Publié le 30 Avril 2013

Insomnie, insondable, nuit noire qui vire au blanc, nuit passée trop vite, trop de mots à écrire, le plaisir de s’oublier, se dissoudre, être gris, assis près du feu et la pluie qui bat aux fenêtres, séduisante nuit solitaire aux allures nostalgiques, la mélancolie des nuits d’avant et cette impression tenace que je cultive comme on cajole une idée folle que la mélancolie est toujours une question de fidélité et qu’être mélancolique c’est être fidèle et c’est dans cette certitude que je trouve le plaisir suranné de la mélancolie, comme une odeur de fumée entêtante qui s’accroche à la réalité en lambeaux discrets mais remarquables. La nuit qui file vite et le sommeil qui s’esquive, parfait mélange, l’insomnie fatiguée et durable quand on se tourne et se retourne dans son lit est pour certains un enfer à tuer le temps, mais la nuit sans sommeil avec l’esprit clair et la plume inspirée ou simplement trempée à l’encre mélancolique est une posture sublime jusqu’aux moments où je regarde l’horizon d’un regard méfiant qui surveille le moment où le jour fera blanchir l’horizon mais la nuit d’un printemps pluvieux est tenace et s’allonge par delà les six heures du matin quand les gens se réveillent et s’active pour ce qui sera mon lendemain que dans plusieurs heures. Retrouver cette sensation naïve que la nuit appartient à ceux qui n’y dorment pas et que ce qui naît en son cœur est unique même si les gens du jour se foutent bien de savoir si tu as passé la nuit à écrire ou si tu as passé la même nuit à dormir - bonne nuit

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Publié le 29 Avril 2013

Tous les mots mis bout à bout le long d’une longue chaîne, un ensuite comme une cascade d’insanité qui s’écoule de la bouche du chartier quand il insulte les files d’attente de ces cons qui attendent les uns derrière les autres comme on attend sa place à la sortie du purgatoire direction le paradis ou l’enfer alors que le chartier lui qui vitupère la bouche haute comme un chasseur essayerait de dégommer les oiseaux à la volée par pur plaisir des pluies de plumes ; tous les jours mis bout à bout comme au long de la rive du long fleuve dans les joncs et les roseaux où les barques chargées des souvenirs sanglants des guérillas antiques, souvenir incroyable. Et sur le bord de la rivière Jean-Charles lance des pierres et des couteaux rouillés sur les touristes qui passent et les touristes à condition qu’ils échappent au trépas sont ravis d’avoir droit au folklore typique, celui là même qui peuple les rêves occidentaux quand on s’endort au chaud de sa chambre bourgeoise et que ça femme dort déjà depuis longtemps ayant abandonnée le devoir conjugale en échange de la distance silencieuse nécessaire à la perspective du demain.

 

Tous les mots, tous les jours, toutes les brumes, toutes les pistes, tous les instincts, tous les mensonges, tous les faux semblant, tout le dévoilement, toute la vérité, toute la sueur, tout l’encre, tout le sang, toute la dissimulation, tout le jeu, tout les mois, toujours tout et toujours moi et moi seul sais que tout est vrai, que tout est faux, moi seul supposément sait percevoir la nuance du vrai, la nuance du faux, le seul à supposer que je suis le seul, n’est-ce pas ?

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Publié le 28 Avril 2013

Le charme est suranné et ce sont des jeunes femmes, des jeunes filles qui sont à peine des femmes mais déjà des égéries, déesses nues d'une époque qui se dévoilait aux plaisirs ; les années 60 et leur révolution de la jeune bourgeoisie contre la bourgeoisie mère comme un Œdipe des barricades et puis on le sait, on l’a su, Dieu créa la femme et avec elle il créa l'innocence et de cette innocence, il créa le trouble qui conduit au désir, il était donc responsable du désir qui conduit l’homme par la femme à dévorer le fruit défendu, avec ou sans parabole, et ce désir à conduit l’humanité aux corps nus et à donner des noms aux corps nus et aux positions des corps nus les uns avec les autres et les corps nus ont conduit à l'érotisme et à l'impudeur comme une forme aiguë d'insouciance de l'époque où être nu semblait être naturel, pas comme dans un état de nature mais dans une forme de libération ; de la femme, du corps, des normes bourgeoises, de la sexualité, des érotismes et des tensions accumulées au creux des siècles comme aux creux des reins mais de tout cela il ne reste rien qu’un vague souvenir et qu’un lointain écho qui se perd peu à peu dans le puritanisme dont c’est couverte l’époque

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Publié le 27 Avril 2013

J’écris, je pourrais dire comme d’autres font de la musique, du chant, des arts visuels, mais il n’en est rien, j’écris oui, mais je jalouse depuis peu mais de plus en plus la liberté du musicien, de celle qui joue avec sa et ses voix, je jalouse à en devenir jaloux cette approche libre que pourrait avoir le jazz, le sens de l’improvisation, prédominance de l’intuition, de la mélodie même si je ne suis pas sûr de la précision de ce terme parce que je n’ai pas d’oreille, je jalouse cette expression brute que pourrait avoir le punk qui a l’audace du do it yourself et je jalouse peut-être plus que tout, c’est-à-dire plus que le reste la mièvrerie sirupeuse de la pop qui sait se complaire dans le sirop de guimauve sans que cela ne semble atteindre à sa dignité ; je me sens bien souvent, trop souvent, si souvent, prit au piège du sens des phrases, la nécessité de cohérence ; bien sûr, pourtant, souvent aussi, je me suis laissé aller à ce que j’appelais volontiers une forme de poésie où l’allitération et le sens du rythme et de l’esprit d’escalier sont prédominants sur la rigueur formelle, le sens et la cohérence, mais j’ai toujours vécu cela comme un acte de complaisance, j’ai toujours regardé la poésie comme si elle n’était qu’une facilité, une faute faussement assumée, un camouflet à la vérité de la littérature, celle qui raconte des histoires et qui sait mettre les mots dans le bon ordre, celui du style qui serait comme un savoir-faire des histoires - alors oui je jalouse les artistes bohèmes, musiciens qui peuvent s’adonner à la musique sans la nécessité du savoir-faire ou du savoir-vivre ; mais comme je ne suis pas de nature à courber l’échine vous autres musiciens et abuseurs des libertés de création, je vous oppose ma nature poétique qui même honteuse possède plus de verve que vos sons

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Publié le 26 Avril 2013

Des mots à ne pas dire, des mots de l’au-delà, par-deçà les mille quatre cents jours d’écriture quotidienne, inégale, intégrale, absolument répétitive, inespéré, non inspiré, aspiré jour après jour, mon tombereau d’écriture de la tête au tombeau, de la plume au clavier, délivrance et attachement, délivrance et livraison, dérive et déraison, je suis attaché à la plume, attaché à ma presse, empressé, fanatique, hérétique, ne t’arrête pas, continu encore de mots en pis, de la mal en mot, la barbe est dans l’encre - il n’y pas d’inspiration mais on s’en sort, on en sort, on sort des mots sur le fil de le tentacule, mal traiter, mal écrire, malléable comme la pâte à gâteau pas encore mise au four ; apologie et aporie et la tête vide d’être pleine, trop pleine d’être vide, creuse comme la terre creuse, un crâne, j’ai un crâne, je suis un crâne, je suis un crâne creux

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Publié le 25 Avril 2013

L'amour je l'ai connu, je l'ai perdu, retrouvé, reperdu, je me suis enivré des sensations qu'il procure, surtout de cet état à fleur de peau, cette hypersensibilité déraisonnable que l'on éprouve pour une seule personne. J'ai vécu l'amour comme l'empathie totale, entière et absolue, ce qui était une chose idiote, mais je ne l'ai réalisé qu'après. J'ai été amoureux pour me sentir à vif, mis à nu, exacerbé, palpitant comme un cœur arraché d’une poitrine que l’on balance sur le sol poussiéreux d’un endroit nécessairement poussiéreux. J'ai eu pour l'amour un goût grandement romantique, celui de la poésie romantique, celle de l'homme seul contre tous, seul contre la nature, seul contre la nature humaine ; l'amour devait avoir cette dimension désespérée et combative, être amoureux pour se battre, partir au combat et défier les géants et les montagnes qui accouchent des géants ; les obstacles que l’on dresse devant l’amour, les difficultés mettaient mon idée de l’amour à l'épreuve me permettant de pouvoir prouver la vigueur de mon amour, qu’une fille essaie de m'étrangler et j’étais aux gens, amour homérique de tragédie, c’était juste cela l’amour, le goût de la tragédie, cela, une dévotion à l'autre, une tolérance absolue aux parts d'ombres .

 

Et un jour, on grandit, on laisse le romantisme aux romantiques de papier poétique et on prend du recul, on prend du détachement comme on prendrait du grade, de la hauteur, on gagne de l’indifférence et l’on gagne de la liberté et dès lors nous ne sommes plus dupes de la nature infertile, inutile et vaine de l’amour. L'amour apparaît comme il a toujours été, un terme fourre tout que l’on emploi pas facilité pour ne pas avoir à affronter la réalité de nos désirs. L’amour facteur social et rhétorique permettant de lisser la société et de rendre acceptables aux yeux de tous l’infinie complexité licencieuse de ce que l’on cache derrière l’amour, parce que l'amour ne naît ex-nihilo sans raisons ni logiques ; il y a toujours une raison à nos attirances et à nos penchants amoureux mais souvent comprendre et accepter ces raisons là n'est ni facile ni glamour alors on préfère se ranger derrière ce terme générique qu'est l'amour.

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Publié le 24 Avril 2013

Le mariage ouvert aux homosexuels, la chose a été dite, battue, rebattue à tour de phrases lapidaires et aujourd’hui la chose est passée ; on dit cela comme s’il s’agissait d’une pilule ou d’un objet un peu difficile à avaler. Le mariage homosexuel, c’est fait, qu’en dire ? Dire que je suis heureux cela serai ridicule parce que ce n’est pas le cas, dire que je suis triste ça serai faux, tout au mieux je dois pouvoir dire que je suis dans une indifférence et soulagée.

 

Pour moi il n’y avait pas matière à débattre ; ne pas accorder à des individus les mêmes droits qu’aux autres à cause d’une orientation sexuelle n’avait pas de sens ; on ne pouvait faire que deux choses, soit rendre l’homosexualité hors la loi, illégale, ou la rétablir en tant que maladie mentale à soigner soit rendre / donner aux homosexuels ces droits légitimes qui viennent panser cette injustice. Et cette question aurait dû pouvoir se régler sans se poser la question de savoir si apprécier la sodomie ou le cunnilingus fait des individus de meilleurs ou de pires parents. La faible nécessité de ce débat explique ma relative indifférence au passage de cette loi.

 

En même temps si je suis soulagé c’est que l’on n’a as échappé au débat, ou du moins à l’ersatz de ce que l’on a voulu nous faire passer pour un débat, parce que la France nous avons un énorme soucis, nous sommes incapables de mener une discussion, un débat, une réflexion sur un sujet de société. La doxa avait déjà montré ses limites sous Sarkozy autour de la question de l’identité nationale, sous Hollande c’est la même chienlit avec le mariage des homosexuels - non je ne veux pas me faire le porte parole d’une expression mariage pour tous dont j’ai déjà dis pourquoi je ne l’aimais pas -. Cette année le « débat » a rapidement tourné à la guerre des slogans, à un échange de punchline parfaitement formaté par / pour les réseaux sociaux, comme si nous pouvions résumer la valeur symbolique de cette loi à des tournure qui puissent tenir sur une banderole et en 140 caractères.

 

Il était temps que cette loi passe, parce que là où le débat sur l’identité nationale a eu le bon goût de décomplexer une forme de racisme populaire - sous-entendu un racisme bon enfant - le débat sur le mariage des homosexuels semble avoir décomplexé une forme d’homophobie populaire, pas que les gens le soient plus qu’avant mais soudainement on l’affiche plus facilement. C’est sûr là le paradoxe de cette loi qui au bout de la logique démocratique est passée comme devrait passer une évolution positive ou en tout cas constructive de notre société mais qui pourtant parce qu’elle est passée semble avoir miné un terrain qui l’était déjà. Cela ne devait déjà pas être toujours facile de réaliser son homosexualité, encore moins de la porter publiquement mais aujourd’hui en plus d’être homosexuel et on devient les fossoyeurs des valeurs morales de la société, il y a des soirs où je me dis que j’ai quand même de la chance d’être hétérosexuel et même blanc même si souvent j’ai eu envie d’être noir, pas pour l’attribut masculin dont il parait qu’ils sont avantageusement dotés mais pour leur sens du rythme, oui j’aurai aimé pouvoir bouger avec style, mais bon je digresse.

 

En même temps ce déchaînement médiatique autour du mariage des homosexuels, de la famille, des la filiation, de la procréation, de la sexualité, du plaisir et de dieu aura eu une valeur positive. Il nous aura permis de nous rappeler que nos extrémistes à nous - puis qu’on aime à nous rappeler que nous avons une culture judéo-chrétienne - ils n’ont rien à envier aux extrémistes des autres civilisations, ils sont aussi rétrogrades, usent de la violence quand ils n’acceptent plus la mécanique démocratique et ils friands de rhétoriques douteuses et quand leurs rhétoriques atteignent leurs limites ils se réfèrent à dieu. J’ai toujours cru en eux, d’ailleurs c’est en misant sur eux que j’avais parié le peu de ma crédibilité d’analyste social en prédisant que cette loi sur le mariage des homosexuels ne passerait pas. Ils ont failli avoir raison de la loi et moi j’ai failli avoir raison mais j’avoue que je préfère avoir eu tord et que la loi soit passée.

 

Je n’ai jamais rien eu contre les homosexuels, même si je n’ai jamais réellement eu d’homosexuel contre moi, mais je n’ai jamais été un fervent défenseur du mariage, au contraire j’en suis plutôt un détracteur mais je félicite les futurs mariés qu’ils soient homme ou femme pour leur futur mariage ; et je fais la promesse solennelle à tous les homosexuels que je trouverais leur mariage aussi vulgaire et ridicule qu’un mariage hétérosexuel je suppose que c’est le prix d’une forme de normalité symbolique. Le mariage n’a jamais garanti aux hétéros l’amour, la fidélité, le bonheur, ni ne leur a conféré de pouvoir pour faire d’eux de bons amants, de bons parents, de bons humains. On va donc continuer de célébrer l’amour devant une administration, je continuerai de trouver cela ridicule, les seules raisons rationnelles d’un mariage relevant du droit et de la finance, je ne vois pas en quoi il y a matière à célébration ; on ne fait pas la fête quand on change de cartes grises. Bref, je divague, ou digresse.

 

On va marier les homosexuels, c’est une bonne chose, la société à terme bougera peut-être un peu par la répétition de ces mariages, je l’espère, ce que je veux dire c’est que cette loi règle une forme d’injustice juridique, mais elle ne règle en rien la solitude, la peur, l’indifférence, le mépris, l’homophobie, alors il n’y a pas de quoi se réjouir ; s’il y avait un combat à mener, celui de la tolérance il commencerait à peine maintenant et encore une fois en écrivant ce texte je me dis que j’ai de la chance d’être hétérosexuel parce que dans l’autre cas je crois que ce soir j’aurai été amer de voir une part de la société créer un climat hostile et l’autre part de la société se réjouir d’un nom événement, juste la correction logique d’une injustice absurde.

 

Je suis sûr que les débats futurs sur la PMA permettront une nouvelle fois de jouer à celui qui aura la formule la plus choc, l’exemple le plus parlant auquel on opposera le parfait contre-exemple, je pense surtout que j’aurai d’autre occasion de dire ma prose sur l’adulte, l’enfant, l’éducation, la société, la métaphysique et la parole ; et si je ne suis pas plus intelligent qu’un autre j’espère que je ne serai pas plus con et surtout je mise beaucoup sur le fait que je le dise avec un brin d’élégance en plus.

 

Je ne sais pas Marie si c’est le genre de texte que tu espérais, si ce n’est pas le cas, je m’en excuse et sache que je serai comme toujours ravi d’en parler et que je veux bien faire ton nègre, même si tu en as déjà eu à la maison ;)

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Publié le 22 Avril 2013

Il semble à certains que je suis d’un naturel cynique, sauvage et misanthrope qui sent sa colère l’inonder quand il est en prise avec les caractères ostentatoires du monde pourtant il y a des nuits ou lorsque je sors je pourrais tomber amoureux du monde. Sortez dans la nuit dans la campagne et vous comprendrez peut-être. Je suis rempli d’une émotion intense lorsque je sors sous la nuit, que la lumière est bleue de lune, que l’air est juste frais et que j’entends chanter ces oiseaux qui sont inscrits dans ma mémoire comme les oiseaux qui chantent l’été juste avant que l’aube ne vienne. Je marche seul et contemple la nuit et je contemple mon morceau de terre depuis lequel je vois le ciel et les étoiles et un morceau d’infini et peut-être même une part de dieu et je me sens bien s’est à dire rempli d’une émotion qui pourrait me déborder des yeux ; et pourtant je n’aime pas le monde, je n’aime pas les hommes, je ne crois pas en l’amour et je suis même athée et pourtant je suis là debout dans le monde et je ressens cette forme d’empathie arbitraire et absurde mais si douce que je pourrais prendre cela pour une forme dérivée de l’amour. Il y a des nuits ainsi où je rentre rempli de cela, tout simplement heureux à écouter le silence nocturne bruisser. Il me semblerai alors qu’il n’y a besoin de rien d’autre - il semblerai aussi qu’écrire tout cela ne peux que réduire de façon maladroite une perception bien trop subtile pour se fondre dans une écriture qui ce soir n’est pas habitée.

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Publié le 22 Avril 2013

Très mou dans l’eau de la voix ; la paresse ou la part d’ombre, la caresse d’une tentation comme le regard qui parcourt la partition des choses à faire ; mais j’ai au patrimoine de mon humanité la part de soi que l’on remet à demain, à deux mains procrastiner et de l’autre poétiser parce que c’est plus beau de faire de la poésie que de produire la prose du mot procrastination. Entretenir l’herbe mauvaise en dessous du chemin et juste au niveau de l’amère - mieux à faire - sans filet - enfiler des mots - un collier que l’on colle sous le cou de la reine comme on braque un diadème armé sur la tête d’un braqueur de banques ou d’un violeur d’enfants ; il ne faut avoir qu’un respect pour soi et pour le reste on est fou et on frôle l’illégale, le non sens, l’anonymie littéraire, le ruisseau d’un halètement qui coule lancine comme les hanches des lascives lorsqu’elles font la lessive ; lessivez moi, oubliez moi ces mots qui n’en sont pas ; pas des mots mais le cri des fous, pas des mots le fruit des fous, pas des mots mais la fumée qui sort des naseaux des fous, pas de mots mais des mots

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Publié le 21 Avril 2013

un pari dont la réussite reposera sur la bonne volonté des autres qui accepteront ou non de jouer le jeu et de se dévoiler de dire des mots comme moi je dis des mots mais je ne sais pas de quel projet il s’agit ; un blog ; une zone de lieu d’échange, action et réaction, rédaction et commentaire et des mots que l’on écrit ou que l’on pose ou que l’on accouche ou que l’on vomi ou dont on se déleste comme on pousse sa mise sur le tapi vert. Un projet qui tient au cœur comme si le myocarde était un coquillage ou pire un crustacé et l’on parlerait alors de femmes qui nous ont brisé le crustacé et l’on aurait l’air ridicule plus encore qu’un homme qui a le cœur brisé bien que ce ne soit pas d’avoir le cœur brisé qui est ridicule, mais d’avoir tout fait pour cela et d’ensuite s’en étonner ou s’en plaindre alors qu’il savait l’homme que l’amour à un potentiel destructif pouvant devenir un 5/5. Je trouve cela intéressant et important de parler de ces objets culturels que l’on possède comme on possède un cœur, un amour, des sentiments, des sensations, rien que du vent, rien que des choses que l’on ne palpe pas, il n’y a que le sexe que l’on palpe, le corps et les zones érogènes, mais de cela on digresse moins soit parce que ça va de soi soit parce qu’on n’a pas envie de le faire pour laisser au vent la place essentiel sur le piédestal ; dimension presque militante, se plaindre de la dématérialisation et revendiquer ce que nous possédons ; le corps contre les sentiments à moins que nous possédions des sentiments dans des boîtes, des cages, des cases, des boîtes de soupe recyclées ; les amoureux sont donc de grands nostalgiques matérialistes.

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