1626 ème jour : Le soldat clown

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Au fond du trou se trouvaient mille personnes différentes et toutes pareilles parce que être otage ensemble au fond d'un trou, cela uniformise les gens même les masses de mille personnes. Pourtant, je me rappelle très bien de ce qu'il s'est passé ce jour-là ... - il marque un silence et tire une bouffée de sa pipe à bulles -. J'étais en tête de mon unité de clown d'élite formée à la négociation par l'humour absurde et nous marchions vers le trou. Le trou avait été découvert bien des mois auparavant, mais il nous avait fallu des mois pour décider des mots à dire quand nous retrouverions les otages. Au bord du trou les soldats de mon unité se sont mis en position d'école, ils ont pris la corde de mouchoirs noués, me l'on passé autour du cou et ils m'ont descendu dans le trou ... - il marque une nouvelle pose et massa son cou là ou le maquillage dessinait des rayures de couleurs rouges et jaunes -. Quand je suis arrivé au fond du trou j'étais bleu. Je portais des chaussures vert pomme et c'était vraiment disgracieux avec mon visage bleu. Alors la première chose que j'ai entendue en arrivant en bas ça a été des rires. J'étais ému par ces rires. À la surface du trou, on croyait perdu le rire des mille otages depuis des années et j'étais là devant un son oublié. Mais je devais agir en fonction de l’entraînement que j'avais reçu alors je soulevais mon casque faisant agir de ma touffe capillaire rouge et frisée sept colombes et deux macaques. Sept colombes et deux macaques c'était le code pour dire "tout vas bien je gère la situation" et avant que le reste de la ménagerie sorte de mes cheveux je remettais mon caque panier à salade sur la tête et je faisais un pas vers l'avant. Mes chaussures à klaxons sonnaient une symphonie absurde. Devant moi une jeune fille de 18 ans se tenait devant moi. Sous elle se dressaient des centimètres de poiles qui coulaient de dessous ses aisselles et d'en dehors de sa culotte ; j'étais troublé par la vu de cette culotte souillée par le fait d'être restée otage si longtemps et par les yeux vert gris de cette jeune fille qui riait. Elle riait fort et elle pleurait aussi je crois et je crois même qu'elle se pissait dessus de joie où alors ses larmes étaient particulièrement abondantes. J'étais ici pour l'aider alors je me suis approché d'elle et j'ai pressé la poire de la fleur que je portais au plastron. Le cœur de la fleur éjacula sur la fille une mousse blanche à base de savon, de paillettes, de parfum synthétique et d'eau déminéralisée. L'effet vu immédiat sur la jeune femme, ces poils longs devaient lisses et brillants à vue d’œil et la jeune femme danser faisant tournoyer autour d'elle sa pilosité devenue soyeuse et aussi joyeuse qu'elle. Mille otages à délivrer, il fallait bien commencer par une, j'invitais donc la demoiselle à entrer dans mon pantalon à bretelles à deux places. Je sentais son corps palpiter contre le mien ...

Publié dans Divagations diverses

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