1630 ème jour : Un avènement

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La dame aux camélias compte ses amis sur les doigts d’une main. Elle comptait ses amis sur les doigts de sa main droite, la même main qu’elle utilisait pour glisser ses doigts dans sa culotte et compter fleurette à son plaisir solitaire. C’était comme glisser ses amis dans sa culotte. Elle avait toujours rêvé de mettre ses amis dans sa culotte ou bien de retirer sa culotte pour ses amis, mais c’est une chose qui ne se fait pas. Elle aimait être éprise, elle aimait être prise, mais le sexe finissait toujours par pervertir son rapport aux autres alors ne voulant pas perdre ses amis, elle se refusait à se dévoiler dans son vaste continent sexué. Alors elle était une autre avec certaines personnes et elle était une autre avec certaines personnes, certaines personnes savaient qui elle étaient, certaines personnes pensaient savoir qui elle était et elle se demandait parfois qui se souvenait de qui elle était et qui ne savait pas qui elle était. Et dans l’espace créé par cette incertitude presque palpable elle trouvait ce qu’il fallait pour être heureuse. Le mensonge était une nécessité à l’émancipation de sa personnalité et à son épanouissement. Comment pouvait-on lui reprocher cela alors de mentir, de temps en temps, petit à petit, mentir c’était comme peindre. Peindre ce n’est pas coller du réel sur la toile, mais peindre permet de dévoiler le réel dans sa dimension la plus belle. Mentir pour elle c’était comme peindre ; une nécessité esthétique à son avènement. Mais les gens se préoccupent bien peu de savoir si leurs amis connaissent ou non un avènement.

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