Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 23 Juin 2017

Poésie dans les moments de creux, et la main du crime dans le crâne sans cheveux. Poésie ici aussi et va dormir. Ce n’est pas de la poésie c’est de la légitime défense. Une plume, une prose, le clavier et le sommeil de plomb chargé dans les armes à feu ionique.

Je n’ai pas envie d’en  faire plus ce soir.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 22 Juin 2017

Canicule tes chiens, canicule ta mère, canicule vous tous bien profond les températures. Mal aux mains, aux avant-bras, aux bras, aux épaules, aux coudes et à la tête sous les cheveux ; au crâne sous la tête et à l’âme sous le crâne et à l’essence vitale sous l’âme qui sue comme une truie vautrée dans la pataugeoire que serait mon âme, elle-même dans la porcherie que serait on crâne, dans la ferme que serait ma tête, dans l’exploitation que serait ma tête, sous l’emprise de mes cheveux qui seraient les règles des technocrates de Bruxelles qui seraient à leur tour des hommes et des femmes individuels, comme s’il était possible qu’il en soit autrement. Canicule mercure, canicule de plomb, canicule des chiens et canicules des ailes ; le désir trésaillant est d’autant plus sorti qu’il est très saillant et que les gouttes de sueurs qui perlent à sa surface roulent comme des billes malines qui s’échappent du bois pour s’en aller se cacher dans les terriers sous les taillis. Taisons nous messieurs, taisons nous mes dames, nous sommes partis à la chasse dans le soleil de juin et nous ne pourrons rentrer qu’une fois les poches pleines comme des outres des liquides et des liqueurs et de ce quelques fluides divers qui dorment loin de nous.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 21 Mai 2017

L’auréole est morte. Les mots ne parlent plus. Les points hachent le peuple. Le feu ne brûle plus. C’est la nuit qui se languie dans souvenirs d’antant. Je construis des remparts de souvenirs ; des remparts aux souvenirs. L’écran fume sa clope et il me recrache la fumée dans le visage. Je regarde le couteau à côté de moi prêts à libérer sa lame. Si le peuple est prisonnier c’est que je suis le peuple. Cette idée me paraît la tristesse incarnée. Je bats le cœur de ma poitrine. Je rouvre ma cicatrice pour ne jamais que ma peau se referme. C’est la première image littéraire venant de mon imagination pour laquelle j’ai eu de l’estime. Je pensais déjà depuis la cellule de mon crâne. On n’y échappe jamais, je le savais déjà mais j’en suis toujours étonné. C’était l’histoire d’un homme qui se réveillait sur un charnier au sein d’une usine monde du futur. Le futur c’était du métal partout, il arrachait un panneau derrière lequel il avait des fils et des câbles et il faisait son nid dans cet entre-deux. Après il y a avait une jeune fille cyborg qui avait une cicatrice au bras ou à la main, et lorsqu’elle parlait avec l’homme elle faisait jouer ses doigts dans la plaie comme une enfant qui s’amuse. C’était moi cet homme. J’étais aussi cette fille robot. C’était avant et j’avais oublié ça. Plus maintenant, je m’en souviens. Je pourrais l’écrire un jour cette histoire sans queue ni tête.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 14 Mai 2017

Mon projet c’est l’honnêteté, ça sonne comme si j’étais président de la république. Alors mon projet ça devrait être la France. Mon projet c’est la France, mon  projet ce sont les français, et pas que les professeurs de français. Monsieur, mesdames, messieurs, mon  projet c’est la nation, la notre, la nationale nation, la nation nationale sans négation  de vos individualité sous la mienne. Même mieux encore, mon projet c’est le monde, merveilleux monde humain à conquérir, et je le clame haut et fort, mon projet c’est ce monde et le prochain, mon projet c’est le sol et c’est dieu, tous les dieux, et les cieux et les nuages et je ne m’arrêterais pas, j’irai pour vous du fini à l’infini, du pécore au divin et s’il me faut passer par les étoiles, les extraterrestres et encore après eux soyez bien sûr mes concitoyens que mon  projet c’est l’univers ; le connu et l’inconnu et même s’il me faut converger vers  des univers parallèles non euclidiens dont les dimensions ne se rencontrent jamais vous pouvez me croire, j’irai projeter mon projet par delà ces limites car je suis l’homme de tous les hommes, le leader inter universel de toutes les bonnes consciences , je suis votre consensus, la médiane qui scindera va structurer vos univers. Merci. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 11 Mai 2017

Ni les poils et non l’âge ne l’emportera sous la pluie. Ici la neige, tu tempêtes dans ta culotte comme des héritiers lésés par la plume notarié d’un parent déphasé ; diffusion d’un caractère ostracisant la beauté pas balourde de la pute mignonne qui fait mine du bonheur dans la ruelle sombre déchirée par l’orange dégoulinant des réverbères d’époque. Et je gratte ma graisse, je roule sous mes doigts la pulpe de l’agrume repensant à l’amazone qui chevauché à l’aurore de sa féminité le phallus logé dans la cascade invisible ; tu y reviens encore, l’ancre du corps dans le souvenir, l’autre forme lettré qui s’anime sur tes doigts comme l’enfant qui suit du bout du doigt les formes noires sur la ligne qu’il doit lire ; j’élis l’écran et le pixel mort à la tête de ma mains et sans couper, je hache, des hauts, des lames en bas, la guillotine rédactionnelle qui fera la part des choses pimentées.  

Pas la lune sous les nuages, je devine le soleil et deviens sur la peau la patine de la crasse ; comme l’animal sauvage, j’enroule les herbes folles qui germent dans ma tête, je récolte les mousses et les lichens qui se déploient sur la surface des choses chaudes comme l’endroit où pleur le trou vide du cœur.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 8 Mai 2017

S’endormir comme l’être libre ; nous sommes entrés dans un monde libéral alors autant l’être, entièrement et radicalement. Et tant pis si je trompe la vérité en mêlant élan libertaire et prose libéral ; c’est une confusion volontaire et dans un certain sens c’est une volonté politique. Je ne vais pas laisser les seuls hommes politiques jouer et jongler avec le sens des mots et la valeur des symboles. Je suis un homme, je suis un citoyen et je suis un auteur politique. C’est tout, personne ne pourra venir me le contredire le contraire parce que je joue de l’oxymoron comme un homme mourant joue de la corde sensible. Séduisante liberté, je me suis endormi en être libre à l’heure où les poules doivent refarder la télévision et je me suis réveillé en homme fatigué comme lorsque l’hôtesse dans l’avion, employée des compagnies et elle aussi passagère de l’air, vient vous réveiller pour un plateau repas. Je me suis endormi libre et réveillé libre, affamé, décalé avec la gorge nouée où se forge les barreaux futurs de mon accablement sociétal. Elle ne m’aura pas comme je m’amusais à l’écouter dans les chansons Renaud, le bourgeois, le banquier, le politicien, et puis le repas froid dans le frigo ne pourront pourtant pas aliéner ma condition. Je vais vous dire bonne nuit et bon appétit.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne

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Publié le 18 Avril 2017

Hey Bobby c’est courageux ce que tu dis, parce qu’il faut de l’aplomb pour avancer des conneries tout en restant drapé dans le voile digne de la conviction. Ça en est presque ridicule, ou réticule si tu m’as dans le visiteur, ou cuticule si tu me montre du doigt, ou acculé si tu es au pied du mur, ou ponctuation si je compte les virgules. Mais sur mon front je ne vois pas le point rouge d’un viseur laser, seulement des points noirs parce que j’ai la peau sale, grasse et obturée mais de cela ni toi ni moi n’en avons cure parce que nous ne sommes pas dermato mon cher Bobby. C’est tout juste si nous avons le temps d’une manucure et d’une épilation de sourcils une fois l’an.

Mais je n’accuse personne, tu le sais bien Bobby, ce n’est pas mon genre, c’est à peine si j’en appel parfois aux policiers anglais quand ma calèche est en double file. Et encore seulement lorsque ça me semble nécessaire. Si je n’accuse personne, c’est aussi que tu ne recherches pas le pardon toi non plus et c’est bien normal car tu n’as rien à te faire pardonner, pas plus que moi, ni personne, sauf peut-être ce putain de cheval, un vrai bourrin de charrue. Alors tape m’en  cinq Bobby, elle sera mieux à claquer dans la mienne qu’à claquer sur une joue, et ça aussi tu le sais bien j’en suis sûr.

Je prends mon aspirine et je te rejoins à la bière pendant la pub.

A la tienne Etienne, et à la tienne aussi Bobby et je trinque aussi à Emile qui reste toujours tranquille.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Je est un autre, #Divagations diverses

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Publié le 14 Mars 2017

Au matin il est déjà tard. L’écrivaine se réveille seule. Elle est nue sous sa couette. La tête écroulée sous les oreillers qui portent l’emprunte de ses amants imaginaires qu’elle étreint pour s’endormir. L’épais rideau rouge ne laisse pas entrer le jour. Elle se dit que dehors le ciel doit être gris autrement le soleil au travers des rideaux aurait déjà teinté sa lumière dans la pièce. Elle pète longuement et comme un chat elle s’étire. Sous la couette son corps mijote dans l’odeur capiteuse de sa nuit. Elle attrape la télécommande et allume la télé. De l’autre main elle tape ses oreillers et se redresse. Elle allume une cigarette et ratisse les chaînes hertziennes en espérant trouver quelque chose. Elle échoue sur une chaîne d’information.

Elle se lève enfin. Elle tire le rideau d’un geste vif. Le ciel est gris. Elle ouvre la fenêtre pour respirer les premières odeurs du printemps qui entrent rapidement. Elle se moque de savoir si ces voisins peuvent la voir nue. Et même elles espèrent que ces messieurs ou que leurs fils peuvent la matter à poil. Elle enfile sa culotte d’hier, un t-shirt et un pull et dans la cuisine elle se verse un bol de céréale au chocolat auquel elle ajoute un yaourt et des fruits coupés en morceaux. Elle s’assoie à son bureau et elle mange ses céréales en attendant que l’ordinateur s’allume.

Elle supprime rapidement ses mails, le spam, et ce qu’elle ne veut pas voir. Elle laisse de côté les mails auxquels elle doit répondre depuis déjà deux semaines et se rendu sur son site pornographique favori pour voir si les photos qu’elle a partagé hier soir se sont propagées pendant la nuit. Elle jubile un peu de ce petit moment de gloire. Elle chope son téléphone portable avec lequel elle coupe la télé parce qu’elle a la flemme de se lever. Elle hésite quelques secondes à se masturber, puis finalement les fermes les fenêtres de son ordinateur, elle rouvre son texte.

Elle peut commencer sa journée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est une autre, #Divagations diverses

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Publié le 8 Mars 2017

Pétasse avait les fesses plates et une petite poitrine, trois fois rien de femme. Mais la jeune fille avait le feu sacré en elle, c’était une sacrée pétasse aimait-elle dire à son sujet pour ne pas contrarier ce que les autres pensaient d’elle. Ces trois fois rien de femme accrochés à ses hanches et à sa poitrine étaient son bien le plus précieux. Cela faisait de la petite fille sans intérêt qu’elle croyait être un membre actif des demoiselles, des dames, des dindes, des danseuses et autres divas. Ce n’était pas un but en soi mais sûrement un motif de suffisance. C’est que Pétasse pensait lorsque seule dans sa salle de bain, la porte fermée à clef, elle déboutonnait son jeans pour laisser apparaître sa culotte de coton sur son ventre plat et qu’elle tirait sur son t-shirt pour dévoiler son soutien gorge noir.

Entre son ventre plat et son torse auréolé de deux petits seins Pétasse faisait pendre un Christ qui se balançait au bout d’un long collier. Elle avait vu des femmes le faire, déboutonner le bas et tirer sur le haut pour montrer leur ventre, parfois avec des bébés dedans. Sauf que là s’il y avait un enfant alors l’enfant c’était elle et que dans son ventre il n’y avait même pas de papillons, juste l’envie glacée de se sentir femme. Fallait-il qu’elle se photographie encore dans cette posture avec son téléphone portable et qu’elle envoie la preuve de son appartenance à la communauté de la femme à tout le monde ?

Elle cadra son image dans le miroir de la salle de bain malgré le dentifrice en premier plan et les traces de savon sur le miroir. Elle ajusta son pantalon bien en bas de ses hanches pour laisser voir sans compromission sa culotte blanche, son ventre plat, elle retira son t-shirt pour afficher la place chaude de ses seins dans son soutien-gorge noir et sans sourire elle déclencha. Quelques clics plus tard Pétasse envoya sa photo sur les réseaux en rugissant qu’elle était là, qu’elle était une femme et en ne laissant à personne la liberté d’en douter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Je est un autre

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Publié le 6 Mars 2017

Il faut ralentir le temps tandis que le râle antique remonte le long de nos boyaux maudits.

Dans l’écran grossier de nos télévisions les présidents du monde et ceux qui y aspirent accélèrent comme des chevaux fous. S’ils avaient l’élégance ou la grâce des grands hommes j’aurai pu voir en eux la comète écarlate qui illumine le ciel. Mais ce ne sont que des locomotives décapitées qui vont de plus en plus vite pour échapper à l’instant de leur présent.

Il faut ralentir, fermer les yeux et les rouvrir.

Une fois.

Une autre fois.

Sans urgence.

En ne ressentant rien impérieux.

Les hommes politiques sont des chevaux fous qui galopent en se vidant de leurs sangs comme des canards sans têtes.

La basse-cour court à perdre haleine.

Je ferme les yeux, je freine le temps.

Je pensais que tout cela serait meilleur.

Mais je pense trop.

J’espère trop.

Ralentir.

Doucement.

Comme les cheveux qui tombent.

Les rafales ravagent l’air au-delà de la fenêtre.

La nuit cache le reste.

Un verre d’eau, une cigarette.

Quelques braises qui rougeoient encore.

Et le métronome monétaire palpite de rouge puis de vert, de rouge puis de vert.

Tout perdre et tout gagner – tout prendre et remiser.

 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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