Articles avec #je est un blog tag

Publié le 22 Octobre 2010

Mine de rien je n'ai rien à dire, rien à en dire de ma journée et de ce monde qui a vécu comme à l'accoutumé une page aussi - rien à dire rien à détester rien à adorer, la calme plat sans intérêt ce qui au final est ce que je sais le mieux gloser mais faudrait-il alors que j'oubli les mots d'hier qui aspiraient je crois à l'emphase dramatique d'un combat romantique en cela qu'il serai perdu d'avance ? Faudrait-il que je trouve dans l'instant un combat, une flamme, une fougue, une passion, un amour de la déraison et que je sombre à la fin de cette ligne dans le profond de l'abysse et que je touche ce front de la révolte populaire ou élitiste des causes perdues ? Faut-il foutre le feu ici et là à la rancoeur et la colère et regarder brûler le monde ? Je veux un brûlot à vociférer à la face du lecteur apeuré mais rien ne vient, où se dort ma conscience révolutionnaire ? Pourra t on la sauver ? 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Octobre 2010

Délier le fil de l'eau, de l'humeur et de la lame, délier le fil tout simplement de haut en bas, de débats en démence sans jamais abdiquer au démenti, dérider le fil de l'eau que je peuple d'un reflet et de ma plume concentrique - il est le temps des blogueurs, le temps de soi qui s'inscrit dans le mot et qui prétend à la parole ; en ces temps troublé de doute démocratique et de paroles asservies que faire de soi, de sa langue et de ses mots et de l'idée d'être lu - il n'y a pas si longtemps encore je chérissais la parole comme un acte de combat, la rhétorique et l'emphase au service de soi et d'une parole au firmament pour porter haut la lutte et les idées, défendre le mot contre le monde entier, antique résurgence romantique du mot dressé contre le monde, le mot jeté à sa face et maintenant quoi ? Maintenant blog, bloguer, blogueur et après ? Gouvernement mondialisé contre la parole diluée et dieu,que faire, que dire ? Se battre mot pour mot, oeil pour oeil et mot pour dit et je bat le vent avec peu de mot - c'est absurde et insensé et je me dois de repeupler le monde de l'assaut de la lutte intense et vaine 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Octobre 2010

Faut-il que ce soit un acte curieux mais je l'avoue je ne me relis pas ou peu et rarement si je n'en ai pas une forme de nécessité ; je relis il est vrai les mots auxquels vous faites écho, je relis les mots que l'on lit de moi mais les autres, tous les autres, les orphelins de la lecture - non je n'aime pas me relire, relire mes mots et mes brouillons, oui j'ai souvent peur de ma prose, du face à face avec ma prose, j'ai peur du fil de mon écriture, pas de ce que j'écris ici mais du fil manuscrit des mots qui se dessine sur les pages blanches - j'ai redoute ce face à face avec moi, avec le reflet de mes mots - et pourtant quand je me fais la violence de relire mes traces je suis souvent surpris - agréablement surpris sans narcissisme mais avec soulagement - surpris de la teneur et de la forme, surpris de ce que j'ai su écrire, un soulagement bien appris, bien après coup dans le seul regard de mes yeux, dans le blanc face à face surgit parfois le réconfort et la force de continuer, ici le réconfort c'est vous, la lecture d'autrui 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 20 Octobre 2010

Pour deux dollars de plus je de n'en rajoute pas, l'article et le blog sont toujours immaculé - drôle de conception - pas une rature, pas une césures, un espace lisse et blanc et carré au bon format bon pied bon oeil et puis la tête, l'écriture prend de drôle d'atour, des aspects reposés et presque sereine et elle semble suivre le fil de l'eau plus que le fil de l'épée, elle singe le calme plat déclinant à tout va les avis et les tempêtes mais l'écriture n'est pas ceci, l'écriture c'est des histoires et des ratures et des ratées et des hachures et du à chier c'est tout cela c'est le plaisir et la passion et le vertige du face à face c'est la sueur et puis l'angoisse quand ça coince, c'est des vestige que l'on exhume de sa conscience de ses souvenirs - mineurs de fond - alors qu'ici je ne fais que façonner la forme et fouiller la surface - c'est du moins ce que je dis ; ce que je donne c'est différent, c'est autre chose, c'est ce que l'on prend, c'est ce que l'on lit, ce que l'on surprend et ce que je délie de la plume celle qui s'agite ici et là, le demeurant grandiose et l'emphase en retour, en revirement de situation

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 18 Octobre 2010

Le dévidoir - ni évier ni poubelle - le dévidoir de ma pensée, c'est peut être ici que cela se joue, je dévide tout ce qui me peuple le cerveau, le superflu de ma pensée accumulé au fil des ans où je n'ai pas tout dis, où je n'ai rien écris, c'est peut être ici que tout ce joue, le passage obligé pour y voir clair, un peu plus clair, pour mettre à jour dans mes archives le sens premier de mon écriture. Je suis né à l'écriture devant l'écran et le crépitement du clavier, à cette époque l'écran s'éclairait de lueur orange et je ne me souviens même pas d'un traitement de texte juste des lettres sur l'écran - c'était évidant il fallait écrire ; c'était la seule chose logique à faire - et moi qui jamais ne disais rien je me suis mis à écrire, j'avais tout un monde - entier - à apprivoiser et une demie vie déjà a consigner, à parler. J'avais du retard sur la vie, sur les mots, sur l'expérience - retard à l'allumage et des mots accumulés et des non-dits tout autant. Peut être qu'aujourd'hui pour pouvoir écrire il me faut me défaire de tout cela, de tout l'ancien, le sédiment littéraire qui recouvre mon être, et ceci est un blog mais ceci est un dévidoir, un tamis, un filtre, un bac de transite, de sédimentation, c'est le sens de l'écris, de mes cris  littéraire et un jour le romanesque viendra poindre sous la surface et le roman viendra à point et pour les points à la ligne faudra repasser et sous le forma bien calibré de cet espace intime je continu de déverser le flot de mon âme et tant pis si la redondance des allitérations résonne encore parfois creux - j'écris là comme un tag et un jour je serai Basquiat sauf que moi je ne serai pas mort ; de toute façon c'est con j'suis déjà trop vieux pour la révolution façon Basquiat et bientôt je serai même trop vieux pour la révolte du Christ, il ne restera rien que moi au petit matin dérisoire

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 17 Octobre 2010

Une goutte d'eau fraîche avec une bulle - une bulle dans le flipper, une boule dans le dimanche - une drôle d'image dans les étages, une écriture sans rature, quelques mots sans rareté et dessiner je ne sais quoi, libre de tout devoir, devoir écrire pour rien et décrire une étrangeté, parler d'une chose, l'écrire, la décrire, sans rien savoir d'elle, sans rien supposer de ce qu'il y aura sur la ligne suivante ; quand l'écriture sans palpiter s'applique à se dérouler, comme un fil de ma conscience qui prendrai garde à ne rien de dire de moi - ou bien tout dire c'est pareil - rien de décidé, rien de conscient, juste le son et puis le rythme un jour peut être je vous écrirez des sonnets, des pamphlets comme dans mes fantasmes mais aujourd'hui j'écris comme toujours rien de précis, rien de précieux, comme des larmes ou de la sueur, perle de présence et présence épiderme qui s'égraine - une trace ADN à faire suivre - et qui trace les contours de ma personne, de mes personnes, personnages, je trace ma route, plus rien ne me déroute, je trace ma route, plus rien ne me dégoûte, je trace ma route, plus rien ne me déboute 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 17 Octobre 2010

C'est à l'essai - ceci est une loupe - c'est un lavis un train aqueux, une aquarelle, juste un ébauche - bien belle enfant - une silhouette qui se dessine, c'est un sous verre sur un fusain - orage sanglant - ou une sanguine sur le papier, ce n'est qu'un essai, qu'une suite, une saisie automatique qui passe en mode aléatoire, une production première pression - extra vierge - qui remplit le réceptacle plutôt vide du quotidien qui se déroule - ceci est mon sang, ceci est mon corps ; parodie christique d'une scène, d'un repas, ceci est à lire, ceci est à vous, ceci est là au beau milieu de la figure et je me figure que la grand toile des numériques espoirs va bien vite bouffer mes mots - tout doit disparaître ; le disparate comme l'important - et c'est bien pour cela que chaque jour je reviens déferler avec mes mots contre l'offensive de l'oubli - ceci n'est pas vrai ; je n'suis ici que pour forger mes mots -

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 15 Octobre 2010

Tout à commencé dans un rêve - mon rêve, ma nuit - tout à commencé sur une place dans une ville mi Venise mi place de la comédie et dans cet endroit car c'est un rêve je tombe sur un lance roquette, un de deux de jeux vidéos avec une grosse ogive ; sans animosité je décide de tirer sur une chose - ne sais plus quoi - elle explose, je recommence car comme dans les jeux vidéos l'arme se recharge, je commence à tirer sur les gens et les regarder exploser, je vois une baraque à frite et je tire en m'étonnant son explosion ne libère pas une senteur de fritures, je vise les gens, parfois les roquettes rebondissent et vont exploser plus loin et puis je mets à tirer en l'air au hasard et je regarde tomber les roquettes - explosion en cascade - et puis je pars avec un ami, je marche sur vers un pont vénitien dans une poche un programme du cinéma Diagonal roulé et bien sur mon appareil photo et cet ami me donne une arme, un pistolet. Nous arrivons sur le pont et une jeune femme de la police fouille les passants. Quand elle s'adresse à moi je lève les mains docilement un sentiment de fierté de celui qui va se faire arrêter. Je me retrouve dans une prison, on me conduit vers une cellule, elle ressemble à une chambre d'étudiant avec quatre lits superposés et trois jeunes étudiants - je m'étonne qu'une des parois de la cellule soit une baie vitrée qui donne sur la rue, une rue dans laquelle des jeunes filles en fleur viennent nous regarder avec envie -. Les autres m'expliquent les règles de la prison et à un moment des filles entres dans la cellule, pas farouche elle se déshabille mais mon rêve me propulse dans une cité étrange façon héroïque fantasy, une fille archaïque toute construite en bois et sur pilotis au dessus d'un désert, j'y suis un prisonnier en semi liberté - je le sens - avec un autre ami. Je marche, je me perds, je dois retrouver l'arène central - je fini par la retrouver, des centaines de personnes entrent. Je rentre. Je suis assis dans une tribune il s'organise devant moi une célébration pour une délégation venu d'un pays lointain. Soudain tout explose, un complot, un combat, un chaos, le rêve m'investit de voler une relique pour le compte de ce royaume en visite. Je m'enfuis, mon ami me suit, on court, on évite de prendre part au combat pour mener notre mission à bien. On trouve les reliques - elles ressemble à deux statues africaines et de barres de bois comme des tringles à rideaux et on échafaude un plan pour s'enfuir définitivement, on va cacher les reliques et aller négocier avec le chef de la délégation en visite pour qu'il nous laisse partir avec lui en échange des reliques. On débat en courant dans la forêt ; on voudrait prendre parti au combat mais on évite et puis on tombe sur un groupe d'orque - enfin c'est ce que l'on se dit dans mon rêve mais il est indéniable que ce sont plutôt des goblins. Avec mes deux tringles à rideaux j'en décapite quelques uns et nous continuons de courir jusqu'à arriver à une bourgade marine avec un bateau à quai. Je cherche donc une cachette pour les reliques et je m'engueule avec mon ami parce qu'il répond à coté à mes questions. On décide de cacher les reliques dans un bac à fleur, sous les petites billes d'argiles. Et puis on repart, il y a une brille avec un parking et des voitures, on saute par dessus la grille de façon acrobatique. Un homme nous voit il essai de fait pareil et n'y arrive pas. Et là je me suis réveillé. 

 

Si quelqu'un s'y connait en rêve que dire de tout cela ? 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 14 Octobre 2010

L'éphémère connaissance des choses étonnantes - la simple idée qu'un collage que l'on fait de nos mains - de travail manuel - aurait le pouvoir métaphorique d'étoffer et de réchauffer le galbe fort et fin de l'estime de soi - image de soi comme le reflet bien forgé de son estime intérieur - ; atelier de collage dont il découle une question : est-ce que ça se colle, se décolle, se recolle et se décolle encore l'estime de soi pour composer, structurer une image de soi ? Faudrait-il que ça se compose comme un collage d'art l'image de soi ? Oh oui je voudrais que ce soit vrai, que l'on ai une colle à image de soi pour se constituer une image folle, stricte ou juste en phase avec soi - oui j'aime cette idée folle un peu foutraque de façonner son masque, son image, son reflet d'un millier de morceaux éparses, l'estime de soi en composite magnifique de milles feuilles de papier glacés pour forger le glacis remarquable de cette espèce de soi, estime de moi, milles morceaux de milles horizons différentes pour mille facettes intimes je veux d'une réalité déformée de soi car le collage déforme toujours un peu, un soi sans perspective, un soi cubiste, un soi d'art et d'essai, surréaliste et si séduisant - oui je veux être un collage à papier ; j'ai déjà une maison à papier il me faudra bien être un homme de papier pour l'habiter non ? -

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 14 Octobre 2010

Tomber en panne sur la route - panne de voiture ; durite trouée - tomber en panne rien de sexuel même si c'est la nuit au bord de la route un corps en déroute et la carrosserie à l'arrêt - diagnostique improvisé sans regard pro pour super viser - même pas la peine ; le coup de la panne en habitude et maintenant que devoir faire ; téléphoner à l'assurance, réponse rapide voix chaleureuse mais inutile - en toute franchise je ne suis pas assez loin ; comble du comble je suis coincé en bord de route surtout trop près de chez, surtout si loin de tout - et finalement ffaire sans eux, trouver le numéro d'un dépanneur pour dès panner ma voiture, m'emporter un peu plus loin, un peu plus ailleurs sans savoir où dormir ; hypothèse de l'hôtel ou de ces gens que l'on dérange en pleine nuit et la perspective de rentrer chez soi, chez moi, ni quand ni comment, chaque chose en son temps - le temps de poser la voiture sur le plateau et chemin arrière avec un dépanneur un peu loquasse - déposer la voiture et promesse d'un paiement qui dans cet instant de nuit semble ridiculement démesuré - envisage le retour, l'hôtel ou le taxi - tant qu'à y perdre les bras opter pour le taxi vraiment pas bavard, seul le GPS gesticule des ordres absurdes, le taxi roule affreusement doucement par bonté d'âme et ne pas affoler le compteur m'arrachant pourtant le prix d'un second bras. Et voilà que tout cesse je suis rentré ici, je suis ici, je suis là

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Rédigé par Cheval de bois

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