1607 ème : Télé vissée

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Quand même, je ne l’aime pas la fille dans la télévision ; télé-vissée dans le crâne, intraveineuse crânienne où se déverse le trop plein de pression, la précieuse matière bleue rouge, verte contre le gros, le gris du mur, gris béton, gris de nuit, nuit de suie et de ton grand cul dans le fauteuil tu sens le visseur viser ta tête ; entre les deux yeux, les dix oreilles et la pleine main de doigts qui se fouette le visage. Virage, barrage, carnage ; la route n’est jamais sûr, tu n’échappera pas à l’enquête de la télévision, histoire d’une passion en infrarouge qui rougi tes yeux et sûrement brûle ton cerveau, cervelle de veaux, tête de bovin, d’ovidé décérébré. Tu le sais, tu le ressens, le sens encore, tu l’oublies, tu zappes, tu l’oublies tout comme une histoire bien dense où la jeune fille met de la viande au fond de ses chaussures, c’est une escale entre toi et la folie, l’escalade de la folie jamais farouche et toujours prête à te faire flancher et tu l’aimes, et tu aimes cela, et tu aimes ça, tu n’aimes que ça, tu n’attendais que ça ; un coup de fourche dans la nasse bourgeoise et crasse où se sont faites piéger tes idées. Tu n’es pas triste si tu as la porte de sortie, alors tu éteins la télé.

Publié dans Divagations diverses

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