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Publié le 18 Juillet 2013

A la télévision on nous dit qu'il faut avoir peur des étrangers, des jeunes, des jeunes étrangers, de la crise, des révolutions, du printemps, du soleil, du climat, de la nourriture, du plaisir, de la sexualité, de la différence, de la pauvreté, du chômage, de ne pas pouvoir consommer, de la culture, de la marginalité, d'internet, de la croyance, de la spiritualité, de la jouissance, de l'orgasme, des autres, de la nature, des animaux, de la rationalité, de l'information, de l'éducation, du partage et même de l'avenir.

Mais ce n'est pas parce que c'est dit dans la télévision que j'y crois et que j'en ai peur #SachezLe

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Publié le 1 Juillet 2013

Toute la nuit au bord des lèvres. Une femme, un mystère, la facilité de camoufler ses sentiments sous ses désirs et ses désirs sous du style puis dissoudre le style dans des mots, des ersatz de littérature et enfin se sentir fort ; se sentir fort d’avoir réussi ce tour de passe-passe, avoir su dissimuler ses sentiments tout en ayant su les exprimer, les étaler, les offrir. Les sentiments, ça ne s’offre pas dans la facilité, posés sur un plateau d’argent ; mes sentiments sont comme la foi, dieu, la science et le sens de la vie, ils se décryptent difficilement, ils se conquièrent, ils se soupçonnent et nécessitent la confirmation d’hypothèse parce qu’au final qu’il s’agisse de sentiment ou d’autre chose , l’essentiel reste encore et pour toujours le cheminement qui conduira à eux, à cela, à ça, ici. Il est inutile et vain de donner ses sentiments entiers, sans fard, sans faux-semblant, de les donner comme si c’était une chose normale allant d’elle-même. Rien ne va de soi et l’émotion est une chose trop irréelle - impalpable, volatile dans l’arbitraire - pour dépendre d’une réaction banale et rationnelle. Alors si je me sens fort d’un tour de force que j’ai envie de croire heideggerien, c’est simplement parce que j’aime l’idée d’avoir été fidèle à cette supputation de la chose sensible. Le jour où cela semblera évident alors il faudra changer ou se satisfaire d’avoir évolué

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Publié le 30 Juin 2013

Ta conquête du bonheur, plus haut degré d'épanouissement, voilà ce qui devrait être la seule horizon a poursuivre, ta seule raison d'orienter tes décisions et tes grands yeux verts ou bleu ou blé même si les yeux dorés ça n'existe jamais vraiment. Mais il est indécent d'assister à autre chose que ce qui devrait être ta course effrénée vers ce qui devrait être ton bonheur, au lieu de cela ,je te regarde et je te vois te laisser dicter ta vie par des horizons souterraines, toi la souveraine des poupées de papier qui peuplent de doutes les paysages aux soleils refoulés de ton jardin secret. Curieux spectacle, curieuse actrice, curieuse citation, curieuse muse, curieux modèle, curieuse déclinaison, curieux déroulé des étapes, chemin de vie, subir des dérives inopinées, se rebeller, se relever, courber le dos et la tête, insuffisant pour se voir soi, te voir toi, la haut le recul, d'en haut le point de vue, le panorama ; tu ne le sais pas mais tu es un panorama, avec ce qu'il faut de vestiges, de beauté et de minutie des dentelles ciselées. Et devant chaque panorama impossible d'échapper au vertige, ciel bleu vertical, mer bleu horizontale.

 

Il faudra un jour se décider à envisager la quête d'un bonheur hypothétique comme une quête en soi et donc une déviance de la normalité. Nos petites folies nous sauveront.

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Publié le 26 Juin 2013

Quatre ans et un jour, quatre ans et bonjour, quatre ans et une fois de plus, quatre ans et plusieurs centaines d'articles et même plus d’un millier déjà écrit, quatre fois un an et justement un jour de plus ; tu le crois ça ? Voilà quatre ans que je tiens ce blog au rythme minimum d'un article par jour et je me surprends moi même a être encore là, écrire pour les beaux yeux des amis lecteurs lectrices robots anonymes et adorables adorateurs de curiosité car je suis une curiosité, une chose curieux, écriture pas pieuse par passion et pour et par la force de l'habitude.  

Étonnant hasard de l'histoire de mon voyage de blogueur il se trouve que mon blog change de peau et design aujourd'hui, quatre ans et un jour après son départ, début, origine. Je me rappelle des jours d'avant les cents jours quand j'oubliais d'écrire et que je rattrapais le temps perdu en antidatant mes articles. Je suis devenu productif, producteur de ma prose, flirtant avec mes prétentions littéraires de plume tropicale, flirtant avec mes fantasmes, les fantaisies fantastiques d'un esprit qui tourne en urgence, je fais l'expérience d'une boucle frénétique neuronale. Je suis rentré dans la vie et les accentuations de la conscience frôlent les deux premiers épisodes de votre destinée.  

Désinfection obligatoire pour les autres et généralement pour moi c'est aussi un peu de trop, mais jouer avec les détergents est si drôle que je ne m'en lasse pas. Mais la poésie et de la lumière mise en pièces par la lame ouverte des yeux de l'homme qui échappe à un complot. Un sac en plastique sacré, sache le la préciosité ne se trouve que dans le liquide rachidien et le reste ce n'est qu'un piège à mouche. Bienvenue dans six ans, je vous ferai l'article pour vous vendre mes enfants et les dix ans adoptés comme un firmament à ma plume numérique. Dans dix ans nous seront vieux, comme la vieille merde de Piero Manzoni nous seront de vrais artistes, symphonie des faux semblant, au zénith de l'imposture les femmes me montreront leurs seins et les timides laisseront trop de commentaires pour que je puisse y répondre à toutes.  

Quatre années entières ; je suis le roi

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Publié le 23 Juin 2013

Narcolepsie, burnout, dérapage de la bureaucratie administrative et existentielle, logorrhée, babillage, émission de son guttural, gueulante, scarification sacrifice-elle, addiction déraisonnable aux néologismes barbares d'une langue déviante, dévoration de viande, dépression précieuse, divagation incontrôlable comme une cavalcade, fugue en île de Ré majeur estampillée fuite estivale, folie douce, ébranlement étrange de la faconde, vitupération excessive, sueur et tremblements, association sociale désynchronisée, doutes douloureux d'un dédoublement de soi, discrétion de sociopathe a discerner dans les selles du matin,accro aux LSD, GHB, 20gr de C et acronymes psychotropes pour psychodrames polymorphes, pilule aux lendemain de cuite, qui l'eu cru possible comme d'apposer son paraphe à côté de celui de Kate Moss en bas d'un certificat de conformité, hypertrophie du phallus, atrophie de l'ego, légalité en berne ça m'est égale et inférieur à la morale et je ne tique même plus quand on baisse l'éthique, s’amouracher d'un amour pas cher, perché pour un amour vache et à tord c'est une truies que l'on cherche à cacher dans son lit, baiser dans ses excréments mais s'escrimer a prétendre au romantisme, dénoyauter les olives et les cervelles de singes, déguster sucreries et comprimés acidulés, devenir adulte, développer ses angoisses, phagocyter ses envies, rouler vite ses cigarettes, descendre vite ses bières, tourner le dos à la mer et aux cieux, foutre son doigt en l'air et défier la foudre, la folie douce nous guette tous, prêtes à nous faire revenir dans son ghetto, la folie douce nous traque, elle nous travaille au corps, prête à terrasser notre bonne vieille raison, sens commun et rassurant menaçant de bâtir sur ce terrassement les fondations foutraques d'une église baroque dédiée à la dévotion des sombres issus.

 

Alors quand je pose mon corps gros et blanc et flasque et sûrement un peu gras dans le transat d'où je fais face au soleil j'envoie se faire foutre la folie douce et les drogues dures. Le farniente et la littérature qu'elle permet et la plus sage des luttes, la plus flamboyante rébellion, un acte de résistance que je nourris du soleil. Et si demain je deviens un con de hippie envoyez-moi des pierres, des pièces ou bien des fleurs. J'apprends juste le goût de la littérature libre et d'une forme idiote mais initiale de prétention.

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Publié le 20 Juin 2013

Mon adorée a envoyé une lettre de Londres, depuis Londres et ce n'est pas une lettre c'est une carte postale postée depuis Londres avec même pas des mots, juste son paraphe au bas de la carte qui dit tant de choses du passé et du présent et qui ne dit rien d’exacte sur l'avenir sauf qu'il est possible de l'envisager même dans son développement le plus hautement improbable, comme il était improbable qu'elle me parvienne cette carte, comme il était improbable qu'elle pense encore à moi, qu'elle sache écrire mon nom et nommer mon adresse au dos d'une carte partie d'Angleterre. Et si cela est possible alors tout est possible, comme un jour jouir de nouveau d'une adresse, d'un mail, d'un numéro de téléphone pour envisager de la joindre ; comme elle sait où me joindre sa lettre mon adorée, je ne peux pas envisager de déménager, de partir vivre à Londres, à Paris, à Moscou ou ailleurs parce que ça serait perdre la possibilité de ce lien ténu et donc précieux comme le sont les lettres que je conserve avec la clef qu'un jour elle a soumis à mon gardiennage comme si elle avait enfermé sous clefs les démons adolescents dans une boîte de pandore dont j'étais devenu le gardien comme si j'étais devenu une figure mythologique, irréel et ancré dans le passé, dans son passé, elle a été ma Pythie, ma vierge a sacrifier aux oracles il est de bonne guerre qu'à mon tour j’endosse le rôle désuet de sa mythologie à elle. Je l'accepte de bonne grâce

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Publié le 14 Juin 2013

C'est l'histoire d'un homme qui voulait avoir une grosse bite, mais qui de toute façon était trop timide pour s'en servir auprès des filles alors il ne disait rien, mais il désirait tout, surtout mettre à nu les sept filles dont il fut amoureux même s'il n'y en a que trois qu'il a aimés vraiment. Et comme les filles ce n’était pas pour lui un jour il a crié. Il a hurlé de plaisir, c’était devant la télévision et il se roulait par terre d'extase. Il roulait et criait sur le tapis dans la cuisine d’un inconnu qui avait la télé que lui n’avait pas. Et puis après il a encore connu le plaisir - mais en fait c'était avant -. Pour la seconde fois c’était sous le soleil grec du temps où la Grèce était encore le pays des philosophes et non celui de la misère économique. Le plaisir lui est venu en entrant dans le stade pour la première fois jusqu’à s’asseoir dans les tribunes.

 

Il se rêvait tribun, orateur, dictateur ou gourou d'une secte qu'il aurait conduit au firmament en la faisant coter en bourse, ou peut-être même terroriste, défricheur du territoire de l’art ou bien un de ces trucs qui marche sur la prétention du monde. Sauf que lui ce n'était qu'un tout petit corbeau de lycée, un esthète de la lettre envoyée et il regardait l'effet de ses mots sur les autres comme il regardait les ronds dans l'eau que font les cailloux qu'il balance dans le lac. Il n’aimait pas les autres, sauf les sept, sauf les deux ou trois autres pour faire une portion congrue, les gens qui offraient des tricycles, des bonbons, des billes, des punaises, des bouts de terre, morceaux de toit ou de ce pouvoir bourgeois de s'abandonner aux mots.

 

Il a joui parfois, mais c'était plus tard, il aime cela mais un peu moins que la soumission des désirs aux mots parce qu’il appelle ça la transcendance et que de se dire que l’on peut transcender c’est bien. Il a baisé parfois, mais c'était plus rare, il aime cela mais un peu moins que la rhétorique sauvage qu'il fantasme de pouvoir éructer à n’importe quels moments. Il a aimé sept fois et environ un peu moins, mais cela ne lui a jamais foutu la tête à l'envers aussi fort, aussi beau et aussi bien que peut le faire l'émotion que le sport provoque parfois, ou l'art mais c'est plus rare. Il a tué parfois, mais c’était par nécessité d’esthète et parce qu’il répugnait au viol et que le vol c’était trop conservateur.

 

Il a suscité souvent et ça c’était bon, il aimait ça comme rien d’autre alors un jour il s'est marié à une poupée qu'il avait chinée lors d'un voyage dans une cité Russe. Il s'est marié et ça a été drôle et sanglant, complaisant et sordide et il a aimé ça. Il a fabriqué pour sa femme nouvelle sept enfants, sept petites filles plus ou moins belles parce qu'il s'est dit qu'il pourrait écrire un beau conte avec elle. Et au pire il écrirait une saga sordide en sept volumes. Alors il a éduqué comme on joue aux jeux vidéo avec sept vies différentes pour multiplier les chances d'y déceler du romanesque ; il y aurai bien dans le lot une Alice Liddell, une Lolita, une Shéhérazade ou dieu sait quoi d’autre d’amusant comme une joueuse de tennis, une Marie Curie, une Nabilla ou une Emily Dickinson. Plus tard, mais c'était après, il est devenu vieux et il a passé du temps à se souvenir.

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Publié le 13 Juin 2013

Ouvrir son ordinateur comme l'on ouvre un livre, je vous parle du geste, de ce que l'homme fait quand il déplie, déplace, tourne la protection de sa tablette, comme s'il ouvrait un livre. Et d'autant plus que la couverture de ma tablette est blanche comme la plupart des pages du même nom. J'éprouve le même plaisir que celui que j'ai à ouvrir un livre sauf que c'est un livre que je peux lire, autant que je peux l'écrire. Et comme les livres, c’est aussi un pont entre deux rives ; celle de l'intime,celle du public. Ce livre c'est comme mon Fantasia, il est possible d'en voir surgir n'importe quoi, que n'importe qui m'emporte, la musique et les mots, les vivants et les morts, les images, les envies. C'est un livre qui s'ouvre et un tombeau qui se referme, c'est le geste divin ; camoufler sa nature dans l'hypertrophie d'une sociabilité de réseaux à la mémoire de moineaux, c'est abandonner dans un souffle le secret de soi qui se délivre dans un texte adultérin que l'on susurre à sa muse.

 

D'un geste qui était anodin avant même d'entrer dans nos habitudes, on entre en paradoxe a mi chemin de la surface profane et de la symbolique profonde. Je doutais et je doute encore de l'asservissement de l'homme à la téléphonie mobile ne voyant pas l'intérêt d'être soumis en permanence à la sollicitation des autres, l'impossible fuite, l'échec de nos solitudes. Pourtant, j'éprouve pour la tablette une fascination constante, j'y vois l'objet d'une libération, celle de l'homme qui enfin échappe à la posture informatique, au lieu informatique, au poste informatique, à l'imposture nécessaire. Ouvrir et fermer son écran avec la simplicité de l'homme qui ouvre son livre, le referment et l'ouvre encore et toujours, sans nécessité de posture et entendez bien cela d'un point de vue anatomique. Vous êtes tous dans mon livre et lui-même est toujours sous ma main, vous êtes tous dans ma poche et un peu dans ma tête et je me fous de réinventer l'eau tiède parce que tant que je peux l'écrire sur ma tablette je suis en mesure d'en jouir et c'est l'essentiel . Ma tablette réenchante le monde et je ne lui en serai jamais assez reconnaissant, le luxe juste sous la main, elle me rend bourgeois.

 

Je vous écris du jardin

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Publié le 10 Juin 2013

Se lustrer la barbe avec un peigne, c’est tout à fait désuet, tout à fait honteux, tout à fait délicieux et bien entendu très addictif. Je voudrais un jour avoir une belle barbe ; mais non je ne suis pas un hipster, ni même un bears, un ours, ou un fétichiste mais j’alimente patiemment un fantasme sur ma barbe. C’est le désir d’un barbe comme une forme crinière inversée, un écrin foisonnant pour le siège avancé de ma parole. Mais je crois qu’avant tout c’est un simple plaisir tactile, caresser sa barbe dans le sens du poil comme on le ferait avec un gros matou. Y toucher - à sa barbe - comme on ne rongerait les ongles pour trahir mais canaliser sa nervosité, son ennui, son attente, qui justement relève souvent de l’ennui et de la nervosité en même temps. Ou tout simplement jouer avec sa barbe comme le fumeur joue avec ses cigarettes de métal ou de papier pour se donner de la contenance, lustrer son sérieux d’un geste désinvolte. Mais ma barbe est imparfaite, ma barbe est une réfugiée en quête d’intégration mais qui sous mes yeux, enfin je devrais dire sur mes joues, se désintègre un peu et campe une diva capricieuse que j’ai décidé de caresser dans le sens du poile. J’aime dire lustrer. Non j’aime l’idée de lustrer quelque chose, lustrer une part de soi c’est encore mieux, bien mieux que de brosser le chien. Je me brosse moi, je suis un peu mon chien et je dois tout à mon maître, c'est-à-dire à moi. Wouafff

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Publié le 7 Juin 2013

Hier soir j’étais à l’Aréna à Montpellier, salle vaste et polyvalente où ce soir là se déroulait la dernière journée de championnat de France de handball. Comme toujours j’étais à avant l’heure, en avance pour humer l’ambiance, s’imprégner des lieux et des personnes. Assez vite s’est assis à côté de moi un jeune couple pas tout à fait dans la trentaine. C’est toujours plus fort que moi, quand j’en ai l’occasion je me laisse volontiers le droit d’écouter leur discussion, c’est finalement si rare un couple qui au lieu d’attendre en silence discute. L’homme, parce que chez les cons, c’est souvent l’homme qui doit instruire la femme, faisait le descriptif de la salle à sa copine. Quand on est habitué d’un lieu, on fini repérer assez vite la nature de ceux qui le fréquente, reconnaître ceux qui sont la pour leur première fois par exemple comme ça devait être le cas pour eux.

 

L’homme donc faisait à sa petite amie la liste exhaustive des événements ayant eu lieu dans cette Aréna, les concerts bien sûr, le handball, la danse, la gym, l’équitation, le cirque, il était bien aidé à cela par les images promotionnelles qui étaient diffusées sur les écrans et tout aurai été d’une grande banalité s’il n’avait pas cité dans sa liste le hockey. Sa compagne restée jusqu’à présent docilement attentive à la litanie de son homme eut comme un sursaut et répéta d’un air interrogatif « le hockey ? » sous-entendant ainsi son incrédulité à ce que l’on puisse recouvrir de glace cette salle de spectacles. Elle avait ébranlé son homme qui marqua à son tour une petite pause comme s’il découvrait à son tour l’incongruité de ce qu’il venait de dire.

 

C’est à ce moment que l’inculture eut un éclat de poésie fulgurant ; avec un aplomb tirant sur le sérieux, il apporta une rectification magnifique « non, mais ils ne mettent pas de la glace mais un truc glissant ». Et sa réponse aussi absurde qu’inattendue eut pourtant pour effet d’apaiser l’incrédulité grandissante de sa petite copine lui permettant ainsi de reprendre sa présentation de la salle. J’avoue qu’à partir de ce moment-là j’ai cessé de les écouter, j’étais entrains de ressasser sa réponse, me repasser la phrase et dans ma tête déjà gloser les quelques mots que j’écris là. Ne croyez pas que je critique ou que je me moque, rien de cela. Ma réaction a réellement été un émerveillement. Et je pense sincèrement que l’inculture et la connerie populaire sont les choses qui réenchantent le monde, remettant du merveilleux là où la raison et la science se sont appliquées à gommer le merveilleux.

 

La question qu’a posée la petite amie était légitime et même intéressante ; comment mettre une patinoire dans une salle de spectacles, elle avait raison de s’interroger, ce qui est beau c’est cette réponse, cette idée que déplacer une patinoire est une idée folle et que pour refaire coller ce qu’il savait réel il a eut cette idée, cette conviction, cette certitude que l’on pouvait remplacer la glace par un truc glissant. Il ne savait pas quoi mais au moins cela lui permettait de refaire coller le réel avec ce qu’il pensait être impossible : déplacer la glace. J’aurais pu m’interroger aussi sur comme faire entrer la patinoire, comment est-ce que c’était possible et je l’avais fait, j’aurai eu j’en suis sûr plusieurs hypothèses, j’aurai chercher à démêler ces hypothèses pour en faire sortir la plus crédible, la plus proche du véridique ou de la vérité. Mais ils n’ont pas eu besoin de cela d ; il fallait juste une réponse à la question peu importe le crédible de la réponse.

 

Oui c’est beau, je trouve cela beau, et je sais, voir même j’espère, moi aussi parfois être ce con qui réenchante le monde de son inculture et de sa naïveté.

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