à qui l'on pense ; on pense à eux, à elles, à soi, à l’autre, à toi et on a envie de le leur dire discrètement pour ne pas réveiller l'attention des autres, mais les autres ils sont comme nous, trop absorbés dans leurs petits écrans où ils écrivent discrètement à leurs muses, leurs amants, leurs maîtresses, leurs amis imaginaires, à leurs dieux, à leurs diables ou à je ne sais qui dont ils ne voudraient pas que l’on sache qu’ils y pense à cet instant. La première nuit de l’année est la même que toutes les autres, nous y sommes gris, tous gris chats et souris, les alcooliques et les étoiles et tous les cotillons son gris, c’est la couleur du jeu ce soir.

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Publié le 31 Décembre 2015

On reste droit, on reste fort, de la grandeur sous les étoiles c’est toujours minuscule même si l’être en dessous fait tous les efforts terrestres pour être grand ; nous ne le sommes qu’aux pays des idées, des fantasmes, des désirs et des rêves ; venus au monde réels nous ne sommes que tous égaux, imparfaitement égaux mais égaux en condition d’homme, inégaux en biologie, en culture, en contexte mais égaux en concept ; tous sous le même concepts, sous les mêmes étoiles et ne cherchez pas à les dépasser c’est perdu d’avance, même au dessus des cieux de la planète Utopia les étoiles règnes minuscules de leur immensité et les hommes, les rêves et les êtres parfaits, tous sont minuscules engoncés dans leurs désirs de grandeur, ce n’est pas dieu, ce n’est pas fatal ni même une fatalité, c’est seulement un fait, un élément anodin d’une fractale plus grande qui s’enroule sur le concept du monde pour le remettre à sa place comme la visse sans fin n’en fini pas de ramener le sable à sa condition de sable et les châteaux de sable les plus fous, les plus hauts, les plus grands ne sont que des châteaux de sable incapables d’être des étoiles, de la grandeur ou de l’immensité ; nous ne sommes et ne seront que cela, petites choses modestes et fragiles aux génies fulgurants car si nos conditions sont limités notre imagination à avoir de l’ambition est assez aiguisée pour passer au travers des étoiles grandes

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Publié le 24 Décembre 2015

Au prospère de fêtes hédonistes nous dessinons encore et toujours la même fin à nos cahiers annuels. Tout ceci est sobre comme l'habitude des aubes et sûr comme le crépuscule ; bien boire à toi dans la coupe de la famille qui regorge de miel pour couvrir l'amer goût des Amériques oubliées ainsi que la frustration amnésique d'un deuil à qui chacun refuse un nom. C'est à a table des fêtes que l'on découpe les corps descendus du passé pour épouvanter les uns et faire grossir les autres d'un gras ancestral, d'un gras spectral, de la graisse des fantômes, ectoplasmes lipidiques qui graissent les rouages rouillés des relations intestines d'une famille miracle, d'une famille mirage.

On ne croit à Noël que pour regarder les visages grimaçants que l'on fige à la surface du glaçage de la bûche. Au banquet des têtes à tête, la vanité au chocolat éponge les vapeurs d'alcools qui rendent humaines les relations qui ne le sont plus. Et moi, spectateur innocent des danseuses intestines, j'écoute pleurer la nuit de Noël et je fais croire aux convives que cela est de la neige d'hiver. Demain dans les flocons épars nous regarderons se dessiner les anges de neige qui sont tombées pour pallier à un climat trop sec. À la parole brute il ne reste que le décompte des mots et demain peut-être sous le sapin et le papier froissé j'arrêterai le décompte pour en commencer un autre.

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Publié le 17 Décembre 2015

Il y a tout juste plus d’un mois nous, la France, les français, une génération encore dans sa jeunesse, nous étions frappés par de terribles attentats ; la mort, le sang, l’horreur, l’émotion, la peur, l’angoisse. Comme souvent, juste après l’horreur, nous avons éprouvés un sentiment d’appartenance les uns aux autres, une sorte de fraternité, plus ou moins habilement scandée, souhaitée,  marketée, communiquée, propagée, propagandée, répandue par les médias, les politiques, la société, nos proches, les gens, tout le monde avec tout le monde pour se protéger du monde.

Un mois après, et quelques jours, aucun rapport, sans transition, Star Wars 7 sort au cinéma. Le réveil de la force, Star Wars, un des piliers invisibles d’une génération pop culturelle qui revient sur le devant de nos écrans. Hier, comme d’autres personnes je suis allé voir ce film et j’ai aimé ce film et j’ai aimé surtout ce moment. Pas pour Star Wars, mais parce qu’implicitement j’ai eu la sensation de partager quelque chose avec les autres, de participer au mouvement. Un mouvement lui aussi vendu, communiqué, répandu et organisé, mais un mouvement auquel j’avais envie d’adhérer pour le plaisir, le plaisir simple d’éprouver secrètement une forme de communion culturelle.

C’est sûrement idiot, mais c’est sincère et ça a été agréable. J’ai pour habitude sur mon autre blog de critiquer les films, c’est une forme littéraire que j’aime, je ne sais pas encore quelle sera ma critique, je vais sûrement retourner voir le film, cette première fois c’était juste pour le geste.

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