Publié le 28 Février 2011

on a tué Kennedy mais Lady Gaga a survécu pour vivre le monde en surimpressions névralgiques disco fiévreuse aux ondes sexées et fleurs en stuc - déodorant à bille métallique sous les aisselle - Kennedy est mort, mot à mots tués, il est mort dans une station de métro et Lady Gaga et encore envie et on lui a laissé croire qu'être rousse et à couette donné trois coups d'avance sur les barbiers sans Sibérie au temps de l’URSS décomposée et sur les faiseurs de tendances mais Kennedy oui il est mort, la gueule dans la poussière et Natalie Portman dans une robe violette qui se rappel ce que c'était avant, du temps où elle était enfant et Kennedy était vivant, instant de gloire et tasse de thé, le grand amour à tout raflé et la pétasse télévisée née de cette façon entre propagande et plagiat, héroïne de ce qui est de recycler le vent en air du temps, juste un feu de paille au fond des bois ; et une araignée métallique assise sur ses huit pattes au bord du bois aux mille licornes et trois dauphins tisse la route en rouge à lèvre du gouffre dévorant qui attend de dévorer Kennedy et se pourlèche ses immenses lèvres à l’idée rhétorique de se croquer Lady Gaga gagneuse de bar, tu consomme et tu reste ou tu parts de là et laisse derrière toi les corps offerts aux bras ouverts l'air chaleureux, sourire enjôleur et l’araignée tisse la route jusqu’à la plus profonde des grottes, des cavernes et dans leur creux un océan à sec pour un Noé de pacotille ; baratin spirituel et le déluge en eaux sèches

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Février 2011

ouvrir le crâne à la perceuse, trépanation pour fouiller en pleine matière grise et cherche la substantifique moelle de l'idée, de la conscience et du souvenir, plonger deux doigts dans la tête et fouiller les neurones, défaire les fils et les nœuds de la conscience comme on refait un puzzle, comme court Ariane la tricoteuse après son fil - drôle de bobine - déboulés et entrechats dans les couloirs du labyrinthe, elle élabore son point de fuite où lui échappera la raison et la capture, rapt d'elle même, éternelle danse, démence, dilettante, éternelle femme, fille, farouche, trépaner le crâne et percer dans le rêve comme on perce dans la chanson ou dans le sport - à la télé bien trop souvent - rester conscient et s'ouvrir en deux hémisphères comme la mer rouge devant moïse, s'ouvrir en deux pour s'échapper c'est la moindre des politesses que l'on se doit, ne pas compter sur le Minotaure ou le marteau pour ébrécher l'état de fait et faire de soi l'artisanat de son expansion, creuser la terre, le minerai et le sable et construit son cube, l'atelier dans la chapelle et la chapelle dans la clairière, là où créer c'est habiter ; entre se cacher des dieux et se donner au monde, créer c'est habiter et j'habite ce blog

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 26 Février 2011

Naufrage alphanumérique pour androïde à la dérive ; sur la passerelle de commandement l’androïde de navigation faisait danser les commandes et les ordres digitaux pour sauver  ce qui pouvait encore l’être de la trajectoire spatiale de la rétro navette. Mais sous l’égide de ce buste rigide aux formes inspirées de l’onde féminine une paire de jambes déglinguées déambulaient dans un curieux fracas d’articulations mécaniques désaxée donnant à la scène un spectacle curieux contraste de sérieux et de dérisoire. La zone d’irradiation aux vents solaires avait d’un souffle galactique déréglait la rigueur nécessaire à la survie du voyage et osant espérer la survie il fermait les yeux et laissé défiler dans les hublots le vide crépitant d’étoile et criblé d’un perpétuel crépuscule.   

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 25 Février 2011

 

Tous les hommes devraient un jour écrire sur le panda, c'est comme les mots uniques de l'âme sarkozienne qui nous rappel qu'une Rollex au poignet est l'étape nécessaire à l'accomplissement de soi, moi je vous dis tout droit qu'accomplir sa destiné d'homme, de mâle et d'humain c'est prendre une fois la plume pour parler du panda, d'abord parce que tout le monde veut un t-shirt avec dessus un dessin de panda et que pour cela il faut glorifier la bête mais surtout l'aimer et tout le monde aime le panda ! Qui n’aime pas les pandas ? Un panda c’est gros comme une peluche et blanc et noir comme une vache et tout le monde aime le lait et les peluches c'est déjà source d'amour, ensuite un panda c’est mignon et que les filles aiment ce qui est mignon et que les garçons aiment les filles et donc les filles aiment les pandas parce qu’ils sont mignons et les garçons aiment les pandas pour plaire aux filles et aussi parce que le panda c’est bon – surtout le panda qui nourrit au bambou bio – un bon steak de panda sur un lit de pousses de bambou c’est délicieux et puis on a jamais vu un panda chier sur le trottoir et comme les gens en veulent aux chiens qui chient sur les trottoirs ils reportent leur amour sur les pandas et si on rajoute à tout cela que se sont les pandas combattent les légions démoniaques pour protéger le monde du chaos et vous comprendrez pourquoi j’aime les pandas comme tout le monde et je le dis, je l'écris, je le cris oui j'aime le panda et même si du panda à moi il n'y a que les prémices d'un amour en retour je n'ai pas peur de le dire j'aime le panda

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Février 2011

Prendre la place du voyeur de là où je peux voir sans être vu m'assoir à la place et te déloger de là où l’on voit, observe, regard, épie, vole, picore je suis un éternel voyeur, insatiable voyeur toujours avide de voler des images des autres, vie courante, vie intime, ces moments là où l'autre baisse sa garde, baisse son masque, ce n'est pas anodin de parler de toilette intime ça signifie bien ce que ça veut dire, c'est ce démaquiller, ce nettoyer des postures et des peintures du consensus quotidien ; je suis de ceux qui trouve qu'il n'y a rien de plus érotique, impudique et poétique qu'une femme qui s'apprête, se coiffe, se maquille ou alors qu'une femme qui fait cette toilette intime parce qu'elle passe d'elle même à elle des autres, elle sociale, ce moment où elle s'apprête ou se dèsapprête c'est une sorte de non lieu qui met en à nue la part réelle de la personne, c'est inscrit dans l'archaïque ADN du voyeur il se doit d'être un peu exhibitionniste lui aussi, c'est un peu comme du donnant donnant, un peu comme pour apprivoiser cette chose que l'on désir voir, si je me montre c'est une façon d'amadouer la réalité pour qu'elle se montre à moi en retour, une croyance absurde mais ancrée, oui peut être bien 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 23 Février 2011

dans la cage honoraire, dans la caisse métallique, dans la boite hermétique, dans la danse frénétique, dans le boitier électronique, dans l'écran scintillant, dans la peau synthétique, dans un arbre rachitique, dans l'air du temps pathétique, dans la course au progrès, dans le programme télé, dans l'internet rependu, dans les blogs entendus, dans la logique du marché, dans les cuisses écartées, dans l'attente endurée, dans un verre servi frais, dans l'ondé irisée, dans l'espoir gélifié, dans le stade surchauffé, dans l'herbe fraîche coupée, dans le canon usiné, dans le chargeur enclenché, dans l'antre des gourmets, dans le gouffre affamé, dans l'espace tentaculaire, dans la mode et l'accoutumée, dans la radio allumée, dans le béton frais, dans le ventre déformé, dans la graisse secouée, dans les cellules fermées, dans la maison barricadée, dans la bouche suturée, dans le ballet des fées, dans le ballon dégonflée, dans la bile renversé, dans le cœur éventré, dans la terre ébranlé, dans la ligne ébauchée les prisons se dressent et s'écroulent de leur banalité, pathétiques habitudes consenties qui font que ça coince et que perdure corps et esprit en suspend

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 22 Février 2011

sainte amante et vermillon le jour lumière lève le brouillard et c'est le monde à l'enver allant du soir vers matin et de la réalité aux songes, de l'océan à la source et la pluie de la terre au ciel comme une humide ressurection, c'est sous oeil à elle que je prose pour toi, c'est le paradoxe ou l'ironie, la célébration et l'oubli bleu ou l'oulipo c'est les mots dans le jour affranchis de la rosée qui ne sait plus si elle doit perler ou s'évaporer vu que le monde averti remonte à rebrousse poils la caresse d'être en vie et toi tu recule dans les champs où l'herbe rentre et la rosée se rend neige et la neige se rend fleur et la fleur en abeille ou en larve la montre à rebrousse temps jusqu'à caresser à deux doigts d'un gros bing, à deux pas du gros bang

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 21 Février 2011

Ceci n'est pas un blog / Ceci n'est pas un média / C'est ici qu'il n'y a rien à dire / Ceci n'a rien de nihiliste / Ceci est un contre blog / Ceci est de l'antimatière /

le Roi des blogs est le Roi de ce non-espace, un contre courant du monde, un flux d'antimatière blogospale, avec des mots mal acquis, mal dits, sans talents, sans convictions, avec des paroles dites à personnes et un espoir qui sonne creux et je est un roi et le Roi aime juste emmerder les médias de masses, emmerder la mode des blogs vendeurs de tendances, emmerder les blogs à papa, emmerder les blogs chercheurs de niches, les âmes vendues, les exhibitionnistes à la petite semaine, les rédacteurs autoproclamés, les blogs de junky sous acide, cocaïne ou lcd, le Roi des blogs affectionne d'emmerder les blogs de geek foutraques et frustrés, les blogs de filles des saintes nitouches et putains, les blogs d'ados puceaux, pucelles, beaux parleurs et grands cons, tous ceux qui lâchent des com', tous ceux qui se backlink,  le Roi emmerde les blogs de poètes, d'artistes, de bouffons perfusés à l'eau de rose frelatée, il emmerde les bloggeurs qui dissertent sur comment faire un blog, comment faire de trafic, comment monétiser, comment être connu, comment arrêter, comment agir, le bon goût, la politesse, le tiède, le droit chemin, le consensus, les principaux blogs de la blogosphères n'ont de cesse de relayer la même information, toute bonne foi, brasser du vent, du buzz, de la merde, des images, des vidéos, du vent, du vide, du consensus, mais bordel où sont les couilles des blogueurs, où sont leurs tripes, où est leur sens critique, leurs parti pris, leurs langues incorrectes, les épidermes polémiques, seul le troll prend se risque et se fait fustiger sur le champ ceci est un contre article anti-blog, le trou du cul des blogs, ce non lieu qui emmerde l'idée d'avoir des visiteurs, qui emmerde l'idée d'avoir de la qualité, le blog se suffit à lui-même, à lui-même et au goût de la poudre blanche, à lui-même et au goût de cyprine, à lui-même et au goût de l'or, à lui-même et à personne

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 20 Février 2011

sans laine ni viande ni partance, de l'encre tout autour de soi pour souligner les formes et baver sur les griffes qui sortent et sourire à la sorcière et aux souries sous la ville orageuse qui dresse ses ombres sous un ciel mauve qui déchire ses entrailles pour lâcher les hordes sauvages démoniaque sur le gris du pavé sans la plage juste feu rouge et rage aux doigts qui s'appuient et se tordent ça me tue en douceur au sens d'allure lente et la bouche des égouts chantent l'odeur démoniaque des relents de la terre où les ancêtres s'affolent, flambent et frisent l'orgasme d'antan du temps ou le chaos s'écrivait en parabole non satellitaire et ce goût est délicat sur la langue dévergondée qui se croque les éclairs et les chattes sauvages en blanc et bleuet araignée et si les dieux sont appelé a régner il faudra toujours la langue des bouffons pour faire parler le vide dans l'air de rien démystifier la flamme et le feu des Dr qui grondent dans la tornade grondante

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 19 Février 2011

Il s'est assis sur le trottoir sur le béton bafoué mille fois par la pisse et les pas, il s'est assit comme on s'écroule, sans retenue ni élégance, il s'est vautré dans le gris blafard couleur urbaine comme un mégot qu'on jette par terre, comme un cadavre encore chaud, adossé au bâtiment plus vieux plus droit que lui pas moins chez lui et sur le trottoir d'en face la vitrine rose d'une boutique Etam mi lingerie mi classe moyenne, ni érotique ni élégant ouverte comme une bouche le glose aux lèvres qui souffle entre ses lèvres le son ténu d'un gémissement, d'une complainte ou du plaisir et si Eros se tenait là à ses côtés il pourrait voir et témoigner que des femmes entre, vont et viennent dans cette bouche au cri vulgaire, le rose tranché sur l'air vicié de la ville. A l'insultante mélancolie de ses envies il préférait baisser les yeux, le regard droit à mi hauteur sur le sol humide de la rue, le ciel bruinait, les gens marchaient chaussures fusant indifférente dans la vision et la musique d'une fanfare, d'un carnaval ou d'une manifestation deux rues plus haut n'y faisait rien, le monde entier pouvait danser, gémir, marcher, le monde entier n'y ferai rien, le genre humain était sa plaie.

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Divagations diverses

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