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Publié le 18 Août 2013

Tu viens de te mettre de l’huile bouillante sur la main. Sur le dos de la main pour être précis, et ça brûle. Comme si tu avais mis ta main dans un essaim d’abeilles. Mais ce ne sont que de petites éclaboussures d’huiles bouillantes qui ont sauté quand tu as coupé la courgette pour la faire saisir.

 

Tu as mis de l’ail aussi. C’est une chose que tu portes sur toi. Tes doigts sont imprégnés de cette odeur d’ail. La planche à découper n’était pas libre, recouverte de vaisselle sale, toujours. Tu ne savais pas quoi faire à manger mais mettre de l’ail te donne l’impression de faire de la cuisine. Et peu importe si après c’est du mais en boite ou de la viande hachée surgelée que tu rajoute. De toute façon il n’y a personne pour te voir. Pourtant, tu essayes de rester digne. C’est ta façon de faire. Cuisiner même mal pour rester digne. C’est tenir tête au laisser-aller. Tu aurais pu mettre de l’oignon, mais tu ne voulais pas pleurer.

 

Tu rajouteras du fromage et tu rouleras ta préparation dans des galettes de mais et tu auras l’impression de manger. Avec la solitude digne de ceux qui mangent sans qu’on ne les regarde. Tu aurais pu boire une bière avec cela, mais tu préféreras du sirop de citron qui te laissera un goût de citronnade. En même temps c’est encore l’été non ? Et ce soir il faudra que tu fasse la vaisselle car tu n’as plus le choix, alors tu écoutera la radio.

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Publié le 17 Août 2013

La légèreté. Une écriture simple.

Pas tout à fait une épure.

Il est 20 heures 52 et la nuit tombe déjà. Pourtant, les cigales chantent toujours. La lumière est grise, légèrement bleuté et ne ressemble plus tout à fait à l’été.

La nuit a été courte. La matinée dense alors en rentrant j’ai dormi la tête dans le canapé. La télévision parlait dans le vide. J’espère que rien n’est entré en moi pendant que je dormais. Je me suis réveillé, le chien était là. Je lui ai caressé le ventre en me disant qu’il faudrait lui donner un bain. Le chien a le pelage poussiéreux. Je n’arrivais plus à savoir l’heure qu’il était. Je me suis levé. J’ai pris une part de gâteau et un soda. C’était agréable.

Il fait presque nuit. J’écris des phrases courtes. Cela me donne envie de voyager. Je me rappelle avoir écrit des phrases courtes quand j’étais à Naples.

Les cigales chantent toujours. Le soleil de l’après-midi a laissé des traces sur mon corps qui me donnent envie de m’étendre sur le transat et de profiter de la fraîcheur du soir. Je n’arrive jamais à écrire le mot transat. Je ne sais pas pourquoi. C’est un mot simple. Je ne l’écris pas souvent. Je l’emploie peu. C’est peut-être pour ça.

J’ai trois jours de vaisselle qui attendent dans la cuisine. Mais ça ne sera pas ce soir que je prendrais la peine de la faire.

La lumière des écrans remplissent la pièce. Cela ressemble à l’hiver d’une certaine façon. Pas pour le climat, mais pour la mélancolie de l’instant. J’aurais pu pleurer devant les 4x400 mètres des Françaises simplement parce qu’elles ont été dignes. Je pensais à l’énergie de ces trois jeunes coureuses et à l’expérience de Muriel Hurtis qui courait sûrement la dernière course de sa vie. C’était triste. C’était beau et triste. J’aurais pu en pleurer oui.

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Publié le 5 Août 2013

Ouvrir une page, un nouveau document et laisser la première ébauche en l’air, en suspend. Pas parce que l’on n’est pas inspiré, au contraire on a lancé la première ébauche parce que l’on avait un surplus, un sur plein, un trop-plein d’idées. C’est de l’inspiration comme on dit, et cette inspiration devenue une source soudainement intarissable se met à obturer le reste. Les autres pensées, les autres idées, les autres textes, le reste de l’écriture et de la communication.

Alors on l’écrit ; la première, le jaillissement, et on se dit que ça va la calmer, mais si le pétrole gronde sous la terre, la creuser pour faire jaillir le pétrole ne sera pas une solution. Et pourtant on creuse, on y va, sans trop y penser, on se lâche, on lâche des mots sans filets, sans pression, sans retenu et on retrouve ce que l’on identifie comme un instant de liberté. Malheureusement l’instant où l’on identifie ce jaillissement comme une liberté marque aussi le moment où la source intarissable devient un enjeu, l’idée devient un projet, la pulsion devient une raison d’écrire. Sur le moment je suis déçu, je suis toujours déçu, j’ai l’impression de perdre quelque chose, une innocence, une spontanéité. Mais paradoxalement c’est ce qu je cherchais, si j’ai ouverts ce nouveau document pour y écrire la première ébauche c’est pour m’en débarrasser et quand la pulsion devient un projet il n’y a plus de raison qu’elle soit assujetti à l’urgence ; un projet s’autoalimente d’idées et n’a plus besoin de l’excitation primordiale pour exister.

Alors seulement on revient à l’autre idée, à l’autre sujet, le plus ancien, le premier, l’ancêtre et on réalise tout le confort bourgeois qu’il nous permet de goûter.

 

Je crois que j'ai un peu de mal à réaliser que je tiens ce blog depuis 1500 jours ...

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Publié le 2 Août 2013

Tu viens et on en parle ; toi, moi, tes mots et l'improbable prose verbeuse qui bave depuis ta bouche

- mauvais mot - maltraitance -

 

Tout ce que tu ne sais pas dire - les mots que tu cherches ; qui échappent -

Petit barbarisme entre amis.

Mais le sommes-nous ?

Ami ?

 

Tout l'air chaud, toute la sueur, tous les secrets.

Le sommes-nous donc ?

Amis ?

Quoi d'autres ?

Encore ?

L'amour ?

La pulsion ?

 

Qu’est-ce qu’il y a entre nous ?

Des mots ?

Une liste ?

Une litanie de mots sans fin - infini vocabulaire de la modulation - jusqu'à toi

 

Du jus de mot de ta bouche vers mes oreilles

- blablabla -

 

et tu t'entends parler ?

et tu m'entends le dire ?

et la caisse de résonance, tu l'aimes ?

tu l'aimes ma caisse de résonance ?

 

tu l'aimes la prose ? Tu l'aimes ma prose courte ?

Sens-tu les saccades des mots et de la ponctuation à tout rompre ?

Tu le sais ?

 

On en parle mais les mots - non -

Non pas les mots ; tu n'en parles jamais.

Pas eux.

Jamais eux.

Juste moi.

Jamais les deux

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Publié le 23 Juillet 2013

C’est une éternelle remarque / question trans-âge, trans-classe, trans-genre : est-ce que réfléchir trop ça sert à quelque chose ?

Je sais très bien - parce que j’y ai réfléchi - que l'action est plus rentable, elle a une répercussion sur le monde et sur soi plus immédiate, plus gratifiante, plus instantanée. Action > réaction comme de bons petits rouages d’une montre cosmique. Je suis même parfois convaincu que agir c'est vivre et que le reste n'est que pure spéculation.

En même temps je ne pourrai jamais penser que : trop penser et trop réfléchir sont des choses négative.

Déjà j'ai du mal à comprendre - et a admettre - que réfléchir ne soit pas une action.

Selon moi réfléchir c'est agir. Ensuite, je sais / suppose / espère que ceux qui permettent de comprendre / saisir / s'approprier / contrôler / orienter / lire / envisager / anticiper le monde ce sont ceux qui pensent le monde. Il est nécessaire que des personnes réfléchissent pour déchiffrer et inventer les grilles de lecture qui permettent ensuite aux gens d'évoluer dans ce monde. Sans pensée préalable et surtout sans pensée transmissible d'homme en homme, de femme en enfant, de civilisation en civilisation, nous ne serions que des animaux obligés de s'en remettre à l’aléatoire d'un darwinisme que l'on ne comprendrait pas pour évoluer.

Au final, je suis sûr / j'espère tomber sur un compromis : il y a des gens doués pour l'action et ceux là sont nécessaire pour faire bouger les choses et il y a des gens doués pour la réflexion et ceux là sont nécessaires pour faire avancer les choses et les deux sont nécessaire à une société pour éviter de s'embourber. Et si notre société végète ce n'est pas par manque d'action, mais par manque de réflexion. Je ne préjuge pas que l'action ou la réflexion soient supérieures l'une à l'autre. Les deux en part égale sont vitales et moi je me sens juste plus doué pour l'une que pour l'autre. Alors, je passe ma vie à envier et à fantasmer les personnes douées pour l'action tout en prenant plaisir à réfléchir pour / par / avec elles.

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Publié le 18 Juillet 2013

A la télévision on nous dit qu'il faut avoir peur des étrangers, des jeunes, des jeunes étrangers, de la crise, des révolutions, du printemps, du soleil, du climat, de la nourriture, du plaisir, de la sexualité, de la différence, de la pauvreté, du chômage, de ne pas pouvoir consommer, de la culture, de la marginalité, d'internet, de la croyance, de la spiritualité, de la jouissance, de l'orgasme, des autres, de la nature, des animaux, de la rationalité, de l'information, de l'éducation, du partage et même de l'avenir.

Mais ce n'est pas parce que c'est dit dans la télévision que j'y crois et que j'en ai peur #SachezLe

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Publié le 1 Juillet 2013

Toute la nuit au bord des lèvres. Une femme, un mystère, la facilité de camoufler ses sentiments sous ses désirs et ses désirs sous du style puis dissoudre le style dans des mots, des ersatz de littérature et enfin se sentir fort ; se sentir fort d’avoir réussi ce tour de passe-passe, avoir su dissimuler ses sentiments tout en ayant su les exprimer, les étaler, les offrir. Les sentiments, ça ne s’offre pas dans la facilité, posés sur un plateau d’argent ; mes sentiments sont comme la foi, dieu, la science et le sens de la vie, ils se décryptent difficilement, ils se conquièrent, ils se soupçonnent et nécessitent la confirmation d’hypothèse parce qu’au final qu’il s’agisse de sentiment ou d’autre chose , l’essentiel reste encore et pour toujours le cheminement qui conduira à eux, à cela, à ça, ici. Il est inutile et vain de donner ses sentiments entiers, sans fard, sans faux-semblant, de les donner comme si c’était une chose normale allant d’elle-même. Rien ne va de soi et l’émotion est une chose trop irréelle - impalpable, volatile dans l’arbitraire - pour dépendre d’une réaction banale et rationnelle. Alors si je me sens fort d’un tour de force que j’ai envie de croire heideggerien, c’est simplement parce que j’aime l’idée d’avoir été fidèle à cette supputation de la chose sensible. Le jour où cela semblera évident alors il faudra changer ou se satisfaire d’avoir évolué

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Publié le 30 Juin 2013

Ta conquête du bonheur, plus haut degré d'épanouissement, voilà ce qui devrait être la seule horizon a poursuivre, ta seule raison d'orienter tes décisions et tes grands yeux verts ou bleu ou blé même si les yeux dorés ça n'existe jamais vraiment. Mais il est indécent d'assister à autre chose que ce qui devrait être ta course effrénée vers ce qui devrait être ton bonheur, au lieu de cela ,je te regarde et je te vois te laisser dicter ta vie par des horizons souterraines, toi la souveraine des poupées de papier qui peuplent de doutes les paysages aux soleils refoulés de ton jardin secret. Curieux spectacle, curieuse actrice, curieuse citation, curieuse muse, curieux modèle, curieuse déclinaison, curieux déroulé des étapes, chemin de vie, subir des dérives inopinées, se rebeller, se relever, courber le dos et la tête, insuffisant pour se voir soi, te voir toi, la haut le recul, d'en haut le point de vue, le panorama ; tu ne le sais pas mais tu es un panorama, avec ce qu'il faut de vestiges, de beauté et de minutie des dentelles ciselées. Et devant chaque panorama impossible d'échapper au vertige, ciel bleu vertical, mer bleu horizontale.

 

Il faudra un jour se décider à envisager la quête d'un bonheur hypothétique comme une quête en soi et donc une déviance de la normalité. Nos petites folies nous sauveront.

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Publié le 26 Juin 2013

Quatre ans et un jour, quatre ans et bonjour, quatre ans et une fois de plus, quatre ans et plusieurs centaines d'articles et même plus d’un millier déjà écrit, quatre fois un an et justement un jour de plus ; tu le crois ça ? Voilà quatre ans que je tiens ce blog au rythme minimum d'un article par jour et je me surprends moi même a être encore là, écrire pour les beaux yeux des amis lecteurs lectrices robots anonymes et adorables adorateurs de curiosité car je suis une curiosité, une chose curieux, écriture pas pieuse par passion et pour et par la force de l'habitude.  

Étonnant hasard de l'histoire de mon voyage de blogueur il se trouve que mon blog change de peau et design aujourd'hui, quatre ans et un jour après son départ, début, origine. Je me rappelle des jours d'avant les cents jours quand j'oubliais d'écrire et que je rattrapais le temps perdu en antidatant mes articles. Je suis devenu productif, producteur de ma prose, flirtant avec mes prétentions littéraires de plume tropicale, flirtant avec mes fantasmes, les fantaisies fantastiques d'un esprit qui tourne en urgence, je fais l'expérience d'une boucle frénétique neuronale. Je suis rentré dans la vie et les accentuations de la conscience frôlent les deux premiers épisodes de votre destinée.  

Désinfection obligatoire pour les autres et généralement pour moi c'est aussi un peu de trop, mais jouer avec les détergents est si drôle que je ne m'en lasse pas. Mais la poésie et de la lumière mise en pièces par la lame ouverte des yeux de l'homme qui échappe à un complot. Un sac en plastique sacré, sache le la préciosité ne se trouve que dans le liquide rachidien et le reste ce n'est qu'un piège à mouche. Bienvenue dans six ans, je vous ferai l'article pour vous vendre mes enfants et les dix ans adoptés comme un firmament à ma plume numérique. Dans dix ans nous seront vieux, comme la vieille merde de Piero Manzoni nous seront de vrais artistes, symphonie des faux semblant, au zénith de l'imposture les femmes me montreront leurs seins et les timides laisseront trop de commentaires pour que je puisse y répondre à toutes.  

Quatre années entières ; je suis le roi

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Publié le 23 Juin 2013

Narcolepsie, burnout, dérapage de la bureaucratie administrative et existentielle, logorrhée, babillage, émission de son guttural, gueulante, scarification sacrifice-elle, addiction déraisonnable aux néologismes barbares d'une langue déviante, dévoration de viande, dépression précieuse, divagation incontrôlable comme une cavalcade, fugue en île de Ré majeur estampillée fuite estivale, folie douce, ébranlement étrange de la faconde, vitupération excessive, sueur et tremblements, association sociale désynchronisée, doutes douloureux d'un dédoublement de soi, discrétion de sociopathe a discerner dans les selles du matin,accro aux LSD, GHB, 20gr de C et acronymes psychotropes pour psychodrames polymorphes, pilule aux lendemain de cuite, qui l'eu cru possible comme d'apposer son paraphe à côté de celui de Kate Moss en bas d'un certificat de conformité, hypertrophie du phallus, atrophie de l'ego, légalité en berne ça m'est égale et inférieur à la morale et je ne tique même plus quand on baisse l'éthique, s’amouracher d'un amour pas cher, perché pour un amour vache et à tord c'est une truies que l'on cherche à cacher dans son lit, baiser dans ses excréments mais s'escrimer a prétendre au romantisme, dénoyauter les olives et les cervelles de singes, déguster sucreries et comprimés acidulés, devenir adulte, développer ses angoisses, phagocyter ses envies, rouler vite ses cigarettes, descendre vite ses bières, tourner le dos à la mer et aux cieux, foutre son doigt en l'air et défier la foudre, la folie douce nous guette tous, prêtes à nous faire revenir dans son ghetto, la folie douce nous traque, elle nous travaille au corps, prête à terrasser notre bonne vieille raison, sens commun et rassurant menaçant de bâtir sur ce terrassement les fondations foutraques d'une église baroque dédiée à la dévotion des sombres issus.

 

Alors quand je pose mon corps gros et blanc et flasque et sûrement un peu gras dans le transat d'où je fais face au soleil j'envoie se faire foutre la folie douce et les drogues dures. Le farniente et la littérature qu'elle permet et la plus sage des luttes, la plus flamboyante rébellion, un acte de résistance que je nourris du soleil. Et si demain je deviens un con de hippie envoyez-moi des pierres, des pièces ou bien des fleurs. J'apprends juste le goût de la littérature libre et d'une forme idiote mais initiale de prétention.

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Rédigé par #ceciestunblog

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