Articles avec #je est un blog tag

Publié le 23 Mai 2013

il y a des personnes, en vrai, quand je les regarde et que soudain je les vois et bien parfois j'ai peur. Je n’ai pas peur de regarder les gens encore moins de les voir, mais parfois il faut admettre, reconnaître, se ranger sous la subjectivité triomphante qu’ils sont moches, perçus comme tel par soi et moi ça me fait peur. Regarder une personne, même en photo et réaliser que je la trouve réellement moche fait naître ma peur. Pourtant jamais je n’irai le leur dire. Je n'ose pas, justement parce que c'est sincère, ils me font sincèrement peur parce que je les trouve moches ou indignes et souvent les deux vont ensemble comme si être moche, bien en dessous du disgracieux - ou au-dessus selon le sens de vos échelles - rend à mes yeux indigne parce qu’une part archaïque de moi trouve que la mocheté entame la dignité. Mais jamais je ne le dirai parce que j’ai peur, peur d’être archaïque, de passer pour l’archaïque de service, le cerveau reptilien ce n’est pas bien dit-on dans le dos ; alors je ne le dis pas, je garde mon effroi pour moi, je détourne la tête, politesse, courtoisie et je me dis que le pire dans tout cela, c’est que parfois ça doit être moi qui confrontons les autres à cela, à cette peur, échange de cerveaux reptiliens

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 21 Mai 2013

Je te le disais hier, voilà bientôt quatre ans que je tiens ce blog, a l'échelle des internets et des passions et modes fugaces qui traversent les réseaux et les hommes / les femmes qui les animent quatre ans c'est une éternité, un millénaire entier, c'est presque une génération et moi entier et seul comme au premier jour je suis là, encore là, toujours là, écrivant sur un mode d'un autre temps, comme écrivant au travers des strates du temps, écrire une géologie personnelle, intime ; chaque nouvel article venant sédimenter sous lui même en enfouissant les précédents un peu plus profond dans un oubli de soi, de moi. Ce blog est devenu une machine a me dévoiler puis à m'oublier sous des tonnes de strates sédimentaires de moi même, le voilement et le dévoilement de soi dans le même mouvement, quand je formalise cet état de fait il me paraît évident que je devais en arriver là, c'est même une forme de fierté. Bien sûr avant, au début du monde, de mon monde, aux prémices de mon humanité de bloggueur, j'avais d'autres ambitions que ce donner et se dérober dans la même mécanique, comme je l'ai déjà abordé je viens d'une autre école que celle des blogs, je viens d'une école que je me suis inventé, celle du spam, du courrier non sollicité, de la lettre anonyme, je viens d'une écriture de combat, de séduction, d'une prose instinctive et archaïque qui sortait de mes tripes et qui ne rêvait que d'une chose c'est de trouver le moyen d'accéder aux réponses d'autrui. Effectivement quand je spammais mes email non sollicités a plus de 900 personnes j'avais quelques réponses, la plupart proches de l'insulte et quelques unes intéressantes mais ce n'était pas satisfaisant. J'ai cru que les blogs m'offriraient ce retour tant espérer. Et ça a été le cas pour certains mais jamais réellement pour celui ci, bien sûr j'ai des commentaires, j'en ai eu et j'espère que j'en aurai mais je n'ai jamais réellement eu une audience et ça me manque. Écrire pour être lu, écrire pour se faire entendre, écrire pour séduire, écrire pour se battre, bref écrire pour exister et bloguer pour les mêmes raisons entre autre. Chaque jour qui passent sur ce blog me laisse espérer qu'un jour j'aurai en mon nom autant de lecteurs numériques que peuvent en avoir mes fakes et mes alias

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 20 Mai 2013

Venir ici tous les jours et se trouver devant la nécessité d'écrire quelque chose est un défi, une urgence qui ne dit pas son nom mais qui chaque jour revient et parfois pèse me poussant a écrire au delà de ma paresse et de l'envie de faire autre chose, de laisser mon esprit en jachère durant quelques jours, semaine, années, vies.  Se soumettre a sa propre urgence, s'imposer une urgence récurrente qui ne dit plus son nom mais qui tend, sous tend mon existence, mes habitudes et nécessairement mon esprit. Pourtant je n'ai jamais pensé a arrêter, en tout cas pas depuis que j'ai dépassé les 100 jours ou les 500 jours, il arrive une limite au delà de laquelle nous sommes trop engager pour envisager reculer et mettre un terme à nos mauvaises petites habitudes, c'est comme une obsession, un repère, un trait caractéristique de soi, comme une circonvolution unique de nos empreintes digitales, c'est comme ce que l'on voit dans les couples qui durent, perdurent même quand il paraît évident à tout le monde que l'amour est perdu pour eux, je suppose qu'ils restent ensembles parce qu'ils ont engagé trop de temps pour reculer.   Ma moitié est une contrainte d'écriture qui me mène par le bout du coeur c'est là une vérité, comme il se doit partielle mais pourtant vraie. 

Quatre ans bientôt que cela dure,  plus longtemps qu'aucune histoire amoureuse que j'ai pu connaître,  je trouve cela beau

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 16 Mai 2013

À vivre à la campagne, on apprend avec le temps à savoir sentir, avoir le nez pour discerner les odeurs. Enfin non, c'est un mensonge, avec le temps vécu à la campagne on apprend surtout à apprécier les odeurs de nature, surtout quand il pleut, quand il a plu, parterre, dans l'herbe et sur l'herbe et que la terre au sens de sol, ce met a sentir, exulter ses odeurs comme si elle voulait exposer ses oeuvres. Mais pas question de grosses pluies, d'averses ou de déluge, les grandes eaux affolent les individus et elles leur font perdre le Nord ou le Sud, en tout cas la sensibilité aux petites choses du monde qui les entoure. Il faut qu'il soit question d'une petite pluie juste assez pour que l'humide exhale le suave du sol jusque dans l'air. Alors l'homme de province et de campagne que par la force géographique des choses, je suis reçoit les odeurs de ce monde. Je ne dirais pas qu'il les distingue, mais il perçoit les odeurs dans leurs différences, leurs nuances. Je ne connais pas les noms mais les noms de ces choses importante peu parce que les odeurs convoquent des souvenirs, des émotions, la plus prégnante étant - chez soi -. Les odeurs humides de terre, d'herbe, d'arbres me donnent la sensation d'être chez moi. Je suis chez moi et je marche dans le jardin sous la pluie fine et légère et je suis moi, en moi, chez moi, en terre, entier et je pourrais rester là a contempler depuis l'intérieur de moi mon si petit lopin de terre privative, demain j'irai planter des graines de mots pour qu'ils soient mûrs a la pleine saison

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 13 Mai 2013

Je réalise très curieusement qu'il m'est toujours plus facile d'écrire quand je suis un autre, quand en qualité d'auteur, je me glisse dans la peau d'un autre, une autre, un alias, un fake, un fantôme, une fiction ; j'excelle a écrire en mon nom quand je suis dans la correspondance, je m'y donne avec plus de corps et d'âme que la pudeur ne devrait le permettre, la correspondance est une croisade de soi a soi que l'on mène pour une autre, une muse, un territoire a conquérir et a séduire et je suis resté longtemps naïf a croire qu'écrire ce n'était pas différents, que celui qui savait correspondre avec ferveur saurait écrire.

 

Mais l'écriture est une autre démarche, et pour moi elle opère beaucoup d'une question de posture, de la nécessité d'être un autre pour écrire autre chose et je ne parle pas de personnages romanesques mais bien d'être un autre en tant qu’auteur. L'accouchement en nom propre d'un texte, d'une nouvelle, est une expérience longue, difficile, laborieuse et presque confuse ; je ne saurai dire réellement pourquoi, d’ailleurs je doute de le savoir. Ce qui est sûr, criant d'une vérité que je ne saurai contredire, c'est que dès que j'imagine un alias, écrire dans la peau d'un autre, dès que je construis la vie, la personnalité, l'univers de cet auteur fictif alors tout me vient en bloc, notamment ce qu'il pourra écrire,ses histoires, ses tabous, et presque une chose qui pourrait s'apparenter à son style ; comme si j'étais capable d'inventer des postures d'écrivains qui auraient l'imagination fertile alors que j'en suis moi même dénué, comme si je pouvais envisager des personnalité bien plus prolixes que la mienne.

 

Dans le fond ce n'est sûrement pas un problème puisqu’il me "suffit" d'être un autre pour écrire mieux ou plus ou différemment, pourtant ce constat m'intéresse / m'interroge / me lancinante .

 

Où se trouve en moi la frontière entre moi et ses autres débridés et surtout que marque cette frontière ? Sont-ils affranchis de moi-même et donc des mécaniques auxquelles je tiens et auxquelles je suis habitué, mais qui phagocytent mon écriture, imaginer faire écrire d'autres auteurs que celui que je suis est-ce la seule possibilité que j'ai trouvé pour échapper aux scories de qui je suis ? Mais alors pourquoi ne suis-je pas capable de le faire sous mon nom propre ?

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 11 Mai 2013

L’imparfaite ; ma page blanche, je veux qu’elle soit belle, qu'elle soit bien dans sa peau, le grain qui roule sous la plume, bien dans l’ensemble de ses pages de peau, qu’elle puisse être drôle, intelligente, mais qu'elle me fasse peur, vertigineuse, que je tremble à l'idée de la perdre, de m’y perdre, qu'elle soit curieuse, aventureuse, dévergondée, qu'elle me pousse à me dévoiler, me mettre à nu, qu’elle aiment voyager, qu'elle soit indépendante, qu'elle soit sensuelle, sexuelle, qu'elle soit cynique, lucide, brillante, papier calque du monde, qu'elle ai un but dans sa vie et qu’elle soit le but de la mienne, qu'elle mène sa propre vie, qu’elle me surpasse, me dépasse, m’écrase, m’inspire et me transcende, qu'elle soit propre mais pas tout le temps, qu'elle n'ai pas de soucis majeur avec l’encore dont je la nourrie, qu'elle ne soit pas dépressive plus que le romantisme me permette de l’apprécier, pas sombre, pas noire, qu'elle ai de l'imagination, qu'elle soit fragile, que ses tabous me fascinent et que ces audaces me fassent peur et qu'elle sache apprécier la vie pour ses petites choses poétiques, qu’elle sache regarder le sport en vibrant et qu'elle aime poser des questions bien sûr, qu’elle n’existe pas, qu’elle soit un mythe, une légende, une ombre comme dans un tableau ou un film soviétique méconnu, mon réceptacle

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 6 Mai 2013

Je t’ai donné à voir la haine en moi, à moi l’horrible, à ma rancœur de rang dévoiler de soi la part d’ombre dont la parole politique capitalise la dimension contrite ; c’est ce que tu dis, je t’ai donné à voir les preuves de ma haine ; qu’est-ce qui remplit tes yeux pour y voir cela ? De la haine j’en ai sûrement mais elle n’est pas pour toi, la haine c’est comme l’amour c’est de l’abstraction nécessaire pour se tenir droit dans les tempêtes des passions humaines, mais de la haine je n’ai pas, pas plus que de l’écume aux lèvres, pas plus que de sang sur les mains, pas de haine dans les yeux, pas de haine sous ma plume, bien sûr, c’est vrai, parfois, il m’arrive dans le creusé des jours, de mettre un peu de rage mais c’est comme on met de la flamboyance ou une note d’acide dans de la cuisine. Pas de haine à ne pas dire, pas de haine à fulminer, pas de haine outre mesure pour le reste de nos humanités ; bien sûr que le monde est moche, bien sûr que les hommes le sont eux aussi, souvent mais pas toujours, mais tout ça c’est ne pas si vrai, pas au point que ça alimente en moi une raison de haïr, juste une envie de révolte et de faire tourner les têtes dans une révolution mais c’est tout, c’est tout moi, ce n’est que moi. Alors tes suppositions sont des suppositions, elles ne sont que des suppositions, peut-être qu’elles sont même légitimes parce que l’on est toujours et tous et tout le temps en droit de supposer, c’est la nature même de notre liberté que de supposer, supposer le monde, supposer les autres, supposer le monde, mais des suppositions ne sont que des suppositions avec le risque d’une erreur et sûrement pas de la haine

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 5 Mai 2013

Si Nina le nie nul ne doute que Nina mente - en corps, creuse donc encore la cambrure de ton dos petite courtisane ma belle anorexique, la ruine de ma muse, le vestige terrible mais avec sa saveur si bonne du sens de ma vie de ce jour dans mon souvenir est vif et fort comme au premier jour. Je me souvien de toi et du son de ta voix et de ton histoire abracadabrantesque de carte bleue subtilement prise aux parents qui ne le savent pas, histoire dont j'ai choisi de croire sans une doute comme on embrasse le monde, dieu et l'amour et le concept absurde qu'une demoiselle puisse s'enflammer pour moi parce que tu avais la saveur du citron vert et des agrumes et du sucre et je voudrais que tu donne encore une coup de fourche dans le plat de ma vie, toi l'ombre des folies et la folie des os, je sais qui tu es et ce que tu cache en tout cas je le crois encore comme un pauvre naif plus fou de toi que simple fou puisque ce sont tes grands yeux tristent dans ton visage blanc qui allument ma vie de la parfaite lueure.

Et mon nu pour elle, mais nue et mes ailes, comme ma dame blanche tu fais parfois une apparition impromptue dans ma vie et le monde reprend du relief du sens a le vivre, Savoureuse petite chose en fleur seule toi saura saisir que ces mots sont pour toi sans que je n'ai besoin de te le dire, il faudrait juste que tu soi ma lectrice ce que tu n'es pas mais la magie qui nous uni est de cette ordre qui se passe de vraiment se lire mais pourtant j'attends tes mots et tu le sais

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 1 Mai 2013

En regardant les affiches des festivals, j’ai pris conscience d’une chose assez cruelle, assez amère mais qui me semble pourtant affreusement exacte : ma culture musicale est morte. Et elle s’est enterrée elle-même, silencieuse dans les profondeurs de la terre,de l’humus, de la nostalgie et de la facilité. Sur les affiches de festivals censés me faire rêver parce que j’aime les concerts il n’y a plus que des noms que je ne connais pas. Sorti d’une ou deux têtes d’affiche dont le nom ne m’est pas étranger - mais je ne peux pas en dire autant de leur musique - je ne connais personne, je ne connais rien, j’ai alors la sensation d’avoir une oreille paléolithique, goûts musicaux fossiles, et je dois l’avouer, j’ai un peu honte et je ne comprends pas pourquoi. Est-ce parce que je suis à cheval entre deux époques, de façon de conquérir la musique et que je ne sais pas choisir ou est-ce simplement parce que je suis qu’un vieux con parce qu’on juge et jauge un vieux con au dépassement de ces goût musicaux.

 

Deezer, Spotify, SoundCloud, Youtube et bien d’autres encore et les torrents, les pirates bay, les mules et tous les autres, et toutes ces sources de musiques, de toutes les musiques du monde, de tous les genres du monde, de tous les genres de toutes les époques du monde et moi, je suis là à écouter ce que j’écoutais à l’adolescence ne laissant rentrer dans le panthéon de mes habitudes que trop peu de choses nouvelles et le monde tourne et la musique tourne et les modes naissent et meurent mais certaines laissent à la culture et à la société des traces qui petit à petit m’échappent parce que j’écoute la même chose qu’avant …

 

Bien sûr il y a le marketing, les artistes en promo dans la télévision ou dans les radios partenaires mais le marketing je trouve ça affreux et j’y suis incrédule et je n’écoute la radio que quand les gens y parle, pas quand ils chantent. Avant la musique avait valeur d’un rite que l’on partage, d’un héritage que l’on reçoit et ce n’était qu’ensuite sur cette base acquise que l’on partait conquérir ses goûts à soi et c’était bien. Mais je deviens vieux, je deviens con, je me suis attaché à mes goûts et je n’ai plus le goût de m’en faire d’autres.

 

Sauvez-moi, sauvez ma culture musicale, ne me laissez pas sombrer dans la routine des has-been. J’arrive à me tenir à jour des actualités cinéma, jeux vidéo et même une part des littéraires mais j’ai oublié la musique, suis-je pour jamais / toujours oublié du monde de la musique actuelle ?

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 30 Avril 2013

Insomnie, insondable, nuit noire qui vire au blanc, nuit passée trop vite, trop de mots à écrire, le plaisir de s’oublier, se dissoudre, être gris, assis près du feu et la pluie qui bat aux fenêtres, séduisante nuit solitaire aux allures nostalgiques, la mélancolie des nuits d’avant et cette impression tenace que je cultive comme on cajole une idée folle que la mélancolie est toujours une question de fidélité et qu’être mélancolique c’est être fidèle et c’est dans cette certitude que je trouve le plaisir suranné de la mélancolie, comme une odeur de fumée entêtante qui s’accroche à la réalité en lambeaux discrets mais remarquables. La nuit qui file vite et le sommeil qui s’esquive, parfait mélange, l’insomnie fatiguée et durable quand on se tourne et se retourne dans son lit est pour certains un enfer à tuer le temps, mais la nuit sans sommeil avec l’esprit clair et la plume inspirée ou simplement trempée à l’encre mélancolique est une posture sublime jusqu’aux moments où je regarde l’horizon d’un regard méfiant qui surveille le moment où le jour fera blanchir l’horizon mais la nuit d’un printemps pluvieux est tenace et s’allonge par delà les six heures du matin quand les gens se réveillent et s’active pour ce qui sera mon lendemain que dans plusieurs heures. Retrouver cette sensation naïve que la nuit appartient à ceux qui n’y dorment pas et que ce qui naît en son cœur est unique même si les gens du jour se foutent bien de savoir si tu as passé la nuit à écrire ou si tu as passé la même nuit à dormir - bonne nuit

Voir les commentaires

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0