Articles avec #poesie tag

Publié le 18 Août 2017

Au temps où j’avais pour la poésie un œil méfiant je considérais de façon assez caricaturale que la poésie c’était le romantisme et rien d’autre. Et j’associé à la figure du poète romantique le nom de Paul Verlaine. Il était pour moi la figure tutélaire du poète sombre et mélancolique qui dressait ses vers et sa prose contre le destin du monde. C’étaient là mes préjugés de l’époque et je m’en contentais très simplement sans prendre la peine de lire les poèmes de Paul Verlaine. Et puis j’ai commencé à chiné quelques livres de sa poésie et j’ai commencé à lire ses poèmes et je suis tombais de haut : je n’imaginais pas autan aimer les échos de cette poésie.

Alors maintenant, dès que je peux chiner des livres de Verlaine je n’hésite pas à le faire. Et j’ai pu en chiner deux récemment. Pour un euro j’ai trouvé Sagesse Amour Bonheur à la nrf Poésie/Gallimard. Au fil des mois je me constitue une belle petite bibliothèque de cette collection-là. Sagesse est un poème de 1880. J’ai pioché ensuite du même auteur et pour 0.25 centimes un recueil sobrement titré Verlaine et qui contient les poèmes de Jadis et naguère qui date de 1884 et Parallèlement qui date de 1889. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me plonger dans ces ouvrages mais je ne doute pas aimer mes futures lectures.

Et si le prochain livre n’est pas un poème, c’est malgré tout l’œuvre d’un poète puisque c’est Anicet le premier roman d’Aragon, un roman qu’il a commencé à écrire alors qu’il était encore au front de la première guerre mondiale. Je ne peux rien vous dire sur ce livre si ce n’est qu’il ne m’a couté que 25 centimes.

et hop le cap des 70 euros dépensés

et hop le cap des 70 euros dépensés

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #poésie, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 15 Août 2017

Cela fait quelques temps que je n’ai pas chroniqué ici l’entrée de nouveaux livres de poésie. Et pourtant la poésie fait partie des ouvrages que je recherche activement à chaque sortie en vide-grenier. J’ai passé des années à maudire la poésie, à la dédaigner, à la signer avec morgue et cynisme. Mais c’était sûrement par ignorance et paresse intellectuelle ; à moins que ça n’ait été pour me protéger d’elle. Qu’importe c’est une époque révolue et aujourd’hui que j’essaie d’écrire de la poésie j’essaie aussi de me nourrir de poésie.

Revenons donc sur quelques livres chinés cet été. En premier lieu deux recueil de poésie édités par France Loisir en1992 dans la collection La bibliothèque de la poésie. Je suppose que ce sont des livres cadeaux offerts, ou achetés puis jamais ouverts parce qu’ils sont encore comme neuf. Il y a le tome 14 sur la poésie populaire et le tome 12 sur la poésie surréaliste. Pas besoin que ce soit une édition prestigieuse pour pouvoir prendre le recueil, y picorer quelques textes et le reposer ensuite pour picorer ailleurs. C’est aussi pour cela que j’aime la poésie, elle ne réclame pas une grande rigueur au lecteur qui s’adonne à elle.

L’autre ouvrage à être invoqué ici c’est un recueil d’Arthur Rimbaud, c’est déjà plus précis, et le titre de cet ouvrage est sans équivoque puisque c’est Poésies. Il regroupe les poèmes que l’auteur à publier entre 1869 et 1872. Quand on pense que ce poète a écrit et publié ses premiers poèmes à 15 ans ça fout une claque. Le recueil édité en 2001 contient donc Poésies, mais aussi des œuvres un peu plus tardive (tout est relatif avec Rimbaud) avec Une saison en enfer, Illuminations et Un cœur sous une soutane. A la différence de ce que je disais tout à l’heure pour les livres qui regroupent plusieurs auteurs sous une même bannière, se plonger dans le recueil d’un même auteur permet une approche différente, plus linéaire permettant ainsi une meilleure perception de ses évolutions. C’est très très cool de rentrer du Rimbaud dans la bibliothèque, surtout pour 50 centimes.

De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)
De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)

De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #poésie

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Publié le 15 Juillet 2017

On reprend de plus belle les chroniques des ouvrages chinés en vide-greniers qui vont rejoindre ma bibliothèque chinée et on reprend avec la part du roi, de la poésie. Plus précisément un recueil de poésie en trois tomes. Ces trois recueils sont titrés Les Meilleurs Poèmes de 1818 à 1918 et ils ont une particularité que je trouve intéressante, c’est une sélection de poème réalisé par Paul Eluard. On retrouve dans ces recueils des noms de renoms que je connais tel que Guillaume Apollinaire, Blaise Cendras, Paul Valéry, Rimbaud, Hugo ou Lautréamont mais aussi des noms qui n’ont pas su conserver la même renommée au fil des années, à moins que ces auteurs dont je ne connais pas le nom démontrent la grande faiblesse de ma culture poétique.

Derrière les André Spire, Luc Durtain, Raymond Roussel et tous les autres que je ne connais pas il y a les auteurs que Paul Eluard a choisi de mettre en avant en 1953. Et cela rend ces livres vraiment intéressant, c’est comme une photographie d’un temps passé qui ouvre à voir sur une époque révolue mais dont l’aura persiste encore mais de manière incertaine, floue. Je ne vais pas la jouer on entre dans l’esprit de Paul Eluard, mais c’est malgré tout un peu l’impression que ça me donne. J’ai l’habitude de piocher les poésies dans les livres de poésies sans les lire de de manière chronologique en partant du début pour finir à la fin. Mais Les Meilleurs Poèmes de 1818 à 1918 me donnent envie de prendre les bouquins dans le bon ordre.

Encore une fois, en plus du contenu des ouvrages l’objet livre en lui-même est intéressant. Ces ouvrages ont été édités pour les membres du club français du livre en 1953. Comme pour le Dracula chroniqué hier, ces trois ouvrages sont des tirages limités et numéroté de 1 à 5000 pour ces éditions. Curieusement, ou malheureusement, sur les trois ouvrages qui semblent faire partis du même lot, un seul présente un numéro, le n°4721. Les deux autres exemplaires le numérotage n’apparait pas. Qu’importe, je possède les trois tomes, ils sont plutôt en très bon état et je ne regrette pas de les avoir payés un peu plus cher qu'à l'habitude puisque j'ai payé 2 euros par ouvrage. Maintenant ils attendent juste que je prenne le temps de les lire cet été sous le soleil.

Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison
Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison
Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison
Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison
Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison

Trois exemplaires d'une même série, d'une même oeuvre, mais seulement un seul porte la numérotation. Avec cette dépense la somme totale grimpe à 44 euros pour la saison

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Publié le 17 Juin 2017

Au temps de la pornographie, instant mécanique d’insoumission, j’ai envie de remettre de l’humain parmi les corps.

Au moment de la masturbation, lorsque mon sexe éprouve l’exponentielle ascension de sa densité j’ai envie de remettre des mots.

Je veux glisser de la littérature dans ta culotte comme j’asperge ton crâne de la langue qui naît sous l’effet de mes doigts d’or.

Entre les vits et les cons huileux d’amour, dans le fourreau étroit de ta chair et de tes dessous de soie de chine, j’irai jeter les cris en cadeaux.

Ici bas j’écris comme le médium, comme le mortel qui bande, et d’un geste souverain je tance le désir de ne pas m’offrir de fleurs dénudées.

Les corbeaux ne chantent plus et les pies sont rassasiées de dorures dérobées, ne reste que la pulsion de ma nymphe romantique.

Elle a grandie en larve, couvée par les entrailles de la terre boueuse et voilà qu’enfin elle cristallise sa chrysalide démodée.

De la poésie mon cul ! De la baise pas plus. Sort enfin de là ma muse dérobée, nue sans culotte ni car c’est bien plus pratique.

Alors tu pourras danser, écouter les constellations guider l’éros de tes sens vers la vibration harmonique de mon sexe corrodé.

C’est le temps et l’usure d’une marque atmosphérique, c’est l’absence, c’est le manque d’une pulsion qui charrie un plaisir mémorable.

Dans les hauteurs remarquables des cheminées de briques des hauts fourneaux ouvriers se forgent la fougue cramoisie de mes amours érodés.

Sous le diaphragme carnivore des mes besoins impériaux je vois que des frelons asiatiques frôlent dangereusement ta peau de poupée adorable.

Et quand viendra la fin et qu’il faudra conclure, je sortirai mon sexe dans le panache gargantuesque d’une solitude mise à nue.

Et j’offrirai aux mondes, ainsi qu’aux quatre vents, l’aspect de ma personne qui ne s’encombre pas du poids de ma vertu.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme, #Sexualité

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Publié le 14 Juin 2017

Ça va finir par se remarquer. Et lorsque ça va se remarquer ça va devenir grotesque, absurde et même frôler le ridicule. Quoi donc ? Ma collection de recueil de poésie de Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal. Au début de cet article ma collection comporte dix fois Les Fleurs du Mal et à la fin de cet article j’aurai ajouté quatre fois l’ouvrage pour passer à quatorze. Quatorze fois le même livre quel sens cela peut bien avoir ? Quatorze fois aujourd’hui et après vingt ? Et après quoi ? A partir de combien d’ouvrages je vais songer à m’arrêter ? Et à ce moment là qu’est ce que je ferais de ces bouquets de fleurs du Mal ? Je n’en ai aucune idée … l’avenir vous le dira. Et si jamais vous êtes à la recherche d’un exemplaire des fleurs du mal faites moi signe je peux vous en offrir un.

Je commence cette chronique des nouveaux exemplaires à entrer dans la bibliothèque chinée avec une édition de 2006 chez Larousse dans la collection Petits Classiques, c’est une édition pour lycéens avec en plus du texte intégral des synthèses, des analyses, des clefs de réflexions, etc. Et surtout avec une couverture assez moche, voir un peu horrible qui affiche de dos une jeune femme que je suppose romantique avec son chapeau à plumes et sa robe bleue qui découvre très largement ses épaules, suffisamment pour que l’on puisse bien voir le tatouage en coloré de la demoiselle qui en bonne romantique c’est faite tatouer un cobra avec des fleurs … j’ai un petit doute quand à la cohérence historique de cette illustration. Ce livre pour 1 euro.

Ensuite j’ai trouvé une édition de 1999 chez folio classique, une édition des Fleurs du Mal présentée et annotées par Claude Pichois. Cette fois la couverture est fait dans le classique avec un extrais de Judith III un tableau de Klimt. Celui-ci pour 1 euro encore.

Je poursuis avec un exemplaire dans la collection nrf de Poésie / Gallimard édité en 1989 mais en très bon état. Petit à petit j’agrandi ma collecte des livres de cette collection, y faire entrer Les Fleurs du Mal c’est cool, surtout pour 75 centimes.

Et pour finir, le meilleur forcément avec un exemplaire un peu ancien. C’est un ouvrage édité chez Les belles éditions domiciliées rue Servan, 63, Paris. Le livre coûtait 20 francs à l’époque. Mais l’époque c’est tout le problème parce que je ne parviens pas à dater l’ouvrage. Une page semble avoir été découpée en premier page, peut-être qu’il y était indiqué la date … J’ai essayé de rechercher un peu sur internet mais je n’ai pas réussi à trouver une date ou une estimation de l’époque. Avec son papier épais, son impression imparfaite et ses caractères qui ont marqués le revers des pages j’ai la sensation que l’édition est ancienne. En tout cas c’est la plus ancienne de ma petite collection ; chiné pour 25 centimes d’euros !

 

 

Trois fois l'un plus l'autre

Trois fois l'un plus l'autre

Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros
Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros
Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros
Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros
Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros

Et donc quatre nouveaux exemplaire des Fleurs du Mal qui entrent pour 3 euros, faisant monter la somme totale à 36 euros

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #chiner, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #poésie

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Publié le 12 Mai 2017

Chiner est une errance de fin de semaine, à l’aube se promener sans but et découvrir sur le chemin du hasard des objets et des choses qui parlent. Mais une fois revenu au reste de la semaine chiner nécessite de l’organisation, surtout lorsque l’on partage deux passions : chiner et bloguer. Il y a chez moi des bibliothèques éphémères, des étagères conditionnées à recevoir les ouvrages de passages, ceux qui reviennent des vide-greniers et qui attendent d’être nettoyé puis chroniquer dans la série d’article que je déroule ici chiner sa bibliothèque avant de rejoindre leur destination principale, la bibliothèque chinée des livres qui restent. Au grès des articles que j’écris et ceux que je n’écris pas, au grès de mes trouvailles et des choses que je vois comme des trésors les bibliothèques éphémères se remplissent, se gorgent puis se vide avant de se reremplir comme sous l’effet d’un ressac invisible.

Je n’ai eu qu’à me pencher sur l’étagère en question pour attraper quelques livres dont certains contiennent de la poésie. Je trouve que j’ai chroniqué beaucoup de science-fiction en ce début de saison et assez peu de poèmes. Mais je ne vais pas m’attarder sur deux des ouvrages attrapés parce que ce sont des livres que j’ai déjà chiné et dont j’ai déjà chroniqué l’entrée dans les pages précédentes de ce blog. Le premier c’est un nouvel exemplaire des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. C’est la neuvième édition que je chine pour ma collection idiote mais ça doit être mon dixième item si je compte l’édition que je possédé avant d’avoir cette drôle de lubie. Parce que oui, collectionner Les fleurs du mal c’est idiot, un seul recueil contient déjà tout et les recueils que j’ajoute à cette collection ne sont ni rare ni rien, mais j’aime bien rentrer de chine avec un exemplaire et puis ça me rassure quand au fait que beaucoup de gens ont eu Baudelaire chez eux. C’est une édition de 1993 achetée dix Francs à Super U et qui est comme neuve. Depuis ces années personne n’a dû se pencher dessus.

Le second ouvrage que je possédais déjà c’est Alcools d’Apollinaire une édition de 1967 chez Poésie/Gallimard en très bon état pour son âge. C’est déjà plus rare de croiser Apollinaire en vide-grenier et je l’ai pris pour cela, en me disant aussi que ça ferait sûrement un joli cadeau à un amateur de poésie.

Ensuite vient un ouvrage qui n’est pas de la poésie puisque c’est Atala-René de Chateaubriand. Le problème si ça en est un, c’est que Chateaubriand étant un écrivain romantique et porteur du goût de l’exotisme j’ai tendance à penser que c’est un poète. Je pourrais tricher et regarder dans Wikipédia ce que je pourrais dire sur ce roman, mais je ne vais pas le faire et vu que je ne l’ai pas lu, je ne vais rien en dire, à part peut-être qu’il est lui aussi comme neuf même si c’est une édition qui date de 1964.

Le dernier livre dont je vais vous parler ici est un petit livre de poésie contenant les poèmes d’Ida Jaroschek et dont les illustrations sont des reproductions des peintures de Catherine Bergerot-Jones. Le livre se nome L’espace d’un souffle – automne –, les poèmes y sont courts comme des haïkus bien qu’ils n’en respectent pas la syllabique drastique (5-7-5). Pourquoi achetés un livre dont je ne connais rien ? Déjà parce ce que c’est le luxe et la chance qu’offrent les vide-greniers, découvrir des objets inattendus. Ensuite parce que ce livre d’abord est un exemplaire numéroté et signé par l’auteur et l’artiste. Qu’importe de connaître l’auteure et l’illustratrice avant de leurs ses vers et regarder ses peintures, l’objet est déjà beau, il porte de la poésie, il est de la poésie avec se couverture nouée par un ruban blanc, couverture en papier épais dont le grain caresse la pulpe des doigts il invite à voyager. J’ai découvert dans ces pages une poésie concise qui vise juste, et qui dans on économie de mot laisse une grand place à l’évocation et à la sensation. C’est une belle découverte. L’ouvrage date de 2009, et assez logiquement pour un ouvrage chiné, l’auteure est de la région. C’est une belle pièce à entrer dans la bibliothèque chinée, et je ne regrette pas d’avoir mis un prix un peu plus élevé que d’habitude.

Pour ces quatre ouvrages j’ai dépensé 6 euros, mais la plus grosse partie de la somme a été pour L’espace d’un souffle édition numéroté payée 5 euros, je vous laisse calculer à combien me sont revenus les autres.

ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier
ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier

ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier

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Publié le 10 Mai 2017

Tu croise sous l’hiver d’un document vierge déployé les traces dans la neige d’une jouvencelle désarmée.

Dès les premiers mots revient dans le vent la prière à la vierge, cette pucelle de papier qui hante mes enveloppes comme des enfants morts nés.

Est-ce la marque de l’auteur de toujours invoquer ses figures dévoyées, ces ombres chamarrées ancrées aux bittes cadenassées.

J’ai outragé ta lettre lorsqu’elle m’est parvenue, je l’ai ouverte, je l’ai lu puis cachée dans l’armoire sous un tas de linge oppressé.

Le juge à chaviré en voyant ton visage surpris et saisi par l’élan de son chibre balancé il a juté entre tes yeux avant de basculer.

Tu croyais tailler la justice en pièce en te glissant sous la robe noire d’un magistrat de province oubliant d’eux qu’ils sont des enculés.  

Ma princesse dépassée ton hymen composté ne manque qu’à ta mère, et peut-être à ton père, ne pleur pas pour ces abominables.

Seule une rivière diamantaire pourra recomposer ton plafond de verre et les vicaires tortueux de ton alambique abdominale.

Un jour je reviendrais vers toi comme le client s’en retourne vers sa catin désabusée dans l’espoir sinistre et secret d’enfin l’épouser.

Tu feras d’un geste la détresse et le drame, battement cils final pour couler au pilori le pantin désarticulé de ma silhouette explosée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 5 Mai 2017

Heureusement qu’il reste la poésie. Oui, fort heureusement il nous reste encore de la prose pour se départir de la médiocrité.

Une envolée lyrique bruisse dans le sous-bois et soudain elle jailli de derrière la futaie pour traverser le ciel avec célérité.

Les candidats sont de pauvres polémistes. Ils ont joué ce soir et à fleurets rouillés la pantomime des fous galvaudant à loisir la valeur du pamphlet.

Cela n’est grave. Je ne suis qu’un oiseau. Je possède un clavier et dans le crépuscule idiot d’une journée raturée je frappe mon ventre gonflé.

L’orge et le houblon fauchés par les mains d’artisans étrangers ne coulera pas dans ma gorger. Je suis l’enfant pauvre, un artiste fauché de la bière générique.

Mais j’ai l’encre délesté d’une amertume banale dans mes veines de papier. Au grand soir du grand vide je fantasme sur les figures idiotes dont je pourrais faire la nique.

Rouvrez donc la roche qui obture l’antre gutturale où la terre renferme l’amour. Pour les gardiens des urnes soyez sûrs que la galaxie regarde.

Rouvrez donc la plaie pour que vos cordes sensibles retrouvent une résonance. C’est une vibration comme une onde cosmique dont les rayons vous dardent.

Il reste la prose posée ici, et le temps qui efface. Il reste l’entièreté de nos âmes et la beauté des femmes. Il ne reste plus qu’une poignée de jours.

Par le désastre encordé au destin désarmé  j’applique l’extrême onction à la doxa docile que je vois danser dans la lucarne qui me fait une fenêtre sur cour.

Allons dormir sur les champs d’une bataille.

Pour une nuit entière espérer un conseil de taille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #Réflexion

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Publié le 12 Avril 2017

Il y a de l’or, liquide doré, qui s’écoule et s’enroule en circonvolutions houleuses à la commissure mouillée de ta bouche ; princesse percée jambe aussi cassée.

A l’orée duveteuse de ta forêt naissante et sur les bords séduisants de tes dentelles farouches il y a l’eau salée qui perle en sueur ; tambour désaxé frappé sur la cuisse.

Le croquemitaine doigt posé sur le fil de sa hache intime au silence, il voudrait pouvoir, trancher, réduire la foule de tes mots ; rentrer désirs verbeux dans sa bouche.

Le rayon du soleil froissé renversé sur ton ventre vrille les ombres nombreuses sur ta silhouette noueuse, tu frémis et t’affole ; tranchant osseux la main sur les yeux.

Les reines glorieuses de ta lignée antique, reins cambrés et gorge nue, lorgnent ta vie comme le fruit vert sous leurs branches charnues ; jambe balante fesses suspendues.

Je fais ode lancinante à tes cuisses écartées, à tes bras démembrés, à tout l’or qui s’écoule de ton corps dans un hoquet né de l’histoire de ton intimité ; arche détruite le roc.

Dès l’aurore je rupture, je fais monts de tes seins vermeilles et j’amorce à tes lèvres cerises la morsure outrageuse où perle sanguinaire ; soigner rythmique rompue.

Je poème mon errance bohème comme le singe voleur d’alcool, ivre et borgne je titube et je tombe dans un élan rompu je cause la fin ; poésie tranchée et la main.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Avril 2017

Il y a ma signature épaisse qui traverse ton corps

Elle macule ta poitrine mieux que tes colliers d’or

C’est une marque poisseuse qui s’allonge sur toi

Elle s’enroule et s’accroche sur ta peau et tes soies

Depuis la pointe carnée d’une aréole carmin

Jusqu’au tréfond terreux de ton nombril humain

Ma larme glisse, elle roule et trace sur ta peau

Le destin racé de ton abandon à la langue du beau

Toi là, ma jolie petite poupée qui n’est plus très sage

Tes pierres précieuses sont tombées sur le carrelage

Lorsqu’un baiser fougueux a déchiré ton corsage

Ta pudeur fiévreuse s’effondre, elle ne fait plus barrage

C’est une lame de fond qui te renverse avec rage

Couchée dans le rêve souillé d’une putain de passage

Tes endorphines diffuses dans l’atmosphère suave

La trahison discrète de ton bonheur grave

Il n’y a rien qui te retient dans les mailles de la tapisserie

Les mots dansent puis s’effilochent, la source se trahie

Du rêve au réel tu sombres dans le profond de ma forêt

Mon fluide sur ta chaire s’attache à te garder

J’ai trempé ma plume dans le foutre de la nuit câline

Pour parapher cette strophe d’une fin d’opaline

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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