Publié le 7 Mai 2016

La nuit dernière c'était match de play-off NBA OKC contre Spurs donc je me lève vers 03h30, normal, pour regarder le match. Le match est tendu, il me tient en éveille jusqu’à ce qu’il se termine sur les coups 06h15. Là je me dis que c'est un peu bête de se coucher une petite heure avant de partir en vide grenier. Le temps de boire un café, et je parts pour un petit vide grenier dans un village non loin de moi qui devait débuter vers 6 heures ; certes j'arrive tôt mais ça s'annonce désert, simplement deux exposants et rien d'intéressant. Qu'à cela ne tienne, je calcule qu'un autre vide grenier est censé commencer vers sept heures. Je laisse le GPS me faire traverser la campagne qui se réveille avec le soleil, je profite de l’instant pour me rappeler que faire les vides greniers c’est surtout un prétexte à la promenade. Je m'y rends et je jardine un peu dans le village parce que je n’ai plus de réseau et que je ne trouve pas le champ communal. Au final j'arrive au moment du déballage. Je chine tranquillement laissant passer ce qui ne m'intéresse pas. En fouillant dans un bac en plastique je tombe sur ce que j'identifie immédiatement comme l'écran du maître de Dungeons & Dragons 4. Tilt ! J'explore le bac, je trouve l'écran de Cyberpunk 2020 et plusieurs très vieux jeux de rôle, usés mais en bon état. Je collectionne les écrans de jeux de rôle depuis que je me suis mis à jouer avec des systèmes génériques ou des systèmes maison. Or je n'en avais encore jamais trouvé en vide grenier, seulement en boutique et en ligne. Donc au moment où je fouille ce bac j’ai une énorme banane en travers du visage, je n'étais que joie. En plus des deux écrans j’attrape un bel exemplaire de Berlin XVIII un vieux jeux de rôle qui devrait voir une nouvelle édition sortir le courant de cette année. Il me restait encore à trouver le vendeur qui était parti chiner pour connaître son prix pour ces merveilles. Après l'avoir retrouvé, il m'annonce 6 euros le tout, je n'ai pas le "mauvais" goût de négocier tant ces trouvailles me mettaient en joie. Je n’avais plus besoin de chiner, j’avais ma pièce de la matinée, du jour et de la semaine.

Vide grenier
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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #vide grenier, #videgrenier, #brocante

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Publié le 6 Mai 2016

Elles lui ressemblent toutes. Non, ce n’est pas ça, toutes celles qui lui ressemblent sont elle. Ce n’est pas encore ça mais on s’en rapproche ; elle ressurgit avec une précision étonnante dans toutes les filles qui lui ressemblent. Pour être plus près du vrai ; depuis les beaux jours, son image revient habiller plusieurs jeunes filles avec fidélité. Cela fait quelques jours que je la vois dans le corps et le visage d’autres filles. Toutes ces autres filles forment un roman disjoint qui reconstitue une part de souvenir. Chacune de ces filles porte un extrait de souvenir. Elle fait réapparaître quelque chose que j’ignorai me rappeler avant d’y être confronté à nouveau. Depuis quelques jours je réalise que ce que je pensais unique et rare n’était qu’une expérience normale parce qu’il y a d’autres filles normales comme celle que je croyais unique.

Je me demande si je me souviens d’elle au travers de la présence anonyme de ces autres personnes ou si c’est elle qui s’exprime pour se rappeler à mon souvenir parce que je l’avais oublié ; je ne sais pas où est le sens du souvenir, d’amont en aval ou à l’inverse du souvenir vers la conscience.

Elle est partout.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 5 Mai 2016

Les seules que l’on baise se sont les inconnues, et plus fréquemment sa femme quand on est arrivé au stade où l’on n’a plus rien à se dire. Alors on s’approche du corps de l’autre et par la force de la pulsion ou celle de l’habitude on entre en elle et on joui avant de passer à la suite de sa vie. Finalement oui, on ne peut baiser que sa femme, sa régulière, et quelques inconnues alcoolisées en fin de soirée. Avec cette gamine ça n’avait pas été cela, même si elle se prétendait catin il avait tissé avec elle assez de mots pour pouvoir dire que c’était une relation. Et c’est cette relation qu’il était entrain d’écrire, de faire renaître et de revivre. Même de la vivre au présent parce qu’il était passé à côté dans l’instant présent.

Tout c’était fait naturellement et c’est même cela qui, rétrospectivement, l’avait déçu. Il avait choisi de succomber aux charmes d’une adolescente pensant que ça lui donnerai un frisson de transgression de la loi et de la morale. Et puis non, rien ne s’était passé, je veux dire rien de particulier n’avait eu lieu. Tout s’était déroulé comme si elle avait été une autre maîtresse majeure et il s’était laissé porté par ce semblant de normalité en oubliant l’exceptionnel de l’acte. En faire le thème tant aimé de son nouveau roman c’était réécrire la vie pour lui rendre un hommage à la hauteur de la transgression qu’il espérait.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Diarrhée dollar

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Publié le 4 Mai 2016

Il pondait du texte comme son cul les litres de chiasse les jours de diarrhée. C’était ça la marque de l’auteur professionnel. Clope après clope il s’était retourné le cerveau pour se rappeler de la matière première de son expérience sexuelle avec cette catin de seize ans. Il n’avait pas eu à fouiller bien loin pour se remémorer le sexuel, l’odeur de ce sexe vierge dégoulinant d’un désir puissant ou les traces de couleur rouge sur sa bite après qu’elle ait déchiré l’encombrant hymen de cette pucelle adolescente. Il ne range jamais loin de sa conscience les souvenirs sexuels parce qu’ils sont le moteur de sa prose. Il plonge quotidienne sa plume dans ce carburant organique pour transcender la banalité de son écriture comme certains cuisiniers utilise le poivre, le piment ou les zeste de citron.

En revanche le reste de la relation avait plus de mal à lui revenir. Il s’était replongé dans le babillement éructé par e-mail en mode piaillement de séduction épistolaire pour se remémorer les petits arrangements avec la morale et le goût des compromissions qui permettent d’emboîter des corps interdis. Il s’était rendu compte qu’il y avait eu plus que de la baise entre eux parce que la baise c’est de la matière brute qui ne s’enrobe pas de mensonges ou de mots de liaisons. C’est pour cela que l’on ne baise jamais les putes ; avec les prostituées la relation est un savant mélange de sexe et de mensonges échangées réciproquement jusqu’à parfois avoir l’audace d’être honnête. Mais jamais on ne baise les putes ; rien que la narration imposée par la transaction financière suppose des mots.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Diarrhée dollar

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Publié le 3 Mai 2016

J’ai échoué à visiter bien des ports. J’ai échoué surtout à prendre des navires comme on échoue à saisir les occasions. J’ai donc échoué à m’échouer et pourtant j’ai échoué sans raisons, les malles toujours pleines prêtes à partir, trop bien pleines, trop bien prêtes et je suppose que ce n’est pas ainsi que se dessinent les vrais voyages ; la délivrance.  J’ai échoué sans tripes, évitant de rendre les miennes sur le pont d’un bateau, je suis resté à quai amarré quelque part entre je ne sais où et je ne sais quoi. Et j’ai pourtant échoué à échauder toutes les putains du port, j’ai raté le meilleur sans deviner le pire avec la mollesse partisane de ceux qui n’ont pas su partir. Inévitablement, en échouant mes départs j’ai échoué mon retour, je ne suis bon qu’a effleurer la côte comme un léger ressac ; je mouille un peu les pieds des femmes avec la vigueur flasque de la brise quand elle est marine, tandis que j’ai mes pieds ancrés dans le sable mouvant ; même pas besoin de bitte pour nouer mes cordages et prétexter un lien pour ne pas quitter le port. Non, j’ai seulement échoué, comme le sel sur les rochers ; je cristallise en surface pour un peu d’amer et j’ai loupé la mer, je n’ai pas su la prendre et elle n’a pas voulu me prendre. Et même si je devrais pleurer je ne fais rien comme il faut. Debout sur le rebord du quai comme debout sur la frontière d’un monde j’erre sans oser basculer car la marée est basse.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #voyage

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Publié le 2 Mai 2016

Ma petite amie bouche régulièrement mes toilettes. Littéralement c’est une chieuse, elle produit de grande quantité de merde. C’est beau de savoir que son petit cul déverser de telles quantités de matière fécale dans mes toilettes, des kilos de caca qu’elle essuie à grand renfort de papier toilette, par rouleau entier. C’est ainsi, ma petite amie est une usine à caca, c’est comme ça, c’est la vie, sans faux semblant. La nature des corps, la certitude de l’organique et aucun discourt ne pourra prétendre qu’elle ne chie pas. Et tant mieux, j’aime l’humanité et l’humanité s’exprime souvent au fond des toilettes. 

Mon petit ami il boit beaucoup, de l’eau, de la bière, du thé, alors forcément mon petit ami il pisse beaucoup, il pisse des litres, des hectolitres d’urine plus ou moins jaune, toujours chaude à la sortie. Il pisse partout, avec joie et fierté, il joue avec son sexe comme un enfant s’amuse avec le tuyau d’arrosage de ces parents l’été, il arrose tout et partout. Il urine dehors, il fait pipi sous la douche, il pisse gaiement en sifflotant, jamais honteux, comme une fontaine à urine. Son sexe exhale souvent cette odeur acre de pisse, mais pourtant je l’aime, je les aime tous les deux lui et son sexe et sa vessie de pucelle qu’il vide à tout va.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Dialogue de sourd

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Publié le 1 Mai 2016

Retour à l’envie civile, la belle endive assise de travers sur le beau trône vert un petit peu trop court pour elle. Une salade ? Oui c’est bien cela, une salade pour une lutte qui risque de tourner au vinaigre si ça ne danse pas. Pourquoi la danse ? Pourquoi les légumes ? Pour les rythmes habituels des transes non écrites. Du fond de ma mine je suis plus chamane qu’un écrivain, je laisse des traces de mains sur les murs, glaise préhistorique et rudesse de la posture. Pas toujours la même chose et toujours la même chose, c’est ce qui cloche et ce qui ne cloche pas sous un gros couvercle qui passe en vitesse au dessus de ma tête, ma tête sous le crâne et mon crâne par delà l’horizon souffreteux qui fait mon paysage d’une guillotine horizontale. Pas de mains coupées, pas de scalpes donnés en offrande, rien de tout cela, rien du tout, tout est rien pour une divergence de forces antinomiques ; de droites et de têtes, la défense doit y croire toujours quand la raison dicte le contraire. Quatre mains dans ma poche pour garder de la retenue, mais se retenir à quoi ? Se retenir pourquoi ?   

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 30 Avril 2016

Sur l’écran les radins et l’écrivain se retrouvent. Ici, lui et moi ici. Un troisième type doit être dans le coin. C’est un retour, un come back qui pue un peu quand même. Normal un des hommes à libéré ses vents intestinaux. C’est l’encre, encore l’écran, c’est l’encore, un cran au dessus, c’est le clavier, un musicien sur un clavecin de plastique, c’est la pratique, l’antique résonnement, un gargouillement caverneux, grosse tête et des mains, de la terre de sienne, la main au cul au pied du mur, la main au mur ; mauvaise peinture en graffite, le noir du charbon et l’ardent qui brille sous le météore, et alors ? Alcoolique revenu de tout, d’un dernier verre et du goût des pastilles à la menthe pour le goût d’un cigarette mentholée, une Emma blonde imprimée sur un billet, doux papier plié pour tuer les mouches, génocide arménien à peu près, je martèle encore, l’enclume et le marteau qui façonnent la faucille mécanique, comme mes doigts, comme la coupe d’un coiffeur fou, un ours brun d’origine danoise qui regarde le soleil passer dans le ciel, quatorze fois des animaux dans regardent au travers de leurs cages pour vérifier que les hommes sont là pour les voir.

Bien à moi ici.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 29 Avril 2016

Parfois j'aime à l'inverser ce regard, repérer une mère et sa fille dans la rue et faire remarquer à la mère que je regarde sa fille avec un désir discrètement ostentatoire. La mère peut être un père qu'importe, le plaisir née de cette confrontation du désir et de l'esprit de famille, l'esprit d'une famille croisée dans la rue. Jeune fille, Madame, mère soyez averties que vous êtes des objets de désir. Ce n'est peut-être que de la décoration mais c'est toujours présent.

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Publié le 28 Avril 2016

Un lion debout la nuit. Il lance les dés pour déterminer son humeur. Les volets mis clos dessinent des rangées de clous lumineux sur les parois rugissantes. C'est un grognement sourd. Un son rauque qui roule sur le fond de son âme. Dehors il fait nuit par delà l'aube immuable de deux réverbères. Il se demande ce qui peu encore alimenter les deux lumières solitaires. Il se raconte que c'est sûrement la présence du monstre qui alimente les réverbères dans un effet collatéral de sa présence. Ce doit être un monstre électrique comme une anguille gigantesque impossible à moissonner. Demain dehors il ira. Il attendra le jour pour guetter la gueule du monstre ce soir il préfère rester sous le joug invisible de la situation. Il retourne coller son museau au verre de la cage et essayer de percer du regard l'encre de la nuit. Rien. Deux heures se passent mais rien. Ça lui semble lent comme temps, et même long. Pourtant il sait très bien que c'est un temps court à l'échelle d'une monstruosité. Il se remémore sa propre vie quand le lion était la menace de la plaine écrasée de soleil et de peur sur son passage mais son âme sonne vide. Elle résonne comme son estomac creux en un gargouillis de pensées cérébrales sans saveurs. Il finira par s'endormir ne sentant plus rien que le sommeil lui emporter les yeux.

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