Publié le 31 Janvier 2013

Combien de temps dure l'amour ?

  Cela est une question piège. C’est aussi une question conne ; le sentiment amoureux dur toujours et pour toujours sinon la plume des romantiques serait rapidement désuète et leur textes n’aurai plus aucun intérêt. Par contre les personnes changent, on se retrouve un jour a avoir des sentiments qui ne correspondent plus aux personnes qui les ont faits naître. Le sentiment amoureux perdure longtemps dans le temps, mais la relation amoureuse ne dure qu’un certain temps - moindre - et quand à faire l'amour cela dure encore moins et parfois même moins que ça.

 

Quelle tranche d'âge pour fricoter avec une fille ?

En théorie fricoter n’est envisageable qu’entre le moment où la fille est majeure et celui où la femme est en âge d’avoir celui de ma mère. Mais fricoter est un domaine qui dans la réalité se passe plutôt rarement dans les extrémités ; plutôt et très banalement dans les sphères de contagion générationnelles sauf peut être dans quelques fantasmes bien sûr là où tout y est possible.

 

Pour toi faire l'amour veut dire quoi ?‎

  Faire l'amour ? Faire l'amour c'est une longue histoire ; c’est mille choses et c'est une chose impossible. L'amour ne se fait pas, il ne se fabrique pas, il ne se réalise pas, l'amour est une chose qui se consume ; parfois on le consume à deux, parfois à plus, faire l'amour c'est la fusion et l'abandon aux autres et à soi aussi mais jamais réellement dans le même temps. L'amour est une chose qui se pense avant de se faire c'est pour ça que les jeunes, les ados, les pucelles et autres puceaux, les idiots et les incultes ne peuvent pas le faire, pas encore.

 

Petits seins ou gros seins ?

Dans ma vie je n'ai quasiment connu que des petits seins et j'aime ça, j'aime les seins que je peux tenir dans la main, les seins dont je sais comment m'occuper. Les gros seins me fascinent, mais m'impressionnent parce que j'ai la sensation que je ne saurai pas m'en occuper, pas où mettre les mains, la langue, le désir, l'amour ; mais j'espère pouvoir un jour recommencer l’aventure des grands bonnets, dompter tout ces seins c'est une grande aventure, c'est comme partir à la conquête d'une terre inconnu pour un homme qui comme moi n'a toujours connu que de petits bonnets

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Publié le 30 Janvier 2013

On peut se demander pourquoi mon article d’hier était sur un ton aussi exaspéré alors que sur le principe et dans les faits je suis pour que cette loi pour le droit au mariage des homosexuels. Il est vrai qu’un partisan de ce mariage entre même sexe devrait plutôt user sa salive à crier, critiquer et moquer l’indigence ou l’horreur - et souvent les deux - de la diarrhée verbale des anti-mariages pour tous. Pourtant écouter la lamentable rhétorique de ceux qui défendent l’inégalité m’amuse ; oui je ris, bien sûr je m’offusque aussi d’un point de vu général devant tant de connerie mais je ne ressens pas la même exaspération parce que je trouve l’indigence de leurs propos condamne d’elle-même les idées qu’ils défendent. Oui, cette posture élitiste, un peu hautaine, qui espère que l’indigence d’un propos sera tellement flagrante qu’elle creusera sa propre tombe est critiquable pour sa passivité, mais c’est la mienne. Et oui, je ressens une vraie exaspération pour la rhétorique médiocre des défenseurs du mariage pour tous parce que justement je suis pour et qu’entendre des gens aussi mal défendre, aussi mal s’engager pour cette cause est une vraie révolte en moi. Nous vivons actuellement dans une société qui trouve normal de priver une personne de certains droits simplement à cause de son orientation sexuelle. Cet état de fait est révoltant ; encore une fois je vais me répéter, mais ceci n’a rien à voir avec l’amour ou le bonheur. Il n’est pas besoin de convoquer les bons sentiments, il n’est pas besoin d’être homosexuel, il n’est pas besoin d’avoir des amis homosexuels, il n’est pas besoin de la perspective d’une loi nouvelle pour lutter contre cette injustice. On critique à raison les États voisins qui persécutent les homosexuels, mais nous tolérons depuis bien longtemps cette discrimination au sein de notre propre société. Alors oui j’en veux à toutes les personnes anonymies, politiques, peoples, qui prennent la parole et s’engagent dans cette lutte en convoquant les bons sentiments des homosexuels ; je trouve que ces gens-là, bien contre le gré j’espère, détournent l’attention du vrai problème que pose cette discrimination et je leur en veux pour cela, ceci explique donc le ton véhément de mon d’article d’hier.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 29 Janvier 2013

À l’heure où l’assemblée va se pencher dessus, on n’a pas encore fini d’entendre parler du #MariagePourTous et tant la logorrhée publique que celle de l’establishment n’a pas fini de briser les oreilles. Il n’y a rien qui à l’heure actuelle, ne m’exaspère plus que d’entendre parler du #MariagePourTous, surtout quand les paroles sortent de la bouche des défenseurs de ce mariage pour tous. Il faudrait déjà remettre les mots à leur place ; il n’est aucunement question d’un mariage pour tous puisque la loi accorde déjà à tous les hétérosexuels le droit de se marier et il n’est pas non plus question de marier tout le monde, moi j’entends mariage pour tous comme un slogan de propagande visant à ce que tout le monde ce marie. Parlons donc des choses comme elles sont, d’une loi pour le mariage des homosexuels et seulement de celles qui le désirent. Et si cette précision vous semble dérisoire, c’est votre liberté de bafouer la nature et le sens des mots et c’est la mienne de leur accorder de l’importance. Alors arrêtez avec le mariage pour tous et appelez un chat un chat et un mariage pour les homosexuels un mariage pour les homosexuels.

 

Mais ce que je viens de dire n’est qu’une mise en bouche, l’essentiel de ma détestation grandissante pour les orateurs du #MariagePourTous repose sur le fait d’argumenter en faveur du mariage pour tous au nom de l’amour et du bonheur. Laissez donc l’amour où il est et le bonheur là où il doit se trouver. C’est un peu comme si ces gens-là avaient milité pour le droit de vote des femmes en prétendant que les femmes allées « bien voter », sous-entendu qu’elles auraient un gentil vote social, sûrement de gauche ou écolo. Mais si on s’est battu pour le droit de vote des femmes, c’est par principe, au nom de l’égalité et aujourd’hui elles sont libres de voter comme des hommes pour des idées d’extrêmes droites ou gauches, libres de ne pas voter et même libres de voter Hollande ; on se bat pour un principe et non pour son utilisation. Si les homosexuels veulent se marier pour attacher quelqu’un parce qu’ils ont peur de finir seuls, parce que c’est financièrement plus rentable, parce qu’ils espèrent hériter de ce vieux beau sur le déclin, ou pour faire oublier leur infidélité à leur compagne c’est leur droit. L’amour est loin d’être la seule raison de se marier que l’on soit hétérosexuel ou homosexuel ; n’oublions pas que le mariage est avant tout le mode d’organisation d’une société et qu’historiquement les raisons d’un mariage étaient plus pragmatiques que l’impalpable amour.

 

Je n’ai rien contre le fait que des homosexuels se marient, il faut être profondément con pour refuser à un individu les mêmes droits qu’à un autre individu, mais par pitié défenseurs du mariage pour tous laissez de côté tous les arguments relatifs au bonheur et à l’amour. Car en plus d’être d’une mièvrerie écœurante ce sont des arguments sans queue ni tête qui ne seraient même pas tolérables dans la dissertation d’un élève de troisième. Accorder aux homosexuels le droit de se marier n’a rien à voir avec l’amour ou le bonheur ; c’est une question de droit, d’égalité, de justice et de filiation. Les homosexuels n’ont pas attendu que l’État légifère pour être amoureux pas plus que les hommes n’ont pas attendu l’autorisation de l’État pour pratiquer la sodomie ni les femmes pour se lécher l’intimité, les homosexuels n’ont pas attendu la loi pour élever des enfants, pour s’engueuler, se séparer et mener une vie de couple. Et ce n’est pas le rôle de l’État que de s’immiscer là-dedans. Défendez donc le mariage pour tous avec la vérité des enjeux et des arguments et ne me faites pas croire que l’argument qui dit «parce que deux hommes s’aiment il est normal qu’ils puissent se marier » et plus crédible que de dire « ces deux hommes n’ont pas accès aux mêmes droits que ces autres personnes à cause de leur orientation sexuelle et cette inégalité qu’inflige la république à ces hommes-là est intolérable » - évidement l’argument est le même avec deux femmes -.

 

Et à entendre ces voix qui brandissent l’amour et la prétention du bonheur comme argument ultime au sens d’indépassable pour justifier le mariage, je finis par croire que ces gens-là croient réellement que le bonheur est la chasse gardée du couple marié. Je suis seul et je suis heureux, je n’ai pas besoin du #MariagePourTous pour être heureux, pas besoin du mariage pour moi, pas besoin du mariage pour être heureux. Arrêtons cette mascarade ; nous savons tous que l’amour n’est pas gage de bonheur, que l’amour est, comme l’enfer, pavé de bonnes intentions qui ne conduisent pas toutes à la félicité. Combien d’amour malheureux, combien d'amoureux sincères violents, infidèles, incestueux et j’en passe et combien d’amoureux se marient et voient mourir l’amour mourir et s’éloigner le bonheur dans le doux cocon du mariage. Le mariage n’est pas une promesse de bonheur, cela peut l’être, cela peut ne pas l’être et cette incertitude devrait suffire à décrédibiliser l’argument selon lequel mariage = bonheur et qu’homosexuel et hétérosexuel sont tous éligibles au bonheur. Bien sûr il y aura toujours des gens, homo ou hétéro, pour tomber amoureux, être heureux et se marier - dans cet ordre ou un autre - mais ces gens là ne sont ni une règle ni une raison pour donner naissance à une loi.

 

Je le redis la question du mariage pour tous est une question de droit, voulons-nous que notre république ne donne pas les mêmes droits à tous les individus en fonction de leur orientation sexuelle ? Il n’est pas question de savoir si ce sont les hétéros ou les homos qui s’aiment le mieux, qui éduquent le mieux des enfants ou qui font les meilleurs cunnilingus. Il est juste question de savoir si nous voulons que tous les individus dans leurs différences puissent jouir des mêmes droits. Le droit de se marier, de fonder une famille, de mal éduquer leur enfant, de tromper son homme ou sa femme, de frapper son conjoint / conjointe et de s’endetter sur 25 ans pour un pavillon de banlieue qu’ils légueront à leur enfants. Ce que je veux redire c’est qu’il ne faut pas se positionner en fonction de comment ils vont vivre une fois mariés, mais seulement par rapport au fait que l’on trouve acceptable ou pas cette discrimination faite en fonction d’une orientation sexuelle qui ne relève pas du « choix » de l’individu. Personnellement même si je trouve que le mariage est un asservissement de l’individu à la société je trouve inacceptable que ma république prive certaines personne du droit de se marier sur un simple critère de sexualité qui devrait toujours relever de la sphère privée et non publique. Alors oui je suis pour que l’on accorde le droit de se marier aux homosexuels.

 

Par contre, je voudrais dire aux partisans bavards du #MariagePourTous fermez vos gueules au lieu de débiter des conneries qui se différenties de celles de l’autre camp juste par leur plus haut degré de mièvrerie. Et je voudrais dire bien haut au risque de me répéter que la formule Mariage Pour Tous est une ineptie ; si une loi devait aboutir tout en collant à ce slogan #MariagePourTous je devrais alors être en mesure, moi le célibataire, de saisir une commission de médiation dans mon département pour qu’elle me trouve une compagne ou un compagnon en vu d’un mariage, un peu comme cela devrait se faire avec le Droit au Logement Opposable. Et encore, je suis un célibataire pas tout à fait idiot, avec un physique plutôt acceptable se trouvant dans une tranche d’âge encore pleine de vigueur si j’avais fait valoir mon droit au mariage pour tous peut-être que mon dossier aurait pu aboutir. Mais si j’avais été un peu plus vieux, un peu plus moche, un peu plus acculturé à TF1 voir même légèrement handicapé physiquement ou mentalement est-ce que j’aurai pu faire valoir mon droit au mariage pour tous et donc mon droit à avoir une sexualité et à fonder une famille ? Non, parce que le mariage pour tous n’est qu’une formule idiote faussement racoleuse et affreusement correcte pour ne pas dire mariage pour homosexuel en couple. Mais si la foule semble-t-il si prompt à défendre la belle idée d’un mariage pour tous veut vraiment se battre, trouvera-t-elle un moyen de défendre la cause d’une sexualité et de la possibilité de fonder une famille réellement pour tous ; pour les délaissés, les têtes cassées de la vie, les cons, les timides, les malades, les tordus et tous ceux qui souffrent de la solitude ? Parce que très sincèrement toi qui a la bouche grande ouverte pour crier que deux PD qui s’aiment méritent de se marier tu ferai mieux d’utiliser ta langue à défendre tous les homosexuels qui avant même de se marier voudraient simplement avoir la chance de vivre leur première expérience. Je sais que je m’égare, mais cette formule de mariage pour tous finit par être un sinistre écran de fumée qui commence vraiment à m’exaspérer et me pousser à la digression. Il n’y a rien d’universel dans cette loi, il n’y a dans cette loi aucun espoir pour les personnes seules rêvant sincèrement de mariage qu’il soit homo ou hétéro. Le mariage pour tous n’est qu’une façon de narguer ceux qui souffrent de la solitude renforçant un peu plus encore leur sentiment d’exclusion ; ah elle est jolie votre formule …

 

Alors je prie pour que le gouvernement se dépêche de faire passer cette loi pour palier à l’absurdité qu’est l’injustice actuelle et que l’on oubli vite ce formule hideuse et grotesque. Je ne suis pas un grand habitué des mariages hétéros, je ne pense pas que je serai un grand fidèle des mariages homos, mais je serai toujours un grand amoureux des mots alors cessez donc de les dévoyer pour vos plaisirs narcissiques et solitaires. Merci

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Publié le 28 Janvier 2013

On nous a fait le coup de la fin du monde pendant toute l’année 2012 ; attention elle arrive, attention elle est là, vous avez marché dedans. Pendant toute une année on a stigmatisé nos peurs sur la fin du monde, sur la fin d’un monde, mais en réalité nous sommes dans la fin du monde jusqu'au coup et depuis longtemps. Et s’il fallait avoir peur, peur de quelque chose ce n’est pas du début de la fin du monde, mais de la fin de la fin du monde. Nier que nous soyons dans la fin du monde c’est stupide, nous sommes dedans, c’est un fait mais l'important ce n'est pas de savoir quand est-ce que la fin a commencée mais quand est-ce qu’elle va se terminer ; le grand final, le feu d’artifice, ce moment où l’on passera le générique de fin. À la fin de la fin du monde, ça sera fini, mais d’ici là le spectacle joue encore, midi et soir et en nocturne le samedi.

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Publié le 27 Janvier 2013

un jour tu perdras ta virginité, tu découvriras le plaisir et l'orgasme et alors ce jour-là on pourra parler toutes les deux et se comprendre peut-être. Ce jour là où tu auras laissé passer un garçon entre tes cuisses alors ton jugement sur mes actes aura de la valeur et peut-être un impact légitime sur mon comportement, mais aujourd’hui tu n’es qu’une pucelle en puissance dont le verbe rhétorique n’a pas le panache et la légitimité des choses vécues. Il y a des vérités qui, avant de sortir entre tes lèvres couvertes de glose pailletée, doivent d’abord entrer entre les lèvres couperosées que tu caches dans ta culotte. J’ai appris moi aussi à en passer par là petite, et cela fait aujourd’hui la supériorité carnée de ma verve sur ton verbe insolent mais volatile. Tu peux jouer les grandes ma petite, mais tout le bruit que tu fais n’est que babillage à peine déguisé et même si cela te fait de la peine tu ne pourra jamais parler au nom des femmes tant que les mots ne seront pas passés au préalable par l’antichambre vaginale de la matrice fondamentale. Les mots sont les mots, mais la parole nécessite du corps et ton corps si tu ne l’incarne pas n’est bon qu’à jouer à la poupée petite, pas à la grande.

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Publié le 26 Janvier 2013

La première fois, la dernière fois, le gros cul dans l’escalier, la voisine en espadrille, la plume de l’écrivain dans l’ancre du pêcheur et les maux de mer à la renverse sur les plages bretonnes et le doute existentiel sous une frange blonde seule réminiscence de la pudeur qui autrefois poussait la demoiselle ne pas se dévoiler ; maintenant elle gagne assez d’argent pour ne plus devoir se montrer pudique et elle disperse son image et sa dignité délicieuse à la foule entière, les chevilles dévoilées et la poitrine gonflée comme les voiles d’un bateau qui l’emporte loin au rivage d’un paysage qui serait bien à son aise dans le cadre rococo d’un intérieur de classe moyen ou en poster dans la chambre d’adolescente d’une jeune fille de 16 ans qui porte encore des jupes plissées en dessous du genou et l’océan partagé en deux parts inégales dissimule le gouffre de ses émotions passagères ; les émotions sont toujours passagères, assises à nos côtés sur la place du mort, nos émotions en guise de compagne de route, déroutante et dégoûtantes sur qui l’on ne peut jamais compter parce que les émotions ne durent pas et les mots si et moi aussi.

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Publié le 25 Janvier 2013

 

Lorsque je vois cette publicité, je n’ai qu’une seule envie : descendre dans la rue et tuer des gens. Comme ça au hasard, sans autres raisons qu’un profond désenchantement du monde. J’ai été un consommateur de publicité, amoureux esthète passionné qui collectionnait les spots TV dans d’antiques VHS. Pourtant devant cette publicité, j’ai la sensation d’avoir face à moi la fin de l’humanité ; la fin du monde en 29 secondes de pub. Cette publicité, c’est le sommet et l’abîme de la vacuité absolue de la société dans laquelle nous évoluons. Elle ne prend même plus la peine de représenter le foyer désertant ainsi le monde qu’elle n’habite plus ; elle pose au centre de ce foyer en ruine une famille de pantins singeant dans un grotesque éhonté la gestuelle hip-hop issue d’une subculture qui elle habite le monde contaminant de son désenchantement écoeurant une des rares contre-culture encore à l’œuvre dans cette société. Faut-il relever l’absolue inutilité du produit qu’elle vend pour réaliser à quel point cette publicité est ignoble ; elle est l’élément 0, pas élément zéro en tant qu’élément fondamental de toutes choses mais bien l’antimatière absolue, le degré zéro de toutes choses. À l’époque de l’homme qui avait la voiture, qui avait l’argent et qui allait avoir la femme, on pouvait encore voir des êtres offusqués s’élever contre, mais en nivelant le contenu par le bas, par l’absence absolue d’ambition la publicité est parvenue à véhiculer l’antimatière et à rendre le danger invisible.

 

Si la société actuelle a pu accoucher d’une telle publicité alors à quoi bon la respecter ? Et si je ne peux plus respecter la société alors qu’est-ce qui me retient de descendre dans la rue pour y tuer des gens ? Si c’est cela le monde, si le monde tient dans cette publicité alors je ne peux plus croire à en lui. Et l’émotion amère qui me transperce à chaque fois que je vois cette publicité me rappelle une autre émotion. C’était à l’époque des voyages en train, je somnolais la tête contre la vitre dans un train qui me conduisait d’Athènes à Thessalonique, la banlieue d’Athènes n’en finissait pas de s’étirer en zones industrielles crasseuses et en zone commerciales anonymes et dans mon demi-sommeil, j’ai eu cette pensée à l’adresse de Platon « regarde le ton monde ». C’était à une époque où je portais très haut la fougue de la philosophie, et en disant à Platon « regarde le ton monde » ça voulait dire regarde ce qu’il est devenu ton monde, regarde ce qui reste, voit l’incommensurable fossé qui s’est creusé, mon cher ami je souffre pour toi, je souffre avec toi, tu ne méritais pas que ton monde devienne le mien. Aujourd’hui quand je regarde la publicité Mousline pour les galettes de pomme de terre, je me sens comme un Platon confronté à ce qu’est devenu son monde. Je ne suis pas sûr que Platon eût été enclin au tueries aveugles, je ne suis pas certain d’en réaliser moi-même et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque lorsque je vois cette publicité.

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Publié le 24 Janvier 2013

Elle revient et elle est accueillie comme le serait le fils prodigue si le fils prodigue avait été une femme sortie de prison. Je ne comprends pas et je n’ai pas envie de comprendre. Cette Florence Cassez m’ulcère. Je peux comprendre l’engouement, la déférence et l’intérêt quand la France célèbre le retour d’un otage ; mais ici il n’est question que d’une conne qui sort de prison. Bien entendu, la justice mexicaine a foiré ; mise en scène, peine fantaisiste, narcissisme, corruption et le parfum fruité d’une république bananière. D’ailleurs heureusement pour la demoiselle que cette justice a fini par reconnaître ses errements, c’est ce qui lui a valu de sortir et enir briller de façon éphémère sous nos lumières françaises. Florence Cassez est libre, c’est un fait, mais il n’est pas certain qu’elle soit innocente ; au mieux c’est une conne, innocente et naïve, le genre de conne qui tombe amoureuse du mauvais garçon et s’attire les emmerdes, au pire c’est une hypocrite opportuniste qui aura fermé les yeux sur les emmerdes. Ici ce n’est plus que Florence Cassez sortie de prison. Que l’on ne s’y trompe pas, je suis content pour elle, très heureux pour ses proches, mais fallait-il des ministres, des officiels, un tapis rouge et la couverture carnassière de la presse pour formaliser le retour de Florence Cassez ? N’a-t-on pas meilleur héros à célébrer en France ? Le tapis rouge bordel ! Et les journaux, la télévision, la radio, comme si la dame avait quelque chose à dire. En même temps remplacer dans les médias la neige qui elle-même remplaçait l’échappée de Depardieu ce n’est pas un exploit mais mon dieu que c’est triste, c’est pathétique. Elle n’y est pour rien cette idiote de Florence Cassez, mais moi ça m’ulcère parce que j’ai l’impression que bientôt on devra culpabiliser de ne pas s’émouvoir qu’elle soit sorti de prison. Que l’on s’émeuve pour les otages, généralement motivés par une aspiration politique, journalistique ou humanitaire je peux le comprendre, mais une ex taularde au mieux victime d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, ça non je ne comprends pas, et je n’ai pas envie de comprendre. Je veux juste dire à Florence Cassez qu’elle est à peine revenue que déjà elle me fait chier.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 23 Janvier 2013

Un support table, un set de table, tes nattes et ta jupe, ta petite jupe de joueuse de tennis, le goût de l’anis dans la bouche, un parfum d’été et l’image de tes seins, petite poitrine et le dessin de tes côtes, le fil de l’eau, la surpiqûre de ton destin en relief dans mes dessins, croqueuse de mots, esquisse sensuelle et le petit bateau sur le dos de la houle jusqu’à rouler dans l’écume et le jour qui se lève sur ton corps qui se couche ; nuit blanche dans tes yeux, tes mains sur mes hanches et ta nature naïve a l’insouciance délicieuse de te faire succomber à tous mes effets de manche, porcelaine sur la peau enluminée de fleur ; d’une nature anglaise et des couettes qui surplombent ta nuque et l’ombre des soupirs s’évaporent dans l’eau vive, une éclipse, une lune ; fessée déculottée pour sanctifier l’audace et l’impertinence isocèle comme une sainte trinité pour faire de toi une sainte, une vierge qui ne l’est plus mais qui se plait aux mensonges qu’elle arbore comme des bijoux qui tintent jouant dans le silence de tes yeux la symphonie des folies qui abrite la liberté et la plume

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Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 22 Janvier 2013

Quand il n’y a pas d’inspiration que faire quand on sait qu’il faut le faire pourtant et malgré tout alors que l’on n’a pas nécessairement envie de le faire ? Si l’inspiration était une chose sur commande cela se saurait. Et puis y il a le regard des autres articles, je veux dire la présence oppressante de ces foutus autres articles ceux dont on suppose qu’ils sont bien écrits, mieux écrits que les autres, en même temps il est nécessaire pour soi, pour le blogueur, pour l’écrivain, d’espérer, de supposer, d’envisager qu’il nous arrive parfois de bien écrire. C’est ce qui nous fait tenir et en même temps c’est ce qui nous paralyse c’est donc aussi la preuve que nous sommes justes de gros cons, parfois prétentieux, parfois géniaux et c’est parce que l’on est prétentieux que l’on est pris au piège entre la connerie et la prétention. Pourtant dans l’abnégation nécessaire à l’écriture, c’est entre les sommets et les abîmes que se jouent les choses ; écrire dans l’inspiration c’est de la facilité sans intérêt, écrire de la merde c’est de la facilité sans intérêt mais entre les deux, dans la nécessité de devoir écrire dans un interstice c’est autre chose. Et cet article, c’est autre chose ; une dose d’esbroufe et une dose de savoir-faire et le sens du spectacle qui camoufle l’abnégation et qui sent le diesel ; je suis un diesel, je pollu et je suis presque économique, parfois l’économie de mot mais bon gardez en tête seulement d’idée d’une pollution

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Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

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