Publié le 12 Avril 2012

50 minutes, le bord de la falaise et la tête ailleurs parce qu’elle a l’art de dresser des labyrinthes dans lesquels elle se plaît à effilocher son mystère, sa pudeur et sa dignité dans un écheveau de lambeau d’elle-même qui forme un vague fil d’Ariane mais Ariane n’est pas une fusée c’est une Galatée, une statue en miettes, en petits morceaux qu’il convient à son interlocuteur de rassembler, recoller et interpréter. L’ordre des actes n’a que peut d’importance, dans cet ordre ou un autre ça ne change pas grand-chose car l’essentiel c’est toujours de ramasser la Galatée éparse et la reconstituer ; rien n’indique que l’on soit obligé de reconstituer la Galatée à l’identique de son original où alors dans un jeu d’art moderne plus artistique, plus narcissique, portrait saint ou fou ; une Galatée, une cariatide où simplement une gargouille gardienne du temps qu’elle dévergonde avec qui le veut dans la lumière des torches qui éclairent les ruelles et les angles morts des labyrinthes qu’elle bâtit puis qu’elle habite ; il y aura toujours des statues pour s’appliquer à effriter ce qu’elles ont de corps et laisser alentour les ogres et les enfants perdus remonter les traces éparses de poussière et de pierre jusqu’à elle, jusqu’à ce que d’un regard, d’une attention ou d’un doigt ils puissent se mettre à la reconstruction, Galatée à besoin de Sisyphe mais c’est surtout une paire de claques qui lui ferait du bien histoire qu’elle se rappelle que le réel ne se joue pas dans la pierre mais dans l’instant et qu’elle se rappelle que Sisyphe est un con presque aussi con qu’elle l’est elle-même. On peut parfois tourner les choses dans tous les sens quand le bord de la falaise est là et le sable déjà presque écoulé alors c’est que les dés sont jetés et qu’il n’y a plus rien à faire qu’à rester soi, laisser les statues dans le petit musée des curiosités et ouvrir la fenêtre pour que les nymphes de la lune puissent nous rejoindre chevauchant ces canards aux ailes de papillons

 

# Galatée se complaît dans sa ruine

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Publié le 11 Avril 2012

ça c’est le moment où je me dis que je dois écrire plus de 200 mots d’une pour rentrer dans les rouages de la dictature méthodologique de Google et de deux surtout pour dire que je n’ai pas laissé de page blanche aujourd’hui et poursuivre le compte linéaire et presque funèbre des jours écrits qui s’accumulent et me rappellent bien souvent le compte des jours de détentions des otages du Liban de quand j’étais plus jeune et peut-être qu’aujourd’hui je suis otage de ma propre écriture, c’est un peu vrai dans l’idée, un peu vrai aussi dans la forme parce qu’il est bien difficile de remettre chaque jour son métier sur l’ouvrage avec la même naïveté de libre inspiration ; le réel est une chose cruelle et dès lors que l’on s’imagine avoir du style ou pire un lectorat on en vient à se figer soi même dans la posture de complaisance de ceux qui nous lisent - d’où l’intérêt de ne faire lire son livre qu’une fois qu’il sera terminé, histoire de garder de la liberté dessus jusqu’au dernières limites -, je prends très bien la pose, on écrit si facilement ce que les autres veulent lire … il n’y a que pour les filles si elles sont mineures, anonymes, intellectuelles et sulfureuses que l’on peut encore transcender ses mots, renouveler sa prose et accoucher d’une écriture intéressante qui cherchera par delà l’esbroufe nécessaire à la séduction à poser un peu de sens sur et entre les lignes histoire de passer au travers - pour ne pas répéter transcender mais je précise la chose pour ceux qui n’auraient pas suivi que pour moi transcender est cette faculté à partir de l’en soi pour traverser d’abord la pulsion et ensuite le réel pour aller vers un au-delà du contexte initial - du tabou et des interdits et c’est pour ça que les muses ne peuvent être que des vierges adolescentes ou des femmes du monde mariées et engagées dans les rouages du consensus parce que ce sont les seules qui nécessitent que l’on soit suffisamment inspiré pour dire l’indécence de nos désirs sans pour autant les afficher publiquement ; elles sont la plus délicate - comme l’est la dentelle - contrainte que l’écrivain peut se poser pour produire une prose digne de ce nom. A n’écrire à personne, à n’écrire ni histoire, ni prose, ni objet littéraire identifié j’en fini par écrire ici n’importe quoi et n’importe comment ; le grand égout qui écluse l’ébouillante culture de mon cerveau d’où parfois surgit un je ne sais quoi de mots inspirés mais en règle générale surtout pas grande chose de bon, pas de trait d’un génie endormi ; depuis plusieurs jours d’ailleurs j’ai envie de réécrire des mails groupés, envoyer aux quatre vents une prose bien trouvée, intrusive et prétentieuse historie de partir à la rencontre et surtout à la guerre d’un nouveau lectorat, si possible des cons qui ne m’aiment pas, des jeunes femmes en pâmoisons, des pucelles elles aussi en pâmoison, des intégristes politiques, des extrémistes religieux, des ayatollahs du consensus et surtout des gens plus prétentieux que moi qui auraient la folle idée de se frotter à moi ; bref me tourner vers la foule pour y envoyer mes mots en espérant qu’elle aura assez d’inepte inertie pour renvoyer mes mots s’écraser dans ma paume


# petit con conciliant # égo trip

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Publié le 10 Avril 2012

Que tombe la tombe ! l’inévitable prévision qui se réalise, la femme chute et on fait comme si on ne s’y attendait pas, comme si on ne s’y attendait plus, c’est sûrement ce que l’on appelle l’espoir et plus prosaïquement la connerie quoi que les deux sont plutôt proche, la seul déviation c’est le sens qu’on veut bien lui donner, ou ne pas lui donner, on est donc toujours le con de quelqu’un, mais on est aussi l’espoir de quelqu’un d’autre, parfois même on est le prince charmant, la courtisane, tout le sens et toute l’essence de la vie d’une personne qui n’est pas soi et parfois on est juste con, le con ou la conne mais il n’y a pas plus de couperet dans cette énonciation qu’il n’y a de mérite à être le prince ou la princesse que quelqu’un attendait ; nous sommes toujours soi, toujours moi, toujours un, nous ne sommes jamais plus que ça, jamais plus que soit et cela qui que l’on soit ; c’est aussi vrai que j’en enfonce des portes ouvertes ; elles seraient closes n’y changerai rien d’ailleurs, c’était certitude et c’est aujourd’hui réalité, à l’instant T, à l’heure H comme la bombe ça nous tombe dessus et l’on tombe sous le coup de cette information ; et dans tout cela moi, oui moi, je ne suis qu’un blog, pas un oracle, ni un Horace de grande guerre ; moi je suis de guerre las cette partie du monde qui regarde l’autre en la traitant de conne sachant très bien que dans le lot j’insulterai deux trois princesses mais c’est bien connu les filles comme elles elles aiment ça

 

# les filles aiment les gros mots

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Publié le 9 Avril 2012

ventre lourd, lente graisse, sédimentation qui essaime les culs le long des berges molles où les petits culs sont comme des graines de culs plus gros et soudain aux grès des vents très longs qui font claquer les voiles les sols s’ébranlent ; géométrie mécanique des masses souterraines qui grondent comme un torrent charriant de la pierre sur le ventre métallique de corps hurlant, comme la coque des bateaux pris dans la tempête s’éventrent sous les assauts des container dont les attaches ont lâchées ; c’est un volcan sous-marin, une narine énorme, un cul, une bouche, un sexe atlantique qui libère l’énergie, délivrance tectonique ; une libération, une libre inspiration et c’est alors dans un tumulte que l’immensité océane rend presque feutré s’écrivent les histoires, les beaux mots, les métaphores et la poésie qu’elle soit qu’une ébauche ou une débauche alors quand elle ne sait pas que c’est sous la mer que s’écrit les histoires je suppose que c’est normale et naturelle qu’elle ne sache pas raconter les siennes ; à naviguer entre la naturalisme partiel des faits et l’intime inhérent à ce qui sort de soi on fini par effilocher des abrégés désagrégés du réel ; au moins les menteurs eux savent prendre la mesure narrative des océans, ils savent prendre la mer et faire souffler les vents épiques qui mettent du réel dans l’illusion, la vérité au beau être vrai elle est sans intérêt sans les effets de réalité

 

# effet de réalité # mammaire

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Publié le 8 Avril 2012

pour une pipe, qu’une banale histoire de fumée qui narre la longue nuit d’une fin ou sans fin ; enfin cents femmes, du sang frais sans âme sans cœur au fond des poches, la nuit d’une pipe avec un tiers de tabac, un tiers de passages à tabac et un tiers divagant de valeurs volatiles philosophie zen et astuces perceptives pour déplacer le sens de l’ouïe à la main ou de l’homme au poisson ; et ne va pas croire que je t’écaille car tu le sais je déteste tes écueils ; je ne viendrais plus remplir ton cercueil de mes proses trop assises sur les platebandes magnétiques d’un futur définitivement désuet ; ni nuisette ni déshabillé, l’allitération désuète n’a jamais de véritable fin, pas farouche elle reste douce à la mémoire et docile à l’accaparation ; une nuit sans cercueil, une nuit sans ta lune pleine, la force narcissique est une forme centrifuge car contrairement à ce que l’on croit elle nous éloigne du centre, du ventre, du bas ventre et des vastes plaines ; la force centrifuge vide les nuits jusqu’au abords interlopes où les fumeurs de pipes et les vendeurs de crack se font gardes d’une frontière inframince qui délimite du réel les ruelles connexes aux oriflammes psychédéliques

 

# inframince scansion des trompettes

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Publié le 7 Avril 2012

Pour le trophée de ces drames qui se déhanchent sur les élans d’une candeur lascive faut-il rappeler qu’il ne faut jamais tirer sur les icones - même celles-ci vendent de la lessive - on ne devrait jamais tenter de tirer une balle, un coup ou un parti quelconque des jupes coutes des icones ; dans toute la rue, hâter le pas, pas de halte à la défense, pas le temps de déféquer son discourt de prêtre défroquer du capitalisme, pas le temps d’embraser les buchés du capitole ; défonce collective, dégradez vous qu’ils disaient ; dégrader vos de couleurs en hâles pales ; défoncez vous tant que c’est encore possible, probable, pulsionnel et palpable comme projet de réalité ; les uns par les autres sans aller par quatre chemins ; aux quatre vents, les quatre jambes en l’air de deux filles détroussées de leur voile virginal cet inqualifiable papier de cigarette qu’elles confisquent entre leurs cuisses infra minces frontières d’un inframonde dont les frondeuses sont les gardiennes, les guides dévoyées dévoreuses des mythes pour nous en chier des légendes lascives ; la tête de la gorgone à 14 ans coupée et plantée au haut de ma broche, celle de la méduse datée au C14 même si elle ne laisse pas de pierre elle ne laisse pas de doutes ; ambition démesurée de se faire déniaiser par des punaises de lit à l’accents newyorkais ; ablution et syndrome du pur produit chiné entre le choix et sa propre destiné se laisser emporter par le fil à la patte

 

# névrose ordinaire des ordonnanceurs

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Publié le 6 Avril 2012

C’est pour ta gueule, honteuse hantise du moment T, instant t’historique comme le tyrannosaure Rex, comme le chien de la garde, les chienne de la garde bourgeoise, celle qui rampe mais ne rompt pas, ni avec le système, ni avec les couilles ; la rouille dans la ruelle, la houle dans la bas fond des HLM, le vent tourne dans les caves sombres et même dans celles éclairées, un éclaire de foudre qui frappe comme la lumière frappe la pièce par vagues successives quand le néon crépite ses premiers instant entre ondulatoire maladroite et lumière disgracieuse aussi crue qu’elle est grossière comme rudimentaire comme si mettre le jour sous le voile ovipare des caves des cloaque ne méritait pas le raffinement d’un rayon de soleil, nucléaire et atomique qui aura traverser de l’espace et du temps avant de nous frapper ; la lumière népotique ne peut qu’éclairer les siens, le glauque par le glauque, le feu par feu, le leurre par le faux ; interaction de l’invisible ou du non visible parce que ce que l’on ne voit pas ne relève pas nécessairement de l’invisible ; l’invisible est une excuse, un prétexte, une hypocrisie formelle du regard alors que le non visible est une réalité plutôt abrupte pour le regard qui se dérobe ; on détourner le regard d’une gamine sulfureuse qui n’est pas invisible, juste non visible, on ferme les yeux sur tout même sur mes défauts d’écriture

 

# quatre mots de fin

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 4 Avril 2012

Sceaux fraise, si fraiche, pine hochet , pine ailleurs, la bouche au cul des poules, le cœur en braise, en goguette, en siroco, cœur incendie et parcourt incendiaire, un pour cent des hommes sans cœur mettent à feu et à sang les poupées fragiles, petites putes de porcelaines, gente féminine et porcine pour qui il n’y a jamais de crime à fourrer son groin dans la fange, à la frange marginal des hommes ; je suis un feu marginal, moins farouche que fougueux, ni gueux ni bourgeois, juste un signe ou si peu de plus, si peu de moins, juste en dessous, au dessus, visage simiesque pour miner tes cordes de la discordes, culotte de dentelle oubliée dans la rue et souillée par la rue, oubliée sous la pluie et souillée par la pluie, perdue sur la route écraser par les roues de néoprène ; petite parenthèse factice, flirter avec le fond, jongler avec le feu, et frôle la zone de contrôle, la zone de confort, les classes moyennes sont le cancer de toute une vie, de toute une société, le poser dans le confort, le conformisme ; pouvoir aux menteurs, aux libertins, aux libertaire, aux rousse plus qu’aux blondes et aux blondes si les rousses doivent être fausse ; le pouvoir et deux mains en croix, deux points d’une croix et jamais rien de final, ni défini ni de fini

 

#pour quelques mots de slam

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 4 Avril 2012

Aux adieux à la pluie et aux pavés ici, foulés aux pieds par des ingrats, une bande d’inculte, la débandade des cons, des rues aux ruelles on chasse aux filets, à la poudre et à la bible, chasse aux sorcières, aux femmes à barbes, aux femmes à armes et à tout ce qui jette sur le monde le voile relevant du mensonge parce qu’à par les homosexuels et les marines – et la marine – il n’y a que de que les menteurs qui peuvent dresser le voile comme on lève un étendard ou un doigt tendu bien haut pour faire stopper le monde ; retour dans les cordes et ce n’est pas du violon, même pas celui d’Ingres peut être la violence aigre, la violence des dingues qui portent des Ray-ban pour dérouler le hauban et pour haubaner leur pucelle à leur mât, la marine adore arborer des jeunes vierges et belles blondes adolescente en guise de proue ; mieux vaut pour elles de finir clouer au bateau qu’au poteau des lapidations ; fendre la mer, pourfendre son père et fuir par les océans aux rencontres amères les fixettes incestueuses et les farouches fausses couches de fond de teint, de far à paupières, de mascara et aux fausses communes

 

# au ronde des plaisir

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Publié le 3 Avril 2012

nuageux, piteuse petite fille des rues, tirant sur sa robe, soulignant l’innocence et le nature d’elle ; silhouette maline que tirebouchonne sa robe, instant aux aguets de la fillette apprêtée tirant à quatre mains ça robe dont toutes les épingles du monde modique de la mode ne pourront jamais faire renaitre de ces cendres parce les cendrillons en réalité ne dorment que dans les relents pédagogiques des contes de fées et dans l’illusion frelatée d’une chanson à peine bonne à faire sonnerie de mobile ; dans les rues les fillettes ne sont que des fillettes ni putes ni soumises, mais insoumises à l’ascension sociale des cendrillons à moins que de ne vendre un peu de pudeur et d’innocence aux fruits d’un espoir et de prendre pour leur pomme les frais de plaire aux passeurs de portiques de détections, ces hommes bien sous tout rapports qui voyagent en classe éco et font leur courses chez Lidl pour les mêmes raisons ; nuageux la pluie finie toujours par battre le pavé lessivant les esprits plus que les robes de toutes aspirations métaphysique ; seules les robes, surtout si elles sont trouées peuvent conserver dans le repli d’un ourlet l’écheveau d’un rêve d’enfant, d’encore, d’ailleurs, d’un aller retour made in china qui sent l’occident et la crasse et la morve des enfants qui savent parler mal aux grands et grandir en faisant semblant de ne rien voir d’autre que la ronde des on-dit et de ce qu’on leur en dit

 

# gravure de mode # sels d’argents # fille des rues

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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