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Publié le 13 Octobre 2012

30 secondes pour sauver le monde ... la mission peut sembler incertaine alors dans le cas d'un possible échec je commence par prendre un peu de mon temps pour faire l'amour au cas où ce soit la dernière fois, faudra donc faire vite et une fois que j'aurai connu pour la dernière fois peut être le plaisir d'une femme je pourrais me mettre en branle pour sauver ce foutu monde mais le sauver de quoi ? Je vais donc prendre un peu de mon temps pour allumer la télé, mettre une chaine d'info et voir ce qui cloche ; ce qui cloche c'est que je suis entrain de regarder la télé alors que le temps, je ne peux pas rester là, je dois y aller, je sors, je cours, je me rappelle de l'album de Tintin L'étoile mystérieuse, c'est ça ! ça ne peut être qu'un astéroïde qui va tomber sur terre ; c'était déjà le cas dans Deap Impact et Armagedon et puis les dinosaures aussi s'en sont pris un gros mais cette fois on ne nous la fera pas, je cours, je ramasse une batte de base ball, je cours vers la montage la plus haute et la plus proche et je le vois qui s'approche énorme brulant et menaçant ; le météorite fend l'atmosphère dans un déluge de pierre en fusion ; je campe mes pieds dans ce qui reste du glacier et je prépare mon meilleur coup de batte ; je ne dois pas le rater le monde dépend de ce coup de batte ; le chronomètre cosmique égraine les dernières secondes de ce qui aura été l'humanité si je rate mon coup ; une goute de sueur coule le long de ma tempe, la roche en fusion pleut sur moi comme la pluie d'un matin d'avril, mes deux mains se crispent sur le manche et ça me rappel les mains de cette femme posées sur moi il y a encore quelques secondes mais cette pensée ne doit pas détourner mon attention de cet énorme morceau de pierre stellaire qui fonce sur moi. Si le monde survie il se souviendra de moi. La chaleur grimpe et transforme le glacier en vapeur ; je me tiens là dans ce sauna à ciel ouvert en haute altitude et le monde se souviendra de cela. Le temps s'enroule sur la réalité dans un mouvement langoureux presque érotique ; j'ai l'impression que l'astéroïde est devenu le ciel, il occupe tout l'horizon. Oh mon dieu ce n'est pas un astéroïde ! Je le vois maintenant c'est un œuf, un gigantesque œuf cosmique d'une créature monstrueuse et spatiale et ce n'est pas de la roche en fusion qui tombe du ciel mais du placenta cosmique. Je peux voir les yeux de la créature et dans ses yeux voir l'enfer et dans cet enfer l'avenir de l'humanité. Alors d'un geste sec, sûr et rapide je projet mon bras et tout mon corps dans mon coup de batte, la cylindre de bois fend l'air et vient percuter la gueule béante et monstrueuse qui émerge de l'œuf. Le choc est presque silencieux, durant un instant le temps s'est totalement arrêté puis une déflagration instantanée remplie l'air d'un chaos radical. Le geste est précis, mouvement de batte parfait, le mouvement idéal, rotation du buste et je tourne le dos à l'enfer. Le temps à reprit son rythme naturel, il y comme un courant d'air. L'histoire a été changée, la trajectoire de l'astéroïde œuf de l'espace a été déviée et moi je me tiens là en haut de cette montagne couvert de placenta spatial et il me reste au moins 18 secondes ; 18 secondes c'est largement assez pour descendre de la montagne, m'arrêter dans une station service pour prendre un sandwich club mayo œuf thon tomate et m'assoir sur un banc pour reprendre des forces

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 9 Octobre 2012

La convention annuelle des commerciaux m'emmène toujours loin de chez moi, souvent dans le cœur de villes grossièrement urbaines. C'est sans déplaisir que je goûte à cet exotisme crasse, collant et poisseux. Trottoirs noirs, ordures en surplus, odeurs rances, bitume mouillé, cris rauques de l'agonie urbaine et tout ces autres clichés qui hantent les zones industrielles et commerciales que l’on ne trouve jamais chez les marchands de cartes postales. Cette année je dors dans un hôtel caricaturalement miteux mais dans le luxe d'une chambre individuelle. La journée j'ingurgite indifféremment les colloques forces de ventes, les repas collectifs, les vannes vérolées, mes semblables avec une mollesse passive. Je regagne ensuite ma chambre là où j'ai le plus de chance de connaitre un peu de solitude.

 

La journée m'a vidé, je traîne laborieusement ma carcasse jusqu'au tissu usé d’un fauteuil échoué au pied de mon lit. Le visio holographe déverse dans la pièce les ersatz du monde, informations frelatées et propagandes pour la colonisation spatiale avec le même ton monocorde. Le cul enfin posé je peux rester jusqu'au bout de la nuit à mater la rue et son spectacle. Des heures durant regarder se jouer le théâtre ridicule des pantins citadins sous les éclats bariolés des publicités au néon, regarder le monde interlope qui se peuplent petit à petit des noctambules anonymes.

 

Ce n’est pas le spectacle goudronné ce soir qui m'interpelle mais la fenêtre d'en face. Son verre opaque diffuse la lumière blanche d'un intérieur dont le mobilier se découpe en ombres floues et fixes. Parmi elles une silhouette se découpe, se déplace et dessine des mouvements surprenants ; arabesques et sursauts, équilibre et rupture, la silhouette traverse mon champ de vision et en sort avec grâce, y revient par surprise. Pirouettes, petits sauts, tressaillements de ce corps de femme taille serrée poitrine esquissée, galbe de mains et cheveux longs. La silhouette ne laisse pas de doute, ce spectacle m'hypnotise. J'essaie d'imaginer cette femme qui danse sans s'arrêter, je l'habille, la déshabille, je me laisse emporter. Il se joue dans ma tête la musique qui la porte, enfin j'essaie mais en vain, je n'arrive pas à saisir le rythme qui l'emporte. Je suis descendu au bar et je suis revenu avec un whisky et de trop partielle information sur l'immeuble d'en face. Je retrouve ma ballerine qui ne montre aucun signe de fatigue, elle enchaîne encore ses figures, ses fioritures du bout des doigts. La pluie se met à tomber, quelques goûtes sur la vitre ne détournent pas mon attention, danse la danseuse, elle se cambre, rejette ses bras vers le sol inventant sans cesse de nouveaux mouvements que ma modeste imagination ne pouvait prévoir. C'est donc ça la danse, c'est donc ça la grâce.

 

J'ai passé un long moment dans cette contemplation jusqu'à ce que je me rende compte que le jour se levait. Dans quelques instant il sera là, plus besoin de lumière, plus de vitre opaque et d'ombres chinoise, plus de danseuse, plus rien. Putain, je me lève, je me sors de ma chambre et m'engouffre dans l'escalier. Il faut que je sache pour qui ou pour quoi une femme peut danser toute la nuit. Dans la rue il pleut toujours, je lève la tête pour apercevoir la fenêtre toujours éclairée, un peu plus haut dans le ciel je devine l'immense, une masse sombre comme un cargo et derrière les nuages, plus loin encore les lueurs claires de l'aube. Le hall de l'immeuble est dévasté, je m'engouffre jusqu'à la cage d'escalier. Je grimpe les étages à la hâte. Un palier, un autre, l'escalier baigné d'une morne lumière, quatrième étage, une porte entrouverte et une raie de lumière blanche. C’est évident elle m'attend, elle a vu que je l'observais, c'était pour moi qu'elle dansait, c'est pour moi qu'elle a ouvert sa porte, au diable les conventions quand il s'agit d'amour ; on ne danse pas toute une nuit pour un homme sans raison. Mon esprit s'embrouille, la passion ou le sommeil, il faut que je rentre dans son appartement.

 

Je pousse la porte. La pièce est sans dessus dessous, cambriolage, c'est le premier mot qui me vient. Au milieu des meubles renversés, le corps mutilé de l'androïde de ménage. Sa peau de synthèse brûlée par l'acide ne représente plus rien et laisse voir son squelette métallique. Sa tête est fracassée, de la plaie sortent des fils et des étincelles qui crépitent. Son squelette désarticulé s'agite pathétiquement dans tous les sens. Je n'ai rien à faire ici, je me retourne et j'éteins la lumière juste avant de claquer la porte.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 8 Octobre 2012

Trancher, couper, sectionner, des corps, des têtes et des aussi des membres.
Perforer les corps encore chauds qui sont à peine des cadavres.
Casser, briser, broyer les êtres depuis leur squelette jusqu’à leur ombre.

Lutter contre d’anonymes ennemis et tuer des pantins chaire et fureur c'est mon œuvre.
Il y a eu pour et par moi du sang et de la poussière, en abondance et en excès.
Du sang et de la poussière mêlés.
Du sang dans la poussière.
Du sang sous la poussière.

J'ai glissé dans les chaires chaudes d'où j'ai fait jaillir la douleur en couleur rouge.
Et j'ai plongé dans la bataille jusqu’au naufrage des corps abattus et sans refuge.

Du délice du fourreau aux délices du bourreau
Sans gloire ni valeur juste menée de main par la main de l'homme

J'ai goûté à mon destin et eux à leurs tombeaux
Ma vie brille face aux leurs, ces vies éteintes dans ce décor achrome.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 6 Octobre 2012

« une ‘tite pièce s'il vous plaît. Vous avez bien peu de monnaie monsieur. Ça ne sert à rien de crier, ma voix éraillée se disloquerait dans le vent qui balaie la rue plus sûrement encore que ces gens la traversent. Alors c’est au hasard que je lâche ma voix par bribe aux passants. Je n'ai même pas les marches d'une église pour poser mon cul juste les grilles d’un parking sans Christ ni âme mais dans les relents de pisse et de parfum fraise artificiel de produis de nettoyage industriel il y'a un peu d'air chaud, tiède et dioxydé qui remonte depuis les entrailles des voitures. Je suis adossé à un mur à la crasse lépreuse où mon dos vouté a creusé la pierre pour y inscrire la place d’un corps, le mien, appuyé contre les lichens urbains les pierres. Par terre le trottoir, le bitume, le macadam, c'est là que les gens marchent, passent, ils y crachent aussi, y jettent leurs mégots dans le sale du sol et trop rarement ils jettent sur moi un œil, une pièce parfois.

 

Je reconnais le bruit de la rue pourtant couvert par les rafales parce que j'en connais par cœur les images. Je suis glacé, je suis sale, avec le temps j'ai oublié si j'en avais peur, je ne crois pas me rappeler être blessé. La nuit est tombée, ou le soleil s'est éteint je n'en sais rien ; plus de lumière, je ne vois plus rien au-delà du cône orange du lampadaire. Mais putain qu'est ce qu'ils foutent à passer sans s'arrêter, à passer, repasser encore et toujours ? Ils vont où ? Qu'est ce qu'ils fuient à ne jamais s'arrêter dans l’enfilade des rues. J’imagine que si je reste là, je finirai par être rattrapé par cette bête qu'ils fuient. Cette pensée m'accompagne depuis des heures, des jours, enfin j'en sais rien, depuis longtemps, combien de temps je vais rester là ? Ma survie n'a plus de prix, je ne vaux rien alors j'attends.

 

Je crois qu'il pleut, oui c'est cela, le bruit en rafale cogne le mur, claque le sol et ruisselle tout autour, sur et sous moi. Il pleut ? Ou alors, c'est mon esprit qui explose en petits bouts gluants de matière grise qui viennent se fracasser sur les parois de ma tête. Je n'ai personne à qui penser, ma bouche s'ouvre, crie et avale de l'eau de l'air et le goût amer de ma condition. Ma main se crispe ; garder l'esprit alerte. Y'a comme des percussions, des coups, du bruit. Ça tape derrière le mur. Oui ils sont là, venus pour moi, la délivrance. Les mains en sang, je gratte la pierre, oui moi aussi, je vais les rejoindre.

 

Mais c'est sur mon épaule qu'une main s'abat et fait exploser ma peur. Dans la stupeur je me retourne, la terreur dans les yeux ce n'est pas le moment de ne plus creuser je vais les manquer, ils vont repartir et me laisser là. « bonsoir» me disent le t-shirt blanc et le jeans banal qui habillent l'homme posté devant moi. Il pleure où il pleut, je ne sais pas, ses yeux mouillent tout son corps et inonde la rue. Il s'assoit à côté de moi, colle son cul à la rue.

 

Je ne peux retenir un « bonjour monsieur », il ne répond pas, il sourit tristement. La rue nous inonde la nuit nous avale. Il sort un paquet de cigarettes de sa poche, en prend une puis me tend le paquet, j'en prends une aussi. Je lui temps un briquet, « merci », nous sommes deux incandescences sous un lampadaire

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 4 Octobre 2012

c'est une heure indue de la nuit, une de ces heures perdues durant lesquelles on sombre, où l'on se réfugie à défaut de pouvoir tout à fait fuir. Ce soir elle a veillé tard et maintenant elle se couche seule lui rappelle sa mélancolie. Les lumières éteintes la voilà à demie nue qui se glisse sous les draps ; si elle ne s'est pas tout à fait déshabillée c’est pour préserver sa pudeur, une attention maladroite et insolite dans un instant pareil. Les draps sont frais, la sensation un peu rêche d'une literie neuve, la fenêtre ouverte laisse entrer le vent et les bruissements de la ville. Son regard alerte dans le noir cherche à surprendre par delà l'horizon quelques étoiles qui brilleraient d’une lueur particulière. L'instant est beau et elle l'aime. Machinalement elle se tourne sur le côté le regardant toujours tourné vers le ciel. Elle rêve en refermant ses yeux ouverts de pouvoir faire palpiter ce moment ailleurs entre ses doigts. Ses bras enserrent un de ses oreillers, elle le serre contre elle. Elle le serre très fort comme s’il pouvait s'imprégner de son rêve. Elle retrouve ses gestes d'adolescente, des gestes qu'elle a fait avant mille fois toute seule, mille fois avant qu'elle ne puisse goûter à de l'amour, du vrai, celui des corps et la sueur. Elle retourne à des gestes qu'elle avait enfoui et l'oreiller qui redevient l'amant de ces nuits perdues. Sans y penser, ses lèvres se posent sur le tissu et embrassent ce garçon dont elle a croisé le regard dans le métro. D’un bras elle maintien contre elle l'objet pudique de son désir et caresse le dos familier de son dernier amour. Elle n'est plus immobile, sous les draps c'est tout son corps qui s'anime, elle se love, doucement s'enroule autour de ses envies enfouies. Elle s’endort, elles se réveillent, elle se tourne, elles reviennent et emportent l’oreiller avec elle l'oreiller jusqu’à ce corps à corps de chaire et de plume. Elle exerce en son dedans, elle s'oublie ou se retrouve c'est une question de point de vue, une question de temps. Ses rêves ne se posent plus de questions, ils s'incarnent sans retenue dans le carré de tissu qu'elle maintient contre elle. Elle prolonge l'instant jusqu'à ce qu'une pensée nouvelle l'emporte ailleurs deux doigts dans le sommeil

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 3 Octobre 2012

c'est un fruit, frais bien sûr, et en jupe fendue, un fruit dont l'histoire commence par un fracas alors que celui-ci s'enfuit. Tailladé dans sa chair par une lame longue élimée et malgré ces larmes qui lui inondent les yeux ce fruit frais fuit très vite et très loin. Elle, car ce fruit est une femme, était un fruit défendu, elle l'était jusqu'au jour où elle a cessé d'être défendue, jusqu'à ce jour où elle fut prise, attrapée, tâtée, choisie, chopée, saisie, serrée sans ménagement et puis tranchée, goutée, croquée, dégustée, digérée, mangée, mâchée, mastiquée sans hésitation. On l'avait prise elle et pas une autre parce que c’était un fruit vulnérable et farouche à la robe belle, ni peau de pêche, ni peau d'orange, sous laquelle elle était juteuse et ferme et un peu femme. Elle avait été posée là dans une coupe qui était des plus discrète, ni opulente ni exotique mais elle ne s'imaginait pas finir ainsi ici sous le feu des vanités et le feu du temps. Elle s'était rêvée morte bien sûr, mais pas en nature morte croquée, esquissée, ébauchée ou crayonnée par un artiste naturaliste ou cubiste, encore moins sous une mine au plomb abstrait ; elle n’était pas une tache pas plus qu’une touche de couleur sur dessin de maître ou une œuvre d'enfant. Mais au lieu de cela on l'avait saisie, puis on avait tenté de la découper, attaquée son flan à elle, chaire ouverte, elle s'est débattue pour pouvoir s'échapper. Elle a sauté sur la table et a couru droit au-devant puis à tourné au hasard et au hasard et au hasard jusqu'à rejoindre un abri invisible aux regards. Mademoiselle a pris la fuite à en perdre haleine pour sauver sa peau et ses pépins. Triste aventure sans lendemain des rêves de gloires aux peurs des goinfres, elle a fini dans la poussière sous un placard

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Publié le 30 Septembre 2012

faire sans, sans prendre le temps de se voir, se vider le ventre, regarder ses entrailles, se vider la tête, regarder sa cervelle, sans connexion, sans se douter, sans les touches sous les doigts, sans écran, totale déconnexion, au doigt et mon œil la vérité ne peux pas exister et dans l'écurie cinq cavalières se battent, sont battues les unes par les autres a des corps défendu défendant dans la paille le sang perle depuis qu'il coule et la terre nourricière et l'on saute et les poules et les plumes autorisées, les rideaux orientalistes ne couvrent pas la nudité antique et de plus je dis tout et je ne dis plus rien ; il ne fallait rien dire

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Publié le 29 Septembre 2012

pour cinq ombres marqués, un soleil au dessus et les étoiles encore plus hautes ; la hiérarchie universelles et dieu assis à califourchon sur le dos du dit univers ; dix univers et combien de dieu assis dessus ? Dix fois la bible, dix fois la tour de Babel ; et une nuée d’une mouché sanguinaire, une bouchée une seule dans le dos d’un dauphin et d’un oiseau de paradis, un simple mensonge décliné en millier de page, autant de langue et du papier à cigarette que l’on ne roule pas ; une femme, seule, le cœur qui saigne, le cycle du soleil à attendre encore et encore que les mirages du serpent deviennent source de réalité mais en attendant que cela se forme elle marche les pieds dans la terre sablonneuse et elle dort dans le lit des rivières ivre d’écume elle en oubli quelle attendre son impossible ; une simple misère scellée dans la solitude, un simple destin écrit dans un sonnet et l’indécence d’une femme seule au monde et dieu assis dessus son dos à elle qui porte le monde sur ses épaules et la campagne aussi jusqu’au fond des ventres continentaux dans la lave et le cristal elle attend

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Publié le 27 Septembre 2012

c’était un paysage a ride, une terre rude, un paysage bouffé par la pluie, le vent et le sentiment diffus mais pourtant prégnant que la terre ici est encore vie. Sur le mur sous le vent il y a comme une palpitation qui soulève les lichens. C’est une vie pas plus grande que cela qui résiste à l’érosion de la désespérance et aux toxiques atmosphériques. Elle faisait de toutes petites traces de pas dans la poussière, elle concédait de respirer de petites goulées d’un air glauque convaincue que si elle n’est que de passage dans le cloaque qui a survécu à l’humanité elle n’en subira pas les vicissitudes. Alors depuis que l’air est noir, que le sol est gris, elle marche. Elle est celle qui marche sans but, seule et sans départ et sans fin, c’est une survivance, nue, élégante, son corps sensuel enseveli sous sa crasse comme son seul navire, son sale bateau, une coque de noix perdue dans la nature, une coque de noix qui urine, défèque, qui saigne, qui sue, qui respire, qui tremble, qui palpite, elle seule marche, seule les pieds nus dans la merde, le regard bas, torrent acide de la pluie sur ses épaules. Un jour peut être elle s’échouera, ivre de la terre ou morte, un jour peut être elle arrivera et l’humanité entière sera sauvée ou sera morte mais ce soir elle marche

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Publié le 25 Septembre 2012

y a t'il encore de la place pour le temps des moissons ?

Reste t-il en cette heure démagogique une terre où creuser le sol, en exhumer l'envie ?

Il y a toujours de la terre pour saouler nos chaussures, pour alourdir nos pas,

mais je cherche une terre à ouvrager de mes mains, à ériger des poèmes.

Que reste t'il du temps des moissons ?

Et à nous, nous reste t'il encore quelques plumes à arracher au vent

pour crier sur l'air du temps la rancoeur des maudits. Avons nous assez de couilles

pour du bec d'une plume tracer dans la terre glaise de tous petits cercles,

pour dessiner des bulles et insinuer que des mots s'y glissent.

C’est le temps des moissons, avant que trop de mes mots ne gisent dans la tourbe cérébrale.

Je veux d'un souffle inspiré détacher des bulles de glaises, terre crue sous mes doigts,

mouvement de plumes dans les airs et toujours de la terre sous mes chaussures.

J’ai le dos rond, le poids des mots, l'amour des âges et quelques planches de bois.

Que ferons nous après le temps des moissons ? L'horizon à la mer nous prendrons le large,

quelques planches de bois et la coque d'un bateau ; il est temps de construire des caravelles,

il est l’heure de naviguer bien après les méduses, au dessus des sirènes et,

loin des côtes effacer de nos horizons nostalgiques les lumières de la ville

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Rédigé par #ceciestunblog

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