Jour #1376 Apologie à une anonyme

Publié le par #ceciestunblog

Charline, Charline de l'amour à l'amour il n'y a que toi qui puisses faire la différence, tu es plus vieille, mais tu n'es pas moins belle et moi, je ne t'aime pas moins que l'on aime les fleurs, que l'on aime les sirènes sauf celle de la police et celle des ambulances quand elles emportent les corps des femmes que l'on a trop aimées et qui saigne d'un cœur qui ne pouvait pas autant accepter d'amour et d'intense désir ; tu es au quart d'une vie d'un siècle et déjà tu as déjà à toi seule donné plus de plaisir et de bonheur et je suppose même plus d'orgasme que l'ensemble des autres femmes de ta génération , une femme de plus entre dans l'âge de la perfection et cette femme c'est toi, alors moi qui suis resté à la porte je te souhaite une belle entrée, un bel anniversaire parce que c'est bien dans cela que je verse ma plume pour toi inconnue anonyme générique comme une muse sans visage, comme un fantasme sans nom, comme un jour de pluie sans la pluie qui devient boue et sans boue pour devenir de l'art

Publié dans Divagations diverses

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T
<br /> Et ce n'est pas parce qu'il y a une seule réaction (la mienne) qu'elle est maigre .<br />
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<br /> <br /> Auc contraire ta réaction est une aubaine, un plaisir, un honneur - merci<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Ca, c'est l'une des plus belles déclarations d'amour que j'aie jamais lues. C'est le portrait fantasmé d'une femme inconnue, masquée, secrète, unique. J'ai lu, relu, relu ces lignes. Il y passe<br /> un vent de passion contenue qui fait un bien fou. Dans ton écriture très sexualisée, cette lettre-là fait peut-être la différence, comme si tu acceptais, peut-être, de t'abandonner, peut-être,<br /> aux mouvances d'un sentiment qui te porte au-delà de toi-même. Je parle de toi en tant qu'auteur, je ne te connais qu'en tant qu'auteur. Mais j'ai bien souvent lu sur ton blog que tu ne pouvais<br /> pas, que tu ne voulais pas aimer, comme si l'amour pouvait, risquait de ruiner ta verve créatrice. Quand je lis cette lettre il me semble que l'amour pourrait donner un nouvel essor, un surplus<br /> de sens, à cette passion fanatique du corps féminin, des ses arcanes, qui habite toute ton écriture. "Soyez impudique et commentez" : c'est un appel à creuser, disséquer ton écriture, ton<br /> inspiration, ta personnalité, leurs limites (pas de limites) leurs emportements (très loin, les emportements). Ton écriture donne envie d'écrire. Ta solitude m'inspire. Tout ce que tu dis, tout<br /> ce que tu ne dis pas, on éprouve le besoin de s'y attarder pour essayer de comprendre et de cerner le personnage. Radicalité disais-tu dans un de tes commentaires, tu voudrais être plus radical,<br /> mais pour pousser le bouchon jusqu'où, et dans quel sens ? Moi je trouve que cette Apologie est parfaite, elle se suffit à elle-même, par son souffle, sa profondeur, son étourdissant voeu<br /> d'abandon. Je n'y trouve rien de choquant. J'y trouve toutes les raisons de la relire encore et encore. C'est ce texte là en priorité que je souhaitais commenter.<br /> <br /> <br /> Passe un beau dimanche Rémy.<br />
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<br /> <br /> Merci Thaddée,<br /> <br /> <br /> J'apprécie l'insistance de ton regard sur mes mots, j'écris pour cela, être lu, percé à jour ou pour tromper les lecteurs potentiels en leur proposant de fausses pistes. Ce texte te parle, tu y<br /> vois une belle déclaration d'amour et au travers d'elle la preuve que l'auteur que je peux être peut-être traversé par un sentiment qui portrait la valeur de l'amour. Mais je sais ce que j'ai<br /> écrit, je sais comment je l'ai écrit, je sais à qui je l'ai écrit ; je sais donc que tout ceci n'est qu'une mascarade, qu'un jeu de dupes avec les mots et les sentiments. Si c'est cela l'amour<br /> alors l'amour est un mensonge, si c'est cela mon amour alors mon amour est un mensonge et je ne sais pas si c'est une chose que je désir ou redoute. Mais mon écriture c’est un peu cela parfois,<br /> une exploration formelle et théorique qui singe la réalité des autres pour mieux la comprendre. Mais je dois admettre aussi qu’une fois écrits les mots m’échappent au sens où ils ne<br /> m’appartiennent plus et justement peut-être et sûrement qu’ils expriment des choses de moi que je laisse échapper involontairement et je dois me remettre aux lectures des autres pour les cerner<br /> et me faire émerger au milieu d’elles ; c’est sûrement pour cela que l’on écrit non ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je passerai demain un beau dimanche pour te remercier de ce commentaire<br /> <br /> <br /> <br />