Articles avec #poesie tag

Publié le 22 Mars 2017

Un poète doublé d’un gourou sectaire qui s’est exilé dans l’ombre d’un scandale ; derrière cette formule j’aurai très volontiers résumé ma figure d’auteur. Mais ce n’est pas de moi dont il s’agit l’auteur, le poète et le gourou d’un possible scandale c’est Lucien J. Engelmajer alias le Patriarche un homme qui a longtemps œuvré dans le soutien aux toxicomanes et aux victimes du Sida. D’abord ici en France dans les années 70 puis un peu partout en Europe et dans le monde avant de devoir quitter le bateau lorsque la disgrâce des procès et des accusions de viols ou de détournement de fonds risquaient de lui tomber dessus. Pourquoi est-ce que je vous parle d’un pareil personnage ? Pas pour en faire un modèle, simplement parce que j’ai chiné un de ses ouvrages. Un livre de poésie pour 50 centimes intitulés Drogue Société, un livre réalisé avec des ex-toxicomanes. Si la figure du Patriarche gourou post-hippie et poète est un archétype que j’apprécie parce que je suis amateur de faits divers, la qualité de la prose poétique est un peu plus discutable. Ce n’est pas toujours mauvais, mais pas forcément bon non plus.

Le deuxième livre dont j’ai vais parler ici est l’ouvrage d’un auteur qui s’est toujours montré à la hauteur de mes lectures. Un des tous premiers auteurs vers lequel je suis allé de moi-même lorsque j’ai ressenti ce soubresaut me dictant qu’il était temps pour moi de me forger une culture personnel. Cet auteur c’est Albert Camus et l’ouvrage que j’ai chiné de lui c’est Noces suivi de L’été. Noces est un recueil de quatre textes écrits entre 1936 et 1937 dans lesquels Camus évoque son rapport à sa Terre natale Algérienne. L’été est aussi un recueil de textes où Camus évoque et invoque le monde Méditerranéen. Et commencent à lire ce livre, j’ai eu une pensée pour le premier texte que je m’apprête à publier et qui relate lui aussi mon expérience Algérienne. Je n’ai rien de Camus comme auteur, mais pendant un instant j’ai eu cette pensée de comparaison amusée.

 

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

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Publié le 21 Mars 2017

Le sacre du cinéma est un cénobite aveugle qui beugle ses répliques dans l’ouvrage électronique des diableries sans nom. Car s’il avait eu le nom du diable au bout de sa langue aveugle sans plisser un sourcil à ses yeux de démon écervelé il aurait plongé le monde dans la ruine immonde de ses partisans dévoyés.

Non je ne ferai pas de sacre de cinéma aujourd’hui. En tout cas pas ici car j’ai de la pudeur et je réserve ma meilleur plume à l’orée différente d’une ailleurs aux dorures incertaines. Le cinéma et le culte de ses morts c’est une griffe d’acier sur le sac à main d’une ballerine au plastique nasal déposé avec soin.

Son enfant est féline, son papa est la nuit ; dans la rivière pastelle des couleurs acides je regarde mourir ce monde qui n’a pas encore eu le temps de naître. Il n’y a que les cervelles androgènes scellées entre des plaques de verres fins qui peuvent pondre de pareils crépuscules. C’est mon plan diabolique, ma visée respiratoire, c’est l’entière dévotion d’un projet forestier que d’abattre à mon tour une trouée pour percer la frondaison verdoyante de ma perspective nouvelle.

Et s’il n’y a rien de nouveau, comme il n’y a pas de sacre, et s’il n’y a rien de beau ni de sacré dans le flot de ma prose, si tout ceci n’est qu’une danse mauvaise sur la chanson hérétique d’une bouche de femme fissurée avec une voix de fausset je me moque volontiers d’être pris au sérieux.

Je sais que l’homme est mort et que l’enfant a vécu. Sous le tombereau de pierre de la lapidation qui me sera réservée j’irai flinguer l’homme que je suis dans l’instant pour qu’advienne le prochain qui se préserve en moi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Prose, #poésie

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Publié le 20 Mars 2017

Mon silence a été long.

Celui des mots. Celui de mon être. Le silence d’une présence ; d’un être au monde tel qu’un être à soi.

Mon silence a eu le goût d’un naufrage. Le goût navrant d’un Titanic de l’ego faisant ouvrage d’échec sur l’iceberg de sa prison.

Comme le silence je suis brisé.

Comme les entraves je suis brisé.

Comme le vent qui caresse la surface verdoyante du printemps je suis brisé.

Mais surtout je reviens.

Comme un fœtus mort nés je revis ; mais avec plus de panache que lui et moins de respirateurs artificiels.

Je connais les ficelles pour avoir réfuté la corde du pendu.

Mon silence a été long, pas comme ma bite.

Mes mots faciles vont gicler à la face du monde, comme mon foutre.

Ensemence ma semaine d’une verve printanière.

Pourvu qu’éclosent les boutons des chemisiers des femmes d’étés et des fillettes du printemps.

Adieu les hommes de l’hiver car aux dieux des ivresses j’irai trahir la saoulerie des pollens.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un autre

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Publié le 17 Mars 2017

Il y a du sexe et du swag entre les pages des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Il y en a de manière poétique à coup sûr dans les vers du poète et il y en a aussi historique pour tous les hommes et les femmes qui se sont séduits à la force poétique des rimes romantiques qui palpitent dans Les Fleurs du mal. Mais c’est autre chose que je convoque en cet instant précis. Il y des traces de swag et des traces de sexe (69) dans les notes et les gribouillages qui maculent l’ouvrage que j’ai chiné en vide-grenier dimanche dernière.

Je crois que c’est mon neuvième exemplaire des Fleurs du mal de Baudelaire, et la huitième édition différente. Ici nous sommes avec une édition scolaire de chez Hatier mais ce que je retiens ce sont les traces laissées par les élèves, les tranches coloriées au marqueur fluo, les gribouillages qui trahissent l’ennui de l’élève pendant l’étude de l’œuvre. J’aime toujours imaginer les vies modernes des lecteurs juvéniles qui sont confrontés à des œuvres poétiques.

Chez le même vendeur qui à priori avait bon goût j’ai trouvé du même auteur (Charles Baudelaire pour les mémoires des poissons rouges) Petits Poèmes en prose le dernier recueil de l’auteur publié à titre posthume et qui aurait dû s’appeler Le spleen de Paris. La couverture est cornée, les pages un peu rêches pour dire que l’aspect physique de l’objet ne m’invite pas à le lire. Pourtant je suis curieux de ces œuvres dernières ancrées dans la ville et dans la fin de vie du génial poète.

Les trouvailles de ce jour se terminent avec un livre quasi neuf, dans un état parfait qui invite à la lecture autant que l’auteur et que la nature de ses textes. Il est question de Paroles de Jacques Prévert, un recueil de 95 textes de formes et de natures différentes qui traversent la violence du siècle, l’art et l’oralité se posant parfois dans la douceur d’un quotidien puis dans l’acide de la critique.

Trois livres de poèmes et de poésie que j’ai trouvés à 20 centimes pièces. Il n’y a pas de doute la saison nouvelle des vide-grenier a commencée et je peux continuer de chiner des livres pour ma bibliothèque.

Trois ouvrages de poésie et 60 centimes de dépense. La somme totale dépensée pour la saison deux est pour le moment de 2,10 euros.

Trois ouvrages de poésie et 60 centimes de dépense. La somme totale dépensée pour la saison deux est pour le moment de 2,10 euros.

Du swag (si si), du sexe et des traces d'ennuis

Du swag (si si), du sexe et des traces d'ennuis

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Publié le 15 Mars 2017

Le futur est un combat de quelques centimes qui traînent sur mon bureau

Et dans le même temps, l’ordinateur outil de mes écrits récolte lui aussi des centimes

Ce n’est pas un bourreau de travailler, ni un mineur, rien qu’un alcoolique électrique

Ma machine racle les fonds de tiroir mécanique ; pas de messie ni de mécènes

C’est le dernier jour du roi, il est comme moi le roi et le roi c’est moi

Comme les derniers jours de l’hiver travestis en fleurs de printemps

Le roi se ment, se meurt et demain il va éclore, pétales de putain et cocon de catin

J’ai une gorgée d’ivresse à deviner la route rouillé dans le mur de nos mesquineries

Le compteur ne s’affole pas, je m’affilie à ces zéros qui gisent comme les perles d’un collier cassé

Je ne crains pas ; non, j’envisage la crainte comme l’horizon des normes qui s’écrasent

C’est ma queue, mon crâne et les quelques miettes de mes espiègleries qui se font brouiller

Les points d’énormes i roulent des tonnerres de tous mes diables

Des pièces de 89 % de cuivre, 5 % d'aluminium, 5 % de zinc et 1 % d'étain dorment

Elles maculent l’espace sous le regard hagard de la poule rose qui me surplombe

C’est un jour toujours nouveau où rien ne change

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 4 Mars 2017

Anachronique chronique sans queue ni tête

Il faut être têtu pour se tenir ici dans le silence des voix

Le bruit ténu de tes pas frôle l’espace

Tu teintes l’air avant de lui tenir tête

Cela nous épargne les trémolos et tout le tintouin qui vient en cascade

Je me carapace quand tu te carapates

Toute petite chronique d’un vieux grognard

Les mots grincent lorsque je grimace grimé d’un silence gourmand

Au lit, avec quelques livres, tu te remémores des allitérations

D’escalier en escargot la pensée rampe dans le colimaçon

Demain nous partirons pour Stalingrad

Le train de nuit et les frontières franchies une à une au rythme de nos passeports

Dans le wagon-bar les fumées de cigarettes dévoileront le temps qui passe

Et nos pas pourront se poser en terre étrangères où nous ne serons personne

Comme une fin en soi, anonymes dans le langage d’autrui, anonymes dans leurs yeux

La liberté de nos corps retournés à l’accent russe des bouches slaves

Ainsi que le bruit des artères autoroutières larges comme des baleines éventrées

Il n’y aura pas de maison pour crasher nos espoirs dévoyés

Seulement le lit d’un hôtel pour nos corps aimantés

L’exotisme nous sera ordinaire sous les auspices d’un nouveau dévot

Et le regard d’un tyran liminaire

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 25 Février 2017

Le son long est une lame délicate qui imprime la marque de ses dents dans la lèvre de ma femme.

Le sang lent et délicat coule comme une épaisse bisque le long des jambes fine de ma fille.

Le temps large est une distorsion entre mes tympans et l’oracle mort de mon hypothalamus.

La maîtresse écarlate encore avide d’être comblée halète doucement dans les draps détrempés.

Des odeurs de sueurs et de verges dégondées trahissent silencieusement le crime adultère.  

Dans la cave où de grands crus patientent ils creusent les tombes de celles tombées pour eux.

Il pense que l’infini n’est qu’une boucle qui emprisonne le présent en fumant sa cigarette.

La cendre macule les corps allongés dans le sol, les meubles assistent à l’indicible.

Il jure des insultes rugueuses dans sa langue slave quand sa maîtresse défèque dans le trou béant.

Un violent coup de pelle vient clore l’incident et elle s’affale sans folie dans la merde et la mort.

Il reste la nuit entière pour combler les vides et amputer les impasses de quelques coups de plume.

Ainsi se clos le drame d’un duo amputé dans l’empathie d’un instant éclaire qui zèbre la vie d’un paraphe noir de jais plus que rouge sang.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 21 Février 2017

Érection, solide et solitaire, monument funéraire des années épiques quand le sexe et la baise étaient les deux mamelles d’une seule vie

Statue de chair qui se dresse devant l’homme. Au risque de devenir fou il pourrait croire que la figure phallique le supplie de la saisir entre ses mains pour la branler avec parcimonie, juste assez pour attiser l'envie mais pas trop pour ne pas jouir déjà, trop vite et trop tôt.

C'est comme si l’érection avait la conscience que tant qu'elle serait là, raide, droite, visant le ciel comme l'aiguille d'une boussole vise le Nord, l’homme serait capable de se mettre en marche dans une logique d'apaisement.

Or cette érection ne rêve pas des mains de l’homme pour la caresser, elle rêve de bouches, de vagins et d'anus, elle rêve de salive, de cyprine, de lubrifiant et de la douceur humide des orifices d'une femme.

Comme toutes les autres cette érection est dingue des filles qui dansent dans les crânes, elle est folle des filles qui se dénudent sur les écrans, elle est comme un chien fou course les femmes dans la rue et se rêve entre leurs cuisses avant d'exploser entre leurs seins.

Mais cette érection n'est pas dupe, si elle se vide, si elle s'affaisse, si elle libère les tensions tectoniques qui tracent des failles de la bienséance de l’homme alors elle sait que sa raison reprendra le dessus et qu'elle soufflera à l’homme de viser un consensus de sagesse plutôt que la folie marginale d'une baise.

Les hommes le savent, les érections supplient, elles minaudent, elles désirent plus fort que ça qu’une étrangère la caresse et que par accident cela fasse gonfler en elle autant qu’en l’homme le désir du coït. Elle est maline cette putain d'érection et l’homme n’est pas naïf, ce n'est pas neuf, il n’est que son pantin.

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #érotisme, #Sexualité, #poésie

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Publié le 20 Février 2017

Ils possèdent puis se dépossèdent.

Ils déposent et sans le savoir ils se délivrent.

Lui il chine, fouine, traque, il n’achète pas, lui récolte.

Les glaneurs ne sont jamais morts, les vieux souvenirs jamais loin.

Ses morts à rallonge qui s’allongent dans la sciure, ne dorment pas.

Les cercueils ne sont pas clos.

Ils ne sont pas vide non plus.

Ils croulent sous des amas d’immondices que les mots ne veulent pas lâcher.

Ils cumulent comme les rois défunts d’autres temps les apparats.

Des objets devenus désuets avant même de naître dans le crayonné des designers.

Assis au bar je commande un verre, le barman le claque sur le zinc.

Ici les collectionneurs sont déjà passés récolter les sous-bocks.

Le métal et le verre trinquent comme des amants font l’amour dans les toilettes.

C’est vite, ivre, le bruit comme la porte frappe les esprits.

Et si vite c’est fini comme les fêtes qui ne survivent pas aux lundis.

Je respire fort ce corps décomposé aux odeurs d’humus.

Et j’éparpille les scories pour dénuder de vieux objets perdus.

Des choses perdues, objets trouvés, retrouvés, terre retournée.

Le futur ne dort jamais, il devient comme l’aube du matin fécond.

L’instant d’après il n’est que fœtus d’une mort éphémère en avance sur son avenir.

Et moi j’y creuse un sillon chérissable comme la raie de tes fesses.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Divagations diverses

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Publié le 13 Février 2017

Camille la catin claudicante était bien calée contre mes couilles où elle clamait des cantiques en croquant des cachets.

 

La gamine grimée en gouine galvanisée par des grenades dégoupillées gambadait gaiement le long de la grève où des galères gardaient un Graal.

 

Au matin Camille mirait les ombres mordorées des matelots qui mettaient le meilleur d'eux même à masser leurs mollets entre leurs mains moites.

 

La petite putain à la peau patinée par la patience qu'elle prodigue aux rayons pointés sur elle prouve que sa poitrine pourpre pointe sous la pression de ses pulsions.

 

Ses seins sans tissus dessus sont saillants et s'exposent dans l'espace séduisant de sa proximité, ils s'offrent aux assauts sensuels des sérieux sans soupçons.

 

Les vagues vrombissent vainement sous le vestibule que vise son vagin valeureux avant que les vapeurs vrillent les volutes voluptueuses venues de ses viscères.

 

Dans son dos dansent les désirs développés par les dards dressés des devins qui décrètent les drames de la destinée et décrivent divers désespoirs.

 

Camille crame ses guenilles et ne conserve que sa culotte en couleur crème, elle se cambre, se crispe, comme une chenille Camille crevasse son cocon et se coule dans un carré de soie.

 

Sous un soleil spécial son corps s'emballe, elle se saoule sans hésiter se sentant souillée par les séries salaces de pensées qu'elle puise dans son secret sentier lancinant.


Déesse des doigts idiots elle déborde en délivrant le délicieux désir qui dorlote le diamant damasse qui dérive au dôme de son indolence.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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