Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 11 Mars 2012

Deux rives pour deux trêves qui s’engouffrent dans les eaux sombres de la séparation ; deux alcooliques, des ivres bateaux à la dérive sur les tréteaux noirs où leurs étraves poisseuses sont échouées et au banc la félicité ; tristesse regarde par le désastre de ces yeux de demoiselle la candeur dévaler le flot tumultueux des eaux noires, bleues comme le sort, jusqu’à noyer son éphémère asthénie dans l’idiotie de ces secousses ; le bassin qui tangue, dénudé, déluré, délirant comme médusé entre mes mains que disparaissent dans les eaux torrides de ton corps torréfiant ; deux rives continentales, insondable exode de ses terres qui s’enfleurent et s’engouffre dans le cratère brûlant des volcans sous marins disparues dans la cécité lacustre des vagues disparues ; qui de l’eau, de la peau et du ciel cédera sous le poids impossible des eaux humaines qui scindent en deux le secret des alcôves et la sève public de saveur sociale ; ambition amoureuse prise en otage démodé de l’oligarchie des plaisirs, la splendeur des plaines, la beauté des grottes, le spectacle des geysers qui jaillissent entre la roche et les eaux palpitantes et profondes qui profanent le voile virginal de la séquestration sentimentale ; les pieds dans l’eau, la mer noire, marrée poisseuse de aises urbanistes qui reprennent aux deux rives la fortune des bites où s’amarrent les bateaux et le blâme alcoolique des marins sans éthique qui font le bonheur des filles des bordels, celles qui boivent l’eau et la vie

 

# rives #eau sombre # eau noir # eau bleue # eau de vie

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Publié le 10 Mars 2012

trop étroite pour être intègre, délirium tremens dans le dos de ton absence ; tu as voulu braver les vents pour connaître les goûts lointains des parasites, le ventre vide gonfle tes voiles et la vapeur lancinante de ton manque entretient l’interminable sevrage qui vrille dans tes yeux le grand spectacle des expertises du banal ; tu devrais le savoir les gens trop minces ne sont pas doués pour être honnêtes alors pourquoi est-ce tu t’entête dans le feu irisé des huiles qui consument les sens de tes faux semblant, illusoires alouettes dont tu déplume le crane en croyant caresser le corps toi l’ogresse de toutes les fragilités ; furibonde tu ne saisi ni le sens ni le sang qui afflue trop ou moins dans l’extrême délire externe de l’irradiante futilité de tes colères ; sous la toison brune que tu décolore en ombres oblongues et ors tu piétine le temps, foulant aux pieds les arts du trottoir, terribles résonnances qui retracent et tracent encore le pointillisme de tes espoirs, histoires, mouroirs, petite ange folle d’une cité dortoir tu semble toi-même croire comme l’on croit à l’unicité de ses épines que l’essentiel c’est ici le soin de faire de son sort le programme soigné d’une fameuse opérette séduisante jusqu’à ce qu’elle fasse dérailler

 

# dérailler, # dériver , # poésie , # prose ici, # dieu # et moi,

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 6 Mars 2012

le jour approche où ça fera mille, pille pile, le compte rond, le vertige à trois chiffres ; le jour approche et je sens monter en moi comme une chose indéfinissable - et oui je suis le premier à fustiger les gens qui disent qu'ils n'ont pas les mots pour retranscrire ce qu'ils ressentent, et oui je suis le premier à jeter la pierre, l'opprobre, le bébé et l'eau du bain sur ceux qui disent qu'une chose est indéfinissable parce que si nous n'avions pas les mots nous ne dirions rien et que de dire que nous n'avons pas les mots est la preuve que nous avons des mots pour dire les choses et le mot indéfinissable est un mot à part entière et je ne vois aucunes raisons de lui retirer cette fonction de vocabulaire - ; bientôt mille, comme si mille était un cap, mille comme une fin en soi, ou pire encore en mieux comme si mille était une récompense, mille coups de brosses, mille coups de fouets, mille vierges, mille baisers, mille Emile tranquilles, mille lieux d'ici sans être jamais loin d'ici mais de cela trop peu peuvent le savoir car tout ceci remonte à bien plus de mille jours d'ici à mille cerveaux et de grilles neuronales empiriques, un jour mille jour et après les mille et une nuits

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Publié le 4 Mars 2012

comment des gens sont capables de dire que l'ambiance de fin du monde est franchement bien retranscrite ? Ils sont où les experts en fin du monde, docteur ès apocalypse survivants revenus d'un futur qui n'est plus et que depuis en attendant une fin dont ils savent la saveur sont reconvertis en consultants de luxe gratifiant les anticipations apocalyptiques d'annotations plus ou moins élogieuses ; ah ou ça monsieur c'est très fin du monde, mademoiselle le style fin de siècle est démodé aujourd'hui la mode est au style fin du monde ; comment peut on jouer la fine bouche et mégoter sur la forme que l'on donne à la fin, s'il y devait y avoir une once de rationalité dans le jugement d'un retranscription apocalyptique ça devrait être sur la forme présente de fin du monde, la seule que l'on connaît réellement, capitalisme, pauvreté, cynisme et connerie ; tout le reste de l'atome à la poussière tout le reste relève de la pure conciliation de principe, les experts en fins du monde capable d'apprécier la justesse d'une fin ne sont que de fantasque marquis dont les vessies sont pleines de fantasmes d'apocalypses, mais jusqu'à preuve du contraire fantasmer sur la forme finale de la fin de toutes idées civilisationnelles est aussi rationnel que pisser dans un violon en espérant que celui ci chante mieux, arrêtez donc de nous faire rire vous les quatre clowns de l'apocalypse, essayaient déjà d'assumer vos fantasmer de cendres et de sables et peut être qu'un jour avant nuit recouvre le monde de son brouillard on daignera vous écouter ; non il ne nous est pas possible de jauger si l'apocalypse est bien retranscrite, sauf si elle a déjà eu lieu ce qui ne fait d'elle qu'un phénomène de foie alors ; venez donc voir l'apocalypse qui entre en gare de Cioat

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Publié le 3 Mars 2012

le respect est dans le pot, le chemin sur la route, la palme dans la main et la main dans ta gueule, les jeunes filles sont joueuses et les joueuses sont menteuses, les menteuses aiment le thé à la menthe, les buveuses de thé aiment passer au toilette, les filles des toilettes sont souvent mal payée, les buveuses de coca sont des liseuses, les filles qui lisent ne sont pas des lumières, la lumière après coup, le loup et la fille aux rouges pertes, le feu, le bâton et la lumière ; tu ne comprends pas, moi non plus ; mode off ; un grand bateau plein de gros billets, les amoureuses dispersent l'argent et l'homme son temps, tir et lire, le lait, la poudre, le souffre, sale pute va faire paitre tes bœufs dans les latrines des moutons nuageux, je suis pressé de ne pas prendre le temps, je suis la stase, un jour je pourrais réécrire ceci

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Publié le 2 Mars 2012

il faut être de son époque, savoir vivre on époque, être dans l'air du temps de son époque mais quand tu rate le tempo, le bon tempo la musique devient folle, dissonante et les sonates du temps passé te reviennent comme les vestiges d'une époque bénite ; bénite parce que tu te crois en phase avec elle, mais peut on vivre en phase avec une époque qui n'a plus cours surtout que ce que l'on veut ce n'est pas tant l'époque, mais retrouver ce temps où nous étions celui qui aurai été dans l'air du temps, parce que ce n'est jamais le monde perdu que l'on regrette, sauf peut être quand on est un dinosaure du cinéma ou du crétacés, mais c'est celui qui aurai pu, qui aurai du vivre l'air du temps comme on se doit de vivre l'air du temps sauf que sans futur, enfin sans futur qui se fait présent on ne sait pas comment l'on doit vivre le temps présent, ce n'est que quand il est fait au passé que l'on peut se retourner sur le temps et savoir comment il fallait le vivre, la partition ne s'écrit pas à rebours du futur mais dans la dation du temps et vouloir rejouer un air du temps déjà entendu mais massacré par la timidité du saxophoniste ou la grande voix du baryton n'est qu'un effet secondaire ; c'est chiant de cristalliser les effets secondaires, c'est comme la nostalgie du secondaire, ça n'a de sens que dans les séries télé

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Publié le 29 Février 2012

elle n'est pas grande la dimension de la perle à des courbes, deux courbes qui se rejoignent comme se tenir la main ou bien prendre son pied enfin plus précisément le pieds de l'autre, deux petites perles qui ne s'oxydent pas, l'âge n'a pas de prise sur les minéraux inhumain, jeune perle fraiche comme les blés roses que la grandes faux ne viendra pas faucher avant de longues années, les racines dans l'insouciance de l'âge minimale, l'illégalité de ta caresse qui roule sur ma peau perle des profondeurs, le fruit de l'amère le canon planté sur la tempes qui palpite par empathie émotionnelle du palpitant central le fameux qui à les clefs d'un savoir que la raison ignore mais quand l'acier que l'on souhaite à jamais sentir froid vient embrasser la tempe ou toutes autres parties de la peau raison ou déraison le cœur s'affole, la sueur trempe, le gout de la peur cristallise en fleur de sel

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Publié le 28 Février 2012

sec et libre, faux semblant, feu sacré, cœur de braise, cheminée dentaire dont l'ombre sans retour autour éteint de manière privilégiée les anges centenaires et comme 100 fois remettre son métier sur l'ouvrage on fait la liste thérapeutique de tous les possibles ; cela est possible, cela ne l'est pas et cela, le mot est ponctuel même plus que de ponctualité il faudrait parler de précision, parce que s'en remettre à la ponctualité positive du mot sous entendrait que le mot tombe bien, comme les hommes tombent des pics, comme si le mot venait à être au bon moment au bon endroit que la plume n'était que pur vecteur objectif, le médiateur conciliant entre le destin et le présent mais loin de moi de penser que le hasard puisse jouer un rôle dans l'écriture ni même dans la poésie qui n'est pas de l'écriture mais de l'entre-deux, alors oui parlons de précisions, le choix du choix, la terre et l'orange et le chat comme le tigre, même la bouse mieux que la terre du canada, tous les mots même les canards sont précisément justes et cela précisément parce qu'il y a juste du sens, que le sens soit juste n'est pas de mon ressors alors je ressors d'ici comme je suis venu avec la valise et le clavier ; à demain

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Publié le 25 Février 2012

dix deux gros doigts levés au ciel, dis neuf sept et douze ; les cornes ne poussent jamais au fond des bois ; ivre de bière, la louve rôde même si la louve est chienne et le chien manque de voir l'homme caché dans son nombre, au centre du ventre du chien le six nombriliste parce que l'animal brille comme un néon en bon à chien, un rien de rat et le chat dans le fond de la plaine ; salon dégusté la beauté se dévore bien sûr si elle se dévoile bien loin des champs publicitaire ; le drame en haut de la montagne, la dame en haut de forme ; les talons claques sur le boulevard de la bastille ; ça sent le souffre et le volcan essoufflé à la lave paritaire qui portionnera le monde en petite Pangée dérisoire, des miettes dérivants sous l'océan rachitique, la plante dans la vitrine en simple souvenir et la terre sur la tapis de simple traces à nettoyer, noyer l'encre dans le dos du poisson et la mer restera sirène c'est-à-dire que la mer continuera de crier le refrain rédempteur du silence outragé

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Publié le 24 Février 2012

la muse hisse, la bateau tangue, les bourses béates laissent échapper le dernier sous et on roule sous table sur la houle, cirant le pont de la sueur des artistes qui dressent sur les tréteaux le triste trépas de l'être humain, ou l'homme humain, ou l'être de l'homme, ou l'homme sur la barque et la barque sur l'étang, ou l'homme de l'étang, ou l'homme du marrai, ou l'homme de l'ombre, ou l'homme les pieds dans l'eau, ou l'homme arbre, ou l'homme poisson, ou l'homme sapin, ou l'humain trop humain, ou l'humain des cavernes, ou l'homme des vessies, ou l'humain des lanternes, ou l'homme nu ; trépas de tous ces hommes au sein du même homme ou au sein d'une belle femme ; les arts tissent à grands pas le trait fin qui dessine les contours de là où il faudra trancher la chaire pour dresser un filet mignon séduisant toutes les babines affamées des ombres du rivages ; un roman un jour polonais naîtra sur les pas d'un homme en robe blanche mais pas ce soir

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