Publié le 9 Avril 2015

Mais allez dire cela aux cyborgs ; ils vont rire et ils finiront peut-être ensuite par vous botter le cul ou vous frapper violement votre petite tête transhumanisée avec un œil à plusieurs milliers de crédits et une peau si soyeuse qu’il sera sûr qu’elle vous à couter à elle seule plus cher que ce qu’il gagne en une année. Les cyborgs sont des hommes, comme vous, comme eux, comme personne, comme une personne ; il y a toujours au départ du cyborg un homme, mais ce qui fait le cyborg ce n’est pas le départ, c’est le point d’arrivée de ce qu’il devient, deviendra ; car après l’homme l’être cyborg donne la libre mesure à l’expression de la technologie, d’une technologie visible, voyante, ostentatoire. Ils sont la technologie qu’ils portent, qu’ils arborent et qui les conduit à devenir autre ; plus humain, moins humain, plus ou moins loin de leurs images d’origines ils deviennent un chaînons manquant entre la machine et l’humain ; bonjour, ça va, je suis ton autre, cet autre toi ; je suis une alternative, une avancée sur la route que tu refuses de prendre et même de voir. Je suis la liberté, je suis cette liberté que tu revendiques comme une bride sauf que moi je suis LA liberté comme seul l’homme peut la concevoir ; dans l’inutile et la vanité de sa limite existentiel.

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Publié le 8 Avril 2015

De la ville à l’écran, et du jeu au joueur, de l’intérieur vers les extérieurs toujours la ville qui ne se dévoile qu’en lumière de nuit, vibrations technoïdes qui impactent la rétine d’un homme transhumain dont le non-conscient est baigné comme pour nous des codes d’une forme de futur ; en terre ferme de béton et d’asphalte il n’y a pas de place aux à-peu-près de la nature, c’est une grille de chaos étendue sur le monde ; ascensions horizontales et dimensions verticales la ville est un organe vivant, une vibration essentielle qui recherche son sens comme la cigogne recherche sa direction ; elle s’étend, se répand et se renouvelle. L’être humain n’est qu’une donnée démographique, quelques chiffres de plus qu’il faut choyer, gonfler ou retrancher pour toujours toucher au point d’équilibre ; croissance urbaine comme un ogre du futur, concepteur d’orbes gigantesques, des dômes sous lesquels les chiffres de l’humanité prospèrent jusqu’à ce qu’un jour, oui, jusqu’à ce qu’un jour une donnée change, une variable, une variation, un sauf conduit à l’implacable. Mais jamais l’odeur de la nuit, mouillée par la pluie, embellie des lumières éclectiques des fées électriques n’aura eu plus bel éclat de vie. La citée se répand en motif redondant, comme la plume du poète qui se perd en redondance adolescente, comme la plume du poète qui s’affine en ressassant ses mèmes dans les labyrinthes tortueux de ses brouillons. Des brouillons qui grouillent d’idées mortes nées comme les égouts d’une ville folle d’elle-même, narcissique toutes les nuits jusqu’au sommet de ses plus hautes tours.  

 

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Publié le 7 Avril 2015

43 minutes de ville, de ville nocturne, une ville noctambule qui ne dort jamais ; en tout cas jamais la nuit, c’est le temps d’une ville qui dort le jour, qui croule, s’écroule sous les pas des vivants, c’est une cité éteinte de pied en cap qui disparait sous l’acier terni au soleil et le verre ruisselant de soleil. C’est un temps de mort jusqu’à ce que le soleil tombe et que se lève la nuit ; lumineuse et brillante, une nuit d’apparat pour une ville vivante ; la vibration d’un cycle régulier d’asphalte et de mort ; la crudité des néons blancs contre l’exotisme des couleurs vives ; dans le cœur artificiel d’un parking souterrain c’est le terrain de jeux nocturnes pour jeunes noctambules, les chats gris et les loups et les chiens et tous ceux qui se glissent entre eux et parcourent les trottoirs, les territoires urbains qui tous, s’habillent d’un or éphémère comme la jeune femme en t-shirt rouge qui s’apprête pour aller danser toute la nuit et qui ne prendra le risque de se montrer à nue et de décevoir rien qu’au petit matin à la pâleur blême de l’aube naissante. La ville sous la lumière, sous une pluie de lumière médiocre comme un divin écrin ; un étape que l’on marque à un feu rouge avant de passer à lasuite.

43 minutes avant la ville

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #ville, #Pictogranimation

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Publié le 6 Avril 2015

Le soleil descend et il fait grandir les ombres, les arbres et le temps qui s’apprête à devenir vieux et ridé. Une silhouette effacée passe de cadre en cadre dans le flot d’une pellicule argentique ; et enfin une main surgit d’hors la terre et de la tourbe encore fumante. Paysage soyeux sous une pluie de cendre, des jeux de dupes de la publicité et la lenteur qui coule des doigts. De la violence un verre à la main et le jeu pervers après nos verres vides. Une ligne de poudre pour une ligne d’encre et les pages au chaud sous mon aile de démon apte à démonter les quatre roues des taxis jaunes. On n’a pas qu’un souvenir à verser à notre pot commun ; c’est couru d’avance et reconnu par l’arrière, la lignée, le pédigrée et ton lignage. Je t’aboie à la laisse l’unique cri d’un amour qui siffle entre les dents comme le vent siffle dans les branches folles. J’aurai le temps d’être debout au terminus, grand ou petit, je serai là la tête digne par-dessus mon dos courbé, le talent sur les épaules et des palpitations. Sans rire, sans rouler, sans radeau, sous le tableau des destins doux dingues.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 5 Avril 2015

Trois petits tours et puis après

On va bien voir où cela nous mène

Trois petits tours c’est toujours mieux que trois petits points suspendus

Mieux que trois fois un tour de langue ; mieux que trois fois le même tour de magie qui risque de s’éventer

Trois fois rien pour dans trois jours ; je cible ma tranquillité d’esprit

Pas de prestige ni de tour de piste, même pour l’honneur

Juste trois fois, trois textes, trois jours dans le même temps ; c’est un valse bancale

Et les petits mots sans relecture, sans écouter les trois sous qui très sonnent dans la phrase

Trois petits trous et puis c’est mort ; c’est dans la tombe et dans la terre

Et dès le lendemain on aura oublié pour pouvoir recommencer

Ce sont toujours des tours qui évadent, qui libèrent, comme les choses que l’on a mises au fond du dit trou

Une marque d’affection ou l’étiquette d’une relation ; d’une relation sans étiquette

Comme la petite écume des vagues, trois fois écrasées sur la berge, le rivage et le sable

Comme les petits verres qui noient l’oubli et la conscience dans le même bateau ivre

Comme le futur que l’on saisit sans savoir si on est devin pour démiurge ; lire l’avenir ou le construire c’est la petite duperie de l’esprit

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Publié dans #poésie

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Publié le 4 Avril 2015

Les plus grands changements que j’impose à mon blog et par effets ricochets, que j’impose à ma prose sont les moins visibles, les plus insignifiants. J’y vois là la haute place des névroses qui contraignent toujours la plume, la mienne c’est un fait et je suppose, un peu pour me rassurer, la plume des autres. C’est là un exercice pour s’extraire et s’obliger ; un bout d’article par jour, un bout de texte, une ébauche, un poème, un recyclage, qu’importe, une tempête d’idée ou un désert aride c’est la même chose. C’est souvent la même difficulté de penser le morceau. C’est un morceau que je pense ou que je panse avec difficulté ; certainement parce qu’il lui manque une cohérence d’ensemble. Mais je ne peux pas supposer un ensemble cohérent long de plusieurs années. Alors je me raccroche aux névroses, à des lubies formelle, factuelle, des façons de façonner ma pensée qui sont autant de façons de la freiner, la refreiner, l’enfermer. Dans le fond l’improvisation totale, l’écriture ex nihilo est un défi perdu d’avance. Je pourrais tout arrêter. Mais non. Je peux aussi tout continuer et continuer de creuser. Je pourrais comme ici, remplacer la forme par le fond et parler de moi. On ne finit jamais de parler de soi. Mais cela me renverrai bien vite à la vacuité de ma vie ; j’écris pour combler cette vacuité mais si j’écris sur cette vacuité est-ce que je ne prends pas le risque d’y plonger au lieu de m’en extraire ?

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Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 3 Avril 2015

Au final je délaisse tout, il ne reste que l’écrit

Je me déleste des cris et de l’inessentiel barbarie

Je ne bande plus que les mots, la langue étrange de l’entre soi

Jouet girond qui passe de mains en bouches et dont je dois détourner la loi

D’une grande évidence mon œuvre chienne et louve s’écrit par le retrait

Le tri, l’épure, la réduction à l’essence même d’une esquisse et quelques traits

Je suis un poète les bras en croix sur le charnier de mes langues mortes

Pesant chaque victoire sur le recul de mes barrières et d’autres notes

J’écris mon génocide comme avant moi des symphonies

Sans geindre ni accabler je me rends fier et libéré des proses mortes et puis honnies

En baronnie des interlopes j’ai pour muses quelques charognards

A qui je laisse chaparder les lambeaux noircis de feuilles de cauchemars

J’enfouie ma main de plumes et d’os dans le tronc noir des terres arides

J’ai mon fétiche au poignet qui s’enroule comme une odeur fétide

Le facteur temps est décédé, la floraison et décidée

Le maître en bois et l’homme de paille, la dame de fer martèlent des idées

Je suis le baron fou enfin repu qui danse une valse démodée

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Publié le 2 Avril 2015

Ne pas donner les clefs ; celles de leurs vies, celles de la ville et le monde bien sûr. De la chaleur sous les doigts, courir hors de la ville vers un endroit hostile, de deux maux prendre le moindre, le moins pire, ou le pire, à moins que le pire soit de ne pas pouvoir échapper, ne pas parvenir à en réchapper. Il n’y a personne au-dessus des règles parce que les règles sont trop obscures, indistinctes et abstraites ; mécaniques écrasantes qui ne sait pas où elle va, elle se développe en interne, ou en aveugle, ou selon une logique invisible qui échappe à la conscience limité des vivants, habitant, naturel ou augmenté parce que l’augmentation pousse l'individu à devenir toujours plus lui-même, toujours plus humain, même humain plus plus plus n’en reste pas moins humain, les deux pieds dans sa terre boueuse comme une naissance difficile ; la ville est née du ciel, comme une éjaculation stellaire tombée dans la boue d’où sont sortis les murs, les rues, les immeubles et l’acier et aujourd’hui encore le monde creuse la terre pour en extraire l’acier, le verre, les immeubles et les rues et tous les murs qui enferment les âmes dans un ascenseur horizontal. Et que font les esprits cybernétiques ? Et que font les artistes ? Et l’art saura-t-il mettre les hommes sur la route d’en haut, d’en bas, sur une route qui libère l’homme de la voie de la ville ; urbain trop urbain et l’esprit d’un ordinateur dans une citadelle comme un refuge du temps, de l’espace, un repli de monde rempli de petits pixels. L’homme est une clef mais qui possède les clefs ? Et si les clefs couraient seules dans le monde échappant aux serrures sans savoir qu’elles sont les serrures, à moins que les clefs possèdent les serrures en elles et qu’il soit nécessaire à plonger la clef dans le ventre de la clef ; mais la clef a-t-elle un ventre ? Faudra-t-il revendre la clef ? Est-ce donc pour cela que le monde cherche à enfermer les hommes dans une case, une boite, bétonner les aléas pour occulter le trou de la serrure. Est-ce une ville ou bien un ventre ? Une ruelle ou bien un sexe ? Une fenêtre ou un anus ? Est-ce là les égouts inégaux d’une citée dépolie où bien l’intestin de la dite citée ? Je n’en sais encore rien. Et je suis l’être engagé dans la contrainte de cette ruelle. Où vont les rats que je poursuis ?

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Publié le 1 Avril 2015

Voler le pouvoir, voler l'écrit, les idées et une perspective et perception du monde. Transhuman space, les transhumains dans l’espace. Comme un arrière-goût de cyberpunk, petit punk cybernétique, pauvre câblé de la rue, la petite frappe attitré de la rue, le genre de mec qui peut vendre sa misère de chair et de métal contre à peu près tout ce qui lui permettrai de prendre l'ascenseur des possibles social. De chair et de chrome, avec des cycles à inscrire dans le temps pour faire grincer la narration, des fins de cycle comme points d'ancrage narratif. L'autre c'est eux, ils sont l'ombre récurrente du monde, le grain de sable, le graffiti sur le mur des buildings. Une friche comme une ville et une ville comme une friche, des tonnes de rumeurs et des faits, des rumeurs comme des coups de pinceaux pour une impression de ville, une ville impressionniste où chacun est peintre et écrivain, non éclairé mais créateur, tisseur urbain d'une urbanité grouillante ; la zone, les enclaves, les citadelles, les zones anarchistes, et puis la fange, la frange, la frange fangieuse ; une toile au fond esquissée à la suie et au mazout sur des couleurs de briques. Réseaux des contres cultures, caste sociale de réfrigérateur, étiquettes et coiffures et tout le sens esthétique sur lequel repose une culture apatride ; sans pays ni frontières le peuple se cherche des valeurs refuges et il fait donner la valse des contres cultures, idéologique, esthétique qui conduisent au transgenre créatif. De la mode aux gangs, des artistes et des libres penseurs et toujours les hommes d'armes, armes de rues, les armées de la matrice, la reine des internets est une reine de sabbat, une sorcière cruelle et invisible autonome ; et puis il y a l'oracle qui compresse et condense et archive les foules des êtres humains désirant s'abstenir d'habiter le monde, tempête cérébrale dans un ordinateur.

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Publié le 31 Mars 2015

Des états d’architectes, des états d’armes, des âmes d’armes, des âmes architectes, âmes faunes, âmes flores, des âmes paysagères, âmes de concepts ; ce sont des verrous, des clefs, des navires qui ressemblent aux flots, âmes d’objet ; des clefs pour des serrures indistinctes, juste l’idée d’une serrure ou d’une porte entre ça et l’autre chose, du dedans et du dehors jusqu’au jour où l’individu devient en mesure d’entrouvrir la porte, de faire advenir le dedans dans le vide extérieur en en devant le maître, un dieu du dedans qui peut devenir dieu du dehors dans sa zone de confort jusqu’au jour où l’objet-fragment-vecteur vient à être brisé ou volé par celui qui tuera le faux dieu pour devenir à son tour un faux dieu à la place de l’ancien faux dieu, du faux par du faux, comme le feu par le feu, le fake par le fake, la force du cœur par la force du cœur ; c’est le cœur, l’état d’âme, la nature d’âme qui est le canal qui forme, formalise, façonne l’énergie, le pouvoir, le potentiel, le concept contenu dans l’objet-fragment-vecteur de l’ancien monde ; sans que l’on soit sûr que les fragments de l’ancien monde sont des vestiges où des explosifs responsables de la fin du dit-monde devenu le non-monde, monde-non-dit ; la page blanche et grise, de pierre et de minéraux là où les créatures qui mangent la pierre évoluent et mènent la vie dure aux non-hommes qui sont apparus sur ces terres comme des esquisses mal dégrossies qui noircissent le paysage de leur présence mal habile jusqu’à l’avènement d’objets vecteurs de l’autre monde qui permet à des choses de s’incarner dans un temps éphémère.

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