Publié le 2 Août 2016

Durant mes nuits d’insomnies j’ai pris l’habitude d’assommer mon absence de sommeil en lançant Youtube et en laissant l’algorithme des suggestions me faire dériver dans la sphère pas vraiment euclidienne du Youtube francophone. Et des insomnies ces derniers temps j’en connais toutes les nuits. Alors j’en bouffe de la vidéo. Je ne sais pas si le manque de sommeil joue sur mon jugement mais je me fascine vite pour ce monde que je ne connaissais pas ; je savais qu’il était là, souterrain et agissant, je voyais ses remous à la surface mais je ne m’étais jamais intéressé à lui ; prétention d’écrivain qui assène seul dans son esprit la vérité de la plume contre la médiocrité des vidéos.

Je ne vais pas défoncer des portes ouvertes pour reconnaître qu’il y a de bonnes productions, ce n’est pas le propos.

La vérité c’est qu’à force d’en voir, je commence à éprouver l’envie d’en faire. L’enfer ! Je ne suis pas sûr de vouloir assumer ma présence, pas certain de pouvoir respecter le travail que ça représente. Mais je m’en moque aussi profondément parce que ce qui me fascine dans ce que dégage la masse de médiocrité mise en ligne à la disposition de sa communauté c’est justement la médiocrité, facilité, maladresse, mauvaise production et voyeurisme egotripal.

Mes pulsions de fanzine, mes désirs de do it yourself, mes envies de bricole de proximité qui s’en va à la rencontre de la présence d’autrui pour se fracasser dessus je commence à me dire que c’est en vidéo que ça pourrait naître. Et n’être qu’un rêve, qu’une lubie frustrée encore une fois non aboutie.

Suis-je donc là ?

Suis-je donc prêts ?

Est-ce ma vocation que de signer l’arrêt de mort de mes mots ? Une mise en demeure ?

Et le réel alors ?

Et les bibliothèques bordel !

Saurais-je passer ce cap et écouter la médiocrité bouillante qui agite ma mer de la créativité ; mer asséchée depuis bien le temps qu’elle a déserté ma mer de la sérénité.

Est-ce que je vais oser ? Franchir un cap ? Le premier pas ? Et afficher ma tête comme parapher le contrat de ma mise à prix, tête à mort avec le diable ?

Je ne sais pas encore, mais pourtant oui, après plusieurs nuits d’insomnies j’éprouve l’envie de faire des vidéos. Sans projets ni contenus, juste une pulsion.

Une envie de faire des vidéos

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #créer

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Publié le 1 Août 2016

Ce qui me manque chez les autres c'est la possibilité que je cherche en eux d'être moi. Pour chaque individu croisé, rencontré, échangé, il y avait mille et un moi qui à qui je renonçais et quelques autres moi que je faisais naître et advenir au réel. Les autres alors dans leur innocence socratique étaient mes accoucheurs et j'aimais cela parce que c'était stimulant. Quelle angoisse, quel stresse, quel trac sous adrénaline quand j'avançais les premiers pas d'un nouveau moi à la rencontre d'une nouvelle personne ; tissage d'équilibre et d'audace comme le timide qui se souvient toujours des premières paroles qu'il parvenait à bredouiller hors de lui à l'encontre d'un ennemi, d'un possible ami et d'une improbable fille aimée. Et puis cela cesse, nous sommes entourés de la même façon que le RAID cerne les terroristes avant la fin dans les tirs de sommation qui font mouche au visage. Un jour c'est fini nous avons nos relations qui nous définissent. Elles nous définissent et c'est fini.

 

Je suis mort.

 

Je ne veux pas devenir celui qui est celui qu'ils pensent que je suis. Je ne veux pas être plus qu'une seule personne. Je ne veux pas choisir et ne rien renier.

 

Je veux encore des inconnues et des rencontres qui sont les ouvrages vierges que j'ouvre à moi comme un cahier brouillon où cracher une ébauche de ce que je peux être, débauché notoire et délicieux dans l'ombre. Je ne suis pas assez vieux pour mourir, choisir et déchoir de mes espoirs. J'aspire à un horizon déchiré.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 31 Juillet 2016

Et pas sûr que ce soir, aussi et non plus, la barre des deux cents.

Et même en dessous de cela, c’est acte de libération de soi.

Ou pas.

Non d’une flûte en plastique chinée au marché aux puces.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression

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Publié le 30 Juillet 2016

Il n’y aura rien ce soir, rien d’autre que la chaleur et le poids de l’atmosphère d’une nuit d’été.

Parfois, des mots, c’est de trop.

C’est rare oui, mais ça arrive.

Ils se dispersent en sueur de mots sur de l’asphalte de mots.

Une cité.

Une suée.

Sauna russe, finlandais ou d’autres pays froids.

Pas besoin de ça ici ce soir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression

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Publié le 29 Juillet 2016

Comme il existe des bouchons provoqués par des accidents de la routes, comme il existe des bouchons provoqués par des incidents climatiques type pluies diluviennes, inondations bibliques ou incendie post-barbecues, comme il existe des bouchons conjoncturels lorsque trop de voiture s’engorgent de péages en bretelles d’autoroute, il excite des bouchons de curiosité. Ce ne sont malheureusement pas des bouchons que l'on observe à l'entrée des musées, des bibliothèques, des salles de spectacles ou devant le panorama non fléchées d'une nature non balisée. En effet les bouchons de curiosité se forment lorsque des automobilistes ralentissent afin d’observer sur la voie de circulation en sens inverse de la leur un accident, un incident ou un ralentissement. Poussé par une curiosité voyeuriste malsaine et instinctive ces automobilistes comme hypnotisés par l’émergence d’un imprévu en sens contraire provoquent des ralentissements qui se muent en bouchons sur une voie de circulation normalement saine. Alors je me dis qu’un jour les cons qui montent et ceux qui descendent finiront par totalement s'arrêter pour de bon afin de se regarder dans le blanc des yeux examinant d'un regard hautain et moqueur la connerie de l'autre pas tout à fait conscients de se trouver devant un mauvais miroir ou une vraie réalité grotesque. À ce moment là les routes de France seront définitivement bloquées, viendra le moment pour le pouvoir tentaculaire et autoritaire qui sera devenu le notre de mettre nos routes en quarantaine par mesure d'éloignement des cons porteur d'une inertie négative clairement contagieuse. Il restera à trouver d'autres moyens pour se débarrasser des cons n'ayant pas les moyens d'exporter leurs apathies en zones estivales, mais la société devrait connaître, même de manière ponctuelle, une forme de soulagement.

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Pictogranimation

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Publié le 28 Juillet 2016

Avis de recherche : auteur à perdu nom de personnage

Il y a deux jours je rentrais chez moi en voiture. Radio coupée mon esprit s’était replongé dans un projet de cité cyberpunk fractionnée. J’ai commencé le projet par les bas-fonds avec une matrice de génération de gang.

Je roulais façon automate hypnotique pendant que mon esprit divaguait. Il imaginait des figures typiques pouvant être des archétypes de gangs. Je pense instinctivement à un gang faisant dans le trafic d’organes et la chirurgie illégale. À sa tête une femme, celle dont j’ai perdu le nom. Elle a un de pin-up des années 60 ; une brune avec une blouse en matière synthétique et moulante, si courte que ça l’oblige à faire de tout petits pas pour se déplacer. Je la vois avec un physique de secrétaire. Si un homme la reluque ce qu’il remarque ce sont les instruments chirurgicaux dans ses moches, scalpels, seringues et autres outils de médecine intemporels. Cette femme pourrait passer inaperçue dans n’importe quelle clinique, sauf que cyberpunk oblige, elle s’est faite greffer un scanner à la place des yeux ; de son oreille droite jusqu’à la gauche une sorte d’écran lumineux traverse son visage. L’implant serre à scanner et radiographier les corps, je m’amuse d’imagine qu’elle peut afficher sur cet organe cybernétique une courbe sinusoïdale comme celles qui incarnent les constantes vitales d’une patient pour exprimer ses intentions.

J’avais pensais à tout et surtout à son nom. Je m’étais laissé aller à un jeu de mot assez faible. Je veux un univers sombre, cyber et punk mais aussi assez burlesque et pulp par certains aspects alors je m’étais dis qu’un nom avec un jeu de mot ça passerait. Surtout que j’étais seul dans ma tête à ce moment là, alors pourquoi me la prendre.

J’avais imaginé ses deux fidèles lieutenantes, les jumelles Béatrix et Bellatrix toutes deux accros à la chirurgie esthétique. En échange de leur fidélité et de leurs services ma noire héroïne accepte que les jumelles se servent sur les restes des victimes afin de peaufiner leurs greffes. Bellatrix est la jumelle dominante, c’est elle qui se sert en premier et que se greffe les parties de corps, de peau et les organes qu’elle trouve beaux. Il ne reste alors à sa sœur Béatrix que les morceaux de second choix. J’avais pensé au vieux Grunder, un acolyte de longue date du gang, un vieil homme discret, directeur d’orphelinat ou d’école primaire qu’importe le lieu, ce qui m’importait c’est que Grunder fasse disparaître les corps dans la cantine de son établissement. Et peut-être même qu’il recycle les os pour faire faire des travaux manuels aux enfants.

J’avais pensais à des choses idiotes ou inutiles, des détails qui m’amusaient comme la salle d’opération où se trouve une machine d’opération assistée par une IA ; mais à force d’être utilisé par des membres du gang totalement défoncés par les drogues, l’IA est devenue accro à son tour. Et un médecin clean se connectant à l’appareil finira nécessairement par massacrer son patient. Je pensais à cela pour le possible choix moral qui se poserait au personnage tiraillé entre le fait de prendre une drogue inconnue et puissante dont il ignore les effets et perdre un patient, un proche ou sa maîtresse prisonnière de la table d’opération.

J’avais tout et surtout le nom de ce personnage central, cette femme à qui j’avais même trouvé un surnom, la bouchère aux doigts de fée. Mais aujourd’hui alors que j’essaie de mettre mes idées dans un fichier impossible de me rappeler du nom de ce personnage.

Je me souviens seulement qu’il est basé sur un mauvais jeu de mot qui doit tourner autour de la boucherie ou de la médecine ou de quelque chose de glauque ; c’est un nom du genre Ana Tomie, ou Sana Torium. Je crois me souvenir que c’était un prénom court, mais j’ai aussi l’impression que sa pourrait être un prénom qui lorgne sur Sophie, alors je soupçonne ma cervelle de dérailler. Je crois me rappeler aussi que son nom devait se terminer par riez, ou iez puisque je me suis demandé si j’allais l’écrire riez ou riès. Je recherche donc un nom de personnage féminin, tournant autour du glauque, du sale ou de la médecine chevaline, dont j’ignore le prénom et dont le nom se terminerai par Riez ou Riès.

Vous n’imaginez pas la frustration que c’est d’avoir passé une heure au moins avec ce personnage à me répéter son nom, à m’attacher à lui et me retrouver maintenant incapable de le ressortir. Alors si par hasard tu passes par là, que tu as l’esprit assez tordu pour retrouver un nom de personnage fictif que je cherche et que je ne suis même pas sûr de reconnaître merci de me faire ta proposition.

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Écriture, #ébauche, #cyberpunk, #jdr

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Publié le 27 Juillet 2016

Dimanche matin le 26 juillet à Alès, il est environ dix heures lorsque l’on arrive sur ce vide-grenier. Nous sommes là pour le plaisir, la chine, le soleil et se promener en quête d’un hasard, un hasard dont j’espère qu’il puisse écrire un nouveau chapitre de mon projet chiner sa bibliothèque. Avec quoi ? Des livres évidemment ! Quels livres ? Ceux que je croise et qui me parlent, me plaisent, me séduisent, ou autre. Je ne force rien, je n’attends rien, j’ouvre les yeux et j’observe. Soudain impossible de ne pas voir la couverture de ce livre de poche. Impossible de la décrire, je la laisse donc se présenter en image.

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle
Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

Recto et verso Gargantua donne dans la démesure visuelle

En esquissant un mauvais jeu de mot j’ai eu envie de dire : géant ! Généreux ! Génial ! Avec ses couleurs vives, presque crues, ses personnages grotesques et naïfs et cette manière d’inscrire le titre Gargantua, et l’auteur, Rabelais dans des bulles comme si la page était extraite d’une bande dessinée cette couverture concentre et exprime déjà tout Gargantua ; un coup de foudre immédiat. Au fil des  vide-greniers je commence à prendre quelques réflexes, le plus naturel est de se dire que si un bel objet se trouve sur un stand, peut-être que d’autres le suivent au même endroit. Alors je chine un peu plus sur ce stand et de façon plutôt logique je trouve Pantagruel. Bim ! Encore une couverture intéressante et très explicite de l’univers du géant fils de son père Gargantua. Le père et le fils, les deux premières œuvres de François Rabelais. La couverture de Pantagruel me semblant un peu moins exubérante que celle de Gargantua sur le moment je me suis imaginé que les deux éditions ne devaient pas dater de la même période. Après observation, à priori 1972 pour l'une et 1983 pour l'autre.

Petit plaisir supplémentaire, une pure surprise de vide-grenier, à l’intérieur de Gargantua, sur la page de garde on peut observer une petite biographie de François Rabelais écrite assez maladroitement au stylo bic. J’imagine que ce sont là de petites anti-sèches pour l’élève qui pouvait porter son livre pour son épreuve de dissertation ; c’est cela ou autre chose, je ne sais pas bien, mais ça donne à ce livre une touche un peu plus personnelle encore, presque intime. Peut-être que je pense cela parce que les seuls souvenir de Rabelais et de Gargantua que j’ai me vienne d’un lointain cours de français …

Il ne me restait plus qu’à demander le prix, le vendeur me répond 1 euro, j’ai essayé et espérer payer 1 euro pour les deux, mais avec le sourire, un sourire qu’il a voulu me vendre, et en me faisant remarquer que les livres étaient beaux, il a insisté pour 1 euro pièce. Et me voilà avec ces deux ouvrages.

Chiner sa bibliothèque #19
Chiner sa bibliothèque #19
et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

et avec ce livre à la tranche bleue la somme totale de la bibliothèque chinée montre à 33,6 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante

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Publié le 26 Juillet 2016

La litanie des actes de barbarie énoncée dans les journaux augmente. C’est un fait.  Je ne suis pas sûr pourtant que la barbarie augmente. C’est la récurrence des actes barbares qui augmente. Et encore, à l’échelle du monde je ne suis même pas sûr de cela ; mais au sein de notre civilisation du regard médiatisé que l’on pose sur elle, les actes de barbarie commis dans notre environnement culturel immédiat et élargie augmentent.

Qu’importe la précision précédente, ce n’est pas cela qui porte ma réflexion.

Non, en effet si je suis frappé ce n’est pas par l’augmentation de cette récurrence barbare. Je le suis par la portée cinématographique des actes. Avant que l’on arrive aux attentats de Charlie Hebdo pour moi un attentat était un acte brutal, violent, horrible et instantané. Boom ! Un avion, une bombe, une ceinture d’explosif, voiture piégée, boom ! Le fait terroriste était dans mon imaginaire une irruption immédiate, violente et éphémère de l’horreur dans le réel.

Et puis il y a eu Charlie Hebdo et les récits, journalistiques ou fantasmés, du parcours des tueurs ; ils sonnent à la mauvaise porte, puis se font ouvrir celle de Charlie Hebdo, ils pénètrent dans la salle de rédaction, ils ciblent, tirent et tuent un à un leurs victimes et cela implique déjà une temporalité. Temporalité qui ensuite trouvera écho dans le traque, longue et médiatique, des terroristes et le déroulé de leur mise à mort.

Et puis il y a eu les attentats du Bataclan et là encore plus que jamais le déroulé des faits plonge dans l’horreur. Avant quand il n’y avait qu’une bombe, tu passais d’un état de vie à un état de trépas de façon brutale, instantané et définitive. Tu étais là, vivant, et soudain mort sans avoir eu le temps de la conscience de l’horreur. La temporalité barbare des attentats du Bataclan offre à l’horreur une nouvelle formule d’expression. Ils entrent, ils tirent, ils tuent, ils se barricadent, ils traquent, ils tuent, ils achèvent, ils revendiquent, ils résistent avant que l’assaut ne soit donné et que la mort leur soit donnée. Pendant cette durée, il y a le temps, le temps des barbares, le temps des victimes, le temps des survivants, le temps des spectateurs médiatisés par les réseaux, par la télé, et par son imaginaire qui sait que le temps est celui de la mort.

Et puis il y a eu l’attentat de Nice. Est-ce par une forme de cynisme visant à me protéger, ou à cause d’une déformation pop-culturelle de regarder trop de cinéma, mais la première chose qui a surgit à mon esprit quand j’ai appris pour cette attentat c’est un traveling. Je le disais au départ, c’est la portée cinématographique qui me frappe. Ce camion fou traçant dans la foule paniquée une route mortifère. Et l’horreur après ; je perçois l’horreur parce que je perçois l’événement dans une durée, une temporalité dans laquelle je peux me projeter. Une bombe explose ou une roquette tombe à la terrasse d’un café, les clients passent de la vie à la mort en un instant, je sais que c’est l’horreur mais elle ne me laisse pas d’espace pour m’y projeter. Mais dès que l’horreur entre dans une temporalité, dès qu’elle est portée par une mise en scène scénarisée par la parole de ceux qui la relate je peux m’y trouvé projeté. Je perçois ce temps, la peur, la panique, l’angoisse, l’adrénaline, le chaos, et tout ce qui peut passer par la conscience des vivants à ce moment là, un moment où l’attentat est en train de se faire, de se produire, d’être barbare, la durée où le fait-divers s’ancre dans le réel.

La nuit dernière encore, au Japon, un seul homme, des couteaux et la mise à mort de dix neuf victimes. Attentat ou fait-divers c’est la même chose, je suis frappé par la durée de ces actions ; si je me sens capable d’imaginer la pulsion mortifère qui pousse une personne à commettre ponctuellement un acte barbare j’ai beaucoup plus de mal à imaginer l’état de conscience d’une personne qui commet un acte barbare qui s’inscrit dans la durée parce que j’imagine cette durée comme un lieu d’émergence de la conscience.

Et ce matin, sans cynisme je me demande quel sera le prochain projet barbare à frapper ma conscience.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #attentat

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Publié le 25 Juillet 2016

Pour en terminer avec les livres chinés pour ma bibliothèque le 14 juillet je dois vous parler des deux ouvrages que j’avais déjà repérés sur le stand où j’avais déjà attrapé trois ouvrages. Il en restait deux qui m’intéressaient, deux ouvrages assez particuliers. Sur la couverture du premier des sprinteurs blancs semblent courir un 100m en dessous d’un titre bleu Histoire des jeux olympiques. En bas à droite de la couverture je vois Thomson que je ne connaissais pas comme éditeur mais comme constructeur de matériel vidéo. Cela peut vous paraître maladroit que je précise que ce sont des hommes blancs qui courent sur la couverture, pourtant en voyant cela je me dis que cette Histoire des jeux olympiques est assez ancienne. Je pensais trouver des photos à l’intérieur, mais à mon étonnement c’est une plutôt une forme de bande dessinée ; chaque chapitre comme par un petit texte pour contextualiser les jeux en question en commençant par les plus anciens, puis quelques planches de bande dessinées qui illustrent en mettant en image des faites ou des anecdotes olympiques. Parfois une photo d’époque vient s’ajouter à la BD pour donner plus de réalisme.  Je viens d’une famille où l’on partage une passion pour le sport, et une passion pour les jeux olympiques, alors avec ce livre je m’amuse de voir comment cet ouvrage explore et écrit cette Histoire des jeux olympiques. Mais pour en revenir aux hommes blancs un peu désuets sur la couverture, c’est que l’ouvrage date de 1980. Il a été publié par Thomson avant les jeux de Moscou en 1980. C’est tout à fait fascinant de se plonger dans ce regard et cette manière de raconter l’histoire. C’est à mon goût une super trouvaille. Peut-être la meilleure même s’il y a concurrence avec le dernier livre que j’ai trouvé sur ce stand. Sur la couverture il y avait écrit South Park scénars et compagnie ! J’ai feuilleté l’ouvrage et il s’agit bien d’un livre regroupant 5 scénarios assez fameux de la série South Park, enfin en 1999. Et oui, l’ouvrage date un peu. Dedans on trouve extrait de story board, et l’intégralité des dialogues. C’est cru, c’est con, c’est hilarant, c’est idiot, c’est transgressif, bref c’est South Park.

Je suis donc là avec mes 5 livres en mains et je demande à la vendeuse si elle me ferait un bon prix pour ce lot. Elle hésite quelques secondes et me répond 3 euros. Cinq ouvrages, des livres qui me plaisent et que j’ai très envie de rapporter, pour seulement 3 euros ? Je ne vais pas la faire dans le suspens, j’ai souris, j’ai dis d’accord et je suis rentré avec mes livres.

Et avec cet article qui boucle les achats du 14 juillet le montant de la bibliothèque chinée augmente de 2 euros pour Divergences 001 et 3 euros pour les 5 derniers ouvrages, les deux Asimov, le Horla, Histoire des jeux olympiques et South Park scénars et compagnie !

J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !
J'adore, tout simplement j'adore !

J'adore, tout simplement j'adore !

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.
Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

Du coup le montant total grimpe à 31,6 euros et se diversifie vraiment. Le projet de chiner sa bibliothèque prend un tour inattendu chaque week-end et ça fait parti du plaisir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #Sport

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Publié le 24 Juillet 2016

Il m’en fallait un troisième article pour continuer de présenter les livres récoltés lors du vide-grenier du 14 juillet. Remise en contexte, j’étais là tôt, les gens déballaient et j’avais déjà trouvé de la poésie autant dire que déjà j’étais satisfait de mon réveil. Après un tour, puis un second, je faisais une pause croissant avant de repartir en errance pour visionner une dernière fois ce que les vendeurs avaient sortis.

En passant devant le stand joyeusement chaotique d’une famille déballant des objets appartenant à toutes les générations, du jouet aux instruments de cuisine en passant par les livres et les jeux vidéo. Je repère une couverture, Divergences 001. Au premier passage, au premier regard j’ai pensé que c’était un des bouquins ayant inspiré la trilogie de science-fiction adolescente Divergente et je n’avais pas poussé plus loin. Au second passage, je chasse de mes yeux endormis ma dyslexie et je relis pour cette fois bien lire Divergences 001 et non Divergente. Je regarde les noms sur la couverture, Fabrice Colin, le nom me parle et me met sur le bon chemin ; j’ai connu cet auteur d’abord comme créateur de jeux de rôle, plus tard comme écrivain de romans de science-fiction et de fantasy. Divergences 001 est un recueil de nouvelles autour du thème de la dystopie. Vu comme cela le livre m’attire, je demande son prix, le vendeur m’en demande 2 euros. J’ai essayé de négocier, mais finalement je craque et je reparts avec. Lecture commencée, mais on en parle dans une version divergente de notre réalité.

Chiner sa bibliothèque #17
Chiner sa bibliothèque #17

Plus tard je repasse par le stand où la femme disposait des livres de manières plus ou moins organisée et à qui j’avais déjà acheté Verlaine et Saint-Exupéry. Et parmi les livres qu’elle avait sortis en mon absence je repère un nom sur deux couvertures, Isaac Asimov. Et tout le monde devrait le savoir Isaac Asimov a surtout, disons beaucoup écrit sur les robots au point que ses trois lois sur la robotique s’appliquant à régir le comportement des robots dans son œuvre sont depuis longtemps sortis du cadre « restreint » de ses nouvelles et romans pour s’appliquer à la culture populaire et à la pensée scientifique. Je trouve donc I, Robot et Tout sauf un homme d’Isaac Asimov. Enfin c’est un peu plus complexe, ces deux romans sont inspirés de nouvelles d’Asimov, mais les deux œuvres présentées ensuite sont des écrits hybrides. Pour I, Robot au départ il s’agit d’un recueil de nouvelle du maître Asimov qui s’appelle Les robots. Un jour la Warner achète les droits de l’œuvre dans le but de l’adapter et c’est Harlan Ellison autre auteur de SF habitué à travailler pour la télévision qui va collaborer avec Asimov afin de rédiger le script de ce qui aurait dû le film tiré de son œuvre. Mais au vu de la tournure de ma phrase vous devinez que le film n’a jamais vu le jour et I, robot est donc le script rédigé à quatre mains de ce qui selon Asimov (et Wikipédia) aurait dû être le premier film de science-fiction mature et adulte. Pour ce qui est de Tout sauf un homme son histoire est un peu moins contrariée mais tout aussi hybride. Au départ il y a encore une nouvelle d’Asimov, L’homme bicentenaire.  Alors que le maître se fait vieux, un éditeur lui propose de tirer un roman de sa nouvelle et avec l’accord d’Asimov il confit à Robert Silverberg auteur prolifique de fantasy et de SF l’écriture de ce roman. Ainsi Tout sauf l’homme est un roman de Robert Silverberg inspiré et respectant l’esprit et le style d’une nouvelle d’Asimov.

Ce sont donc ces deux livres que je repère en premier, à côté d’eux un recueil de nouvelles que je cherchais depuis quelques temps : Le Horla de Guy de Maupassant. Pourquoi ? Parce que je depuis quelques temps le suis les créations d’un auteur de jeu de rôle qui a créé un univers de post-apocalypse amnésique et forestier et dans son univers une partie des avatars horrifiques et fantastiques se nomment les Horla et sont inspirés de la nouvelle de Maupassant. Et c’est pour cela que je voulais relire ces deux nouvelles. À ce moment là j’ai donc trois livres en mains et j’en repère encore deux autres. Mais à mon premier achat j’avais eu la sensation que le prix était un peu élevé, enfin 1,50 euro pour deux livres ce n’était pas si cher, mais là j’appréhender le prix. Pourtant, avant de demander le prix j’attrape ces deux ouvrages qui m’intriguaient. Il me faudra un quartième et dernier article pour terminer mes retours de littérature.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.
Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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