Publié le 31 Décembre 2016

Cette année, encore, des gens meurent. Il y a les morts naturelles des vieux, les morts catastrophiques du climat, les morts accidentelles toujours tragiques et bien d’autres types de morts, mais à priori, en 2016, selon l'observatoire des réseaux sociaux, il y a surtout eu les morts de personnes célèbres. Et pas qu'un peu, selon ce même observatoire des losers connectés, observatoire dont je fais parti, il y a eu une pelletée de personnes connues, reconnues, voir iconiques qui sont décédées avec un sens plus ou moins hâtif du timing. De Prince à David Bowie en passant par Carrie princesse Leia Fisher ou Fidel Castro, le paradis des gens connus s'est vu augmenté par un gratin de figures tutélaires pour une certaine génération.

 

Des gens meurent, oui. C’est triste, parfois c’est con.

 

Les gens meurent et aussi cruelle soit la disparition pour les vivants mourir ça reste d’une grande banalité, pour preuve l’homme meurt depuis la nuit des temps de l’humanité.

 

Alors bien sûr on est triste de remarquer que ce sont nos idoles et nos jalons qui meurent, perdre une star que l’on connaissait pour avoir consommé son produit politique ou culturel c’est un peu comme perdre son grand-père qui à chaque anniversaire nous donnait une enveloppe avec du cash dedans, sauf que ce grand-père là on ne le connaissait pas vraiment, mais on aimait beaucoup ses enveloppes.

 

En cette année 2016 les réseaux, sociaux et culturels, ripent en masse, en canon, en série ; prendre une posture empruntée pour dire sa peine de voir disparaître telle ou telle personne connue c’est devenu une figure imposée. Et de concert les geeks que je soupçonne être l’unité de base du réseau social générique répètent que 2016 est une année particulièrement cruelle parce qu’elle a décimée plusieurs figures connues de tous et leurs postures de deuils laissent à penser que la mort est un concept ancré en 2016.

 

Curieusement je me rappelle que lorsque j’étais enfant, et que mes parents regardaient les cérémonies de remises de prix comme les César, les Victoires de la musique ou les Molières il y avait toujours un moment où l’on rendait hommage aux personnes de la profession disparus dans l’année. Si je m’en souviens c’est justement que je ne connaissais quasiment personne des noms énoncés et lorsque j’entendais s’ajouter à la litanie des morts une personne que je connaissais vaguement j’étais content.

 

Il faut que la génération Y et que les générations suivantes se préparent à la venue de la mort, année après année elle va récolter les têtes, les noms, l’aura et la vie des personnes qui constituent votre paysage culturel. C’est inévitable, inéluctable, nous sommes entrés dans l’âge où les gens connus que nous avons aimés sont vieux, usés et meurent. Nous avons été jeunes dans les années 80, 90 ? Eux ont été jeunes dans les années 60, 70 ? Nous regardions le club Dorothée pendant qu’ils testaient toutes les drogues et les substances qui font les saveurs de leurs œuvres. Ne nous étonnons pas, nos étoiles d’hier sont déjà mortes, elles palpitent un peu encore et vont s’éteindre dans la logique des choses.

 

Pas la peine d’être triste ou étonné, tout était joué d’avance, tout c’est joué avant même que l’on vienne au monde.

 

Et puis vous pouvez commémorer tous les RIP de l’année, moi j’ai perdu mon chien. Tu ne peux pas test !

 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Décembre 2016

Je me suis déplacé dans une église ce jour de noël pour célébrer avec la foule populaire la messe de minuit qui pour l’occasion était donnée à 18 heures. J’y suis venu avec mon esprit ouvert d’athée baptisé, qui pense que dieu est une nécessité métaphysique à laquelle j’ai décidé de ne pas croire, avec ma tête ouverte où se croisent les paroles chrétiennes que ma grand-mère me donnait avec les mots échangés dans les discussions que j’entretenais avec mes témoins de Jéhovah, je suis venu sans à priori et avec un goût pour le mysticisme et le sentiment nécessaire de communion que l’on devrait tous un jour rechercher.  

Je suis venu joyeux et j’ai ouvert les yeux et les oreilles pour écouter et goûter aux saveurs de la tradition. J’étais là, une paire d’yeux dans la foule et je regarder les rituels en écoutant les paroles de l’homme d’église qui était venu les délivrer avec ferveur. Je me suis rendu attentif et plus l’homme ouvrait sa parole aux écrits de la bible plus je ressentais grandir sa responsabilité. C’est curieux, je n’avais jamais perçu cela avant, j’écoutais un homme et je percevais ce que je suppose être la responsabilité de parler au nom de dieu.

Plus qu’un discourt, il collait au livre, selon mon jugement partisan. J’attendais à ce que son discourt m’emporte moi aussi, parce que j’avais fais la démarche de venir, mais j’ai eu la sensation que ses paroles étaient surtout énoncées  pour ceux et celles qui déjà partageaient les vertus et les ferveurs du texte, à la ligne, au mot, à la ponctuation ; plus ou moins les largesses de la traduction bien entendu. Et alors que la rivière des paroles pieuses, que je supposais bibliques, emportait les gens vers la célébration de noël je ne pouvais pas m’empêcher de question mon for intérieur et mes maigres connaissances, je voulais être porté, emporté et trouvé dans la communion ce sentiment supérieur qui abat la conscience, l’égo et l’individu pour le porter au point de fusion où l’on devient un avec ses congénères, ses frères, ses sœurs et ses semblables. Mais  le poids de la fidélité aux textes, et la responsabilité de parler pour Dieu empêchait l’homme d’église de m’emporter avec lui, je repensais alors aux stades où il est de bon ton de fustiger la misère culturelle des supporters et je me disais que pourtant il n’y  que là que je trouve la précieuse sensation de communier avec des inconnus par delà nos différences et nos ressemblances, ce n’est que là que j’éprouve cet abandon de soi pour une chose plus grande qui embrasse les hommes entre eux et je trouve cela ironique.  

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 29 Décembre 2016

L’expérience des vide-greniers est pour moi une forme d’expression de la nostalgie ; ce n’est pas que cela, mais disons que parfois le parfum doux et suave de la nostalgie heureuse guide certains achats.

Lorsque j’étais enfant, petit enfant, j’avais mes idoles de dessins animés comme Goldorak, Capitaine Flam ou Ulysse 31. Je me rappelle très bien qu’à cette époque les épisodes d’Ulysse 31 étaient diffusés le soir vers 20h00 ou 20h15 sur FR3, à la place de Plus Belle la Vie, chaque soir de la semaine nous avions droit à un petit morceau d’épisode et le samedi ou le dimanche nous pouvions voir l’épisode en entier. Chaque soir, Ulysse 31 était notre rituel à ma sœur et à moi avant d’aller nous coucher. Et ce soir encore, trente ans plus tard, je pourrais toujours chanter le générique comme le chantions à l’époque en sautant sur notre lit. Au fil des rediffusions Ulysse 31 et sa relecture à la sauce science-fiction de l’espace de la légende d’Homère est devenu un de mes héros favoris et accessoirement ma première source de connaissance de la mythologie grecque.

Durant cette saison de vide-grenier j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de trouver des livres concernants Ulysse 31. Il y a d’abord une bande dessinée de 1981, dans un état moyen et édité chez Eurédif. Le dessin de couverture laisse penser à une livre adaptation parce que l’Ulysse qui y est représenté ne ressemble pas exactement à l’Ulysse du dessin animé, plutôt à son cousin rouquin qui louche. Mais la couverture rassure et rappelle à son lecture que c’est Comme à la télé, et d’ailleurs le contenu est fidèle à un épisode encore présent dans ma mémoire. C’est le genre de BD avec un dessin et un texte par page.

Une autre fois j’ai trouvé deux autres bandes dessinées Ulysse 31, celles-ci numérotées, le numéro 1 et le numéro 4, cette fois c’est FR3 qui apparaît sur la couverture en plus de la mention Spécial. Autre chose remarquable au premier coup d’œil c’est que cette fois le dessin est fidèle à lui de la série animée. Ces deux ouvrages, toujours édités chez Eurédif sont à un format légèrement plus grand que la première BD et datent de 1982. Cette fois le découpage avec cases et bulles reprend des épisodes mythiques (pour moi) de la série, notamment celui où Ulysse rencontre Sisyphe prisonnier d’un astéroïde où il pousse une boule de déchets métallique en haut d’une dune avant que la boule dégringole dans une usine de recyclage qui crée des boules de déchets métalliques.

Le dernier ouvrage sur Ulysse 31 (parce que cet Ulysse là vit au 31ème siècle) que j’ai chiné est un livre de la bibliothèque rose. Je ne savais pas qu’Ulysse y avait été publié jusqu’à ce que je tombe sur ce bouquin. Les Lestrygons du titre qui son représentés sur la couverture du livre ressemblent plutôt à une version ratée du Vegeta que Dragon ball Z qu’à des géants mythologique, mais qu’importe. Je pense que par curiosité je prendrais le temps de lire cette histoire, ça ne devrait pas être trop difficile, surtout que je suis curieux parce que bizarrement je n’ai pas de souvenir de cet épisode du dessin animé.

Pour ces quatre livres autour de la figure d’Ulysse 31 j’ai dépensé 7 euros, le prix de la nostalgie.

En ce qui concerne Buck Rogers je ne l’ai pas connu étant petit, ni à la télé, ni dans les livres, presque nulle part. Je dis presque, parce que malgré tout il a fait parti de mon imaginaire. Un jour, mon père, au lieu de me rapporté et de m’offrir une petite voiture Majorette m’a offert un vaisseau. Et comme pour les modèles de voitures qui étaient inscrit sous les Majorette, le nom du héros était inscrit sous son vaisseau et c’était le vaisseau de Buck Rogers. J’ai certainement dû poser des questions sur le qui ou le quoi et comme j’étais dans ma période Ulysse 31, Capitaine Flam et autre Albator corsaire de l’espace j’ai adopté l’idée de ce héros lui aussi au prise avec l’espace. Du coup, lorsque dans une bourse au jouet je suis tombé sur une bande dessinée Buck Rogers Le héros du XXV ème siècle, même pour 2 euros je l’ai acheté. La BD date de 1981 est elle est restée en relatif bon état. Et voilà comment se termine l’année 2016 du projet Chiner sa bibliothèque. 146 ouvrages pour 134 euros dépensés, de quoi envisager un bel article pour faire le point.

L'année se finie en ayant dépensé 134 euros
L'année se finie en ayant dépensé 134 euros

L'année se finie en ayant dépensé 134 euros

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Publié le 28 Décembre 2016

Boom ! C’était le dernier vide-grenier de la saison, le vrai, le vrai dernier de l’année un jour de décembre. Je m’étais levé tôt mais moins tôt qu’à l’habitude, l’avantage c’est que l’hiver le jour se levant plus tard, les vendeurs aussi, on peu être présent à l’heure des premiers frémissements sans avoir à amputer sa nuit d’une part de repos salvateur. Ainsi donc je chinais, à la fraîche, les mains au fond des poches en quête de livres pour la bibliothèque chinée. Je ne trouvais rien jusqu’à ce que je me penche sur une caisse pleine de livres au dessus de laquelle trônait un écriteau : Livre à 50 centimes. Je m’attarde et je repère sur une tranche le symbole de Shadowrun. À la base Shadowrun est un jeu de rôle mêlant très librement univers cyberpunk et fantasy débridée. C’est comme ça que l’on retrouve par exemple des elfes hackeurs travaillant pour des méga corporations dirigées par des dragons. Par la suite l’univers a été adapté en jeu vidéo et en roman. Et ce matin là donc je tombe sur un roman de la série Shadowrun, Mort d’un président par jack Koke, le volume 18 d’une série qui en compte 20. Je n’ai pas hésité, j’ai pris.

Je continu de fouiller et rapidement je trouve une nouvelle pépite Chroniques Martiennes de Ray Bradbury. Un classique, l’œuvre part laquelle l’auteur va entrer et s’ancrer profondément dans le paysage de la littérature et de la science-fiction. Je pensais avoir déjà rentré cet auteur dans ma bibliothèque chinée, mais je viens de vérifier et c’est finalement le premier ouvrage qui lui est entièrement dédié à faire son entrée, les autres livres où il apparaît sont des recueils de nouvelles où il partage la plume et la vedette avec d’autres auteurs. Rentrer Bradbury avec Chroniques Martiennes, c’est juste l’idéal.

La partie n’était pas encore terminée, continuant de chiner je trouve un livre de John Norman, un auteur parfaitement inconnu de ma connaissance. Je regarde le titre du livre, Le Tarnier de Gor, là encore le titre ne me parle pas. Mais c’est chez J’ai Lu dans la collection fantasy alors je prends le temps de lire la quatrième de couverture. Je découvre alors un pitch de science-fiction débridée dans laquelle Tarl Cabot un humain va se réveiller sur Gor une sorte d’anti Terre, planète des prêtres-rois issus d’une race d’insecte, des scribes, des assassins et des femmes esclaves. Un monde et un pitch qui m’a fortement fait penser au Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs ce qui est plutôt une bonne inspiration. En faisant quelques recherches internet pour écrire ces quelques mots j’ai eu la chance de voir que Le Tarnier de Gor est le premier ouvrage qui ouvre le Cycle de Gor comprenant une trentaine de volume dont seulement la moitié a été traduite. C’est toujours bien de chiner un numéro un quand l’œuvre fait partie d’une série, d’un cycle ou d’une saga.

Et voilà, trois ouvrage de pure science-fiction pour 1 euro cinquante. C’est l’idéal d’une matinée de chine de décembre.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 27 Décembre 2016

Ceci est une de mes dernières trouvailles chinées en vide-greniers. Ceci est clairement une de mes plus grosses dépenses en vide-grenier puisque j’ai dépensé 15 euros. D’ailleurs ce n’était pas dans un vide-grenier mais dans une bourse au jouet, la version hivernal et noëlique du traditionnel vide-grenier. Et malgré la somme engagée, cet achet et cette trouvaille est sûrement une des plus jolies trouvailles de ma saison de chine. En effet, durant cette bourse aux jouets où pullulaient les affaires d’enfants, de bébés, les jeux et jouets j’aperçois un carton où un papa vendait quelques BD. Dans le lot je repère vite les quatre exemplaires de la série JLA : Justice. Au dessin il y a Alex Ross et Doug Braithwaite et au scénario Jim Krueger. Le dessin parlons en, il est sublime ! Puissant, intense, rythmé, tous les personnages sont charismatiques et les couleurs hypnotiques. Je ne suis pas un très grand connaisseur de comic book, mais là je suis totalement sous le charme et le choc de la série. JLA : Justice est un cross-over où les héros de DC comics réunis dans la Justice League of America aka La Ligue de justice d'Amérique en VF sont aux prises aux super vilains de l’univers DC dans les rouages d’un plan sombre mené par Lex Luthor.

Si j’ai accepté de payer ce prix c’est que les ouvrages sont dans un état proche du neuf. Pour des livres qui datent de 2006 c’est bluffant. On sent qu’ils ont été la propriété d’un lecteur passionné et respectueux qui dix ans plus tard se sépare de ses livres comme s’ils sortaient de la librairie. Après un rapide coup d’œil sur le net il me semble que cette édition chez Panini Comics n’est plus éditée et à priori la série vaut maintenant un peu plus de 15 euros … voir largement plus sur certains sites. Ce prix, c’était le prix à l’unité de chaque ouvrage neuf, j’ai vite fait le calcule avant de craquer. J’aurai dû publier cet article le jour de noël d’ailleurs parce que c’est vraiment mon plus beau cadeau de chine.

Après cette grosse dépense relative, le coût à l'achat de cette bibliothèque chinée fait un bon et grimpe à 123,5 euros Après cette grosse dépense relative, le coût à l'achat de cette bibliothèque chinée fait un bon et grimpe à 123,5 euros
Après cette grosse dépense relative, le coût à l'achat de cette bibliothèque chinée fait un bon et grimpe à 123,5 euros Après cette grosse dépense relative, le coût à l'achat de cette bibliothèque chinée fait un bon et grimpe à 123,5 euros

Après cette grosse dépense relative, le coût à l'achat de cette bibliothèque chinée fait un bon et grimpe à 123,5 euros

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 26 Décembre 2016

Fallait-il que Rimbaud invite Verlaine à me rejoindre ? Oui, parce que si les deux auteurs ont leurs noms liés dans mon imaginaire, j’entends toujours résonner Verlaine & Rimbaud comme un gimmick ou un mantra de la poésie. Hors Rimbaud j’ai eu la chance de le chiner à quelques reprises, je crois deux, ce qui est une excellente chose. Mais Verlaine, son compère restait absent de ma bibliothèque chinée. Jusqu’à ce matin du 25 septembre, un vide-grenier de fin d’été où je fouinais avec plaisir dans les livres dont les autres se séparent. Et là, au hasard de mes pérégrinations sans buts, je vois la barbe du poète, celle de Verlaine sur un recueil qui contient Sagesse, Parallèlement et Les mémoires d’un veuf. A ce qu’il parait ce ne sont pas les meilleurs morceaux du poète. Je n’ai pas encore pris la peine de lire ce recueil, pour le moment. La plus part des textes ont été écrits après le passage de Verlaine par la case prison, et après le retour de sa foi catholique. Mais ce recueil, même s’il n’a pas le meilleur retour critique a le mérite d’être dans une édition que j’adore, celle de Flammarion, avec le liséré qui fait le tour de la couverture. Je trouve les éditions Flammarion de cette période vraiment très belle et je suis content d’avoir trouvé Verlaine dans cette édition là en direct de 1977 pour 1 euros.

A force de lire mes chroniques, j’espère que vous avez remarqué que les deux genres qui m’attirent le plus sont la poésie et la science-fiction. Ainsi si le premier ouvrage abordé dans cet article est un livre de poésie, alors le second doit être un livre de science-fiction. J’ai ainsi chiné un livre sobrement titré Science-fiction. Il s’agit d’un recueil qui regroupe 7 nouvelles, et c’est déjà une bonne nouvelle, dont les auteurs sont Ray Bradbury, A. E. Van Vogt, James Blish et C. Simak ce qui est une autre bonne nouvelle. Deux auteurs que j’aime beaucoup et deux autres que je vais pouvoir découvrir le tout dans une édition bilingue au cas où je me décide à lire l’anglais, mais plus sûrement je me contenterai des pages en français qui se trouvent derrière la couverture joliment psychédélique. Là encore, voilà 1 euro qui me semble bien dépensé pour ce livre de 1978.

 

Et hop 108,5 euros

Et hop 108,5 euros

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Publié le 25 Décembre 2016

C’est le jour de noël, en tout cas ce matin c’était le matin de noël et je vous souhaite d’avoir été gâtés parce que c’est toujours plaisant de se voir offrir quelque chose. Oui, ici et aujourd’hui un peu partout dans la planète de ceux qui festoient pour noël la tradition tourne à plein et j’avoue que moi aussi j’y souscris, c’est la règle du jeu social et cette année je me fais discret. Mais avec les vide-greniers pour moi c’est noël tous les week-ends des beaux jours. Je chine aussi pour cela, pour le plaisir de se faire plaisir, s’acheter un petit cadeau dans le hasard d’une brocante. Qu’importe le prix, qu’importe l’objet, l’essentiel c’est la surprise et donc l’inattendu. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, parce que je suis pauvre et fauché. Ne croyais pas que je chine pour l’argent, pour la revente, le bénéfice et la fortune. N’allez pas croire que je chine en expert à la conquête des objets rares et précieux. N’allez pas croire que je chine en esthète des pièces de choix et de la connaissance historique des objets. Non, je chine pour la surprise et l’impromptu et cette dépense un peu idiote à la sensation que l’on avait enfant quand on se trouve au pied du sapin et que des surprises nous attentent là, emballées. Qu’importe les surprises, l’enfant que j’étais été toujours heureux. Et là c’est pareil, qu’importe ce que je chine, lorsque je le chine je suis heureux de le trouver.

Et c’est comme ça que je peux rentrer à la maison avec un casse noisette en cuivre et en forme de crocodile, avec un rhinocérosse en jade ou cadre photo vide, qu’importe le plaisir est là, le vent frais du matin, la beauté du ciel où le soleil se lève, l’impression de voler du temps aux dormeurs et de voler du plaisir à tous ceux qui achètent les choses neuves. Ah ça oui, mon noël c’est tous les matins de brocantes, de vide-greniers et de marchés aux puces, mais pour ce jour de vrai et officiel noël je vous souhaite de judicieuses joyeuses fêtes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #vide grenier

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Publié le 24 Décembre 2016

Lorsque j’ai commencé à faire - refaire - les vide-greniers de manière régulière et gourmande, et que j’ai commencé le projet de chiner sa bibliothèque, je me suis mis à chiner et acheter autre chose que des livres évidemment. D’ailleurs sur mon autre blog (lien dans le menu là haut) je chronique régulièrement les trouvailles jeux vidéo, geek et culture populaire que je fais en vide-grenier. Beaucoup par hasard et un peu par goût du jeu de rôle et de son univers avec des donjons et des dragons j’ai commencé à acheter des dragons ; des jouets dragons, des petites figurines pour lesquelles je ne dépense jamais plus d’un ou deux euros.  Mais tout cela n’a pas de rapport direct avec une bibliothèque, chinée ou non.

Sauf qu’évidemment il existe des livres sur les dragons, des grands, des petits, des jolis, des anodins et quelques encyclopédies. Il faut dire que le sujet est vaste, c’est une matière riche qui alimente des imaginaires au-delà du jeu de rôle. L’encyclopédie des Dragons est un beau livre. C’est un très bel ouvrage dans un format imposant qui veut se frotter aux plus illustres encyclopédie. En effet, L’encyclopédie des dragons est un livre qui se prend au sérieux, et même si l’expression peu sembler péjorative ce n’est pas le cas, au contraire, le livre décide d’aborder le sujet sous la forme d’un vrai savoir.

Une encyclopédie « magique » sur la « dragonologie », cette science hors du commun ! Grâce à cet ouvrage « de référence » en la matière, les dragons les plus rares des régions les plus reculées n’auront plus de secrets pour les lecteurs curieux !Tout sur tous les dragons du monde : quelles sont les différentes espèces de dragons et dans quel type d’habitat peut-on les voir évoluer ? Quelles sont leurs proies de prédilection et leurs modes d’attaque spécifiques ? Comment préparer les potions secrètes qui permettront de les apprivoiser et même… de les chevaucher ?

L’encyclopédie des Dragons

Ce livre s’adresse aux enfants, je veux dire à tous les enfants, les petits et les grands, mais aussi à toutes les personnes dont l’imaginaire est avide de matière à rêver et fantasmer le monde. Un peu à la manière des livres pop-up que l’on avait enfant, chaque page possède un élément mobile, ou une matière à caresser, peau de dragon asiatique, poudre de dragon pour alchimiste, œil de dragon, etc, La lecture est ludique, à picorer pour effectuer une piqûre de rappel ou à dévorer d’un coup comme un dragon pourrait dévorer un aventurier. J’avais déjà croisé ce livre en vide-grenier mais la première fois la personne voulait le vendre pour 5 euros et c’était trop pour moi. Quelques semaines plus tard, le matin d’un vide-grenier humide, je retombe dessus, le ciel commençait à pleuvoir lorsque j’ai aperçu le livre et j’imagine que cette menace humide m’a aidée à l’acheter pour 2 euros.

Dans le genre mythes et légendes, après le dragon, je suis tombé durant un vide-grenier sur un petit livre sobrement intitulé Manuel du Chasseur de Vampires. Tout comme avec L’encyclopédie des dragons, le Manuel du Chasseur de Vampires informe le lecteur de tout ce qu’il se doit de savoir s’il désir combattre des suceurs de sangs. Chapitre après chapitre il fait l’historique plus ou moins imaginaire de la culture vampirique dans les temps, de le monde. A n’en pas douter, ces pages pourraient s’avérées être une parfaite mine pour puiser des scénarios de jeux de rôle avec et autour des vampires. Le livre, dans un format poche, couverture rouge, présente sur sa couverture un astucieux miroir pour débusquer le lecteur qui serait en non-vie. J’ai trouvé ce petit bouquin pour 1 euro et 50 centimes, pas le prix du siècle, mais l’ouvrage trouve parfaitement sa place dans mon bibliothèque chinée.

Deux ouvrages pour deux figures mythiques de la culture populaire, et le total des dépenses est de 106,5 euros

Deux ouvrages pour deux figures mythiques de la culture populaire, et le total des dépenses est de 106,5 euros

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Publié le 23 Décembre 2016

C’était un jour de septembre, un jour d’été qui était encore un peu indien, il faisait donc doux et jour tôt le matin et je m’étais levé aux aurores pour me frotter à l’excitation fébrile d’un grand vide-grenier au cœur d’une petite ville ou d’un gros village. J’avais garé ma voiture assez loin et je remontais à pied la file des voitures pleines de brics et de brocs qui bouchonnaient pour entrer dans le centre de la ville où les stands étaient prévus. Au cœur de la ville les exposants déjà arrivés étaient en train de déballer, le soleil brillait à peine, c’était agréable et je me souviens.

Oui, je me souviens m’être arrêté sur le stand d’un jeune couple, ils devaient avoir à peine la vingtaine tout au plus, pour fouiner dans un sac de livres. Voyant mon intérêt les jeunes me demandent ce que je recherche en me servant du monsieur. Sur le coup le monsieur me fait tiquer parce qu’il me fait sentir que pour eux je ne suis pas dans le même moment du monde, alors qu’en les regardant j’avais l’impression de me voir en eux. Mais qu’importe la fierté d’un ego qui vieilli, je leur dis que je cherche surtout de la poésie, et la fille, me dis que justement ils doivent avoir deux livres de poésie en se mettant elle-même à chercher dans le sac. Elle parvient à sortir deux jolis petits ouvrages d’une même collection avec couverture toilée rouge titre en blanc pour l’un et orange titre en mauve pour l’autre. Ils ont un design très marqué par les années 70. La jeune fille m’annonce 1 euro par livre, un prix très raisonnable mais c’était le premier stand où je m’arrêtais et je n’avais pas de monnaie, eux nous plus évidemment. Je leur demande donc s’ils peuvent mettre les livres de côtés et attendre que je repasse après exploration du vide-grenier, ce qu’ils acceptent mais avec une pointe d’inquiétude parce qu’ils me demandent à plusieurs reprises si je vais bien revenir. Je ne sais pas pourquoi mais je les ai trouvé touchant, et évidemment je suis revenu plus tard avec ma pièce de 2 euros.

Le premier a pour titre Les plus beaux poèmes de la liberté et le second Les plus beaux poèmes d’amour. A l’intérieur des poèmes, logique, souvent illustrés par des toiles célèbres, ce donne de beaux ouvrages avec des auteurs bien choisis. Sapho, Dante, Ronsard, Malherbe, Shakespeare, Hugo, Baudelaire, Cros, Verlaine, Rimbaud, Rilke, Aragon, Neruda et bien d’autre pour exprimer l’amour et pour la liberté nous retrouvons la plume de du Bellay, Huo, Musset, Apollinaire, Eluard, Hikmet et d’autres bien entendu. Le seul petit regret que j’ai eu en voyant les livres c’est qu’ils avaient subis les assauts de l’humidité et donc quelques pages sont légèrement gondolées par endroit et les deux livres étaient légèrement cintrés. Mais j’ai pris deux planches, deux serre-joints et hop j’ai mis mes livres dans ce dispositif barbare quelques jours et aujourd’hui les livres sont redressés.

C’est curieux, je ne me souviens pas toujours des personnes à qui j’achète les livres, mais ce jeune couple m’a touché même si l’on n’a échangé que quelques mots. Du coup j’éprouve une forme de plus-value émotionnelle vis-à-vis de ces deux livres de poésie. En écrivant l’article j’ai regardé la date de l’édition de ces ouvrages, comme toujours d’ailleurs, et ironie du sort pour un chineur qui éprouvait son âge avancé en discutant avec de jeunes vendeurs, les livres ont été publiés l’année où je suis né.

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

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Publié le 22 Décembre 2016

Il est enfin temps de prendre des vacances. D’ici demain le blog sera en pilotage automatique et moi, pour les fêtes, j’ai décidé de mettre mon esprit sur off et de dormir. Oui, surtout dormir. Je suis fatigué, pas un peu mais beaucoup. Le genre de fatigue que l’on finit par oublier  tellement qu’elle est endémique. On se lève et on vit avec, on travaille et on se couche avec et on en oublie la sensation d’être reposé. Alors oui, pour les fêtes je vais me reposer, laisser reposer mon  esprit comme on laisse reposer la pâte des pains et des pizzas. Je n’ai pas besoin de levure pour gonfler, j’ai juste besoin d’un lit, d’un oreiller, rien de plus. Depuis des mois, je crois, depuis quand je ne sais plus, j’ai la tête en vrac comme un tas de gravas renversé et il me faut du temps, du temps, du temps de repos, du temps de sommeil.

On ne va pas se manquer, nous nous en moquons car on va mener nos barques comme l’eau le veut et après nous verrons où nous mènent nos bateaux. Pour ce soir, un dernier café, un beau ciel d’étoiles et pour moi le dodo bien mérité.

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Rédigé par Monsieur Ray

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