Publié le 31 Mai 2011

c'est un drôle de drame ; la dame derrière la porte du garage joue à la balle dans sa belle crinoline, jouer à la balle dans les odeurs de gasoils et les traces de cambouis ; elle joue à la balle avec dans la bouche comme le gout du chocolat, celui de la gourmandise qui couvre à peine l'arrière goût de culpabilité et le gouffre amère que rien de comble alors quand sa bouche béante pareil au vilain puits sans fond où elle jetait ses poupées derrière la maison de son oncle s'affame elle s'enferme dans le garage et jongle avec des balles - métalliques et bruyantes - qui clament la fureur à grand coup de morsures d'acier et d'odeur de pondre ; tir à vu entre la corde et la boite de fer blanc et l'épouvantable félin et la poupée survivante jusqu'à midi cinq où elle sortira pimpante sentant un peu le foin et l'essence et la pimprenelle aussi un peu parce qu’à la fin c’est toujours la même danse, le rideau rouge et on passe le générique en mangeant des cookies ; elle le fera aussi

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 30 Mai 2011

n'importe quoi - l'été est il à table ; je suis coréen - je suis Emma Watson - je suis la balle, je suis la bulle, je suis en vole - je suis le sang magique - je suis la plume de la foudre - sur le dos oins des mains du mendiant c'est moi qui mange à bon appétit ; je suis hongrois et je suis nu - je prends un bain - j'hèle les suédoises, et réveil les hommes des malaises qui les fauchent - je suis le grand art ; art de vie ; le grand arbre à l'ombre folle je penche sur vous les écailles brunes de la mélancolie printanière - la chienne dans sa tanière la cheville foulée mais la hargne affranchie des regards impatient - ah la belle grotte ; l'humide métaphore à la face du monde ; le poète dans la grotte trempe sa plume dans la cire des bougies et dans le ventre des femmes pour décrire l'indicible, l'inconnu et la nuit des sans étoiles et si la page ne suffit pas nous écrirons sur nos peaux et la peaux de nos fils et nos filles et l'intérieur de leur corps sur leur âme vierge ; l'infinie inscription du la poétique, le geste et la ronde ou la danse démembrée des dingues dévergondés

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 29 Mai 2011

ni la barbe ni les mains ; rien à dire - rien à écrire - rien ne vient, trop chaud, trop chouette mais pas si trop - rien ne vient - trop chaud, trop suant, trop collé, vidé et puant, le corps las et l'esprit las, pas un glas mais si chaud, mais si haut, si sur soi la peau et la poise et une palpitation ; la lèvre explosée, la bouche aux fers et l'air met trop de temps à franchir un cap ; je devrais pouvoir cesser ceci, faire autre chose ; me laver, m'inspirer, réfléchir, j'ai d'autres inspirations, d'autres écritures à faire, d'autres inspiration sous le coude et le came viendra toujours là - l'écriture une affaire de dealer ; si tel est mon cas je suis désespéré ; je suis l'impure sans drogue - rendez moi mon temps, rendez moi ma lèvre, rendez moi les doigts et je ferai le travail mais si le temps se consume alors quoi rien à redire, rien à s'étonner, pas de quoi s'ébrouer devant l'inanition

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 28 Mai 2011

Il y a dans le sport comme dans l'art des idoles et des génies, ceux que les esthètes glosent tant leur talent éclabousse le petit peuple les pieds dans la bouse. Ce soir la belle religion du foot à accouché de son messie - comme si l'on pouvait accoucher plusieurs fois du même enfant - et a consacré Messi dieu en son sein et idole des peuples. Je ne suis pas là pour écrire sur le football et dire que tel ou tel est un dieu ou un saint ou un idole mais pour dire qu'il y a des idoles que je n'aime pas, que le talent et tout le géni du monde réuni dans un même homme ne provoque pas nécessairement l'admiration. Il y a des idoles qui me laissent dans ma froide indifférence ; sont-ils alors de réelles idoles ? Mon ventre n'est pas le nombril du monde mais pourtant ; moi je suis supporter et j'admire le talent et pourtant Messi et Barcelone me laisse de glace, je ne rêve pas, c'est comme avec Nadal ; le champion ne m'émeu pas et j'écris pour salir l'éclat des coupes qui éclairent les idoles et je crois que idole revient trop de fois dans ma plume je vais donc me taire

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 27 Mai 2011

river les yeux sur l'écran, lier les mains à la manette ; addiction volontaire et soumission consenti à base de doses numériques, le pixel en intraveineuse jusqu'à s'en occulter le nerf oculaire et ne plus rien voir de vrai - le réel en avatar - et saisir que la réalité n'est qu'un mythe acadabrantesque là où l'essentiel c'est jouer, jouer et rejouer encore jusqu'à faire du joueur un Sisyphe du divertissement parce que jouer c'est tromper le réel, accouplement adultère de l'intérêt de chacun avec le virtuel de tout le monde ; le jeu vidéo est une chimère impersonnelle au sens où elle se donne à l'identique à tous les joueurs privant chaque individu du droit de réinterpréter une œuvre. Le jeu vidéo usine à divertir le réel et tromper le monde sur la marchandise réelle sans y mettre de distance, pas de zones d'ombres et de glaise pour que l'on puisse ériger des golems à nos effigie ; trop d'avatar et pas assez de sculpture et en masse le peuple s'en va rejouer sur fond de musique synthétique la valse des déviances à grande échelle sociale, des peuples entiers danser sur l'ordre de la machine tel est le futur

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 26 Mai 2011

La tête et les bulles ; pas de savon les bulles du laves chaudes et visqueuses qui remontent à la surface ; torrent de fièvre et le corps un pulsations chaude, brulante, courbée et tournante, vertige et bouffée et je pose la tête sur le bois Ikea du bureau je rend la terre plus stable et reprend le fil de cet article ; 700 jours d'écriture et pourtant je supporte ma tête avec ma main, comme pour mimer l'inspiration mais après plus de 800 articles sur 700 jours je n'ai plus besoin d'inspiration ou alors au sens première je suis aspiré par la page, mes mots sont aspirés par l'écran comme les poiles coupés de ma barbe sont aspirés par le siphon du lavabo - je fais des pauses - et je prends des pause saisi dans un élan de température et quelques courbature ; j'écris cet article sous l'acide psychédélique de la fièvre et j'ose espérer que demain sera plus serein ou peut être pas parce que les mots semblent dédouanés de toute attache morale, je suis libre

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 25 Mai 2011

être et temps ; c'est une masse, une somme, un espoir et une façon de se raconter, de se la raconter parce que dire que l'on lit Heidegger c'est très classe, c'est ma hype, mon goût à moi pour l'apparence et le savoir parce qu'à défaut de le lire ce soir je le sais un peu, assez pour l'aimer ; oui j'aime Heidegger comme j'aime la glace vanille, les filles en bikini, le sport à la télé et les internets, c'est facile d'aimer Heidegger ou ça ne l'est pas je ne sais pas, c'est sincère chez moi parce que ça me parle, je l'aime de façon très prétentieuse parce que j'y trouve mes idées, non pas que je lui vole le mérite de sa pensée mais parce que je retrouve mes pensées dans la construction de la sienne. Cela me rend plus grand, moins seul, plus beau. Pour certain la pose c'est de vider les bouteilles de whisky jusqu'à se péter la tête dans l'ivresse sur commande, boire et fumer et baiser mal et moi celle qui passe entre les lignes prise par l'hameçon littéraire et pour d'autre comme pour moi ça sera un penseur, pas un verre mais quelques ligne d'un philosophe et puis allemand tant qu'à y être ou bien grec, enfin chiant plus ça sera austère et plus la pose sera belle ; je suis Rodin, je suis jésus, je suis John Lennon qui couche avec Madona, je suis assis à mon bureau quelques pages de Être et temps et sirote la dictature du on et j'en jouie, oui monsieur j'en jouie

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 24 Mai 2011

j'aime les souvenirs des autres, pas se souvenir de mes belles choses ça je m'en fous je vis avec à quoi bon se souvenir de ce qui est là en soi, non ce qui est bon c'est d'entrer dans les souvenirs de l'autre, dans la peur ou dans l'extase même le banal le souvenir des autres est un filtre formidable de la réalité. Non ne sommes que des filtres et le réel nous échappera toujours - sauf si t'es un con prétentieux ou une conne débile - mais si tu as de deux d'humanité quelque part en toi alors tu sais que tu n'es rien de plus qu'un filtre du réel, un prisme si tu trouve le mot plus digne de ta condition et regarder dans le prisme des autres c'est la façon d'élargir sa conscience du monde. Se souvenir de tes choses à toi, tu as peur, peur bleue ; bleu nuit ; ombre sombre ; pléonasme alors ombre profonde comme l'océan, la mer et les fosses sous marine alors donne moi ta matière de souvenir, ta dentelles ironique de ce qu'il te reste du monde réel. Ne soi pas avare et égoïste donne toi ce qui ne te sert à rien, des souvenirs n'ont pas le besoin d'être importants pour être des souvenirs et pour éclairer mon réel de ton réel et si le narcisse qui pousse dans ton cœur obscurcie ton horizon alors va déclamer tes fleurs ailleurs

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 23 Mai 2011

Trois têtes de nègres pour la sérénade dans la boite à musique sur la commode et moi tout bêtement je pue, je sens, la bête humaine incroyable et sauvage dans le jardin, sous la tonnelle, les églantines en fleur et le jasmin ouvert embaume la sainte soirée et le crépuscule idiot ; idiot de tomber tous les jours en quête d'extase alors que tous les lendemains du monde il recommencera encore à jamais à tomber sur le monde ; pire encore le crépuscule est permanent, comme l'aube, une course folle autour du monde même le carpe diem passe son temps à se dorer les pieds dans l'instant présent ; ça n'a pas de valeur, ça n'a pas de sens et toute la poésie pathétique du monde devrait cesser toute prose en guise de protestation, combien de grève des poètes feront plier le monde sous le poids de sa réalité ? Sans une once de poésie pour ébaucher un échappement le monde croulera sur lui même et dans dix facilement on se souviendra qu'il aurait fallu faire un truc, le même truc qu'on a oublié de noter sur la liste de toute façon chiffonnée au fond de la poche ; tout s'oubli n'est ce pas ?

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 22 Mai 2011

Lili dans les bars, Lili dans la rue, Lili en robe rouge, Lili petite sœur, Lili en vérité, Lili en beauté précaire, Lili à peur des noirs, Lili en lacération raciste dans le cœur, Lili en accélération racsite dans les mots, Lili sur le trottoir, Lili pour une poignée de dollar, Lili la corde au coup, Lili la bague au doigt, Lili la main au cul, Lili deux tartes dans sa gueule, Lili aux urgences, Lili sous réverbères, Lili sur Youtube, Lili sur Youporn, Lili dans sa chambre adolescente, Lili dans son corps cloué en deux, Lili sous les posters, Lili sans la postérité, Lili par deux doigts dévergondée, Lili sans pitié, Lili se noie sous la graisse, Lili les deux doigts dans la gorge, Lili ne sera jamais gironde, Lili jamais adulte, Lili adulé dans un lit dévoilée, Lili dévorée, Lili sans culotte, Lili sans révolution, Lili en colère, Lili la bave aux lèvres la mort de dos, Lili la rage en l'air, Lili le doigt levé, Lili enceinte à vu d'œil, Lili sans père, Lili en choc, Lili dans les bars, Lili avec les porcs, Lili en mère, Lili en liens sur les poignés noués, Lili au fouet, Lili au fond, Lili en litre d'eau salé. Lili en sang, Lili en soin, Lili la soie elle l'aime déshabillée, Lili pas sage, Lili là haut, 44 ème étage d'une suite de luxe, Lili n'est pas femme de chambre, Lili la riche idée de faire payer cash, Lili aux frais des gros bras de la finance, Lili en muse, Lili amuse, Lili lasse et Lili meurt

Voir les commentaires

Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0