Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 5 Juin 2014

Claquement de doigts

  • Tu l’a mise au fond ?
  • Non, pas encore.
  • Pourquoi ?
  • Parce que j’ai peur du chaudron.
  • Tu voudrais que je le climatise ?
  • Pourquoi pas … Mais je ne suis pas sûr que cela fonctionne.
  • Je sais.
  • Mais alors pourquoi est-ce que tu me le propose ?
  • Je ne sais pas. Laisse-moi.

Il la laisse. Elle s’en va seule. Et lui, il reste là.

Elle fait souvent de vastes remarques un peu vaines. Souvent, trop souvent. Mais il l’écoute, encore, toujours, avec une attention linéaire. Il rêve qu’elle prenne le temps d’égoutter ses remarques pour ne dire plus que des choses utiles, ou au moins intéressante. Il se rappelle leur rencontre. Dès le départ il a su qu’elle serai vite nue, mais il n’a pas su qu’elle serai si bavarde. Si vaine.

  • Tu viens ?

La voix de la fille raisonne dans le couloir qui mène à l’atelier.

  • Pourquoi veux-tu que je vienne ? Tu sais que le chaudron me terrorise.
  • Mais tu ne peux pas rester comme cela. Je sais que tu dois produire quelque chose. Alors il faut le faire. Et puis tu sais, je suis nue, tu vas revoir mes seins, ceux qui te plaisaient tant ce matin, et tu oublieras la peur et tu pourras créer.
  • Tu en es sûr ?
  • Oui ! Écoute comme le chaudron est silencieux, si tu tends l’oreille tu vas même m’entendre péter.

La jeune femme laisse échapper un vent et puis un rire. Lui il doute un instant, il sent possible l’idée de créer à nouveau dans cet atelier où trône ce chaudron qui avale son inspiration.

  • Comment est-ce que tu fais pour me sortir de mes incapacités ?
  • Tu sais, je suis ta muse.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dialogue de sourd, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 3 Juin 2014

on rôde, on stalke, on se tourne autour avec nos anonymats de pacotilles, on se cible et alors nos identités virtuelles se dévoilent, nous passons au pseudonymat, on se like, se RT, se reblog, comme on pourrait lâcher un clin d’œil à la fille au bar, on a peur, on vérifie et on peaufine le reflet de nos identités virtuelles, elle aime chose et j'aime chose en avance d'elle pour montrer patte #FFFFFF ; elle se sent en confiance, on confine ses envies salaces pour ne pas la brusquer, on s'échange en DM, en MP, nos messageries, nos messages rient parce que femme qui rit à moitié dans son lit, on savoure et si l'on est doué ou discret, diplomate peut-être on laisse passer quelques allusions pour tâter le terrain avant de tâter sa chute de rein. Si elle retour, elle dévoile ses envies, ou au mieux son décolleté ou le plus swag des selfie on se sent proche du but. Petit skype entre amie, on avance un fantasme, on prétexte une envie, sex-skype en devenir, sms, et messages qui ne sont plus codés, ils sont crus pour de bons et elle est bonne quand elle est nue sous nos yeux, c'est chaud, c'est chaud, on se dit des crudités, pas de salade, juste du salace, fini le temps de la séduction, elle est là sur ton téléphone demi nue, tu te prends en retour toi aussi nu, tu n'es pas un demi dieu grec mais sous les filtres instagram tu es beau et tu t'espère désirable, elle te snap la vidéo de ses seins qui ondule au rythme de ses gémissements et tu hésite à faire une capture d'écran, tu ne veux pas qu'elle arrête, alors tu évites, tu cherches à te montrer plus cru si elle aime ça, tu souilles plus d'une fois ton clavier de tes sucs masculins à trop te caresser pour elle pendant qu'elle regarde par le trou de la webcam, elle rit quand tu jouit et toi tu es presque vexé, mais c'est le prix à payer pour l'entendre te murer qu'elle a envie de toi et qu'elle te montre les chutes du Niagara qu'elle camoufle dans sa culotte, sur l'écran de ton ordinateur elle apparaît entre deux fenêtres ouvertes sur Youporn ou Tumblr où des femmes sans vêtements se donnent à voir parce que toi, seul en tête à tête avec ta sex-friend 2.0 tu bandes mal, tu bandes mou et si tu n'as pas l'aide des anges sexuées et sans culotte du porno gonzo à côté d'elle tu as peur qu'elle remarque la mollesse érectile et qu'elle cesse d'alimenter votre jeu de pixels amoureux pour le jouer avec un autre que toi. Parfois tu lui dis et si on se retrouvait toi et moi pour de vrai, vraiment mettre ton sexe dans le sien et lui parler à table devant une salade composé et finalement ni elle ni toi ça te fait kiffer et tu te sens libéré quand tu fermes la fenêtre ou elle montrait maladroitement et mal cadrée ce qu'elle voudrait être une danse sensuelle.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #Digression, #Sexualité, #5 à 7, #web 2.0

Repost 0

Publié le 2 Juin 2014

_ tu te souviens de toi et moi quand nous vivons dans cet appartement logé dans une tour totalement transparente ?

_ comment voudrais-tu que j'oublie cela, le propriétaire avait passé sa vie à espionner nos vies par en dessous. Il n'y a pas une fois où il n'a pas pu voir sous tes jupes de tailleur. D'ailleurs je crois que je suis encore jaloux de lui.

_ mais il n'avait rien sous mes jupes ...

Il l'interrompt sans qu'elle n'ait le temps d'aller au bout de sa phrase.

_ c'est justement ce que je dis ...

À son tour elle ne le laisse pas aller au bout de la sienne.

_ ce n'est pas ce que je voulais dire, vous les hommes, vous fantasmez tous sur ce qui se passe sous les jupes des filles. Mais il n'y a rien, rien de remarquable. Et puis de quoi tu te plains, je suis là nue devant toi. Tu m'as vu nue mille fois plus que n’importe quels autres hommes sur la planète.

_ encore heureux.

_ si vous portiez plus souvent des jupes, vous sauriez qu'il n'y a rien sous nos jupes que vous n'ayez déjà vu ailleurs. Je suis sûr que si les hommes portaient plus de jupes, les femmes ne fantasmerais pas sur ce qu'il pourrait se passer sous vos jupes de mecs.

_ mais pour revenir à cette époque où nous vivons dans cet appartement secrètement translucide, ne crois-tu pas qu'il nous rendait plus vivant ?

_ pourquoi ?

_ parce que nous étions le cœur des fantasmes d'un homme. Son monde tournait autour de nous, ça ne te manque pas toi ? Moi ça me fait tourner la tête.

_ tu es toujours aussi barrée ma chérie, je ne comprends pas en quoi être le fantasme d'un pervers lubrique est excitant.

_  je ne te parle pas d'excitation, mais d'existence.

_ ça ne te suffit pas d'être le centre de mes fantasmes alors ?

_ tu l'as dis toi même mon chéri, lubrique. Tu n'es pas lubrique, tu le sais mon ange c'est pour ça que je t'aime. Mais lui il fantasmait de façon entière sur nous, intégralement. Quand je faisais la cuisine, quand je rangeais le salon, quand tu passais des heures à chercher nos prochaines vacances, quand je changeais mes tampons, quand tu faisais caca, quand nous baisions autant que quand nous nous engueulions. Est-ce que tu réalises à quel point nous existions grâce à lui ?

_ non.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dialogue de sourd, #Divagations diverses, #Digression, #Désenchantement, #Fantasme

Repost 0

Publié le 31 Mai 2014

Et il est prêt à lui offrir cette virée qui la fait rêver ; quelques shoots de vodka pis la route qui défile sous la voiture et sous la nuit jusqu’à ce qu’ils soient perdus. Tous les deux  loin du monde, lui et elle réunis pour faire l'amour sous la lune. Il est prêt à la faire jouir, il voudrait qu’elle crie son plaisir dans la nature déserte avec seules les étoiles comme témoins de cette passion noctambule ; une nuit blanche elle et lui et l'audace d'un rêve qui devient réalité

Et je sais que sous le sourire des femmes, les maux qu'elles camouflent sous souvent des maux d'amour.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

Et je crois que si les garçons cachent moins leurs maux que les femmes, c'est parce qu'ils ont moins de cœurs que les filles.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #recyclage, #Divagations diverses, #citation

Repost 0

Publié le 30 Mai 2014

C'est une façon créer une réflexion autour de Dieu et le Monde sans être dans une posture anti-religieuse. Mettre dos-à-dos ou nez-à-nez Dieu et la figure de l'artiste engagé c'est convoquer Dieu comme concept opérant, donc respecter son rôle et son image et le confronter à la figure de l'artiste engagé qui lui convoque une forme de modernisme et d'individualisme au service de valeurs "humaines" - non pas qu'elles ne soient pas les mêmes que dieu, mais l'artiste engagé est engagé dans ses valeurs au nom de l'homme et non au nom de la croyance -.

Cette phrase équation - ou les autres qui peuvent fonctionner sur la même logique - fonctionne, c’est-à-dire qu'elle crée de la réflexion parce que les deux figures sont respectées dans ce qu'elles sont. Je cherche juste a amener ceux à qui je pose cette question à avoir sur dieu et sur l'engagement en art une grille de lecture un peu différente de celles que l'on a habituellement, et un peu plus drôle j'espère. C'est vrai que personnellement pour moi l'artiste engagé c'est soi le dandy pamphlétaire soit le chanteur punk rock engagé et enragé et justement imaginer dieu comme cela je trouve ça très drôle. Et puis cette question, c'est comme une parabole, il ne faut pas la prendre nécessairement au premier degré mais la prendre avec sa part de poésie et de métaphysique, elle pose la question de la perception du monde, parce que la question part du principe que Dieu a créé le monde, mais, donc peut-on considérer sa création comme "engagée".  Moi je l’aime ma question. Elle m’inspire une réflexion dénuée de réponses préconstruites et donc préconçues et donc c’est cool.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dieu, #Divagations diverses, #Digression, #Question, #art

Repost 0

Publié le 27 Mai 2014

Elle arrive dans une pièce. Une très petite pièce aux dimensions gargantuesques. Sur ce point, elle réalise que le sol et les murs sont inversés ; les murs sont le sol et le plafond et le sol et le plafond sont les murs. de toute façon sol, murs et plafond sont en nourriture. elle tire sur sa jupe pour que les yeux sur lesquels elle marche ne puissent regarder sous sa jupe parce qu'elle ne porte pas de culotte, normal, elle n'avait pas prévue d'être vu d'ici, ou de là. Alors, elle marche sur la pointe des pieds en visant bien les yeux pour les aveugler. Elle aurait aimé sortir de là, mais la porte a disparu. Il ne reste qu'une bouche à la place de la porte par là où elle est arrivée. Enfin ce n'est pas une bouche, c'est la sienne de bouche, mais en taille standard d'huisserie. Pour sortir elle aurait été obligée de s'avaler puis de se vomir ce qui n'était pas pour une pucelle prude pareille une perspective enviable. Alors, elle continue de marcher, en avant, donc sur le mur, vers l'avant là où devrait se trouver un horizon, mais il n'y en a pas. Juste un trait de marqueur rouge sur un mur qui est le sol et qui délimite une moitié haute et l'autre base. Et elle sent bien même si elle ne le voit pas qu'en dessous de la ligne rouge c'est mouillé. Elle marche dans l'eau qu'elle a jusqu'à la poitrine, pour un peu elle pourrait nager dans cette eau invisible, donc voler un peu mais elle ne peut pas parce qu'elle a le vertige. Alors elle marche, de toute façon la gargantuesque pièce minuscule a disparue, les murs se sont dépliés pour former un sol disparate de murs, de plafond, de sol et de nature tout autour d'elle. Et l'eau aussi invisible était-elle s'est répandue par terre la laissant pesante et à moitié mouillée. Alors maintenant elle peut marcher vite et se diriger vers une grosse bite d'amarrage rouillée où est attaché un point et au bout du point une ligne fine avec un hameçon qu'elle gobe sans attendre.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #écrire, #Divagations diverses, #écriture, #ébauche, #SF

Repost 0

Publié le 22 Mai 2014

Le vent est fort, souffle rauque sur la nature et son printemps. La marrée verte et brassée sur fond de ciel gris. Le vent souffle fort dans les têtes, l'esprit s'occupe à trop écouter le bruit disproportionné de ce bruit de fond qui fait bruisser les branches, les feuilles et je suis sûr que même l'herbe bruisse d'être remuée par les vents. Ce n'est plus un bruissement, c'est un bruit, un parasite sonore saisissant de continuité et dans le même temps, sous le même climat c'est beau, beau comme l'océan ou la mer qui se retirent et reviennent et je ne parle du cycle de la saison mais de la danse des frondaisons remuées comme par les vagues et le ressac invisible du vent. Viendra un moment où il coupera tout, et je resterai là, silencieux dans l'air qui souffle et siffle. Un jour ça sera le cas, bientôt peut-être mais sûrement jamais.

Je ne veux pas perdre le fil de l'encre.

Je veux prendre le fil de l'encre.

On va rouler dans les flots noirs.

On va danser dans la fougue.

Et faire divaguer les prévisions ;

climatique.

Cramer la mer et l'écume blanche.

Je veux du feu.

Le froid du fond du cœur fondra dans la forêt en feu.

C'est beau.

Je veux cela moi aussi.

La nuit qui tombe sous la cendre.

Mais je n'ai que le vent chaud d'une pluie grise.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 18 Mai 2014

- Dis ?

- Oui Poubelle qu'est ce qu'il mange grosse langue touffue ?

- Tu l'as vu son gros œil à luire ?

- Quoi ? À qui ça ?

- L'autre, là, tu sais, celui d'avec qu'un pied à son cil ? Et bien qu'il est sûr qu'il a un gros oeil, je l'ai mangé par le mien alors sûr que ça je m'y entend sur le sujet.

- Toi ? Plus l'haut qu'avec ton béret de marin tu dis que tu l'as mélangé de l'oeil dans le tient et qu'il était gros ? Comme ça ? Comme celui du Barnabé ?

- Merde oui ma grandiloquente ?

- Dis-moi pas aussi que tu lui voyais son hypoténuse ?

- Bien si, pour sûr ! Et même le carré évanescent tu sais.

- Table rase et petite culotte, Dieu même lui y il dit rien des mètres carrés sous le double jean du peintre nègre dans le bâtiment.

- Rire pas moi, lui aussi il dit cela ?

- Moi non je ne dis pas cela, je te le dis à lui, que sous son gros oeil il à l'hypoténuse évanescent. Et si t'y crois pas, va donc sous les oliviers orange nuit, bleu comme le mouchoir et tu verras que ainsi mieux.

- Arrêtes d'y jouer de l'ocarina à deux trous.

- Si toi t'es pas une vierge à deux vies alors toutes le sont.

- Tout de là tu me dis des grands mots, mais alors que tout ça rien ne dit moi je pas.

- Toi je pas ?

- N'est pas ?

- Oui-je bien ce que j'entends ?

- La ruelle est pleine. Garde ton sac dans l'endive et sort du tabac.

- Bien oui, bien oui, informelle comme la grande ourse du zoo.

- Ah oui, toi aussi tu l'as remarqué ?

- Oui deux fois au fer rouge et au vert de gris.

- Merci

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dialogue de sourd, #Divagations diverses, #recyclage

Repost 0

Publié le 17 Mai 2014

Je rêve de militantisme

Je rêve de pamphlet

Je rêve d’activisme

Je crève de création

Je trêve de jugement

Je grève mon temps par l’écran

Je rêve réactionnaire

Je rêve que l’on duplique ma prose

Je relève la tête par la fenêtre

Je relève la barre

Je crève d’en bas

Je trêve de moral

Je soulève l’honneur de mon autofiction

Je grève de moi

Je grève de rêve

Je rêve d’une grève

Je relève le fond

Je tourne en rond

Et je lâche l’affaire

Demain demain

Et demain sera plus loin

Moins de 100 et moi

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #liste

Repost 0

Publié le 10 Mai 2014

La fête, frayeur la femme de ménage avec de la barbe, la femme du manège elle aussi avec de la barbe et des flashs et la vindicte qui prend son verre de rouge vin vieux. Blonde espoir, la faisabilité d’une trêve en musique.

l’Europe de la musique est un champ de bataille pour muses mortes

Autre et auteur

Il y a un petit côté rock qui roule sur le sol et le cheval ivre n’attendra pas sa part de foin. Ma fracture à la face de ton nombril, le monde te regarde le ventre et quand je te fais l’amour, je fais de même, tu es le ventre et le monde et la lumière des papillons qui blablatent sur mon dos. Hissons le pavillon noir, piraterie et piètre mousse sur le pont et piètre vigie et même la proue fait un peu pitié.

Je t’épargne ma fausse piétée et le monde n’ira pas moins mal, ni mieux, la meilleure et le pire et l’article du soir. Décevoir ou ne pas. Décevoir ou ne pas. Et trier le diable par les cheveux et se laisser tirer par la queue parce que sans cœur c’est sûr que c’est un peu moi le diable. Et de la guimauve en guise d’épitaphe

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #Dialogue de sourd, #Désenchantement

Repost 0