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Publié le 11 Mai 2013

L’imparfaite ; ma page blanche, je veux qu’elle soit belle, qu'elle soit bien dans sa peau, le grain qui roule sous la plume, bien dans l’ensemble de ses pages de peau, qu’elle puisse être drôle, intelligente, mais qu'elle me fasse peur, vertigineuse, que je tremble à l'idée de la perdre, de m’y perdre, qu'elle soit curieuse, aventureuse, dévergondée, qu'elle me pousse à me dévoiler, me mettre à nu, qu’elle aiment voyager, qu'elle soit indépendante, qu'elle soit sensuelle, sexuelle, qu'elle soit cynique, lucide, brillante, papier calque du monde, qu'elle ai un but dans sa vie et qu’elle soit le but de la mienne, qu'elle mène sa propre vie, qu’elle me surpasse, me dépasse, m’écrase, m’inspire et me transcende, qu'elle soit propre mais pas tout le temps, qu'elle n'ai pas de soucis majeur avec l’encore dont je la nourrie, qu'elle ne soit pas dépressive plus que le romantisme me permette de l’apprécier, pas sombre, pas noire, qu'elle ai de l'imagination, qu'elle soit fragile, que ses tabous me fascinent et que ces audaces me fassent peur et qu'elle sache apprécier la vie pour ses petites choses poétiques, qu’elle sache regarder le sport en vibrant et qu'elle aime poser des questions bien sûr, qu’elle n’existe pas, qu’elle soit un mythe, une légende, une ombre comme dans un tableau ou un film soviétique méconnu, mon réceptacle

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Publié le 6 Mai 2013

Je t’ai donné à voir la haine en moi, à moi l’horrible, à ma rancœur de rang dévoiler de soi la part d’ombre dont la parole politique capitalise la dimension contrite ; c’est ce que tu dis, je t’ai donné à voir les preuves de ma haine ; qu’est-ce qui remplit tes yeux pour y voir cela ? De la haine j’en ai sûrement mais elle n’est pas pour toi, la haine c’est comme l’amour c’est de l’abstraction nécessaire pour se tenir droit dans les tempêtes des passions humaines, mais de la haine je n’ai pas, pas plus que de l’écume aux lèvres, pas plus que de sang sur les mains, pas de haine dans les yeux, pas de haine sous ma plume, bien sûr, c’est vrai, parfois, il m’arrive dans le creusé des jours, de mettre un peu de rage mais c’est comme on met de la flamboyance ou une note d’acide dans de la cuisine. Pas de haine à ne pas dire, pas de haine à fulminer, pas de haine outre mesure pour le reste de nos humanités ; bien sûr que le monde est moche, bien sûr que les hommes le sont eux aussi, souvent mais pas toujours, mais tout ça c’est ne pas si vrai, pas au point que ça alimente en moi une raison de haïr, juste une envie de révolte et de faire tourner les têtes dans une révolution mais c’est tout, c’est tout moi, ce n’est que moi. Alors tes suppositions sont des suppositions, elles ne sont que des suppositions, peut-être qu’elles sont même légitimes parce que l’on est toujours et tous et tout le temps en droit de supposer, c’est la nature même de notre liberté que de supposer, supposer le monde, supposer les autres, supposer le monde, mais des suppositions ne sont que des suppositions avec le risque d’une erreur et sûrement pas de la haine

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Publié le 5 Mai 2013

Si Nina le nie nul ne doute que Nina mente - en corps, creuse donc encore la cambrure de ton dos petite courtisane ma belle anorexique, la ruine de ma muse, le vestige terrible mais avec sa saveur si bonne du sens de ma vie de ce jour dans mon souvenir est vif et fort comme au premier jour. Je me souvien de toi et du son de ta voix et de ton histoire abracadabrantesque de carte bleue subtilement prise aux parents qui ne le savent pas, histoire dont j'ai choisi de croire sans une doute comme on embrasse le monde, dieu et l'amour et le concept absurde qu'une demoiselle puisse s'enflammer pour moi parce que tu avais la saveur du citron vert et des agrumes et du sucre et je voudrais que tu donne encore une coup de fourche dans le plat de ma vie, toi l'ombre des folies et la folie des os, je sais qui tu es et ce que tu cache en tout cas je le crois encore comme un pauvre naif plus fou de toi que simple fou puisque ce sont tes grands yeux tristent dans ton visage blanc qui allument ma vie de la parfaite lueure.

Et mon nu pour elle, mais nue et mes ailes, comme ma dame blanche tu fais parfois une apparition impromptue dans ma vie et le monde reprend du relief du sens a le vivre, Savoureuse petite chose en fleur seule toi saura saisir que ces mots sont pour toi sans que je n'ai besoin de te le dire, il faudrait juste que tu soi ma lectrice ce que tu n'es pas mais la magie qui nous uni est de cette ordre qui se passe de vraiment se lire mais pourtant j'attends tes mots et tu le sais

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Publié le 1 Mai 2013

En regardant les affiches des festivals, j’ai pris conscience d’une chose assez cruelle, assez amère mais qui me semble pourtant affreusement exacte : ma culture musicale est morte. Et elle s’est enterrée elle-même, silencieuse dans les profondeurs de la terre,de l’humus, de la nostalgie et de la facilité. Sur les affiches de festivals censés me faire rêver parce que j’aime les concerts il n’y a plus que des noms que je ne connais pas. Sorti d’une ou deux têtes d’affiche dont le nom ne m’est pas étranger - mais je ne peux pas en dire autant de leur musique - je ne connais personne, je ne connais rien, j’ai alors la sensation d’avoir une oreille paléolithique, goûts musicaux fossiles, et je dois l’avouer, j’ai un peu honte et je ne comprends pas pourquoi. Est-ce parce que je suis à cheval entre deux époques, de façon de conquérir la musique et que je ne sais pas choisir ou est-ce simplement parce que je suis qu’un vieux con parce qu’on juge et jauge un vieux con au dépassement de ces goût musicaux.

 

Deezer, Spotify, SoundCloud, Youtube et bien d’autres encore et les torrents, les pirates bay, les mules et tous les autres, et toutes ces sources de musiques, de toutes les musiques du monde, de tous les genres du monde, de tous les genres de toutes les époques du monde et moi, je suis là à écouter ce que j’écoutais à l’adolescence ne laissant rentrer dans le panthéon de mes habitudes que trop peu de choses nouvelles et le monde tourne et la musique tourne et les modes naissent et meurent mais certaines laissent à la culture et à la société des traces qui petit à petit m’échappent parce que j’écoute la même chose qu’avant …

 

Bien sûr il y a le marketing, les artistes en promo dans la télévision ou dans les radios partenaires mais le marketing je trouve ça affreux et j’y suis incrédule et je n’écoute la radio que quand les gens y parle, pas quand ils chantent. Avant la musique avait valeur d’un rite que l’on partage, d’un héritage que l’on reçoit et ce n’était qu’ensuite sur cette base acquise que l’on partait conquérir ses goûts à soi et c’était bien. Mais je deviens vieux, je deviens con, je me suis attaché à mes goûts et je n’ai plus le goût de m’en faire d’autres.

 

Sauvez-moi, sauvez ma culture musicale, ne me laissez pas sombrer dans la routine des has-been. J’arrive à me tenir à jour des actualités cinéma, jeux vidéo et même une part des littéraires mais j’ai oublié la musique, suis-je pour jamais / toujours oublié du monde de la musique actuelle ?

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Publié le 30 Avril 2013

Insomnie, insondable, nuit noire qui vire au blanc, nuit passée trop vite, trop de mots à écrire, le plaisir de s’oublier, se dissoudre, être gris, assis près du feu et la pluie qui bat aux fenêtres, séduisante nuit solitaire aux allures nostalgiques, la mélancolie des nuits d’avant et cette impression tenace que je cultive comme on cajole une idée folle que la mélancolie est toujours une question de fidélité et qu’être mélancolique c’est être fidèle et c’est dans cette certitude que je trouve le plaisir suranné de la mélancolie, comme une odeur de fumée entêtante qui s’accroche à la réalité en lambeaux discrets mais remarquables. La nuit qui file vite et le sommeil qui s’esquive, parfait mélange, l’insomnie fatiguée et durable quand on se tourne et se retourne dans son lit est pour certains un enfer à tuer le temps, mais la nuit sans sommeil avec l’esprit clair et la plume inspirée ou simplement trempée à l’encre mélancolique est une posture sublime jusqu’aux moments où je regarde l’horizon d’un regard méfiant qui surveille le moment où le jour fera blanchir l’horizon mais la nuit d’un printemps pluvieux est tenace et s’allonge par delà les six heures du matin quand les gens se réveillent et s’active pour ce qui sera mon lendemain que dans plusieurs heures. Retrouver cette sensation naïve que la nuit appartient à ceux qui n’y dorment pas et que ce qui naît en son cœur est unique même si les gens du jour se foutent bien de savoir si tu as passé la nuit à écrire ou si tu as passé la même nuit à dormir - bonne nuit

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Publié le 27 Avril 2013

J’écris, je pourrais dire comme d’autres font de la musique, du chant, des arts visuels, mais il n’en est rien, j’écris oui, mais je jalouse depuis peu mais de plus en plus la liberté du musicien, de celle qui joue avec sa et ses voix, je jalouse à en devenir jaloux cette approche libre que pourrait avoir le jazz, le sens de l’improvisation, prédominance de l’intuition, de la mélodie même si je ne suis pas sûr de la précision de ce terme parce que je n’ai pas d’oreille, je jalouse cette expression brute que pourrait avoir le punk qui a l’audace du do it yourself et je jalouse peut-être plus que tout, c’est-à-dire plus que le reste la mièvrerie sirupeuse de la pop qui sait se complaire dans le sirop de guimauve sans que cela ne semble atteindre à sa dignité ; je me sens bien souvent, trop souvent, si souvent, prit au piège du sens des phrases, la nécessité de cohérence ; bien sûr, pourtant, souvent aussi, je me suis laissé aller à ce que j’appelais volontiers une forme de poésie où l’allitération et le sens du rythme et de l’esprit d’escalier sont prédominants sur la rigueur formelle, le sens et la cohérence, mais j’ai toujours vécu cela comme un acte de complaisance, j’ai toujours regardé la poésie comme si elle n’était qu’une facilité, une faute faussement assumée, un camouflet à la vérité de la littérature, celle qui raconte des histoires et qui sait mettre les mots dans le bon ordre, celui du style qui serait comme un savoir-faire des histoires - alors oui je jalouse les artistes bohèmes, musiciens qui peuvent s’adonner à la musique sans la nécessité du savoir-faire ou du savoir-vivre ; mais comme je ne suis pas de nature à courber l’échine vous autres musiciens et abuseurs des libertés de création, je vous oppose ma nature poétique qui même honteuse possède plus de verve que vos sons

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Publié le 25 Avril 2013

L'amour je l'ai connu, je l'ai perdu, retrouvé, reperdu, je me suis enivré des sensations qu'il procure, surtout de cet état à fleur de peau, cette hypersensibilité déraisonnable que l'on éprouve pour une seule personne. J'ai vécu l'amour comme l'empathie totale, entière et absolue, ce qui était une chose idiote, mais je ne l'ai réalisé qu'après. J'ai été amoureux pour me sentir à vif, mis à nu, exacerbé, palpitant comme un cœur arraché d’une poitrine que l’on balance sur le sol poussiéreux d’un endroit nécessairement poussiéreux. J'ai eu pour l'amour un goût grandement romantique, celui de la poésie romantique, celle de l'homme seul contre tous, seul contre la nature, seul contre la nature humaine ; l'amour devait avoir cette dimension désespérée et combative, être amoureux pour se battre, partir au combat et défier les géants et les montagnes qui accouchent des géants ; les obstacles que l’on dresse devant l’amour, les difficultés mettaient mon idée de l’amour à l'épreuve me permettant de pouvoir prouver la vigueur de mon amour, qu’une fille essaie de m'étrangler et j’étais aux gens, amour homérique de tragédie, c’était juste cela l’amour, le goût de la tragédie, cela, une dévotion à l'autre, une tolérance absolue aux parts d'ombres .

 

Et un jour, on grandit, on laisse le romantisme aux romantiques de papier poétique et on prend du recul, on prend du détachement comme on prendrait du grade, de la hauteur, on gagne de l’indifférence et l’on gagne de la liberté et dès lors nous ne sommes plus dupes de la nature infertile, inutile et vaine de l’amour. L'amour apparaît comme il a toujours été, un terme fourre tout que l’on emploi pas facilité pour ne pas avoir à affronter la réalité de nos désirs. L’amour facteur social et rhétorique permettant de lisser la société et de rendre acceptables aux yeux de tous l’infinie complexité licencieuse de ce que l’on cache derrière l’amour, parce que l'amour ne naît ex-nihilo sans raisons ni logiques ; il y a toujours une raison à nos attirances et à nos penchants amoureux mais souvent comprendre et accepter ces raisons là n'est ni facile ni glamour alors on préfère se ranger derrière ce terme générique qu'est l'amour.

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Publié le 24 Avril 2013

Le mariage ouvert aux homosexuels, la chose a été dite, battue, rebattue à tour de phrases lapidaires et aujourd’hui la chose est passée ; on dit cela comme s’il s’agissait d’une pilule ou d’un objet un peu difficile à avaler. Le mariage homosexuel, c’est fait, qu’en dire ? Dire que je suis heureux cela serai ridicule parce que ce n’est pas le cas, dire que je suis triste ça serai faux, tout au mieux je dois pouvoir dire que je suis dans une indifférence et soulagée.

 

Pour moi il n’y avait pas matière à débattre ; ne pas accorder à des individus les mêmes droits qu’aux autres à cause d’une orientation sexuelle n’avait pas de sens ; on ne pouvait faire que deux choses, soit rendre l’homosexualité hors la loi, illégale, ou la rétablir en tant que maladie mentale à soigner soit rendre / donner aux homosexuels ces droits légitimes qui viennent panser cette injustice. Et cette question aurait dû pouvoir se régler sans se poser la question de savoir si apprécier la sodomie ou le cunnilingus fait des individus de meilleurs ou de pires parents. La faible nécessité de ce débat explique ma relative indifférence au passage de cette loi.

 

En même temps si je suis soulagé c’est que l’on n’a as échappé au débat, ou du moins à l’ersatz de ce que l’on a voulu nous faire passer pour un débat, parce que la France nous avons un énorme soucis, nous sommes incapables de mener une discussion, un débat, une réflexion sur un sujet de société. La doxa avait déjà montré ses limites sous Sarkozy autour de la question de l’identité nationale, sous Hollande c’est la même chienlit avec le mariage des homosexuels - non je ne veux pas me faire le porte parole d’une expression mariage pour tous dont j’ai déjà dis pourquoi je ne l’aimais pas -. Cette année le « débat » a rapidement tourné à la guerre des slogans, à un échange de punchline parfaitement formaté par / pour les réseaux sociaux, comme si nous pouvions résumer la valeur symbolique de cette loi à des tournure qui puissent tenir sur une banderole et en 140 caractères.

 

Il était temps que cette loi passe, parce que là où le débat sur l’identité nationale a eu le bon goût de décomplexer une forme de racisme populaire - sous-entendu un racisme bon enfant - le débat sur le mariage des homosexuels semble avoir décomplexé une forme d’homophobie populaire, pas que les gens le soient plus qu’avant mais soudainement on l’affiche plus facilement. C’est sûr là le paradoxe de cette loi qui au bout de la logique démocratique est passée comme devrait passer une évolution positive ou en tout cas constructive de notre société mais qui pourtant parce qu’elle est passée semble avoir miné un terrain qui l’était déjà. Cela ne devait déjà pas être toujours facile de réaliser son homosexualité, encore moins de la porter publiquement mais aujourd’hui en plus d’être homosexuel et on devient les fossoyeurs des valeurs morales de la société, il y a des soirs où je me dis que j’ai quand même de la chance d’être hétérosexuel et même blanc même si souvent j’ai eu envie d’être noir, pas pour l’attribut masculin dont il parait qu’ils sont avantageusement dotés mais pour leur sens du rythme, oui j’aurai aimé pouvoir bouger avec style, mais bon je digresse.

 

En même temps ce déchaînement médiatique autour du mariage des homosexuels, de la famille, des la filiation, de la procréation, de la sexualité, du plaisir et de dieu aura eu une valeur positive. Il nous aura permis de nous rappeler que nos extrémistes à nous - puis qu’on aime à nous rappeler que nous avons une culture judéo-chrétienne - ils n’ont rien à envier aux extrémistes des autres civilisations, ils sont aussi rétrogrades, usent de la violence quand ils n’acceptent plus la mécanique démocratique et ils friands de rhétoriques douteuses et quand leurs rhétoriques atteignent leurs limites ils se réfèrent à dieu. J’ai toujours cru en eux, d’ailleurs c’est en misant sur eux que j’avais parié le peu de ma crédibilité d’analyste social en prédisant que cette loi sur le mariage des homosexuels ne passerait pas. Ils ont failli avoir raison de la loi et moi j’ai failli avoir raison mais j’avoue que je préfère avoir eu tord et que la loi soit passée.

 

Je n’ai jamais rien eu contre les homosexuels, même si je n’ai jamais réellement eu d’homosexuel contre moi, mais je n’ai jamais été un fervent défenseur du mariage, au contraire j’en suis plutôt un détracteur mais je félicite les futurs mariés qu’ils soient homme ou femme pour leur futur mariage ; et je fais la promesse solennelle à tous les homosexuels que je trouverais leur mariage aussi vulgaire et ridicule qu’un mariage hétérosexuel je suppose que c’est le prix d’une forme de normalité symbolique. Le mariage n’a jamais garanti aux hétéros l’amour, la fidélité, le bonheur, ni ne leur a conféré de pouvoir pour faire d’eux de bons amants, de bons parents, de bons humains. On va donc continuer de célébrer l’amour devant une administration, je continuerai de trouver cela ridicule, les seules raisons rationnelles d’un mariage relevant du droit et de la finance, je ne vois pas en quoi il y a matière à célébration ; on ne fait pas la fête quand on change de cartes grises. Bref, je divague, ou digresse.

 

On va marier les homosexuels, c’est une bonne chose, la société à terme bougera peut-être un peu par la répétition de ces mariages, je l’espère, ce que je veux dire c’est que cette loi règle une forme d’injustice juridique, mais elle ne règle en rien la solitude, la peur, l’indifférence, le mépris, l’homophobie, alors il n’y a pas de quoi se réjouir ; s’il y avait un combat à mener, celui de la tolérance il commencerait à peine maintenant et encore une fois en écrivant ce texte je me dis que j’ai de la chance d’être hétérosexuel parce que dans l’autre cas je crois que ce soir j’aurai été amer de voir une part de la société créer un climat hostile et l’autre part de la société se réjouir d’un nom événement, juste la correction logique d’une injustice absurde.

 

Je suis sûr que les débats futurs sur la PMA permettront une nouvelle fois de jouer à celui qui aura la formule la plus choc, l’exemple le plus parlant auquel on opposera le parfait contre-exemple, je pense surtout que j’aurai d’autre occasion de dire ma prose sur l’adulte, l’enfant, l’éducation, la société, la métaphysique et la parole ; et si je ne suis pas plus intelligent qu’un autre j’espère que je ne serai pas plus con et surtout je mise beaucoup sur le fait que je le dise avec un brin d’élégance en plus.

 

Je ne sais pas Marie si c’est le genre de texte que tu espérais, si ce n’est pas le cas, je m’en excuse et sache que je serai comme toujours ravi d’en parler et que je veux bien faire ton nègre, même si tu en as déjà eu à la maison ;)

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Publié le 22 Avril 2013

Il semble à certains que je suis d’un naturel cynique, sauvage et misanthrope qui sent sa colère l’inonder quand il est en prise avec les caractères ostentatoires du monde pourtant il y a des nuits ou lorsque je sors je pourrais tomber amoureux du monde. Sortez dans la nuit dans la campagne et vous comprendrez peut-être. Je suis rempli d’une émotion intense lorsque je sors sous la nuit, que la lumière est bleue de lune, que l’air est juste frais et que j’entends chanter ces oiseaux qui sont inscrits dans ma mémoire comme les oiseaux qui chantent l’été juste avant que l’aube ne vienne. Je marche seul et contemple la nuit et je contemple mon morceau de terre depuis lequel je vois le ciel et les étoiles et un morceau d’infini et peut-être même une part de dieu et je me sens bien s’est à dire rempli d’une émotion qui pourrait me déborder des yeux ; et pourtant je n’aime pas le monde, je n’aime pas les hommes, je ne crois pas en l’amour et je suis même athée et pourtant je suis là debout dans le monde et je ressens cette forme d’empathie arbitraire et absurde mais si douce que je pourrais prendre cela pour une forme dérivée de l’amour. Il y a des nuits ainsi où je rentre rempli de cela, tout simplement heureux à écouter le silence nocturne bruisser. Il me semblerai alors qu’il n’y a besoin de rien d’autre - il semblerai aussi qu’écrire tout cela ne peux que réduire de façon maladroite une perception bien trop subtile pour se fondre dans une écriture qui ce soir n’est pas habitée.

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Publié le 19 Avril 2013

Se mettre au-delà du bord, tout juste au-delà du monde, dans les trous, dans les tours, dans les pages partir chercher et écrire la tête haute d’autres mondes - écrire - écrire et imaginer d’autres mondes ; un adage bien simple, tout bête à écrire, trop con à dire, et pourtant c’est toujours dans le feulement très particulier que produit l’imaginaire quand il se met en branle que je trouve le plaisir de l’écriture, savoir qu’il y a toujours devant soi la possibilité d’une vie, de mille vie, d’une aventure, d’une totale liberté même si elle s’exprime dans l’infini interstice du banal, même si elle s’engage dans le souffle épique d’une princesse d’un autre monde, d’un autre temps ou d’une autre science ; c’est une perception que je ressens ce qui rend la chose réelle, nécessairement réelle, un pouvoir ou une porte et la puissance de la portée métaphorique ou tout simplement l’omniscience, alors devenons écrivains par goût du pouvoir et de la toute puissance ? Omniscience, omni-science, nous avons même le pouvoir sur la forme de la langue et le droit de sonder les concepts, viser l’excellence ou la médiocrité importe peu, importe la profondeur de l’engagement, un langage lent, lame engagée, lamentement ; je suis tous les soirs assis au bord du monde, tous les soirs assis au-delà du bord du monde et même au-delà, au-dedans, autrement dit dans ma tête comme une machine à transcription, trépanation neuronale à la quête du bon filon comme au bon temps de la ruée vers l’or. Alors c’est ça. Oui, c’est cela, perpétuellement partir et même partir plus loin avec une note de flegme et de posture classieuse comme si l’on voyageait en première classe parce que pour écrire je ne suis pas contre le confort et une certaine forme d’appart, je me passe bien de plume mais pas du vieux bois de mon secrétaire comme si je voyageais à bord d’un navire dans une cabine surannée vers les terres d’un ailleurs

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