Jour #1371 y’a de l’encre

Publié le par #ceciestunblog

Si la page est blanche c’est tous les jours, c’est tout le temps, il y a à tout endroit une page blanche à noircir ou une autre à tourner et si ce n’est une page c’est une palissade ; et par delà, le chantier. Alors à quoi bon s’en offusquer, pire, s’en étonner, c’est toujours le grand blanc et le même clavier et la même disproportion ; cases claires, cases noires, mais mon clavier n’est pas un piano et j’ai le droit d’y voir les abysses et les abîmes que j’y veux y voir. Vas-y viens toi y voir la promesse des noires profondeurs, vas-y toi, viens m’y voir à survoler les abysses comme on toise la mort du haut de son indifférence et de sa prétention à ne pas vouloir mourir. L’intérieur est à neuf, extérieur mit à vif, architecture de la charpente en os exhumés des catacombes surpeuplées, je suis un épouvantail et une poupée émouvante rempli de pailles des entrailles au cerveau en passant par les yeux, les deux et tout ce qui va par paire aussi. Un peu de café dans les veines, un peu de fer dans la bouche et le compte y sera ; y’a de l’encre et dessous du réalisme social

Publié dans Divagations diverses

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