L'arène

Publié le 3 Octobre 2015

Ils sont beaux les gladiateurs. Ils sont beaux, comme endormis dans le sable noir d’obsidienne de l’arène. Ils pourraient presque avoir l’air paisibles, en paix avec leurs rêves. L’arène gronde, elle bouillonne d’une ferveur sourde qui n’attend qu’eux pour exulter. Une dizaine d’hommes et de femmes même pas tous taillés dans la chair dont se délectent les combattant, mais tous là pour jouer leurs vies : mais ils ne le savent pas encore. Certains bougent, ils émergent, la ferveur rugit et descend comme une coulée pyroclastique depuis le haut des gradins et les gladiateurs, hébétés, se prennent la violence de la ferveur. Certains sont galvanisés, la plus part pétrifiés. Un jeune garçon c’est rué vers le pilier de marbre en lévitation le plus proche de lui, avec l’agilité d’un singe il grimpe vers le cube irradiant d’une aura rose. Ils sont enfin tous éveillés, paniqués et submergés par l’adrénaline, je jubile, ça va enfin commencer. Les esclaves tirent les immenses battants de la portes de bois et métal, elle gémit et vomi bientôt une créature immonde. Elle ressemble à un gigantesque porc, une truite parce que de nombreuses mamelles pendent sous elle, une truie gigantesque, sa peau suinte un liquide noir poisseux, un pauvre homme qui a voulu sauter sur elle est engluant contre son flanc et la truie l’écrase contre un mur de l’arène. Sur ce corps de truie titanesque une tête lisse et aveugle comme celle d’un nourrisson beugle d’affreux borborygme.

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