Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 20 Février 2017

Ils possèdent puis se dépossèdent.

Ils déposent et sans le savoir ils se délivrent.

Lui il chine, fouine, traque, il n’achète pas, lui récolte.

Les glaneurs ne sont jamais morts, les vieux souvenirs jamais loin.

Ses morts à rallonge qui s’allongent dans la sciure, ne dorment pas.

Les cercueils ne sont pas clos.

Ils ne sont pas vide non plus.

Ils croulent sous des amas d’immondices que les mots ne veulent pas lâcher.

Ils cumulent comme les rois défunts d’autres temps les apparats.

Des objets devenus désuets avant même de naître dans le crayonné des designers.

Assis au bar je commande un verre, le barman le claque sur le zinc.

Ici les collectionneurs sont déjà passés récolter les sous-bocks.

Le métal et le verre trinquent comme des amants font l’amour dans les toilettes.

C’est vite, ivre, le bruit comme la porte frappe les esprits.

Et si vite c’est fini comme les fêtes qui ne survivent pas aux lundis.

Je respire fort ce corps décomposé aux odeurs d’humus.

Et j’éparpille les scories pour dénuder de vieux objets perdus.

Des choses perdues, objets trouvés, retrouvés, terre retournée.

Le futur ne dort jamais, il devient comme l’aube du matin fécond.

L’instant d’après il n’est que fœtus d’une mort éphémère en avance sur son avenir.

Et moi j’y creuse un sillon chérissable comme la raie de tes fesses.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Divagations diverses

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Publié le 5 Février 2017

Pas de chronique dans le laboratoire minutieux de mon esprit. Espoir ? Non, la roulette ruse, rose artistique coincée entre la porte et le chambranle mais la porte est aveugle sans diable pour lui ouvrir l'œil. Un crooner noir dispense le silence de sa pesanteur quand un chinois volant se souvient d'avoir été une tête de pont entre lui et la grande muraille qui pourtant lui murmure encore l'envie d'être un dieu sans dette. Je ne suis pas venu en char, j'ai perdu les clefs du tank, marchez sans crainte je ne vais écraser personne. Rien n'est perdu - pardon. Je viens huiler le mammifère marin, une otarie ou un phoque et ne cherchez pas plus loin nous sommes au nœud dominical.

 

Le ventre diffanne s'impatiente et la nuit tombe à en couper les tomates en quatre comme les automates programmables qui marchent contre les hologrammes progressistes en brandissant des pancartes pessimistes parce que la vie est une voie pour eux qu'il ne faudrait pas nier. L'ère des nuits moribondes dans l'obscurité des isoloirs idéologiques va bientôt venir.

 

Profitons de la nuit d'avant.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 2 Février 2017

Insomnie relative et redondante – retour à l’état de veille et à la frénésie des lampes orange ; orage de lumières inactiniques. Refusant de s’écouter penser il s’était étouffé le temps de la conscience dans l’excès lipidique mais la bouffe saturée dans ses veines n’y faisait rien et son esprit continuait de fonctionner en offenses obsessionnelles qui l’éloignaient de son ambition. Après avoir ingurgité l’infinie quantité organique il avait le goût de la culpabilité dans l’arrière-salle de sa pensée ; sûr de son fait il faisait tout pour enfumer l’impudente sensation coupable en allumant des cigarettes qui consumaient vite fumant beaucoup et balayant la cendre sur la table d’un revers de main. La nicotine consumée le conduisait à la mort ou au cancer et à coup sûr à l’haleine mortifère des matins blêmes et le spectre d’une dame brandissant les clefs de la fin, l’enduisait d’angoisse. Il était poisseux de ce sentiment d’amère défaite jouée d’avance qui avait le goût âcre des illusions qui partent en fumée. Et l’horloge tourne, même si aujourd’hui le temps ne tourne plus, il se digitalise et passe de barre en barre de pixels planifiés ; reste qu’elle tourne dans son crâne trop plein d’être vide et trop vide d’être plein. Lorsqu’il regard par la fenêtre par-dessus la forêt urbaine qui couve dans un halo de lumières mortes il sait que le ciel viendra à l’aube couvrir son jour d’un échec nuisible. Il vise la télé et lui en veut de bruissait encore la même merde qu’il n’écoute pas mais dont il espère qu’elle parviendra un jour à l’abrutir enfin supposant qu’il pourra se nettoyer de son angoisse poisseuse dans l’abrutissement général mais l’inefficace rentabilité de son procédé l’excède encore plus. Il ne lui reste plus qu’une chose pour échapper à lui-même c’est la salle de bain, le lavabo et le dentifrice. Il se brosse les dents, énergiquement avec satisfaction et se donne l’impression de se nettoyer la bouche de toute la misère qu’il a cuvée aujourd’hui. Demain il ne manquera pas de recommencer.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 16 Janvier 2017

Il y a un ciel sous lequel demain le froid donnera dans le cristal. Sur le goudron des rues et les bétons des armes citadines, de la fumée posthume et la vapeur volute qui sorte des bouches goulues dans le matin triste, la tonnelle ne donnera plus de miel aux fleurs des abeilles, et le tonnelet de vin est vide, comme la saison d’hier et la vie demain qui échappe la fumée, le brouillard se fendille et la mousse des bières frappe les esprits encore sobres ; les hommes séduisants et l’odeur du malte qui rendent les femmes rousses. La voiture sous la neige du parking attend que Charon paie son parcmètre, quelques pièces d’or et des ossements fossiles à la place des yeux. Et elle pourra aller de borne en borne griffer les kilomètres qui déroulent sous les fesses des trônes. Elle ne savait pas, et elle ne le sait pas. Mais elle donnait du trône dans les toilettes du restaurant et ça sonnait bizarre, sans qu’elle ne devine qu’il trouvait cela séduisant, c’est sa naïveté qui donnait de la moelle, une greffe osseuse sur son corps de ligne, et le crayon gras au bord des yeux pour tracer d’une ligne la direction à prendre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Digression

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Publié le 14 Janvier 2017

Il ne fait rien du samedi soir au rythme lent de sa connexion internet.

Il attend comme si la patience était sa mère, sauf que la patience ne lui fait pas de nouille, la patience ne fait pas le repassage, la patience n’est pas une pute, non la patience n’a rien à faire et lui non plus. Mais il se montre patient parce qu’il n’a pas le choix.

Heureusement qu’il aime ramer, un  peu, beaucoup, à la force des bras, ça muscle le corps, ça le fait suer et pendant ce temps son esprit s’affine. Encore Dix !

Encore deux séries de dix.

Et pendant qu’il affute son corps comme l’ombre d’un cyprès qui se découpe dans le soleil de l’été aux pieds des merdeuses qui se font cramer la couenne, sa femme fume. Elle fume, pas que sa bouche, tout son corps vaporeux s’efface doucement de la pièce comme lorsque le vent brasse les cumulus et qu’ils laissent le ciel vide.

Sa femme est un événement climatique, imprévisible à trois jours, alors à quoi s’attacher à elle ? Pourquoi essayer de retenir quoi que ce soit ? Il préfère suivre le flot de son rameur d’appartement, au moins avec lui il sait où sera son cul, et que la sueur sera bien dépensée en calorie superflues tandis que sa femme reste floue comme la buée qui opacifie la fenêtre de la cuisine lorsqu’il y vient prendre un verre d’eau.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 9 Janvier 2017

La nymphe est une ressource injustement rependue ; les rues, les écoles, les facultés, les boutiques pour midinettes et les réseaux sociaux pullulent de ces nymphes demie-femme et un tiers-ado. A l’œil la nymphe est une espèce bien répartie dans la ville, dans la campagne et de sur quoi dans l’hexagone ainsi que dans l’imaginaire collectif. C’est là, un fait imprimé dans les pages des journaux intimes que les frères et les cousins n’ont plus besoin de dénicher dans les cachettes féminines des chambres de filles parce que ces mêmes filles diffusent et publient les faits intimes fantasmés et vécus dans la langue des pixels, des SMS et des 140 caractères d’impudeur normative.

S’il prétend que la répartition de ces nymphes que l’on épingle à son veston comme une fleur de lys couverte de rosée le soir du bal est mal répartie c’est parce que même si les nymphes collectionnent les apparitions dans l’espace commun de la doxa et des grands cons elles n’appartiennent à personne et s’en vont seules, solidaires et solitaires sur les chemins de l’abattoir qui ressemble à la vie. Le regret de sa catin perdue lui donne envie de renouer parfois avec le souffre cristalliser aux lèvres de l’une d’elles. Il appâte avec du tweet et du texto qu’il balance derrière lui dans l’ombre de ses pas quand il déambule dans la noire forêt de l’anonymat et que pareil au petit poucet il joue la scène de la lapidation sur des chaperons imaginaires, et puis sur les loups rivaux et bien  sûr des pucelles qui puisent au puis l’eau pure des fontaines. Et il appâte, et il espère, il lance des parts de gâteaux des sucreries  mais il se bouffe des radeaux lorsque le rêve redevient réel et que la gueule sur le trottoir il susurre à la mort que ce n’est pas le soir de leur rendez-vous.

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Publié le 8 Janvier 2017

Noir mots – cent morts dans la tombe et des paquets d’octets – sang plus gore et une île mort –couper dieu en deux ; un demi dieu et l’autre moitié qui attend suspendu dans la chambre froide – creuse la glace du glacier – creuse encore – en corps congelés – carrément des cubes – noirs – pixels noirs – pixels morts – le génocide qui ne gêne personne – confusion maladresse – je suis le confiseur de la mélasse – grande mort et drame – le décompte toujours pour qui sonne un glas – et le froid qui saisi et le feu charbonneux comme le regarde la mort – et un miroir imbécile – pathos dans la merde – piètre prière – les vagues sur les rochers et les rochers derrière le crâne – l’écume au bord de rage – imbécile insoumis – insoumission qui dit adieu, ni dieu, ni maître, ni la moitié – pas plus qu’un quart – ni qu’un bus sans frein qui déroule une langue goudronnée comme un fou baiser ; jusqu’à la faim au fond des yeux et la gorge soif – explosion – plus grand rien – pas grand rien – pas chose à la rame dans le fleuve cahoteux des remous et remous qu’il se faut de remettre à demain l’enfer et sa porte et la fenêtre sur laquelle souffle le loup – l’art ouvert comme un fruit trop vieux qui n’a pas eu le goût de murir – et puis rien

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 20 Décembre 2016

Le monde est le monde parce qu’on peut le voir sur Facebook et sur l’autre revers de médaille. Alors que le monde est le monde, moi je ne suis pas le monde même si comme lui je suis visible sur Facebook et que j’ai des revers mais pas de médailles. Lui et moi nous ne sommes pas les mêmes, et pourtant nos yeux sont traversés de mèmes comme des métastases qui s’installent par nos neurones dans les tâches d’arrière plan. Sur le feu, dans la poêle, les légumes fondent dans un esprit d’Asie assez odorifère. Dans la télévision les terroristes et les nazis se partagent l’échelle de Jacob dans une ironie paradoxale. On y joue encore le jeu et en arrière plan l’autre jeu patiente avec l’espoir que je vienne y vider un peu de soda et de jus de crâne macéré dans le sang. Sous le sapin mort je fais chauffer l’air et je laisse infuser le temps d’une invitation, d’un restaurant pour restaurer mon temps qui passe sous les yeux d’une serveuse, d’un bovidé ou d’une cliente ; pour une fois que ce n’est pas moi le client qui tourne dans sa voiture en attendant minuit je ne vais pas me priver, comme le détective.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 16 Décembre 2016

Un trop peu passage sous le tropique des enfers. Il traîne sa peau trouée dans l’air épais environnant. Sa surface épidermique sue, les trous de ses pores suintent l’eau et le sébum. Son t-shirt est un suaire souillé, maculé des fluides qui s’écoulent hors de lui. La jungle seule comme témoin. Il n’en a que foutre des tumulus qui contiennent les termitières. Il n’est pas là pour s’attarder et installer ses guêtres dans la boue et l’humus. Il trace, dessin tumultueux qui traduit le dessein atopique qu’un jour une pythie atypique lui a annoncé.

-              Tu iras trier ta couenne de la tourbe équatoriale où tu mourras écrasé par la lune.

Lucas y croyait gras, il avait toujours su voir dans le ciel l’œil aveugle et grand lui intimer d’en finir. Il avait toujours su cela, l’oracle et l’arène ne savaient lui mentir. Lucas écumait, il rêvait des seins des singes qui ne sont pas savantes et il s’aventure un peu plus loin dans l’odeur capiteuse de la nature aux bras ouverts qui saignent des ruisseaux d’or et des torrents de boues noires. Le devant et le derrière, le ciel et la terre, enfer et sa part de paradis, il ne savait plus où donner de la tête.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 14 Décembre 2016

Un petit carré, gros comme un cluster informatique cache la forêt où tu penses te perdre. Mais ce n’est pas de la forêt qu’il faut se méfier car c’est dans le ventre des vers, immenses et gloutons ils ont ingurgités plus de quarante mots et un nombre sans calcule d’âme, ou d’esprit pour les matérialistes. Tu traines à l’orée de tout, et tu t’écrases sur les arbres comme les vagues, l’écume et la brumes qui se brisent sur la roche des falaises. Ton esprit n’a rien arboricole pour deux sous, ni pour un cluster, et pas une seconde tu ne doutes de la peur, frondaisons et racines. Alors que c’est par delà l’horizon et en dessous de la peau que se déchirent les limbes et que se nouent les neurones ; la forêt est un leurre et sous la piste des sentinelles la malédiction malaxe ton dieu et mes déesses. Rien ne restera hormis le reste, l’infecte et l’odeur putride des profondeurs prisonnière de tes limbes. Je le sais, je me répète, et je le ferai encore une fois ou dix ou mille jusqu’à épuiser les étoiles dans le ciel et picter la prairie de filaments dorés luminescents qui ondulent dans le reflet du vitrail.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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