Articles avec #je est un blog tag

Publié le 2 Octobre 2013

Que doit-on dire aux gens qui ne sourient pas et ceux qui souffrent parce que l’on peut accessoirement déduire que ceux qui souffrent ne sourient pas ? On peut facilement et rapidement régler la question de l’absence de sourire. Rien de plus simple que de sourire, il suffit de se maintenir les joues avec du scotch c'est simple et efficace. On tous du scotch et même les pauvres qui n'en possèdent pas peuvent en acheter ou en demander à la section lettre de motivation du Pôle Emploi en prétextant vouloir coller leur photo ou leur faux CV.

 

Pour ceux qui n'arrivent pas à être heureux, ou qui n'y arrivent plus, je leur conseillerai de vivre de bonne entente avec leur malheur. Il n'y a aucune loi qui oblige les gens à être heureux même si on nous le fait croire. Quand je dis on je parle de la société, la culture, les politiques, les médias, les francs maçons, les lobby gay et hétéros, les industries pharmaceutiques, les société secrète nazies, la mode, les philosophes de supermarché, les gens de la télé réalité, les extraterrestres, etc, tous nous disent qu'il faut obligatoirement être heureux sinon ...

 

Sinon quoi justement ?

 

Sinon, on sera malheureux ? Voilà qui nous fait une belle jambe. Il va se passer quoi si on est malheureux ?

 

On peut être malheureux et vivant, malheureux et amoureux, on peut baiser en étant amoureux, on peut même faire l'amour en étant malheureux, on peut créer en étant malheureux - et on est d'ailleurs meilleur qu'en étant heureux -, on peut faire ses courses en étant malheureux, on ne meurt pas en étant malheureux. Le malheur n'est pas une non-vie.

 

Alors au lieu de consommer et consumer toute notre énergie à lutter contre le malheur qui tient au corps, je conseillerais aux gens malheur de vivre leur malheur à font, de foncer dedans, de l'assumer, l'embrasser, pas de le provoquer mais seulement le vivre. Et peut-être, je dis bien peut-être, qu’une fois qu'il seront allés au bout de leur malheur ils seront aptes à tourner la page. Il n'y a pas de honte à être malheureux, on est pas moins humain, moins beau, moins noble, moins fréquentable. Acceptons le malheur tel qu'il est et tel qu'il nous rend. D'ailleurs quand je suis réellement malheureux - je ne dis pas déprimé - je déteste que l’on vienne me dire que ce n'est rien et que cela va passer, j'ai juste envie que l'on me laisse être malheureux jusqu'au bout de mon malheur et ce n'est qu'après que je suis prêt à entendre qu'il faut passer à autre chose, seulement après !

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2013

Il y a quelques jours j’essayais d’explorer ma pensée sur le rapport que l’on a à notre identité virtuelle et note identité réelle - d’ailleurs la question que j’aurai du me poser en premier c’est pourquoi séparons nous les deux -. Et aujourd’hui toujours en quête de question à défricher je vais plutôt chercher ce que ma pensée recèle du côté de l’anonymat qu’offre ou qu’impose l’utilisation des réseaux. Je ne pense rien individuellement des anonymes, il y a parfois des gens bien et parfois des cons derrière l’anonymat. Pouvoir se retrancher derrière l'anonyme peut donner le meilleur comme le pire. Être anonyme c'est prendre une liberté, et la liberté est un outil à multiples tranchants.

 

D'un côté cela peut dédouaner les gens de leur éthique sociale et les rendre méchants, vulgaires, agressifs, libre d'étaler au grand jour la profonde idiotie qu'ils cachent derrière le masque du consensus social qu'ils affichent en société. Être anonyme c’est un peu être soi de façon décomplexée, c’est l’anarchie à échelle humaine, ni dieu ni maître ni sens moral. C'est la grande mode des haters qui sous couvert d'un relatif anonymat crachent sur le monde sans risque. La contrepartie de leur anonymat, c'est qu'une colère ou une méchanceté qui ne s'assume pas c'est juste pathétique. Je veux dire que cela n'a rien d'un engagement. Cracher sa haine sur quelqu'un ou sur quelque chose en son nom propre c'est s'engager, le faire anonymement c'est jouer aux grands sans en avoir les couilles ou les ovaires. Dans ce cas-là l'anonymat est une chose mignonne. Une audace de cour de récréation quand quelqu’un lance un caillou alors que tout le monde à le dos tourné et que personne ne se dénonce.

 

D'un autre côté l’anonymat peut permettre d'avoir de vrais débats d'idées qui ne soient pas tronqués par l'image, l'âge, le sexe, la condition sociale, culturelle ou religieuse des communicants. Dépouillé de son identité l'individu peut communiquer avec l'autre sans être dans un rapport de séduction - qui est toujours un rapport de force - on se concentre donc sur les idées, les concepts, on écoute mieux et on parle mieux. Être anonyme c'est comme être de pures idées, une pure pensée, et pour certains c'est un vrai fantasme. Par exemple j'ai toujours rêvé en France d'une campagne électorale anonyme, où les candidats ne donnerait ni leur nom, ni leur partis, ni leur tête, juste leurs idées, pour forcer les gens à les écouter.

 

Et puis il y a tous les autres cas où l'anonymat est une liberté pour des choses dérisoires ; pour les timides par exemple, pour les joueurs, pour les manipulateurs - qui sont souvent des joueurs -, pour ceux qui aiment la mise en scène de leur "personnage numérique", pour filtrer, pour provoquer, pour désarmer, pour susciter de l'intérêt, pour créer du mystère, du désir - celui de découvrir qui ce cache sous l'anonyme -, etc. des dizaines de situation où l’anonymat est un outils pour soi, juste pour ses intérêts privés, un outil à court terme qui n’a aucune visé politique et métaphysique.

 

Et puis il doit y avoir des moments où être anonyme c’est survivre, à la dictature, à la vindicte, à son image, à ses angoisses, à sa médiocrité, à ses effets. Un jour peut-être l’anonyme ça sera moi, mais d’ici là je vais essayer d’échapper à l’oubli.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 23 Septembre 2013

Une vraie fille, c'est solide, fragile, sensible, intuitive, complexée, névrosée, combative, sensuelle, charnelle, fuyante, farouche, sociale, épanouie dans son corps, épanouie dans ses aspirations, séductrice, sûr d'elle, sûr de moi, naïve, docile, insoumise, impudique, discrète, solaire, indépendante, hédoniste, spectaculaire, solaire, perverse, manipulatrice, destructrice, carnivore, cannibale, créative, intolérante, empathique, multifacette, changeante avec le temps, le soleil, esthète, inattendue, dévergondée, calme, chatte, féline, mélodramatique, suicidaire, morbide, arborescente, sauvée, sauvage, incontrôlable, sucrée.

 

Une vraie fille, ça fait pipi assis, sa saigne, sa connaît le poids de la nourriture, le sens des cheveux, une vraie fille sa pète dieu sait quand, une vraie fille c'est humide, moite, mouillée, ça sent bon, ça sait assortir les choses, ça danse en petite culotte, ça sait comment utiliser un tampon, ça sait défaire un soutien-gorge sans transpirer, elle sait faire une bonne vinaigrette, une vraie fille c’est un caméléon, c'est insalissable, une vraie fille c'est là où on ne l'attend pas, elle sait les mots qui font mal, elle sait les gestes qui font du bien, elle ne connaît rien au phénomène d'oxydation, mais elle sait attacher ses bijoux sans regarder son reflet dans le miroir, une vraie fille, elle tombe le masque quand elle est en confiance, ça n'a pas peur de ce qu'il faut, ça a peur de soi, d’elle.

 

Une vraie fille c'est le monde. 

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 21 Septembre 2013

Sur la toile, nous sommes des avatars. Qu’ils soient authentiquement nous ou de pures inventions graphiques, ces avatars sont d’autres nous et en même temps ils ne sont pas nous puisqu’ils sont eux ; indépendant et identifiable.

 

Derrière l’avatar il y a le mythe de l’anonymat et de la liberté prétendu qu’il permet. Au temps bénis des réseaux dominant faut-il en venir à croire que notre identité, notre tête, notre réalité sont devenues des moyen d'expression underground ? être sur Internet mais y être présent en son nom propre, en son visage propre, en sa personnalité propre est-ce devenu une bizarrerie ?

 

Montrer sa tête est-ce un signe d'engagement ? d’impertinence ?

 

Mettre sa tête sur la toile est-ce exister plus ?

 

Mettre sa tête sous ou sur ses tweets leur donne-t-il plus de force ? d'impact ?

 

Notre visage, notre sexe, notre âge, notre condition sociale visible sont-il devenus des faiblesses qui nous rendraient vulnérable si les autres internautes venez à les découvrir ? Mais alors sommes-nous en danger dans la vie réelle parce que d’un regard, on peut juger et jauger de notre sexe, notre beauté, notre âge, de notre image ? Le net, son avatar, son anonymat se pose-t-il comme une réponse à ces dangers quotidiens que nous affrontons dans le monde concret depuis que l’homme est homme ?

 

Faut-il en déduire que notre visage mérite plus de secret que nos mots de passe ?

 

Mais si on se construit des frontières entre deux versions de nous, est-ce parce que notre identité réelle contient plus de vérité que nos versions numériques avatarisé ?

 

Ne pas dévoiler sa tête est-ce une façon de prendre une liberté pour libérer le ton de nos paroles ?

 

Qu’y a-t-il dans la vérité de qui nous sommes qui inhibe nos penchants, nos pensées, nos paroles ? Elle doit bien exister cette chose que l’on fait disparaître dans le mystère de nos identités numériques. Quand on a un secret, est-il mieux conservé si se permet de le dire en cachant notre tête ou quand on affiche notre visage mais que l’on tait le secret ?

 

Dévoiler la réelle identité de qui nous sommes sur les réseaux, est-ce que cela nous rend moins neutre ? Ne pas s'afficher permettrait-il de sortir de la subjectivité ?

 

Et moi ? Qui je suis ? Je suis anonyme ou je suis nommée ?  

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2013

Si l’on me pose la question et qu’il faut faire un choix entre une proposition où l’on se pose des questions et une autre où l’on ne s’en pose pas, je choisirai toujours celle où l’on se pose des questions par rapport à l'autre choix sans question même si celui-ci promet le malheur, la fin du monde ou la reformation du groupe Alliage.

 

Tout simplement parce que je considère qu’il est plus important de se poser des questions que d'être heureux. D’autant plus que je pense que l'on ne peut pas être heureux sans se poser de questions. Quand on refoule, quand on ignore les questions, quand on ne s'en pose pas, quand on fait l’autruche métaphysique c'est vrai que l'on peut vivre dans une forme de confort mental, un conformisme bourgeois sans aspérités visibles. Mais cet état de confort n'est pas le bonheur. Le bonheur est une quête, il n'est pas la joie, il n'est pas l'agréable des sens, il n'est pas l'amour fulgurant, il n’est pas le doux, le bon, le beau. Le bonheur est singulier, c’est un concept dont on ne peut pas cerner les contours et la valeur véritable sans se poser des questions. Le questionnement est donc une nécessité contingente à la quête du bonheur, qu’on le veuille ou non.

 

Les simples d’esprit ne sont pas heureux, ils sont tranquilles. Mais je n’ai jamais dis que la poursuite du bonheur était une nécessité.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 17 Septembre 2013

À qui poses-tu des questions dans tes mots ?

Aux personnes qui me semblent capables d'avoir des réponses intéressantes.


À qui penses-tu quand tu écris des mots ?

Aux jolies filles parce que c'est toujours plus agréable d’envisager un beau visage ou un beau cul quand on écrit - fonctionne aussi avec une belle poitrine -.

 

À qui adresses-tu tes plus grandes interrogations ?
Aux gens qui me posent des questions parce que les questionner en retour ça donne un échange qui peut mener à une discussion.
 

À qui parles-tu avec tes questions indiscrètes ?

Aux femmes parce que j'aimerais comprendre comment fonctionnent les filles et les femmes.

 

À qui soutires-tu le plus d’inspiration avec les écrits ?
Aux gens bizarres qui me ressemblent, aux gens bizarres qui sont normaux et aux gens normaux qui sont bizarres.

 

A qui donnes-tu tes paroles d’encres ?
Aux personnes qui n'ont pas trop de fans, de followers, d’amis, de renom,  parce que ces gens là sont souvent blasées et qu'il est difficile de sortir du lot de leur courtisans.

 

Et ce que je leur dis ?

Je ne sais pas, j'écris des listes, des livres, des nouvelles, des articles de blogs, je dessine mal, je prends trop de photos, je feins la poésie, j'invente des personnages, des fakes, des illusions, je mens, je trompe, je réfléchis au monde, j’envisage l'avenir, le futur, l'après, je regarde les étoiles, la mer, le ciel, bref j’essaie d’être créatif avec eux.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 16 Septembre 2013

Vivre dans une dictature de la vérité ? Certaines personnes soulèvent l’idée, posent la question.

 

Mais qui voudrait vivre dans une dictature à par les moutons et les tortionnaires ?

 

Personnellement ce n'est pas mon cas.

 

Mais qui dit un monde de vérité sous-entend un monde sans mensonge,  et cela suppose un monde avec une seule vérité or cette vérité n'existe pas. Il y a pas de vérité, au mieux il y a des vérités et souvent elles sont contradictoires, complémentaires, parcellaires, subjectives, fragmentaires, bref une myriade de vérités. Un monde de vérité voudrait une vision unique du monde, d'un certain point de vue les mensonges ne sont qu'une façon de nuancer le réel. Donc un monde sans mensonges c'est un monde sans nuance.

 

Et puis mentir c'est mettre en scène le monde pour le rendre plus beau, plus intense, plus poétique. D’ailleurs la poésie est le pire et le plus merveilleux des mensonges. Donc un monde sans mensonges c'est un monde cru, cruel, froid, frontal et matérialiste et il n'y a que les cons et les animaux pour aspirer à cela. On ne peut pas envisager un monde uniquement basé sur la vérité et par là même on ne peut pas envisager un monde uniquement fondé sur la raison.

 

Or quel plus beau mensonge que la littérature ? Écrire c’est mentir, écrire c’est tromper le monde, emmener les gens sur de fausses pistes ou dans une réalité alternative. Alors dans un monde sans mensonge on ne pourrait pas écrire, les écrivains ne seraient que de modestes paraphraseurs de la réalité et le monde, tout le monde, l’humanité serai morte d’ennui.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 12 Septembre 2013

Allez vient mon frère, on va la faire nous la guerre en Syrie. Ni toi ni moi nous n’avons besoin d’y réfléchir à deux fois. Que veux-tu, nous sommes comme ça mon frère, nous les assassins, les dictateurs, les enculés, on n’a pas besoin d’y réfléchir à deux fois pour savoir qu’ils sont nuisibles. Il n’y a pas a hésiter, on le sait et les nuisibles nous ont les écrase d’un coup de talon. Il n’y a pas besoin d’hésitation quand on tir sur un voleur de bijoux à scooter. Alors tirer sur le boucher de la Syrie c’est une réponse convenable non ? Et quand bien même. Toi et moi mon frère, on s’en fout d’être convenable, on espère juste être vivant. Et tu le sais toi, ça sera eux ou nous. Et moi, je ne veux pas y passer et je n’accepterai pas que tu y passes toi non plus. Alors ça sera eux, les autres, les étrangers, la peur, le reste. Il n’y a pas de rêve sans tragédie, pas de tragédie sans émotions, pas d’émotion sans romantisme, pas de romantisme sans sacrifice, pas de sacrifice sans rituel, pas de rituel sans mise en scène, il n’y a donc pas de rêve sans mise en scène. Alors viens mon frère on va ouvrir le bal, le feu des balles, la valse de la violence et nous on sera deux, vibrants et vivants et on sera libre et la Syrie sera joyeuse, endeuillée mais joyeuse et on dansera avec elle. Je te le dis mon frère c’est la télé qui nous le promet.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 9 Septembre 2013

C’est l’heure - c’est l’heure ; à la bonne heure mesdames et messieurs, au grand dam de tous c’est l’heure ronde, la pile des aiguilles qui tournent la tête ; le métier - le travail - les pensées qui tiraillent le juge, les doutes qui trésaillent l’échine de la justice, de la justesse, de l’injustice. Et puis il y a ces vessies que l’on prend pour des muses, des pisseuses pisent pour des muses, c’est une erreur et une drôle d’ironie. Les muses peuvent être des pisseuses mais jamais des vessies, les muses peuvent être cochonnes mais jamais pour la chaire. Et puis il y a l’heure ; celle du crime ne correspond pas. Juste à l’heure - juste hier. Détrompe-toi, je ne te trompe pas ; je ne me trompe pas, même pas l’ennui, même pas la mort. On ne trompe aucune passion, c’est un fait. C’est un feu. C’est un classique. C’est une habitude. Les mots dans le ventre, parfois des maux, les mots dans les yeux, parfois les deux. Souvent à l’heure. Parfois en retard. Souvent la nuit, parfois avant. La nuit la télévision brille. Avant elle est réduite au silence. Le matin l’écriture sérieuse et prosaïque et le soir la prose prestigieuse de l’imposture.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 18 Août 2013

Tu viens de te mettre de l’huile bouillante sur la main. Sur le dos de la main pour être précis, et ça brûle. Comme si tu avais mis ta main dans un essaim d’abeilles. Mais ce ne sont que de petites éclaboussures d’huiles bouillantes qui ont sauté quand tu as coupé la courgette pour la faire saisir.

 

Tu as mis de l’ail aussi. C’est une chose que tu portes sur toi. Tes doigts sont imprégnés de cette odeur d’ail. La planche à découper n’était pas libre, recouverte de vaisselle sale, toujours. Tu ne savais pas quoi faire à manger mais mettre de l’ail te donne l’impression de faire de la cuisine. Et peu importe si après c’est du mais en boite ou de la viande hachée surgelée que tu rajoute. De toute façon il n’y a personne pour te voir. Pourtant, tu essayes de rester digne. C’est ta façon de faire. Cuisiner même mal pour rester digne. C’est tenir tête au laisser-aller. Tu aurais pu mettre de l’oignon, mais tu ne voulais pas pleurer.

 

Tu rajouteras du fromage et tu rouleras ta préparation dans des galettes de mais et tu auras l’impression de manger. Avec la solitude digne de ceux qui mangent sans qu’on ne les regarde. Tu aurais pu boire une bière avec cela, mais tu préféreras du sirop de citron qui te laissera un goût de citronnade. En même temps c’est encore l’été non ? Et ce soir il faudra que tu fasse la vaisselle car tu n’as plus le choix, alors tu écoutera la radio.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0