Publié le 30 Juin 2011

deux derniers points, deux points pour la ligne ou pour la gueule de l'emploi, la sœur ou le frère et la confiance aveugle ; c'est à dire une confiance qui ne voit rien, une confiance inutile, conscience trahie de soi à l'autre jusqu'à l'aube et les deux mecs aux lunettes noires qui se tiennent derrière comme d'inutiles spectateur à un spectacle qui ne devrait pas en être un, pas un sous, pas un dessous de table, la machine à billets tourne à plein pour vide les poches de résistances et les yeux cernés qui se referment sur la troisième dimensions à l'appétit différent, dis moi tout et regarde en l'air tu verra en haut les livraisons radicale de la terre à la lune

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 29 Juin 2011

547 jours durant lesquels les otages ont été d'une certaine façon mes compagnons, ensemble on a égrainé les jours sauf que je suis bien plus endurant que les otages, moi ça fait 734 jours que je tiens le haut de la page avec ma plume et si mon quotidien n'est pas l'Afghanistan le calendrier est le même, aujourd'hui je me sens seul pour égrainer les jours, je suis le seul, je suis l'aiguille des secondes là où mes secondes sont des jours ; je suis le plus fort, je suis le plus long et plus c'est long plus c'est bon mais je suis court dans la longueur, ma prose c'est petit à petit mise au pli de ce format court, un peu parler de soi, un peu de poésie - même si parler de soi n'exclus pas la poésie, sauf que certainement personnes manquent cruellement de poésie et que parler d'elle c'est parler de rien - un peu d'abstraction, un peu de maquillage, et la posture prétentieuse de celui qui prends la plume qui est pourtant bien moins glorieux que celui qui prend la parole pour la brandir, je pourrais aussi brandir la plume, je brandissais la plume avant, je savais le faire, j'écrivais pour cela, et maintenant je ne peux que me souvenir et radoter sur la belle époque des plumes dressées comme on érige sa faucille et son marteau ; le gout du sang plus que celui de l'encre, je ne suis pas une sèche, je suis un révolutionnaire

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 28 Juin 2011

Gyromite le robot ; 8 bits et un jeu en aveugle, angle adroit et dorsale en métal ou plastique, hérétique en guerre et chaleur aussi, trafiquant à chaud et peau de vin sous la table, il faut bien payer ses amies de fac pour se payer leur lit et leur corps avec, la belle brune norvégienne mais pas parce qu'elle est particulièrement belle mais parce qu'elle est énigmatique, beauté bizarre, mais ça m'aurai couté trop cher, comme pour l'Asie, la France ou l'ailleurs, faculté fameuse, souvenir lointain, plus loin, pompe à fric, à souvenir, art pompier et maquillage outrancier, ou pas d'ailleurs, ou rien, ce n'est qu'un fantasme et non un souvenir, soutenir la comparaison avec le possible, poli comme un chrétien le dimanche, tu mens ou tu te fais des illusions mais au final c'est la même chose, sauf que dans un cas tu dirige ; faudrait il encore que l'on dirige ses propres mensonges et que l'on ne soit pas l'obligation de les dresser en réponse aux contextes et dans l'autre cas tu tombe de haut mais avec un peu d'art et de doigté tu plane c'est un bon hasard mais ça marche, l'illusion est un bien plus dangereux masque que le mensonge et le souvenir ne sait jamais s'il doit s'y vautrer ou s'en départir alors à partir de là j'ai la langue libre

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Juin 2011

Il fallait lacérer proprement de ses dents dans le creux du bras la chaire immature de l'affable fille qui faisait le tour de la conversation avec la présence chaude de ses atouts féminins contre moi ; ne pas craquer mais croquer court et courir vite de haut en bas de vallée en monts, cavaler au devant de la poule aux yeux d'or bikini non aguicheur et l'accent coincé dans la gorge comme un parfum d'orient du nord et de fumée noire comme le souffle crasseux d'une locomotive motivée par la charbon et l'ardent pour conduire les poursuivants au devant de façades à en passer derrière, au travers d'un écart s'emporter dans le vent qui s'adapte à ton corps, respire par le ventre et virer la vertu jusqu'à l'ivresse apparentée et à solitude des dieux

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Juin 2011

mauvais garçon en veste rouge, les chaperons on changé de sexe seul loup grand méchant ne ménage pas de différence, sauf que les mauvais garçons ont désormais des accointances avec le loup et que le loup est séduit et que le loup est une fille, le loup est une pucelle, parcelle vierge sous la toison de poile ; crinière sauvage et souple comme le voilà dénue de la pudeur et de l'indifférence, veste rouge sans capuche pour meurtriers ou demie portions les vilains garçons se gargarise d'une indifférence pleine, plénière et palpable et cela existe la toison folle et filles faussement farouches les fesses à face et le feu sacré pour tout le foin du monde et le frisson macabre des hommes sans cœur, nœud de cravate et œil de lynx ; œil à la ligne et une droite dans le cœur pour le faire repartir c'est à dire qu'il batte encore la mesure ou l'amour même si le cœur ne bats jamais mieux que lorsqu'il bat le fer chauffé à blanc, la colère et la hargne ou quelque chose comme cela

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 25 Juin 2011

et de deux, deux ans ou deux années ; deux à la douzaine et dix à la nuitée, porter haut la plume routinière, plume de campagne, du goudron et des plumes et le soleil de plomb qui n’entre pas dans la tête, deux années de mes fesses sur ce siège qui était un autre siège et qui a vu passer les mots qui j’ai écris, 730 jours que j'ai écris mon premier article, le premier jour j'ai même écris trois articles ; il faut croire que j'étais plus inspiré ou simplement plus naïf, plus jeune, plus frais, la verve plus zélée et l'enjeu aveugle parce qu'il n'était pas envisageable d'envisager tenir deux ans et plus de 800 articles à cette obligation d’écriture journalière, c'était trop loin et je n’imaginais pas que je saurai être assez assidue, c'était d'ailleurs le jeu, l'enjeu, s'astreindre à l'écriture quotidienne et même si au début j'ai eu des trous, des trous de l'été, des retards et des oublis j'ai trouvé le rythme et la croisière et même s'il manque parfois la croisade j'ai le cœur à la croix et le point jamais à la ligne et demain sera oublié le jour des deux ans et dans dix ans peut être paraitra désuet le jour des deux ans, dès ce soir dès demain, dérider le derme et dédier à des illustres visiteurs une pensée sur 720, une pensée pour ceux et celles qui on frayés entre mes mots, tous passent comme le font les saisons et les modes cycliques, tous sont passés et j'ai aimé parce qu'écrire sans être lu c'est un peu bancale, banal aussi ; on va se laver les dents, se lever et portait haut la vie réelle sans la verve, on va se vautrer dans la vacuité vavoum vavoum

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Juin 2011

on s'est quitté tu étais encore jeune, on ne s'est parce que nous n'étions pas un couple mais on s'est fâché, le schisme, le grand schisme mais tu n'étais pas une église, tu préférais l'indifférence de l'inconscience adolescente, la tête dans le guidon et pas un poil qui dépasse, pas tout à fait rasoir mais totalement rasée ce qui n'avait rien à voir avec ta personnalité, ni isolante, ni impudique, bien trop freaks pour rentrer dans le rang ; voleuse d'homme marié, d'illusion et d'espoir tu n'étais pourtant qu'une autruche sans plume. Et puis voilà tu prends la porte et la poudre et tu ravale tes illusions aux bras d'amies qui n'en sont pas ce que tu ne peux pas voir et t'as pris plus tard racine dans la case trop petite de celui qui s'est lié à toi, et alors ? Il est temps d'oublier les relents du passer et de se passer le mot de toi à moi et de se dire alors quoi t'es devenue une femme, une dame, une grande fille, tu n'es plus si jeune et je suis déjà un peu vieux mais rien ne change, pas d'alerte, de toi à moi c'est comme avant, ou comme toujours, et le blabla ni peut rien alors ferme tes yeux sur cette lettre que je ne t'écris pas, tu n'existe pas, plus, tout ceci est trop lointain, il y a plus de 5 ans, plus encore peut être, collégienne, lycéenne un lointain souvenir, tout ceci n'est plus depuis que nous sommes vieux

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 23 Juin 2011

De nuit jusqu'à la nuit tout se perd, rien ne se fait, les pieds trempés dans l'herbe fraîche, arrosée avant l'heure la rosée sans l'heure de l'aube, la rosée avant l'heure, les joues roses avant l'or, jamais ne croire à l'autre si c'est entre minuit et demain, tous les chemins sont gris ; crayonnés sur la carte pour échapper aux pirates du partage - part à part ce n'est pas de la tarte - et voir plus loin que sa part de tarte à soi, tatin renversée pour pâtisserie mise en abimes, et si tout n'était qu'une blague, une ombre dans la nuit, diluée, invisible, inutile ; juste la corde invisible de la main à la patte, le lien indicible qui enserre et étreint et qui pourrait éteindre des bougie sur la tarte tatin d'anniversaire, le soufflé comme la marrée fait bouger la surface du monde, et moi je flotte sur tes flots déviants, parfois haut, parfois pas, ça vibre et ça sonne comme le fil de l'écriture

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Juin 2011

le grand dandy du dédain et de l'oreille coupée, couper court à l'herbe folle qui bruisse en silence quand on la foule sur son passage ; enfant pas sage et singe savant, rejouer dans l'arrière court la course folle à la séduction, pas massive mais par touches petites, enfance de l'art et brouillon rose ; papier buvard dans la gueule du loup et le loup dans l'extase se drogue et de dandine avant de dévorer le chapeau et la tête dessous qui s'y dissimule ; chemise à carreaux et cardigan un peu troublée, la tête ourlée dans le brouillard, l'esprit nimbé en T en R, entrer en air et voler un peu de souffle aux étoiles et de sueur sur la peau, pas la sienne, ni la mienne, misanthrope et trop peu n'en fait, trop peu n'en faut sur l'échiquier de rouge et de blanc parce que le noir se dilue dans l'impasse, pincez moi je rêve ou bien ne me pincez pas et passer moi la balle, au bond vaudra bien que dans la tête, ni héros ni vaincu juste le petit peuple de l'angoisse que l'on écrase sous le pied et moi, moi je rêve de collage, l'art du collage, un jour il sera mien, coller, découper, coller, composer, recycler, quelque chose comme cela, quelques chose comme ces mots découpés de mon esprit, recollés, recomposé dans un flux ou un flot, remixer pour retracer un fil à la patte de mon esprit, tel est pris qui croyait prendre

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Juin 2011

hautes herbes et petite suisse dans l'attention d'un long silence je lui sais l'artifice explosant aux feux du ciel l'amour étincelant et l'alibi de l'amour sur sa libido pétillante font le bon ménage de la noce amoureuse, ce n'est pas atroce je ne suis même pas jaloux et pourtant je compte sur les doigts d'une fée les gens dont l'amour me sourit en générale l'amour des autres me pathétique ou me rage, rarement l'amour des autres m'indiffère c'est même souvent l'unique sujet de conversation entre ma révolte et le monde là où trop de couple galvaude de leur pleine indifférence le lourd tribu de l'amour et porte au pinacle un simulacre ostentatoire et ostensiblement éculé d'une parodie de télé novelas ce qui en soit est risible, ridicule et raté quand il s'agit d'amour ce qui devrait être la plus profonde de nos essences humaines, si l'amour n'est pas une chose personnelle forgée sur une façon très personnelle de faire le monde, si l'amour n'est pas l'unique élément de personnalité à échapper à la raison et aux codes alors qu'est il d'autre qu'une énième brique du contrôle social ? Les libidos en berne sur les lits quotidiens de l'amour de supermarché ne sont qu'un prémices à la chute des rêves

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Rédigé par Cheval de bois

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