Articles avec #je est un blog tag

Publié le 26 Novembre 2016

Je suis pris d’une infinie vague de fatigue. A peine le soleil est il tombé sous l’horizon hivernal et la nuit tiède des jours d’automne venue couvrir la ville avant son heure, que je surnage à peine dans le flot profond de la fatigue. J’ai l’impression de sortir de dix nuits blanches consécutives. Je suis comme dans un  piège molletonné qui tourne ma tête et couvre mes yeux d’un sommeil certain. Pourtant, dans quelques heures, au moment légitime de se mettre au lit, j’aurai perdu le sommeil, la fatigue et l’envie de dormir.

Je suis dans cette course décalée à la synchronisation depuis des jours, des semaines, depuis la nuit des temps je n’en sais rien, j’ai juste sommeil et je n’ai pas envie d’écrire cet article, mais je me dis qu’il est plus judicieux de rédiger cela maintenant et de garder le temps qui reste à me reposer, à me laisser aller à oublier le sommeil. D’ici quelques phrases j’aurai terminé cet article sans rien, juste rien, et j’aurai pourtant la sensation  d’un travail accompli, enfin pas un travail, ni un accomplissement mais j’aurai la sensation de m’être soulagé d’une tâche. Les dieux d’un olympe improbable pourront s’en porter garants.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 25 Novembre 2016

Je ressens la nécessité de pousser mes codes et d’expérimenter la créativité autrement. Éprouver  la sensation réelle de possède l’outil libertaire qui tient dans la créativité ; écriture ou photographie pour moi. Je le sais. C’est un savoir.

Je le perçois. C’est une perception, ou plutôt un ressenti.

Je devrais aller jusqu’à dire que c’est une émotion.

D’accord mais que faire de cela. Car si je connais le ressenti, le savoir, la perception d’une sensation émotive, je ne sais pas comment convertir ce savoir en acte. Est-ce l’immuable barrière du passage à l’acte qui me retient d’être dans l’expérience entière de possession de mes outils de créations ? Faut-il que je m’octroie l’ordre de réaliser mes projets dans le réel pour me permettre d’avoir le loisir d’assouvir la pulsion qui me dicte de les dépasser ?

Je me tiens, créateur, dans une distance incertaine entre le passage à la réalisation d’une production imparfaite, et la perspective de transcender cette imperfection en une chose plus aboutie. Je ne suis ni dans l’un, ni dans l’autre. Et mes projets avancent alors comme des choses grouillantes qui évoluent sous la ligne de visibilité des radars, presque contre mon grès. Contre le grès d’une part incertaine de moi en lutte contre la part raisonnée qui sait.

Il est temps.

Il est l’heure.

Ce blog n’est-il pas né de cela ? De la contrainte que je me suis imposé de créer au moins une chose par jour pour la déposer ici ? Si. Il est temps de faire évoluer la contrainte dans plus de réalité.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #écrire, #Réflexion, #Réel

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Publié le 23 Novembre 2016

Une guerre nucléaire, ou une attaque nucléaire d’ailleurs je ne sais pas trop quelle est la différence entre les deux termes, qu’importe puisque je vais vous parler d’un rêve, d’un rêve que j’ai fais cette nuit et que les rêves offrent toujours une part de flou. C’est plutôt rare que je parle de moi aussi directement ici, mais ce rêve, ces rêves, m’ont beaucoup marqués et j’avais envie d’en garder une trace, autant le faire ici.

Tout commence dans ma voiture, je roule pour rentrer chez moi dans un paysage familier. Je sais qu’il y a eu une attaque nucléaire, je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais. Je ne sais pas quand elle a eu lieu, mais c’est assez proche du moment dans lequel je me trouve, quelques heures sûrement. L’atmosphère physiquement est saturée de lumières diffuses blanches, jaunes et vertes. Pour des raisons oniriques qui échappent à mon souvenir je fini le trajet à pied, je réalise en écrivant cela que cette scène je la rêve souvent, celle où je parcours le dernier kilomètre pour rentrer chez moi à pied. Bref, dans l’atmosphère il y a comme des cendres noires qui tombent, plus que de la cendre c’est comme du papier brûlé dont les morceaux tombent doucement. J’ai bien conscience qu’à être là, dehors, respirer et marcher dans cette atmosphère post nucléaire est mauvais pour moi, mais dans mon rêve j’ai l’impression de savoir que je refoule cette conscience, c’est un sentiment étrange. Mon obsession c’est de rentrer chez moi, plus j’approche de la maison et plus l’air semble épais et dense, ralentissant ma progression, toujours dans ces lumières jaunes, blanches et vertes. La maison est en vu, je me retourne pour voir si le chien me suit, l’air est encore plus dense, je suis obligé de faire des mouvements de natation avec les bras pour avancer. Je rejoins la porte, je sais que je fais en sorte d’ignorer que je suis irradié, je vois que quelqu’un de bien intentionné à posé le paillasson à la vertical contre la porte d’entrée, j’en déduis que c’est pour éviter que les radiations entrent. J’entre enfin. Je bouge plus librement et j’hésite sur ce que je dois faire, me laver et boire abondamment pour évacuer les radiations ou fermer les volets. J’opte pour les volets, je ferme ceux du bureau, de la chambre, puis j’ai une hésitation pour la porte du jardin, je dois ouvrir la porte pour fermer les volets et ça risquera de faire entrer des radiations. Pourtant je le fais, et lorsque je referme la porte, je perçois une nouvelle explosion atomique, une intense lumière blanche se propage, puis un crépitement, je plonge derrière le canapé (enfin devant en fait) et j’attends. Lorsque je me relève, je téléphone à ma mère et je commence à paniquer parce que je réalise que j’ai été irradié. Et c’est là que je me réveille.

Ce rêve m’a laissé une sensation très réaliste et une sale impression, alors je me lève, je vais boire un verre d’eau, je regarde le ciel noir enfin dégagé par le vent et je retourne me coucher. Et curieusement j’ai fait un second rêve dans la thématique du premier.

Cette fois je suis en Inde (allez savoir pourquoi l’Inde) dans une ville en bord de mer, je m’y trouve avec d’autres occidentaux que je ne connais pas et nous savons qu’il y a un danger d’attaque nucléaire, ce n’est même pas un risque, c’est une certitude, la seule inconnue c’est de savoir quand, même nous savons tous que c’est une question de minutes. Le groupe ne semble pas décidé à faire quelque chose pour sa sauvegarde, nous sommes dans la rue, d’un côté la mer, de l’autre des bâtiments à deux étages en bois blanc et usé. Même si ça semble dérisoire comme abris je pense que nous devrions rentrer dans un bâtiment, je m’approche d’une des portes, je tourne la poignée et je me trouve devant un couloir qui dessert des portes à droite et à gauche. Je me souviens que je tourne une poignée en pensant qu’elle va être fermée et je m’apprête à négocier ma panique avec des gens qui ne parlent pas ma langue. Mais la porte s’ouvre, un appartement semble vide. J’appelle les autres personnes et nous entrons. Personne ne semble satisfait de ce lieu, mais tout le monde est entré. Une conversation vive monte au sujet de l’attaque nucléaire et du choix judicieux ou non d’être là. J’essaie pendant ce temps de calfeutrer portes et fenêtres avec des tapis, cette fois dans ce rêve je suis convaincu du bien fondé de ma démarche et du fait qu’elle nous aidera à s’en sortir. Mais personne ne réagit et ne m’aide, les gens continuent de débattre. Je décide alors de quitter l’appartement, je pense que tout le bâtiment est vide que je pourrais me protéger dans un autre appartement. Je tourne une nouvelle poignée, dans ce rêve à chaque fois que j’ai ouverts une porte il me semble qu’il y a eu un gros plan sur la poignée qui tourne, et je m’apprête à entrer mais une indienne en sari rose fluo se tient là dans l’encadrement. Je préfère reculer et revenir en arrière et je vais alors me réfugier dans la salle de bain parce que je pense que c’est là le lieu le plus sûr. Il y a une explosion nucléaire mais je n’en ai pas de perception visuelle cette fois, c’est juste une certitude solennelle que je ressens à cet instant du rêve. Et puis j’ai une vision de la plage de l’autre côté de la rue où je suis réfugié et cette vision ondule et c’est là que le souvenir de ce rêve s’arrête.

Je rêve rarement deux fois de la même thématique généralement et c’est la première fois que je rêve d’attaque nucléaire, je me demande si ça a un sens précis ou si c’est juste mon inconscient qui divague.

Cette nuit j'ai rêve d'attaque nucléaire.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Rêve, #Onirique, #Nucléaire

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Publié le 30 Octobre 2016

Ok, je vais devoir admettre que je commence à fatiguer un peu ; nuits courtes, réveils matinaux et l’esprit qui jamais ne se repose. Physiquement je n’ai pas l’impression de ressentir la fatigue et je n’éprouve pas l’appel du sommeil, mais j'ai des flashs qui s'agitent devant mes yeux et le regard qui fige dans le vague ; ça devrait me mettre la puce à l'oreille et envisager une sieste

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 29 Octobre 2016

Je ne suis pas riche, financièrement. Et à quoi bon l’être, l’argent me brûle les doigts et je conchie la perspective de la société de consommation. Non, je ne suis pas riche. Mais tant que je peux rentrer chez moi au milieu de la nuit, lever le nez dans ce ciel d’hiver et ressentir la caresse dentelée du froid. Tant que je pourrais pisser là, dehors, dans l’herbe, sous le regard des milliers d’étoiles et sur le sol de ma parcelle de Terre alors je serai riche de l’exaltation que je ressens.

Ni posture ni prosélytisme. Seulement la vérité éphémère d’une sensation.

Une vérité pareille à l’orgasme, intense, complexe, firmament de l’intériorité à la frontière de la communicabilité. Qu’importe comme et pourquoi tu jouis lorsque cela arrive tu sais que c’est en train de se produire. Cette vérité est identique.

J’ai la richesse de pisser dehors au milieu de la nuit ; ringard. J’ai la richesse d’éprouver l’expression de ma liberté lorsque je peux vivre cet instant, ma véritable richesse. Et si je pouvais le faire je voudrais bien vous la foutre dans la gueule en pissant sur vos chaussures.

Je ne suis pas dupe, la sensation aura disparue bien avant l’aube. Mais comme le soleil, je peux compter sur elle pour revenir encore assez longtemps pour que je meurs avant elle.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Je est un Blog

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Publié le 20 Octobre 2016

Au firmament de l'écriture me revient le goût de la provocation. Combien de fois ai-je connu cela ? Tablons sur mille fois. J'en suis venu à écrire pour exprimer ce que je ne disais pas. Et je ne parlais parce que j'étais timide, introverti (ajoutez une puissance exponentielle à ce que vous imaginiez de base). Le garçon timide et l'introverti subit le monde, les relations et les implications sociales parce que sans la force de la parole pour verbaliser sa place et son rapport aux autres et aux mondes, l'individu n'existe pas. Il subit. Il survit. Il encaisse. Celui qui ne dit rien, subit et n'éprouve pas la sensation d'exister éprouve et accumule souffrances et frustrations. Les souffrances, mineures, les frustrations, toutes, quand elles habitent en soi elles y convoquent la colère, la rage et l'esprit de révolte. C'est cela ou la dépression et la triste, je ne sais pas si un jour j'ai choisi de choisir mais je peux dire que j'ai toujours été du côté de la rage, de la colère et de la révolution.

 

J'en suis donc venu à écrire pour exprimer ce que je ne parlais pas. J'en suis venu à l'écriture pour exprimer la colère, la rage, l'envie de révolution et la nécessité d'exister. Peut-être accessoirement exciter mais c'est une autre question. Ainsi au départ, devant mon premier texte, je parle de ce texte dont je savais que la nuit suivante j'irai le distribuer anonymement dans les boîtes aux lettres, j'avais déjà l'ambition de la provocation. Bien sûr à l'époque je ne l'assumais pas dans ces termes et je parlais de pamphlet parce que j'avais misé sur le fait que la culture pouvait être l'arme avec laquelle je pourrais faire couler le sang de ma présence au monde. Le pamphlet oui, et plus tard une forme de provocation ; je voulais provoquer dans le sens le plus premier degré de l'expression ; à chaque écrit que je lançais j'espérais provoquer une réaction. Accessoire j'espère aussi provoquer les potentiels lecteurs sur leurs fondations humanistes. Plus tard j'ai voulu provoquer le désir, provoquer la présence de l'autre et c'est encore une variation sur ce même thème.

 

Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas perdu ce goût du pamphlet ou de la provocation. Sauf qu'avec le temps se sont produites deux choses ; j'ai appris le goût de la littérature pour la littérature, en d'autres termes j'ai appris à aimer écrire pour l'écriture et en poursuivant mes études culturelles j'ai appris le sens de l'esprit critique et du libre arbitre ainsi qu'une forme de recherche de la justesse de la pensée avant la justice de l'ego qui m'a un peu éloigné de la forme directe de la provocation. Mais lorsque j'y repense, non, lorsque je me retourne pour observer mon cheminement sur internet et ses réseaux à chaque fois que j'ai envoyé ma plume conquérir un nouveau territoire virtuel c'était avec un penchant va t en guerre pour la provocation ; une approche sûrement un peu hautaine qui me soufflait dans le creux nostalgique de l'oreille que ma plume pouvait donner là-bas (à comprendre comme un ici) une meilleure mesure que les plumes des autres déjà à l'oeuvre sur ces réseaux. Ainsi au début de bien de mes blogs, de biens des avatars sur des réseaux devenus désuets ou non, je singeais pour me moquer et j'essayais d'insuffler quelque chose qui naviguait entre la parodie moqueuse et l'outrage hautain. Enfin c'est ce que je pensais, ce que j'éprouvais, même si je n'ai jamais su passer à l'acte avec des formes outrancières. Je n'avais que de minuscules conquêtes qui ne faisaient qu'un seul et petit pas en dehors de ma zone de confort vers la zone de conflit.

Non sens optimal

Non sens optimal

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #écrire, #Souvenir

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 15 Octobre 2016

Est-ce que je suis un photographe ? Ai-je étais une photographe ? Saurais-je être un photographe ? Je me souviens de la première photo que j’ai déclenchée même si cette photo a disparue depuis et qu’elle n’existe que dans mon souvenir d’enfant impressionner de coller son œil au viseur pour avant d’appuyer sur le déclencheur. Je me souviens de la première photo que j’ai développée, je n’étais pas narcissique mais c’était un autoportrait.  Et depuis cette photo là je n’ai jamais arrêté d’en faire, argentique, noir & blanc dans ma chambre à dormir, numérique, Smartphone et Instagram je n’ai jamais cessé de photographier depuis plus loin que j’écris. Et pourtant malgré toutes ces photos prises, déclenchées, développées, regardées, offertes, détruites, reconstruites, je ne sais toujours pas si je suis photographe dans l’âme.

 

On pourrait pérorer que se poser la question c’est accepter de l’être parce que l’on ne peut pas questionner une chose en laquelle on ne croit pas et à laquelle on n’accorde aucune expérience. Peut-être, je ne sais pas. Je sais que je me demande depuis longtemps ce qui fait le photographe, j’ai eu mille et une nuance de réponses mais aucune vraiment ne m’a collée à la peau. Je sais que je fais des photos, mais c’est ma seule et maigre certitude. Alors je continu de faire des photos, et puis je cherche dans mes photos des images comme un écrivain recherche dans son texte de la littérature. Parfois je me surprends à croire que c’est possible et puis comme Sisyphe avec une pellicule sans fin je doute.

 

En vérité ça me manquerai de ne pas l’être.

 

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con
Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

Un regard dans mon oeil, ou un oeil dans mon regard ou une légende à la con

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

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Publié le 12 Octobre 2016

Mon corps ce véhicule, dans ma voiture ce soir, véhicule dans véhicule ; un attelage dans la nuit qui sonne comme l’hiver. Et rien ne se compare aux nuits de l’hiver ; le froid pourrait y être cristallin mais ce n’est pas cela. Le froid y est dissuasif et de la nuit d’un hiver est toujours une conquête en solitaire ; les nuits de froid sont des privilèges de solitude et moi le chauffeur d’un véhicule seul, roulant seul vers chez lui. C’est un prix comme d’autres se gagnent à la loterie ; retrouver le contraste tiède et chaud comme un havre lorsque l’on ouvre la porte. Le froid, la nuit et puis chez soi ; d’une conquête à l’autre avec de la pensée hébétée comme une relique magique pour ceux qui n’ont pas ce toit et puis ces murs pour les couper de la nuit. L’été habiter un lieu, abriter son corps sous le toit d’un endroit dont on ouvre aux quatre vents les murs par les fenêtres ça nous permet d’échapper à l’œil lubrique de dieu et aux regards exogènes d’entités extraterrestres mais l’hiver ce même toit et ces murs fermés nous ramènent à soi, à nous, on n’échappe plus à rien, on court après soi même et le prestige d’un privilège glacé comme le cône léché sous les volutes de juillet. Je pourrais tomber amoureux des nuits d’hiver si les nuits d’hiver étaient des femmes, glaciale et cristalline, inaccessibles comme le privilège d’un seul homme et de milles fantasmes.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Natalie Portman

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Publié le 4 Octobre 2016

Voilà peut-être un siècle que j’écris sur des blogs. En temps des êtres biologiques ça doit faire peut-être quinze années que je pose ma prose sur différents types de blogs. Et c’est tout le temps qu’il m’aura fallu avant de comprendre que je ne sais pas bloguer parce que je blogue des livres et que l’on ne répond pas à un livre.

[ Lâchez vos com’]

Depuis l’ensemble de ces années, masses prolifiques depuis lesquelles je poste et publie mes écrits sur des blogs, je poursuis la quête vaine du commentaire. Si je blog au lieu d’écrire des livres c’est exclusivement pour cela. Et si j’en suis venu à écrire, c’est exactement pour cela ; je voulais des commentaires.

[Lâchez vos putains de commentaires !]

Plus précisément j’écrivais pour obtenir des interactions. La correspondance m’offrait cela de façon plus sûr ; envoyer sa part du marché tacite et recevoir la part que l’autre envoyée de soi, c'est-à-dire d’elle-même. Depuis tout ce temps que je blog j’espère la même chose ; écrire ici et récolter des commentaires. Et pourtant, ce blog là, est sûrement le moins rentable en commentaires. L’investissement écriture personnelle, récolte d’interaction est devenue si faible que ça n’a plus de sens d’attendre cela.

[Lâche ton gros com’ gros !]

Il m’aura fallu mille ans pour comprendre que c’est moi qui ne sait pas y faire ; je ne sais pas bloguer, j’écris peut-être, mais je ne blog pas, ou alors mal. Pourtant, lorsque je me travesti et que j’endosse le rôle d’une jeune fille un peu paumée, un peu délurée, ou que je campe le rôle d’une mère stricte qui frôle le frigide, lorsque je suis une autre je ramasse les commentaires à la pelle ; sans appel, sans autres formes de racolage que ma présence travestie je récolte les interactions. N’y a-t-il donc qu’aux femmes que l’on lâche des commentaires à défaut d’en lécher d’autres sur leurs lèvres silencieuses ?

[Fichtre, dépose ton com’ comme un étron sur de la porcelaine]

Je me suis moqué un million de fois de l’ère archaïque des lâchez vos com ! des Skyblog en mendicité dilettante. Aujourd’hui toujours je continu d’avoir le jugement condescedant pour les youtubers qui quémande la récolte des pouces. Tout cela parce que j’ai cru jusqu’à maintenant que l’économie des interactions reposait sur une forme de mérite et que de demander relever de la plus indigente vulgarité.

 [Laisse ton com’ vivre sa vie pour moi, c’est vital pour l’un de nous deux]

Souvent je me suis abstenu, j’ai joué le garçon détaché qui blog pour le plaisir et qui se contre fous des commentaires ; mais c’est un mensonge. Je blogue pour les interactions, je suis sur les réseaux sociaux pour la même raison, lorsque je veux écrire des choses qui n’attendent pas de retour interactionnels alors j’écris des livres ou bien j’écris ici, ce blog, dans cette forme là.

Non je n'ai pas honte, je veux juste mon commentaire

Non je n'ai pas honte, je veux juste mon commentaire

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Blog, #écrire, #Je est un Blog

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