Publié le 28 Février 2014

Ainsi - il est - soit-il

Et le corps immense - est-il - aussi une expression du style ? Ainsi soit style

Sirènes hurleuses, poisson mort et putain du port - ainsi sont-elles séduisantes - sur les étales d’une boutique qui n’existe nulle part

Échafauder les plans de l’éjaculation - le geste contre le récit - et les sirènes affolées des bagnoles pompières

- Non, non, non tu n’es qu’un paresseux !

- Mais non je ne suis pas un singe !

- D’accord, mais avant, bien bon le jour à toi.

- Merci, mais je ne suis pas un singe.

- Non, tu n’es pas un singe, mais tu n’es pas un homme.

- Mais non je ne suis pas un homme puisque je suis une femme.

- Une femme ?

- Mais oui, moi, je suis une femme !

- Suis-je une femme moi aussi ?

- Toi une femme ? N’as-tu pas vu tes testicules qui pendent là sous toi ? rétorquât-elle avec finesse témoignant qu’en effet la perspicacité d’un pareil regard ne pouvait être que le fruit d’une femme.

- D’accord, donc je ne suis pas une femme.

- C’est cela, tu es une somme, l’addition de l’homme et du singe, une somme.

- Merci, je comprends mieux.

Sincères condoléances du sens - ainsi non-sens soit-il - pour soigner le réel

Parfois juste un jeu d’esthète, de forme, de force ; le tour de force d’être libre ou d’en sentir l’illusion palpable.

Aujourd'hui j'ai eu envie de me rappeler des photographies de Ouka Leele que j'ai tant aimé

Aujourd'hui j'ai eu envie de me rappeler des photographies de Ouka Leele que j'ai tant aimé

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Publié dans #Divagations diverses, #écrire

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Publié le 27 Février 2014

Je suis partisan des gens qui opposent à la vision pessimiste de l'homme moderne et de la société un certain nombre d’avancées culturelles, technologiques, artistiques, humanistes et mathématiques. Le problème, c'est que l'on manque d'objectivité sur nous et notre maison, à moins que le problème ne soit notre grille de lecture et le référentiel dans lequel on ancre notre jugement. Il y a du bon et du mauvais là, autour, partout, des génocides et des vies sauvées, la guerre et la gratuité du dépassement de soi, la corruption et l'art, la poésie et le consumérisme et il est difficile de mettre tout cela dans une grande balance pour voir de quel côté elle penche, principalement parce qu'il n'existe pas de balance assez vaste pour cela. Et s’il fallait porter un jugement je pense pouvoir dire que la société est mauvaise parce qu'elle valorise et focalise les attentions sur les aspects les moins élogieux de sa propre production. La société n'est pas mauvaise en elle-même, mais parce qu'elle définit une grille de lecture du monde qui conduit à porter un jugement péjoratif et négatif et déprimant sur celui-ci ce qui renvoie l'homme à une condition des plus misérables. Alors est-il possible, que je puisse expliquer ma fascination fantasmatique pour les individus plutôt que pour le monde? Non, je ne crois pas, j'ai essayé plusieurs fois, mais cela reste des mots, une expression factuel, un rapport à l'enfance, un rapport à la transgression, un rapport au monde, un rapport aux autres, un voyeurisme qui conduit à vouloir surprendre la femme dans une posture inédite et cette conviction que la femme est plus naturelle quand elle se pense en dehors du regard du monde. 

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 26 Février 2014

Tout est très beau chez toi, vraiment très beau et toi tu es très énigmatique, tu es une fille que l'on a envie de connaître, découvrir et même apprendre à parler l'anglais ou n'importe quelle langue étrangère pour mieux percer le secret de ton âme et voir ce qu'il y a sous ta jupe. La beauté d'une exhibition tient souvent plus au contexte qu'à la femme, mettre ses seins à nu n'est qu'une question de pudeur mais la pudeur et son pendant l'impudeur ne fait pas l'excitation et le plaisir ; c'est le contraste qui compte, l'opposition entre un quotidien continu et le jaillissement impromptu de l'interdit. C'est ça que j'aime quand une femme me dévoile ses seins ou toutes autres parties de son intimités qui serait saugrenue dans mettre en vis à vis de sa cuisine, de sa chambre ou de son quotidien où elle affiche les cartes postales qu'elle reçoit de sa cousine, où elle laisse trainer ses chaussures, où elle ne se préoccupe pas des produits de beautés exposer sur le lavabo ni du poisson en bois exotique qu'elle a rapporté d'un séjour touristique au baléare et qu'elle a fixé sur le miroir qu'elle utilise pour se montrer ; le plaisir du voyeur ou de l’esthète d’érotisme se trouve dans la résolution de l’équation suivante : la femme Vs le corps Vs le quotidien Vs l'impudeur Vs le banale Vs la continuité Vs l'impromptu

Ceci est une illustration mensongère qui l'illustre pas touyt à fait le propos. Mais montrer une jolie paire de fesse est le meilleur moyen de racoler quelques visites

Ceci est une illustration mensongère qui l'illustre pas touyt à fait le propos. Mais montrer une jolie paire de fesse est le meilleur moyen de racoler quelques visites

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Publié dans #recyclage, #érotisme

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Publié le 25 Février 2014

Quand on écrit, il s'accumule inévitablement en queue du texte sur lequel on travaille d'improbables scories. Des morceaux de phrases, de mots, des élans mort-nés, des mots mis au rebus du texte précédant. Ils s'accumulent, toujours, c'est la loi du genre, en bas de texte ; le brouillon a ses ratures, le fichier Word ses scories. C’est drôle, c’est une sorte de témoignage sédimentaire du travail d’écriture, une sorte de poussière que l’on supprime souvent sans prendre le temps d’y accorder un regard. Ce soir j'avais envie de vous laisser un extrait ; morceau choisi - enfin c'est une formule idiote parce que justement j'ai laissé le morceau en état sans y retoucher ; c'est donc un morceau choisi non choisi -.

Ainsi, quand Elle n’avait jamais aimé de garçon à barbe, elle n’avait jamais imaginé que cela lui arriverai un jour. , mais ce terme Cela fait déjà trois ans qu’ils se fréquentent, c’est à dire qu’ils s’aiment et se

lui offre. refoulé ou assumé  des étendards,  Posée sur le lit dansOn ne peut pas dire que Rachel est une   qui lui parvient jusque dans les entrailles, c’est ce qui sortattention des journalistes  regarder la ville quand elle devient elle s’éclaire et se met à luire. , et que  quand ce qui la préoccupe c’est l’avis de tempête La pluie frappe sur le carreau du salon

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Publié le 24 Février 2014

Espace temps dépareillé, espace incestueux et consanguin en dehors du temps ; à rebours de soit et des lettres mortes. Espace temps sans le dessus dessous et la tête à l’envers, aux envies à l’endroit même où se trouve le devoir. C’est un miroir dépolie, un peu moi, un peu rare, demi reine de beauté et de béatitude et cette jeune femme dont j’étais amoureux, une Béa, une de ces Béatrice qui ne s’assument pas mais qui partent faire le tour du monde. Oui le tour du monde, une femme, jeune femme et ses amis, jeunes amis, faire le tour du monde, jeune monde et ce qui n’était même pas un amour perdu devient quelque chose de plus précieux, de plus rare, la fidélité à l’invisible, fidélité silencieux et impromptue dont elle ne saura jamais rien, rien du tout parce que sinon ça n’aurai plus rien de logique. Espace temps à 90° degrés et tout change, univers non euclidien et par la fenêtre les ombres chinoises hagardes des arbres nus qui découpent dans l’après crépuscule, cette zone entre chienne et louve, les images inspiratrices de cette vue dans cette fenêtre qui n’existe pas ailleurs dans ma tête et dans l’entreprise d’un texte qui s’écrit.

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Publié le 23 Février 2014

Il y a un vide dans l’air du temps, oui pour quatre ans un vide parce que c’est la fin des Jeux Olympiques d’hiver. Il faut se résoudre à dire au revoir aux  bonnes et aux mauvaises habitudes, le plaisir et le déplaisir des commentaires et la haine des commentateurs ; c’est le temps qui passe comme la trêve des confiseurs, mais ici avec des skis et du froid quand les jeux se déroulent comme prévu parfois dans des pays d’hiver. On a tous nos madeleines, nos pains d’épices dont on se goinfre en secret le soir au coin du feu quand fil trop lentement les journées grises de l’hiver et ma madeleine à moi elle a cinq annaux et la saveur de l’olympisme ou de ce qu’il en reste ou de celui que j’y vois. On voit, chacun, midi à notre porte et l’olympisme à notre fenêtre et déjà ce soir un peu je suis triste, enfin non triste mais nostalgique de la bulle olympique dans laquelle je rentre. À chacun ses rites, ses rituels et ses croyances et j’assume la mienne pour la beauté du geste, pour la beauté du sport, la dramatique qu’offrent ces joutes sportives et les émotions que cela me procure et m’inspire. Comment ne pas être mélancolique quand on sait qu’inévitablement on l’on perd pour quatre ans son havre d’une paix et sa source d’une émotion ?

Au revoir les JO

Au revoir les JO

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Publié le 22 Février 2014

Dans le soleil de février, un soleil de demi matin un peu blanc et encore bas sur le front de l'horizon mais donc la présence certaine dans le ciel azuré donnait à ce jour l'air heureux, c'est à dire qu'il donnait au jour l'air frais, de cet air frais qui revigore les sens mais surtout de cet air frais qui réveille les seins, la poitrine, les poumons parce qu'il pénètre par grandes goulées calmes et profondes dans le corps nu de Jessica qui se tenait debout devant sa fenêtre grande ouverte, nue de la nuit qu'elle venait de finir l'esprit en sommeil confronté à cet instant d'entre deux mondes quand on hésite à savoir si l'on est bien ancré dans le réel ou si l'on est encore dans le bateau ivre qui vogue à la surface onirique du monde de nos nuits ; mais la sensation du rêve pouvait très difficilement  résister face à la sensation tactile et bien physique des rayons solaires qui un à un dardaient la peau de Jessica qui était convaincue à cet instant qu'elle pouvait compter et découper chacun des rayons, petits trains continus de photons, qui tombaient sur elle comme une pluie comme si elle se tenait debout à sa fenêtre et qu'autour d'elle le décor était celui d'un dessin d'enfant avec comme astre central un rond jaune, d’où partaient des traits de feutres jaunes impactant un à un les éléments du décor ou de dessin, mais en frottant ses mains fort sur ses yeux Jessica chassait presque à regret cette sensation un peu folle, un peu idiote et hautement improbable parce que le soleil ne lance pas des rayons qui au hasard travers l'univers pour frapper la Terre, elle savait bien la jeune femme blonde que la lumière est plutôt à envisager comme un bain, comme un fluide, un semi fluide baignant sa réalité, même si parfois sous sa chevelure blonde elle s'amusait à donner raison au préjugé sur les blonde elle avait au fond d'elle et même à la surface et au cœur de sa conscience une perception très juste et plutôt ambitieuse de qui elle était et cette belle matinée qui ouvrait ses portes printanières lui promettait une belle perspective la remplissant d'un sentiment à la fois apaisant et à la fois généreux, presque érotique et charnelle qui donnait à ses extrémités mammaires d'un roses bonbon une allure érectile joliment dressé pointant vers l'horizon comme une boussole perpétuelle montrant la direction à suivre, la direction du bonheur, la direction de l'avenir, la direction ancestrale que connaissent toutes les femmes mais cela, oui cela, c'est une tout autre histoire qu'il sera bien temps de raconter un jour, une année, une fois prochaine.

Cette image n'a rien à voir avec le texte - à part peut-être la blondeur de l'Alice - mais j'avais envie de mettre une image

Cette image n'a rien à voir avec le texte - à part peut-être la blondeur de l'Alice - mais j'avais envie de mettre une image

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Publié dans #écrire, #recyclage, #Pictogranimation

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Publié le 21 Février 2014

Des mots, en vrac, des mots en masse, des mots à l’heure, des mots encore et toujours, des mots contre la montre, des mots contre soi, dans le café et dans le dos et dans le bas du dos et dans les yeux comme du sel, du sable et le souvenir du printemps et l’air frais d’hier, l’alcool d’aujourd’hui et le taureau aux ailes d’ébènes, un chaton en bois, un chat aux pieds-paquets que l’on envoie par la Poste comme des billets dans la banque et le monde qui ne mange plus rien, et les pays qui se battent dans leur ventre désireux de vivre et de mourir, le pouvoir pourri les trônes mais les hommes ne cessent de vouloir s’y asseoir, comme l’éléphant sur l’assiette ou deux éléphants sur deux assiettes et un oiseau en guise d’avion, un oiseau à réaction qui traverse le mur du son ; saluons les artistes et un peu moins ceux qui ne le sont pas, ne tirons pas de révérence, mais emportons les tutus au pied des pantins et pour les pointes crucifions nous les uns, les autres et de cœur en Christ nous deviendrons le monde ou environ, le monde ou alentour, le monde ou à peu près et il n’est pas plus près de pleuvoir que de voir vernir les drame d’une vie pour le suspendre au mur du salon. Pas de crème pour les adieux, juste le goût salé et la cuisson rapide.

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Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 20 Février 2014

Bien le jour, le grand frais, le vent jour se lève sur la fenêtre ouverte ; les odeurs de lessive s’enhardissent et parfument l’air du jour de la fraîcheur artificiel qui suit le coin du jour que l’on soulève ; un drap ivre sur le monde est levé et sous le voile coton ou satin se trouve les catins et les satires sémillantes petites scènes de vit commun et d’envies quotidienne sous les beaux yeux roux d’une canadienne, une sorcière plus qu’une fée, une félonne plusieurs fois centenaire dévoreuse de vierge pour ses mystiques incantation comme le couguar chasse les antilopes et les croque à la gorge. C’est sanglant, le premier sang qui perle comme la première pression à froid pour les olives à huile, comme la première angoisse du sang menstrué des demoiselles à plumes, demi-femme à plume et à moitié harpie. C’est le porno game, le jeu des interdits et des noirs desseins secrets délivrés sous le couvert de l’alcôve que l’on écrit en prose pour imposer son style et faire de ses obsessions la matière même de ce qui coule sous nos pieds ou un peu plus haut … c’est ça le jeu, c’est ça la vie, à l’envie déverser ses obsessions dans le moule de sa littérature et en sortir pour y faire entrer les autres ; un jeu dangereux sans danger, à deux mains et bien plus et tant d’autres qu’en voir arriver la fin est un épreuve que je dois surseoir sans talent.

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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Publié le 19 Février 2014

Petits mots martelés du matin ; crème de jour, femme russe et fesses roses ; siffler et scander, l’enfant sauvage du petit matin, l’infante peu sage a les yeux du sommeil ; séduire, sensiblement humide, la soie et le souffre et le sens des virages de droites et de gauches et dans les recoins du dortoir les docteurs en disparition font disparaître les rides en faisant disparaître les femmes et les enfants d’abord et après c’est à dieu que l’on sen prend, et après c’est à toi, et enfin c’est à moi, c’est pour dire …c’est tout dit, le taudis des mots ignobles, les toits s’écroulent sur les mots immeubles, marchands de sommeil des cités sensibles qui se dérobent sous la poésie pointue de leur dénomination ; les géants crient et dressent des barricades d’adolescentes en jupe, des fumeuses de joints trop ventilées à respirer les parfum trop vanillés des discoureurs des beaux mots ; une verre à la main, un verre au lèvre, le petit empire à peine plus haut que tes chaussettes, tu marchera sur trois pas sur les rails de train et tu te détournera quand tu l’entendra sonner, une fois, deux fois, trois fois et les sirènes du port dans quand les gros corps quittent la baie le ventre lourd des vapeurs qui sentent et suintent et sifflent toujours elles aussi même sans le dossard dans le dos.

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