1618 ème jour : De la douleur et de la question

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Encore et toujours choisir, doser, jauger, juger, étalonner. C'est le fond de commerce de Ask je le sais, mais à force de soulever des questions génériques ont en vient à éprouver la limite de nos capacités de réponses. La douleur morale est-elle plus ou moins forte que la douleur physique ... doser, jauger, juger, comparer, supposer, envisager ; plus, moins, pareil, c'est différent. On pourrait faire cette réponse à l'ensemble des questions qui nous demandent si telle ou telle chose est plus ou moins forte que telle ou telle chose. Surtout quand il est question de perception humaine.

La douleur est une forme de subjectivité, on a tous nos seuils et nos seuils ne sont pas comparables. On a tous nos seuils et nos seuils varient ; d'un individus à l'autre, d'une période à l'autre, d'une cause à l'autre. Alors comment jauger ? Pour une personne une piqure d'aiguille sera d'une douleur intolérable alors que d'autres personnes pourront marcher deux heures avec un pied cassé et là il n'est question de que maux physiques. Parce qu'ensuite, dans le chaos des douleurs morales la hiérarchie est encore plus fuyante. C'est le règne absolue de la reine subjective.

La douleur morale est immense, parfois, terrifiante, plus grande que tout ce que l'on peut envisager. La douleur morale peut atteindre des sommets insurmontables. Parfois c'est vrai, parfois c'est ce que l'on prétend, parfois c'est pire c'est ce que l'on croit. Parfois on pense vivre une douleur insurmontable mais on en connait une pire plus tard. Le problème de la douleur morale c'est qu'elle n'est que subjectivité et qu'étant nous même on perd totalement le sens de la mesure et sans le sens de la mesure impossible de mesurer nos douleurs et donc impossible de jauger laquelle de celle du corps et de l'esprit est la plus grande. 

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