Jour #1392 faire ouvrage ou contre faire la nature

Publié le par #ceciestunblog

Écrire mal ce soir, une question ou une nécessité, voir même une habitude ; de l’écriture sans intérêt, sans un intéressement aux mots. On va se dire toute la vacuité qu'est écrire quand on écrit en vain, en vide. Dire ça façon de penser c'est bien, mais faudrait-il encore en avoir une de façon de penser, et écrire sans inspiration c'est comme dire sa façon de penser sans façon penser, toute la faconde du monde ne peut le camoufler le camouflé.

 

Parfois j'ai l'impression que je suis le seul à me préoccuper de la qualité de mes mots ; d'autres écrivent sans que cela ne semble leur poser de soucis. On t il raison ? Est-ce cela la liberté ? Écrire sans se préoccuper sa qualité rédactionnelle ? Faut-il donc être crédule de soi, crédule de son écriture, de sa liberté ? La crédulité est-elle une jolie chose ? Parce qu'il y a chose de toujours très navrant dans le comportement des gens crédules, c’est presque pathétique. Écrire ici - oui ailleurs aussi - c'est comme jeter des cailloux dans la rivière ; c'est amusant et parfaitement vain et pourtant, parfois, une fois sur quelques millions de fois, on finit par bloquer la rivière, faire barrage, faire ouvrage, contre faire la nature et détourner le fil de l’eau comme celui de la ligne.

Publié dans Divagations diverses

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