Publié le 7 Novembre 2016

Toujours – hier la même excitation de liberté

Parce que ne pas l’être

Et voler aux autres ; de l’inspiration. Et voler encore des flammes aux feux et des idées aux autres. Tirer les mèches des cheveux et muses dans l’espoir qu’en arrachant la mèche de son crâne gracile quelques neurones viennent.

Pauvre con et vieux fou, l’inspiration ne dort pas dans les neurones. Mais non.

L’inspiration  c’est seulement le vole, le pillage, le petit peuple qui chantent et les grands noms qui retirent des braises du feux comme des lauriers aux dieux.

Un monde unique, un unique monde, gigantesque vasque unique où tout baigne, où tout est et toi tu pioches, tu empruntes, tu pilles, tu divises, tu classes, tu ranges, tu engranges, tu vidanges, tu expurges, tu voles, tu chapardes, tu ne laisses rien que des forces vives à essayer d’inventer l’eau vive comme si tu étais une source. Fichtre non, tu n’es même pas un ruisseau ou une rivière, tu es de pierre ou de métal, un gros tuyau de pierre ou de métal, tu n’es qu’un canal, un caniveau, une canalisation, cuivre rouillé comme un tas d’oxyde triste. Tu es juste ça. Tu es juste là pantin mécanique de vannes et de robinets, articulations anxieuses qui grincent et qui branlent lorsque tu ton ventre voudrait enfanter ta tête pour qu’elle enfante une fente sur son sommet crânien et y faire passer le monde.

Médiocre liberté.

Espèce en danger, je rigole, je gigote d’un don de pillage qui par leurs deux essences s’opposent, le don et le pillage, on ne peut pas piller ce que l’autre offre de lui ; et pourtant je creuse, j’écarte les feuilles molles avant qu’elles ne meurent me délivrant la vérité nue, glacée, gourgandine des dieux morts qui ne protègent plus de la pluie.

J’accumule dans ma grotte le magot des délaissés. Pilleur sans vergogne ce n’est pas une malédiction c’est un don du ciel, de mon ciel borgne.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #divagations

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Publié le 6 Novembre 2016

Pour une architecture du hasard ils étaient cent, peut-être cinquante voir un peu plus à me visiter. La vierge après moi c’était de la pisse de chat qui coule dans les latrines d’un château fort. Et pourquoi bon ? Pas pour moi sûr, pas sûr que ce ne soit pour moi, mais l’autre, elle, lui, le chanteur, la poupée de chiffon ou l’autre mièvre ; j’aurai aimé que mièvre soit l’anagramme de vierge, mais je suis déjà trop mauvais en orthographe pour écrire les mots dans le bon sens, alors réarranger les lettres je laisse cela aux super héros. Je ne m’aventure qu’à réarranger le sens et même pas le commun, je mesure trop étroit d’épaule pour ça, moi je réarrange seulement l’interstice, l’entre deux, l’espace en creux entre deux signes ; si j’étais magicien je détiendrai le sortilège de modifier les vides entre les atomes pendant que d’autres magiciens, cape et assistante sexy eux s’occuperaient des atomes eux-mêmes et de la matière, brute de réalité. Ils étaient si nombreux hier que je n’ai rien vu venir, pas plus que je ne les ai vus repartir d’ailleurs, j’en reste le même sans bouleverser les habitudes, juste un œil qui pousse dans le derrière de l’épaule pour regarder dans le dos le crépuscule que laissent ceux qui ne sont plus là, jusqu’à ce que le ressac les ramènent tous ici et puis le sable et puis l’écume et les notes éraillées et les bouteilles de mer, la pollution et quelques sirènes étrillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 5 Novembre 2016

L’infini grand merdier est un espace de liberté.

Chacune de mes phrases est un  échec ; je massacre la liberté à coup de poncifs biens  éduqués.

Rendre grâce aux libertés qui s’offrent à moi c’est quoi ? Ne pas écrire pour ne rien gâcher ? Ou accepter de tout gâcher en écrivant forcément mal, forcément faux.

Erreur de parallaxe.

L’impossible château.

Des milliers pour le même et l’impossible soi-même.

Il se vautre et j’aboie. Abêtissante demeure où demeure prisonnière mon âme, conscience et crâne et la boîte adorée.

Toujours restera à l’abandon la possibilité de coller doigts de poésie et le canon chargé sur la tête béate.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie

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Publié le 4 Novembre 2016

Rien ne change toujours, et toujours les mêmes cordes, sensibles et épiques comme l'air de rien, la poésie qu'est écrite, réécrite, rejouée, elle nous rejoint sans avoir besoin de briller comme l'original astre du ciel ; l'univers ne compte pas ses étoiles, celles qui sont brillantes et celles qui le sont moins, mais toutes valent l'autre, il me revient à l'oreille l'impression déjà vue, déjà dite, comme il me revient au cœur l'éternel émotion qui rouvre en mille mon cœur de midinette qui n'en demande pas plus et si mon cœur n'a pas les exigences de la raison c'est toujours lui qui l'emporte sur le reste des raisonnements critiques, optiques et objectifs, la seule chose qui compte c'est l'émotion photographiée sur l'instant entre l'oreille droite et l'oreille gauche de mon astre visage, mettez ce que vous voulez entre les deux bornes de mon horizon qui me dépasse moi je vibre en être sensiblement humain, parfois, l'homme en moi n'est pas tout à fait mort même si je lui creuse le plus ostentatoire des monuments.
 
Merci

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 4 Novembre 2016

Le corps donnait dans la silhouette humanoïde, disgracieux et dégingandé. Le lieu du crâne n’était pas une tête, mais plutôt une lampe, un globe lumineux, un orbe biologique qui irradiait d’une lueur blanchâtre. Pareille à une poupée désarticulée la silhouette titubait, des bras ballants se balançant dans la continuité de ses épaules tournées vers le sol. Mais c’était tout qui rappelait ce pantin organique et mécanique vers le sol de la salle. C’était les effets de la gravité alpha. Le câblage chaotique qui traversé le trou dans le sol positionné en guise de sas ou de porte, faisait penser à un intérieur de femme, un utérus mécanique, un vagin métallique irrigué par les tubes non catholiques qui transporter fluides, lumières et énergies comme un cordon ombilicale. Sauf que la poupée cahotante et ondulante errait sans retenu à la matrice originelle ; elle n’avait avec qu’elle qu’une ressemblance de nature. Lorsque le globe organique brille, ne brille pas, brille, irradie et vacille on a la sensation que l’on peut voir l’intérieur de la chose et si les choses possédaient une beauté intérieure cette créature la révèlerai sans pudeur. Aurait-elle alors aussi une conscience ? Une pudeur ? Une existence et un sens à sa vie ? Elle ne recevrait qu’un coup de fusil en guise de réponse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 3 Novembre 2016

Je chronique souvent des livres un peu anciens que je chine pour ce projet de quelques mois qui vise à chiner sa bibliothèque en dépensant peu d’argent. Je suis allé vers mes désirs de poésie et de science-fiction, quelques livres datés d’images de sports pour mon archéologie sportive personnelle et puis il y a le reste. Et si la saison de vide-grenier commence à être morne j’ai chiné suffisamment d’ouvrages pas encore chroniqués pour prétendre avoir de la matière pour l’hiver.

Je vais essayer ici de parler de quelques livres plus récents ? plus modernes ? Non, ce sont des termes déjà caducs. Peut-être des livres plus contemporains, ça me semble plus juste comme adjectif. Sourire paradoxal je commence avec un livre de 1996, littérature pour adolescent, ça tombe bien je l’étais encore à cette lointaine époque. Il est question de No Pasaran, le jeu un livre de Christian Lehman. Je ne sais rien de ce livre, j’ai vu sa couverture avec un visage de personnage digital, ça sonnait jeux vidéo, le titre sonnait jeux vidéo, et la quatrième de couverture ne dérogeait pas à l’impression :

Thierry et Eric n’avait jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas,une décoration métallique parmi beaucoup d’autre. Jusqu’au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l’index vers l’insigne. C’était un vieil homme. Il s’était mis à crier, livide,. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d’y jouer.
Il n’y avait rien sur la boîte. A l’intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, e qu’ils voyaient sur l’écran de l’ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu’ils auraient osé imaginer.
« Choissez votre mode de jeu », dit la voix.
Mais il ne s’agissait pas vraiment d’un jeu. Il s’agissait plutôt d’un passeport pour l’enfer …

Je ne sais pas si ça va vous surprendre mais je me suis régulièrement penché sur la question du jeu vidéo et de la littérature, et plus d’une fois j’ai fait travailler mon cerveau en essayant de pondre une idée, un synopsis qui me permettrai d’écrire sur le jeu vidéo sans trahir le jeu vide ni tomber dans le baroque comme les films cultes que sont Tron ou Existenz. Même si je n’ai encore rien trouvé de valable ma curiosité sur la question est toujours vive et c’est pour elle que j’ai acheté ce livre. Je veux voir comment d’autres avant moi et dans une autre époque que la mienne ont retranscrit le jeu vidéo et même si j’ai peur de ce que je pourrais lire je vais lire ce livre avec ce qu’il y a de malsain dans la curiosité. (50 centimes)

Le second livre dont je vais parler a été écrit en 1953, effectivement paie ta modernité. Oui mais c’est un livre de William S. Burroughs. Je voudrais ne pas avoir à le présenter, parce qu’il devrait être une figure emblématique de notre culture contemporaine, auteur entre autre chose de la claque hallucinée qu’est Le Festin Nu, il a été une figure de la Beat Generation avec des auteurs comme Kerouac et Ginsberg et l’inventeur ou l’expérimentateur remarquable de la pratique du Cut Up. Et qu’importe l’âge de ses œuvres, leur puissance créative continue de traverser le monde littéraire. Le livre que j’ai trouvé pour chiner ma bibliothèque est le premier qu’il a publié. Il s’agit de Junky, un ouvrage qui suit de manière quasi documentaire la vie d’un drogué dans les années 50 aux États-Unis. Je suis vraiment très satisfait de faire entrer William S. Burroughs dans ma bibliothèque chinée, je le vois comme une figure forte qui devrait encore alimenter quelques esprits en quête d’ouverture critique. (1 euro)

J’ai lu Michel Houellebecq assez tôt et je le reconnais, j’ai aimé ses livres. Enfin j’ai aimé découvrir Michel Houellebecq au travers de ces premiers ouvrages. Puis, petit à petit je suis devenu grand, peut-être lucide, peut-être plus cynique que l’auteur lui-même ou tout simplement peut-être que mon goût s’est affiné à mesure que son œuvre régressait au lieu de transgressait. En 2010 je faisais déjà les vide-grenier, mais je n’y allais pas pour chiner, je m’y rendais pour vendre, faire le vide et un peu d’argent. Et je me souviens très bien qu’un jour de Novembre j’avais prévu d’aller les puces et je sélectionnais chez moi les objets, livres, films, et toutes les choses dont je voulais me séparer. Parmi les livres j’avais mis La possibilité d’une île le dernier Houellebecq que j’avais essayé de lire et qui m’était tombé des mains quelques fois avant que j’en vienne à bout. Je me souviens, j’allais et venais de la maison au garage en écoutant la radio et en vidant étagères et tiroirs. C’est là que j’entends, dans la radio, que le prix Goncourt avait été attribué à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire. Je n’ai jamais accordé grande importance aux prix littéraires, pourtant en apprenant la nouvelle je suis allé rechercher La possibilité d’une île et je l’ai retiré des choses à vendre, simplement parce que l’auteur venait de gagner un prix. C’était plus un geste d’ironique symbolique qu’autre chose parce que ni l’auteur ni personne n’assistait à mon manège. Si je vous raconte tout cela c’est que je n’ai jamais acheté ni lu La carte et le territoire parce que même si je m’étais résolut à ne pas me débarrasser de l’île je n’estimais son auteur. Jusqu’à ce qu’un matin de septembre je trouve sous l’état d’un stand un carton avec quelques livres dont La carte et le territoire. J’ai hésité puis j’ai demandé son prix, c’est l’édition Flammarion de 2010 à qui il ne manque que son bandeau Prix Goncourt, et comme la somme était modeste j’ai craqué et je l’ai acheté. Il me reste à le lire, le maudire encore ou l’acclamer de nouveau. Un avenir me le dira. Avec ce livre c’est il me semble le second Prix Goncourt que je trouve pour chiner ma bibliothèque. (1euro)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)
Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

Trois livres datés mais modernes dans l'esprit, en tout cas pour deux, ou pour un ou pour moi, mais qu'importe, vous avez quoi à dire ? (89,5 euros)

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Publié le 2 Novembre 2016

Une à une tes pages coulent des jours heureux sous les miennes

Jeune plat de haricots, encore verts, encore tendre, tu craques

Tu sais la valeur des ouragans et les chants d’amour des hyènes

Et des feuilles mortes des personnages tu présages toujours la claque

Et alors ? Tu lambines ? Tu refuses un retour en arrière ?

Que veux tu que j’y vois, la croyance d’un volier et la beauté granuleuse d’un angle de bouche ?

Tout ce qui est bon pour toi c’est d’apercevoir le creux du présent, du futur et de l’hier

Rivière saumoneuse qui remonte le long de ta cuisse et te pénètre couche par couche

Stratigraphie des pères dans une géologie de l’avenir

Et la rivière encore ruisselle en ton amont, traverse ton cœur comme une carte routière

Et moi le chaland des ordres ordinaire je te regarde ivre comme doit être un navire

Chamboulée tu miaules, tu chavires, tu trébuches et jures alors comme une chartière

Les arbres ne chantent pas, mais je fais semblant de les entendre

La nuit rêve pour toi, sous la frondaison je suis roulé comme un renard

L’hiver me couvre, le fer en croisière sur l’horizon qui brille comme du verre tendre

Oublions nous jusqu’au printemps pour revenir vivre comme un art

Avec le dard des abeilles et le ventre vide des carnivores

Bourgeons de miel et les ruisseaux qui dévalent enfin tes parois

Demain entre mes doigts tes cheveux seront d’or

Et moi, oui moi, je serai un Roi.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 1 Novembre 2016

Je est allé et je est revenu ; les poches vides sauf de ses vents, de ses pets et de tout l’air de rien.

Je nage dans un trou d’eau bleue une petite brasse.

Liminaire je est resté d’un aller retour sur la rive. Et moi ? Je l’ai suivi.

Évidemment, cette éminence en références grises à fait descendre quelques organes, le ciel à tonné et d’un rideau d’eau de fer l’herbe fut mouillée.

Préliminaires incestueuses, à l’épaule d’une sœur où à l’aine de l’autre, il y a une sœur assise sur le coussin fragile de plumes imberbes et de coton culotté.

Des paroles échangées sur des nombres retournés, nous ne parlions de rien et elle, elle riait de tout, elle détournait la tête et levait ses bras sous le luminaire.

Elle regardait sa sœur, moitié d’elle utérine, et la lumière artificielle coulait comme la pluie, ça révélait des auréoles de cœur sous sa poitrine battante.

Je est allé et quand il est revenu, elles s’étaient enfermées à bras rabattus sur le pari gâché d’une seconde intimité.

C’est la charge héroïque contre le temps perdu, je croyait que c’était encore possible, impassible elle lui offre un dernier espoir.

Sous la jupe de dieu, la candeur en cascade révoque la pudeur.

Je spectateur marie les fils alloués d’un tragédien aux aiguilles d’Épicure.

Dévoilement, une image, une vérité, une pudeur qui s'envole et qui se donne à voir en mots crus et sincères.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 31 Octobre 2016

Il faut un monstre à toutes choses et à tout monde. Il faut des mondes où pulluler entre l’exil et le retour, la magie noire et les nuits de banlieue. Et le jour où le monde, éternel et immuable tombe et retombe dans le cycle lisse du chaos d’un éternel retour, lorsque les coutures du monde creusent des crevasses et dresse des monts sans nom à la surface du réel alors il faut des héros. Le retour d’un héros, renaissance vagabonde en quête de monde à sauver, rétrécir les légendes pour mieux combler les océans de temps aux rivages farouches.

Conan, le Vagabond de Robert E. Howard, L’invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares et Légendes du mythe de Cthulhu d’un homme que l’on nome Lovecraft ainsi viennent trois fois un pilier ou trois têtes de pont d’un même univers fantasmatique ou la science n’est que fiction et les actions de l’héroïsme aux fantaisies d’un éternel retour. Et s’il y a un point commun c’est que tout cela se joue sur de l’encre et du papier, coupé, calé, couplé en livre, ouvrages singuliers qui s’ouvrent comme des portes et se transportent comme des objets. Des trois deux sont des figures ayant réussies le pari d’incarner un genre. Le troisième est venu à moi sous une sobre couverture annonçant détenir les chefs-d’œuvre de la Science-Fiction. Bonjour monsieur, vous venez de la part de Borges ? Alors entrez ! Dépense ? 2 euros ? Destination ? La bibliothèque chinée et mes lectures d’hiver. J’espère qu’il ne sera pas long à faire pleurer le froid sur la nuit, j’ai envie d’y lire.

Et pourquoi ce n’est pas fini ?

Parce que Les Fleurs du Mal et autres poèmes d’un monsieur Baudelaire. Si mes comptes sont justes ça doit être la sixième édition différente avec la couverture cernée par le filigrane de Flammarion des années 60. Pour lui 1 euro, ce qui est cher pour un ouvrage que l’on a déjà en six ou sept exemplaire mais que dire, quand on aime on ne compte pas ; pourtant j’aime et le compte, je décompte.

Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je déteste les gens qui écrivent qu’ils ne savent pas, comme ceux qui disent qu’ils n’ont pas les mots pour dire. Mais quoi qu’il en soit j’ai éprouvé un profond plaisir en chinant ces ouvrages ce week-end. Comme une évidence. Une pulsion qui s’ouvrait comme une envie de lecture. Et l’impression indistincte et surannée que l’on connaît quand on retrouve une vieille amie.

Pas de la nostalgie, juste une forme de plaisir avec notre main dans sa culotte pour lui tourner les pages et clouer le bec aux moineaux et aux mauvaises augures. Il n’y a pas d’anges, ni de démons, c’est la fête des morts et je suis vivant. Ce n’est pas mon jour alors. Et durant cet interstice j’explore une forme hybride de rédaction pour vous parler des livres chinés en vide-grenier ce week-end.

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine
87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

87 euros dépensés depuis le début. Richesse de la pauvreté et plaisir de la chine

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Publié le 30 Octobre 2016

Ok, je vais devoir admettre que je commence à fatiguer un peu ; nuits courtes, réveils matinaux et l’esprit qui jamais ne se repose. Physiquement je n’ai pas l’impression de ressentir la fatigue et je n’éprouve pas l’appel du sommeil, mais j'ai des flashs qui s'agitent devant mes yeux et le regard qui fige dans le vague ; ça devrait me mettre la puce à l'oreille et envisager une sieste

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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