Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 18 Octobre 2017

L’air est chaud et l’atmosphère légèrement humide. Le vent est une caresse féminine sous la couverture invisible des nuages dans la nuit. Partout où il lève la tête les étoiles se taisent et laissent la place au noir uni d’un ciel aveugle. Il reste pourtant un coin de ciel dénudé où les étoiles brillent encore. C’est là que son regard s’échappe ; des échardes cosmiques pleins les yeux il s’abandonne à son souvenir à elle. C’était il y a combien de mois, de semaines et d’années ? Il y a bien de la lumière qui s’est écoulée sous les ponts mais le souvenir est intact. C’est le propre des souvenirs que de rester brillant dans la nuit. Délayé dans la nuit automnale le vent est une femme voluptueuse qui l’enveloppe comme le vin et comme l’or qui scintille au coin du feu lorsque l’hiver habille d’autres beautés étoilées. Il ne rentrera pas ce soir, la porte restera ouverte et les papillons de nuits finiront par envahir son salon mais il ne sera plus là. Il sera papillon de nuit le temps d’échapper à la pesanteur et d’étreindre la couleur du vent et des étoiles. Il inspire profondément. Il respire avec calme. Il se gave de l’air humide dans le silence microscopique des astres solitaires. Au jour venu il ne sera plus là.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 16 Octobre 2017

Autant que la nuit tombe d’un coup parce qu’à descendre doucement comme elle le fait ça me donne le temps du crépuscule bien déprimant. Voilà enfin qu’il fait nuit ; tant qu’à ne pas dormir autant que ça commence tôt. Et puis je me sens comme un vieux chat mal luné qui se confond avec la nuit. Du coup passé l’amertume du crépuscule je m’y sens bien dans la nuit moi. Si je ne vous rien personne ne pourra me voir. Et puis la flamme des bougies danse avec plus de logique lorsque la nuit est tombée. Mais tous ces babillages verbeux et inutiles sur la nuit ça ne pèse pas lourd dans la balance des informations. Dans ce qui pèse il y a un peu mon cul qui imprime à la mousse du fauteuil la large empreinte de mes fesses. Mais à part cela c’est plutôt dans la balance des lieux communs que je vais exceller avec ces mots vains. Je me souviens qu’il y a quelques temps je disais ici qu’il me faudrait une punchline d’introduction et une autre pour l’outro mais je remarque que je n’ai toujours rien fait. Avec cette punch d’intro je suis sûr que mes lieux communs auraient plus de styles et avec une phrase de sortie je pourrais dissimuler le vent qui souffle entre mes mots qui tremblent comme des feuilles ayant le vertige les courts jours d’automne.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 14 Octobre 2017

Au temps de la nuit il est l’heure pour moi d’aller rêver de moutons électriques, mais pas avant  quelques mots, pas avant les dents propres, par avant la tête vide. C’est un luxe de se vider la tête mais c’est un luxe que je ne peux pas me payer, ou alors en dormant, mais faudrait arriver à dormir assez longtemps pour que mes rêves passent au broyeur onirique mes pensées conscientes et inconscientes. Mais je prends juste le temps de fermer les yeux et ça serai déjà l’heure de partir chiner dans le soleil couché et l’aube rampante.

Je passe le générique.

Mais vous ne pourrez pas dire que je en suis pas passé par ici.

Je l’ai été et je le suis.

Ici.

En temps et en heures, l’œil sur le chronomètre et le compteur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 9 Octobre 2017

C’est incroyable de voir comment les gens finissent tous par mourir. Les uns après les autres, de vieillesse ou de maladie ou d’une maladie de vieillesse souvent. Bien sûr des gens meurent autrement mais de ceux-là nous n’en parlons pas. Enfin nous nous en émouvons pas de la même manière. Pour le mort du jour je parle de Jean Rochefort, il était vieux mais maintenant il était mort et déjà les réseaux sociaux puis les télévisions, radios, médias vont relayer l’information avant de produire de la tristesse qui est l’émotion souhaitée dans une pareille circonstance. Je n’ai rien contre Jean Rochefort ni vivant ni mort, c’était un vieux monsieur attachant, élégant, dandy et un esthète. Je suppose qu’il a été jeune mais ça c’était avant. Aujourd’hui il était vieux, puis il était mort. Et c’est pourtant ce que l’on peut à chacun se souhaiter de mieux, vieillir vieux et puis après ça mourir. Les morts jeunes, les morts moins vieux, les accidents, les catastrophes et autres meurtres on n’en veut pas pour soi ni pour les autres. Il faudrait donc se réjouir qu’une personne soit morte après une longue vie, mort après avoir vécu 87 ans. Il ne faudrait pas s’en étonner ni s’en attrister. Il y en aura d’autres, c’est sûr, c’est inévitable, c’est certain. Des personnages publics que l’on apprécie ou que l’on a apprécié vont mourir. Souhaitons-leur de mourir vieux et réjouissons-nous quand cela arrive. Parce que sinon nous avons pas fini d’être triste, ils vont tous mourir, nous allons tous mourir, vivons vieux et soyons joyeux.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 7 Octobre 2017

Pour la vie, je croyais que c’était le soir que l’esprit était le plus prompte à se déverser en mots mélangés, prose brute et frustre. Je pensais même que c’était la fatigue qui faisait tomber les verrous de la conscience et du formalisme. Mais à tout y regarder de plus près, c’est effectivement la fatigue du matin qui produit cela ; l’esprit embrumé de la nuit qui émerge et qui se colle à la page avec le café et les restes de rêves qui fermentent encore un peu comme la flamme vacillante d’une bougie qui meurt. Sauf que c’est le matin, et que l’aube c’est dommage pour mourir. D’ici un mois, une semaine ou dix ans j’aurai acquis le trop plein et le déversoir comme un réflexe bien  rôder, une bonne habitude et un très bon outil. Mais ce soir c’est le foutoir, l’aube datent d’il y a trop longtemps et la journée a trop été une journée pour qu’il reste quelque chose du matin. Et puis la télé et la fatigue qui clouent les yeux, et l’envie de se coucher tôt pour se lever encore plus tôt parce que le samedi ou le dimanche je me lève tôt pour aller chiner.

On s’arrête là ?

On revient demain ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 2 Octobre 2017

La mort nous guète c’est une donnée que nous avons tous plus ou moins acquise comme réelle. La mort et l’entropie sont les points d’orgue de notre passage dans la dimension du vivant. Je ne vais pas épiloguer là-dessus. Evidence éculée. Rien de moins, rien de plus.

Mais d’autres choses nous guettent comment autant de voyeurs lubriques accrochés aux feuilles mortes qui inondent anonymes les rues devant nos fenêtres. Ce qui rôde comme un monstre ancestral affamé c’est le point de bascule où nous devenons démodés. Le moment précis où nous cessons d’appartenir à notre monde et où nous commençons d’appartenir à l’ancien. Là où c’est insidieux c’est que ce point de bascule est lui aussi insidieux, flou et flottant et frappe d’aveuglement de d’amnésie les corps, les hommes, les femmes, les peuples, les sociétés, les idées, les œuvres d’arts, les productions culturelles, les rêves et les utopies. Pas de fractures distinctes que l’on pourrait en vain essayer de réparer. C’est plutôt de l’ordre du glissement, une traversée piétonne dans les sables mouvants et la terre meuble.

Hier nous marchions en conquérant sur la terre vierge des rivages d’une société que nous foulions en dieux, déesses, héros et nymphes. Et sans avoir attendu le futur nous voilà déjà dépassés comme le panthéon dramatique d’une société désuète dont les représentations n’exhalent plus de souffle divin des puceaux éhontés qui bravent le monde mais plutôt le vent frelaté des hommes pas encore devenus vieux qui bavent sur le monde comme des pustules purulentes.

Le temps de conquérir le monde est notre éternité et tomber de cette éternité comme on tombe du train en marche est d’une tristesse implacable.

Pourrions nous désirer cela ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #egotrip

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Publié le 30 Septembre 2017

Je voulais commencer un article qui aurait été une forme d’introduction à un futur article dont je voulais qu’il soit celui où j’exprime et développe mon impression selon laquelle la science-fiction née dans le passée ne peut plus être adaptée au cinéma. Mais la fatigue me ronge et elle use le courage nécessaire à me lancer dans une telle entreprise. Ce soir à la télé nous regardons la nouvelle série Star Trek présentée sur Netflix. Devant les phaser, les torpilles à proton et autre usage de la téléportation m’est revenue une réflexion que j’avais eu la première fois en découvrant Rogue One au cinéma l’année dernière. Une réflexion nourrit par un sentiment d’étrangeté que j’éprouvais devant ce film, sentiment lui-même nourrit par l’impression d’impossible modernité des représentations.

Je songe vraiment à développer cette réflexion à l’avenir, mais ce soir mon cerveau n’a pas ce courage. Ce soir à commencé trop tôt et la tête n’éprouve plus que l’envie de dormir. L’oreiller et les yeux qui se ferment. La couette et le corps qui s’endort.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Septembre 2017

Dans l’espace un homme avec une clef à molette. Dans une station spatiale tout le monde semble mort, sauf lui. Il n’a jamais vu le film Alien c’est dommage pour lui. Il n’a jamais joué à Dead Space et c’est tant pis pour lui. Et tel qu’il est là avec sa clef à molette et son pistolet à colle je suis sûr qu’il n’a pas non plus prit le temps de lire des livres sur la question. Tout ce qu’il possède c’est sa solitude dans l’espace et son instinct de survie. Il n’y a pas d’histoire dans l’espace, seulement des gens morts, des choses casées et de monstrueux ennemis qui espèrent pouvoir le tuer. Alors il erre comme une âme peinée et surarmée qui évolue dans un univers vide et anxiogène qui vise à lui faire comprendre qu’il va mourir et que même s’il se défend de le remarquer il n’arrivera à pas à sauver son univers. Qu’est-ce que je vais faire de lui ? Il traine, il ramasse les poubelles, il cherche à trouver des objets et il écoute des vidéos mais cela n’a pas de sens, sa vie n’a pas de sens et si un dieu existe il ne le regarde pas parce qu’il n’a plus d’intérêt à le regarder. Sans regards pour se poser sur lui hormis celui des monstres maléfiques plus rien ne subsiste de lui. L’essence dans son être en dans ses veines noires et bientôt plus que ses mains pour s’accrocher aux vitres mortes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 15 Septembre 2017

A l’heure où le ciel se fige comme le vol des étourneaux sur le câble électrique je regarde par-dessus l’épaule du temps et j’envisage l’hier comme un drap de coton qui conserve au matin la chaleur de la nuit. Au temps des nus dérobés du coin l’œil à un instant d’intime qui fracture la surface du monde et à la lueur des nostalgies évanescentes que recouvre le sable des plages des légendes j’abandonne ces quelques mots.

Il y a la vie, il y a la mort et bien sûr persiste toujours le terreau fertile issu de la décomposition. Mon crâne est un contenant idéal pour servir de composteur ; ma cervelle directement au composteur, au fond du jardin où les souvenirs, la nostalgie et les épluchures de pulsions s’entassent et se décomposent au grès de l’immuable effet du temps.

C’est ça le sable. C’est cela le souvenir.

Plonger les mains dans de la matière en décomposition. S’y enfoncer jusqu’au coude, au cou ; y disparaitre comme tout le reste jusqu’à retrouver sa forme fœtale pour l’exhumer et accoucher à nouveau.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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Publié le 10 Septembre 2017

Ce dimanche, comme souvent le dimanche c’est un jour de brocante, de vide-grenier, un dimanche pour se lever tôt et cela même si je m’étais couché tard après une bonne partie de jeu de rôle qui s’est terminée au-delà de trois heures du matin. Comme souvent le dimanche le goût de la chine et le plaisir de partir à la pêche à l’inconnu je me suis levé et je suis parti fouiller les stands. Mais tout cela vous le savez, je le sais, et il n’y a pas de quoi en faire article.

Les articles de vide-grenier sur ce blog sont limités aux ouvrages chinés et d’ailleurs ça fait assez longtemps que je n’en ai pas acheté. Ce matin j’ai fait de belles prises, des jeux vidéo, des Lego, des figurines, tout ce que j’aime collecter et tout ce que je vais prendre plaisir à exposer et chroniquer sur mon autre blog. Là bas, de l’autre côté de mon miroir numérique, sur le blog Mémoire de joueur, j’aime entrer dans ces détails, détailler mes achats et mes trouvailles ; c’est agréable parce que c’est logique, c’est à la bonne place. Et pourtant chroniquer des achats c’est exactement ce que je ne voulais pas faire avant parce que avant je pensais faire de la matière de blog avec des achats c’était tout à la fois honteux et peu glorieux parce que dans le fond mon personnage / blogueur / auteur sur ce blog là bas milite contre la consommation et au fond de lui comme au fond de moi j’ai toujours envie de me dresser contre une société qui prône la consommation comme le sens d’une vie. Mais avec les vide-greniers et avec les boutiques pour pauvres et radins j’ai trouvé de la matière pour acheter et chroniquer ces achats.

Je ne vous cache pas que je ne sais pas du tout ce que je pensais écrire en me lançant dans cet article, ni où j’ai envie d’aller. Oui, ça me revient, je voulais parler de mon envie de changer la bannière du blog Mémoire de joueur et je voudrais aussi changer le titre, pour assumer et revendiquer un peu plus encore ma part de chineur et de consommateur des interstices sans renier ma volonté de rédiger des choses plus littéraires et plus réfléchies.

J’ai mis du temps à choisir le titre de ce blog mais très vite je crois que je m’en suis lassé où que je m’y suis plus reconnu et l’envie d’en modifier le titre perdure depuis quasiment les débuts. L’esthétique et la bannière, le fronton de mon blog en d’autres termes, je voudrais parvenir à créer quelque chose qui soit dans l’esprit de mon esprit. Mais si les envies sont là, si les idées aussi sont là, le passage à l’acte qui fige la prolifération des idées reste pour moi l’étape la plus difficile. Pour ce blog ici, c’est moins important parce que ce blog est l’anti-chambre de quelque chose, l’enfer ou le paradis, et puis je sais que personne ou presque ne passe ici. Mais mon autre blog où j’écris mes chroniques de vide-grenier, mes critiques de films et de jeux vidéo, c’est le blog qui est visité et c’est celui dont je suis fier même si je n’y poste pas assez souvent. J’en suis fier parce qu’il est née avec un but, une ambition, une utopie, celle de faire de cet espace le lieu d’expression et de formation de ma pensée critique autour de cette culture qui est entre autre la culture de ma génération. Et comme l’ambition me tient à cœur je voudrais lui donner un lieu à la hauteur.

Alors peut-être que ce soir je vais encore essayer de bidouiller une esthétique pour ce blog. Ou alors je vais me reposer. Ou regarder la télé.

Cet article n’a pas de fin.

Queue de poisson.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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