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Publié le 28 Octobre 2010

Envie de baiser – envie de câlins ; faut-il les opposer, les associer, les lire en transparence avec le même sens, les mêmes enjeux, la même envie de vivre qui palpite sous ces deux expressions qui cèdent à la langue de France le romantisme ou la vulgarité – envie de baiser et envie de câlins seraient-ils deux expression un seul et identique désir ? Il est possible que je n’ai pas la langue de bois mais pourtant je ne sais pas répondre à cette question, je suppose que si je savais répondre je n'aurai pas cette envie de "baiser" car la réponse m'aurai - je l'imagine - permis de le faire. Faut-il comprendre qu'une femme qui a envie de câlins ressent dans son corps la même envie qu'un homme qui a envie de baiser ? Je pense que c'est vrai, ou partiellement vrai en tout cas, partiellement parce qu'entre deux hommes qui disent avoir envie de baise et deux femmes qui disent avoir envie de câlins il n'y a pas forcément la même notion et de la baise et du câlin et donc cette nuance - ou variation - au sein du même sexe se retrouve aussi forcément entre les sexe opposés. Mais je pense que ces deux expressions relèvent du même manque ou de la même pulsion. Mais alors pourquoi deux mots différents pour exprimer ce que le corps dirait d’une seule voix ? Je voudrais bien le savoir et répondre d’un trait d’esprit, une fulgurance telle que les femmes courront se jeter dans mon lit mais tant de chose peuvent intervenir pour moduler nos mots ; la timidité, la pudeur, l'impudeur, la provocation, une forme de rationalité terre à terre qui dirai le besoin du corps sans dire le reste, une forme de sensibilité qui dirai le besoin de l'âme sans dire le reste, l'honnêteté, la peur, la tendresse, la mise à distance de l'autre ou la volonté de l'apprivoiser ; la baise laisse l'autre à distance le câlin le rapproche, à moins que ce ne soit que la résurgence des modèles ancestraux de la femme docile et du mâle dominant, la peur de l'engagement, l'envie de la présence, figures de rhétorique sexuée, machisme contre romantisme, ce n'est peut être qu'une question d'éducation et de culture personnelle, que l'on se construit où que l'on consolide, des mots pour façonner son image, tant de chose encore. 

 

Mais si je dis baiser, si j'use de la langue vulgaire pour cristalliser ce désir charnel, c'est pour dire mon envie d'avoir une relation sexuelle - non pas une main une suite, une série, un certain nombre de relations sexuelles - sans m'engager dans une relation qui soit de l'ordre du sentiment et de la contrainte. Juste du plaisir à partager, un plaisir à prendre en bonne compagnie sans devoir se séduire, se rendre fidèle, attentionné ou attentif pour s'octroyer les bonnes grâces de cette partenaire - féminin singulier ou féminin pluriel -. Je réalise que dans baiser ce qu'il y a de vulgaire ce n'est pas l'acte sexuel qui reste pour moi un partage de passions charnelles sur une base de respect et de connivence réciproque mais c'est l'après, l'avant, c’est ce qu’il se joue hors du lit - où de n'importe quels lieux où il est bon de baiser - c'est cette relation sans enjeux émotionnels, sans séduction, sans attention, c'est s'endormir après avoir joui sans prendre le temps de la tendresse, c'est la séduction qui se meurt, juste un coup de téléphone - tu es dispo pour baiser ce soir ? - c'est l'indifférence à l'autre en dehors de tout enjeux sexuels, oui tout ceci est vulgaire mais jamais la baise dans sa dimension charnelle ne le sera vraiment - vulgaire - pour moi et pourtant c’est ce que je veux la liberté individuel et le jouissance collectif, c’est la présence de l’autre dans mon lit et pas au dehors, c’est un fantasme qui est là depuis si longtemps que je doute qu’il advienne un jour alors à défaut de pouvoir le faire – baiser – je puise dans la tension sexuelle de sa frustration l’encre de mes mots - et j’aime ça -

 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 27 Octobre 2010

Oui je vais bien - pour le moment ; ce genre de choses ne sont jamais très sûr - alors ne nous avançons pas sur le sujet qui pourrait tourner comme le vent, le fil de l'eau où la météo sur TF1, un premier livre à écrire et ne m'en demandais pas le thème, le titre, ni les traits de caractères tout ceci n'est pas secret mais relève de la magie noire, de ce que l'on ne dit pas, de ce qui sera lu achevé et non ébauché même si je suis sûr que des ébauches de phrases se sont distillées au milieu de mes mots depuis bien avant que le présage d'un ouvrage leste le laisse supposer - reste à savoir quand écrire, bien sûr il y a le ici et maintenant et l'envie folle d'une écrivaine, je suis une écrivaine, une femme qui se donne à nue et en mot avec derrière elle un homme à plume - les hommes à poils sont souvent derrière les femmes nues et souvent dedans aussi d'ailleurs - qui se veut secret mais qui s'amuse de cela, se donner en spectacle lettré , spectacle organisé en écriture matinale - maintenant en fait - et un peu le soir ; avant j'étais du soir et de la nuit mais la nuit ne se prête pas à la contrainte d'une écriture - cohérente - c'est plutôt de l'écriture plaisir mais je m'atèle à la rédaction d'une histoire et donc un roman et donc j'avais besoin de temps contraignable mais sinon moi je vais bien, plutôt libre, le vent d'hiver s'approche mais le soleil résiste et donc rien ne peut me rendre morose sauf peut être parfois la solitude, non pas la solitude mais le manque - physique, charnel, sexuel -, en fait non, ceci est de la frustration et la frustration ne me rend jamais morose mais simplement en manque et ce manque, ce désir à assouvir opère comme un moteur, mon bon moteur sauvage et intérieur, peut être que si je pouvais baiser à l'envie j'écrirai moins, c'est curieux non ? angoissant peut être aussi un peu parce que je veux baiser - ou faire l'amour en langue chaste - bien autant que je veux écrire, et si l'un allez sans l'autre ... s'il fallait choisir, je choisirai de ne pas répondre, pas ici pas maintenant

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 26 Octobre 2010

Le journal du diariste ceci est un fantasme, une envie, être diariste et rédiger au grès du vent - qui souffle fort - mon histoire en divagation et digression du monde, le journal du diariste, le blog du diariste, journal intime déroulé au quotidien pour le plaisir de dire soi, de dire tout, de dire haut et fort le for intérieur dire bonjour c'est moi ; levé habillé douché près à l'assaut de la ville venteuse pour récupérer ma voiture et payer mon bras en échange de la mécanique et puis revenir ici ou me perdre à la ville pour regarder le tennis et puis rentrer après, un peu plus tard et me dire qu'il sera temps d'écrire, de me mettre à la planche pour rédiger je ne sais quoi et travailler aux mots et aux association d'idée - de l'art, de la culture, de l'humanitaire et de la révolution - et puis le soir viendra et viendra de quoi savoir que faire, s'étioler à la correspondance ou espérer que le transfère souhaité du mail ai fini de se joindre à ma boite et lire alors le contenu et me perdre en conjecture ou en écriture, parler de soi c'est quoi ? Parler de moi c'est quoi ? Comment parle rde moi ? Qui suis-je ? Le mystère où le mot se pose. Je suis moi, moi et moi, moi moi moi oui moi, séduisant moi, moi moi et moi

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Octobre 2010

Georges Frêche tu es mort, oui il est mort le vieux gros, l’énorme bedaine, la grotesque silhouette qui planait ombrageuse sur les terres septentrionales du pays sudiste a cédé place à son vide, à sa mort bref plus rien et pour moi c’est curieux et c’est surement con mais il me manquera le gros Frêche, c’est la verve ouvragée de cette langue cultivée que le vieux Georges avait qui avait à mes yeux le mérite de trancher dans le paysage assagie de la langue de pouvoir – je ne dis pas que je me fonds dans le moule chaotique de sa parole délitée – oui mais j’aimais chez ce chef tyrannique dans un fief régional la radicalité assumée de sa posture gigantesque, il avait l’art nu du souffle politique palpitant à l’orée de la provocation et flirtant bien souvent avec la déraison de la passion narcissique, l’incarnation grotesque d’un homme qui faisait passé après lui l’ensemble des règles établies, il était la loi, la loi et l’ordre et c’était ça qui était beau, qui encore aujourd’hui peut se targuer d’incarner avec brio cette posture sur réelle de l’homme au centre du monde - posture poétique de l’homme et de sa pensée dominant de son égo cultivé sur le terreau fertile de sa réflexion empirique le monde contemporain qui s’agite autour de lui. Oui j’aimais cela cette fidélité à long terme à ses propres valeurs même si je ne partage pas forcément celles-ci j’aime la cohérence de l’homme et si l’aimer ainsi devait faire frémir la pensée réactive alors j’en suis heureux et il en va du George Frêche comme du Christ, si les aimer attise l’interrogation et le rejet alors je l’ai aime aussi par amour révolutionnaire

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 24 Octobre 2010

Un dimanche sous la pluie en bord de vie - la mer trop loin - et le feu toujours pas allumé, qu'il soit sacré ou secret ou simplement en cheminé il n'est pas là - rien que du charbon comme si mine de rien je revenais du font - bientôt il fera froid et sera temps de sus nommer la pluie et le beau temps ; mais là juste la pluie en appuie dominical, un temps à l'écriture je suppose mais les choses que je dépose là en deçà de ce curseur qui avance me prouve le contraire, c'est de la prose laborieuse comme un cheval bulgare pas plus séduisante qu'un dimanche sous la pluie que je déplie ici et qui ploie c'est certain sous le poids acronyme de s place nécessaire, je charrie sans varier la même mélasse profonde sédimentée sous la couche claire de la conscience - je parle de la mienne - et je fais joujou dans les volutes sombres et les remouds sales et je trouve ça beau, non je trouve ça fun, je trouve ça fin comme un trait d'esprit à couper au couteau pour dégraisser la charge de suie et de souffre et comme souvent je vais couper cour sur un élan de guitare 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 22 Octobre 2010

Mine de rien je n'ai rien à dire, rien à en dire de ma journée et de ce monde qui a vécu comme à l'accoutumé une page aussi - rien à dire rien à détester rien à adorer, la calme plat sans intérêt ce qui au final est ce que je sais le mieux gloser mais faudrait-il alors que j'oubli les mots d'hier qui aspiraient je crois à l'emphase dramatique d'un combat romantique en cela qu'il serai perdu d'avance ? Faudrait-il que je trouve dans l'instant un combat, une flamme, une fougue, une passion, un amour de la déraison et que je sombre à la fin de cette ligne dans le profond de l'abysse et que je touche ce front de la révolte populaire ou élitiste des causes perdues ? Faut-il foutre le feu ici et là à la rancoeur et la colère et regarder brûler le monde ? Je veux un brûlot à vociférer à la face du lecteur apeuré mais rien ne vient, où se dort ma conscience révolutionnaire ? Pourra t on la sauver ? 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Octobre 2010

Délier le fil de l'eau, de l'humeur et de la lame, délier le fil tout simplement de haut en bas, de débats en démence sans jamais abdiquer au démenti, dérider le fil de l'eau que je peuple d'un reflet et de ma plume concentrique - il est le temps des blogueurs, le temps de soi qui s'inscrit dans le mot et qui prétend à la parole ; en ces temps troublé de doute démocratique et de paroles asservies que faire de soi, de sa langue et de ses mots et de l'idée d'être lu - il n'y a pas si longtemps encore je chérissais la parole comme un acte de combat, la rhétorique et l'emphase au service de soi et d'une parole au firmament pour porter haut la lutte et les idées, défendre le mot contre le monde entier, antique résurgence romantique du mot dressé contre le monde, le mot jeté à sa face et maintenant quoi ? Maintenant blog, bloguer, blogueur et après ? Gouvernement mondialisé contre la parole diluée et dieu,que faire, que dire ? Se battre mot pour mot, oeil pour oeil et mot pour dit et je bat le vent avec peu de mot - c'est absurde et insensé et je me dois de repeupler le monde de l'assaut de la lutte intense et vaine 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 21 Octobre 2010

Faut-il que ce soit un acte curieux mais je l'avoue je ne me relis pas ou peu et rarement si je n'en ai pas une forme de nécessité ; je relis il est vrai les mots auxquels vous faites écho, je relis les mots que l'on lit de moi mais les autres, tous les autres, les orphelins de la lecture - non je n'aime pas me relire, relire mes mots et mes brouillons, oui j'ai souvent peur de ma prose, du face à face avec ma prose, j'ai peur du fil de mon écriture, pas de ce que j'écris ici mais du fil manuscrit des mots qui se dessine sur les pages blanches - j'ai redoute ce face à face avec moi, avec le reflet de mes mots - et pourtant quand je me fais la violence de relire mes traces je suis souvent surpris - agréablement surpris sans narcissisme mais avec soulagement - surpris de la teneur et de la forme, surpris de ce que j'ai su écrire, un soulagement bien appris, bien après coup dans le seul regard de mes yeux, dans le blanc face à face surgit parfois le réconfort et la force de continuer, ici le réconfort c'est vous, la lecture d'autrui 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 20 Octobre 2010

Pour deux dollars de plus je de n'en rajoute pas, l'article et le blog sont toujours immaculé - drôle de conception - pas une rature, pas une césures, un espace lisse et blanc et carré au bon format bon pied bon oeil et puis la tête, l'écriture prend de drôle d'atour, des aspects reposés et presque sereine et elle semble suivre le fil de l'eau plus que le fil de l'épée, elle singe le calme plat déclinant à tout va les avis et les tempêtes mais l'écriture n'est pas ceci, l'écriture c'est des histoires et des ratures et des ratées et des hachures et du à chier c'est tout cela c'est le plaisir et la passion et le vertige du face à face c'est la sueur et puis l'angoisse quand ça coince, c'est des vestige que l'on exhume de sa conscience de ses souvenirs - mineurs de fond - alors qu'ici je ne fais que façonner la forme et fouiller la surface - c'est du moins ce que je dis ; ce que je donne c'est différent, c'est autre chose, c'est ce que l'on prend, c'est ce que l'on lit, ce que l'on surprend et ce que je délie de la plume celle qui s'agite ici et là, le demeurant grandiose et l'emphase en retour, en revirement de situation

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 18 Octobre 2010

Le dévidoir - ni évier ni poubelle - le dévidoir de ma pensée, c'est peut être ici que cela se joue, je dévide tout ce qui me peuple le cerveau, le superflu de ma pensée accumulé au fil des ans où je n'ai pas tout dis, où je n'ai rien écris, c'est peut être ici que tout ce joue, le passage obligé pour y voir clair, un peu plus clair, pour mettre à jour dans mes archives le sens premier de mon écriture. Je suis né à l'écriture devant l'écran et le crépitement du clavier, à cette époque l'écran s'éclairait de lueur orange et je ne me souviens même pas d'un traitement de texte juste des lettres sur l'écran - c'était évidant il fallait écrire ; c'était la seule chose logique à faire - et moi qui jamais ne disais rien je me suis mis à écrire, j'avais tout un monde - entier - à apprivoiser et une demie vie déjà a consigner, à parler. J'avais du retard sur la vie, sur les mots, sur l'expérience - retard à l'allumage et des mots accumulés et des non-dits tout autant. Peut être qu'aujourd'hui pour pouvoir écrire il me faut me défaire de tout cela, de tout l'ancien, le sédiment littéraire qui recouvre mon être, et ceci est un blog mais ceci est un dévidoir, un tamis, un filtre, un bac de transite, de sédimentation, c'est le sens de l'écris, de mes cris  littéraire et un jour le romanesque viendra poindre sous la surface et le roman viendra à point et pour les points à la ligne faudra repasser et sous le forma bien calibré de cet espace intime je continu de déverser le flot de mon âme et tant pis si la redondance des allitérations résonne encore parfois creux - j'écris là comme un tag et un jour je serai Basquiat sauf que moi je ne serai pas mort ; de toute façon c'est con j'suis déjà trop vieux pour la révolution façon Basquiat et bientôt je serai même trop vieux pour la révolte du Christ, il ne restera rien que moi au petit matin dérisoire

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Rédigé par Cheval de bois

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