Publié le 13 Décembre 2014

Il y a des soirs, comme des jours où l'on passe des heures à attendre un message, un signe, un signal. Nous sommes là, aux aguets, soumis à un espoir ; voir une lettre venir, des lettres formant des mots, des e-mails, SMS et toute cette cohorte des filaments tissés avec une personne. Cet état exalté en attendant les mots d'une personne certains l'appellent l'amour, mais ce sont des idiots. Parce que cet état d'exaltation dans ce moment d'attente n'est pas procuré par la présence à venir de l'autre mais c'est parce que l'on se projette dans l'état d'après, ce moment où l'on s'appliquera à répondre dans une verve et une prose palpitante emportée par l'emphase. Et l'impatience exaltée que l'on connaît avant c'est l'impatience de l'inspiration. Et moi, ici, depuis 1987 jours j'écris, depuis autant de jours j'attends l'inspiration, je l'espère, je la cherche, je la convoite. Alors je deviens cet homme qui envoi des email, 1987 correspondances plus ou moins et j'attends de mes muses en retour l'exaltation de mon inspiration.

Voir les commentaires

Publié dans #je est un blog

Repost 0

Publié le 12 Décembre 2014

- tout ce que je vois ici me rappelle à quel point je n'appartiens pas à ce monde.
- et moi ? Moi je n'appartiens pas à ton monde ?
- si mais justement, tu appartiens à mon monde, tu baises comme je te l'ai appris, tu m'embrasses comme j'aime, tu me connais assez pour ne pas faire d'accro à mon monde. Et là je voudrais me sentir appartenir au monde pour bander, pour me sentir vivant.
- et dans ma bouche tu ne te sens pas vivant que je suce ta queue ?
- si, mais seulement le temps d'une petite mort.

Ligne 1986 d'un dialogue imaginaire, on parle toujours à l'imaginaire quand on parle seul

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dialogue de sourd

Repost 0

Publié le 11 Décembre 2014

Parce que nous sommes des conformistes, des cons aussi, et des petits bourgeois pour qui la chose la plus essentielle c'est la continuité, la stabilité et éviter le changement et quand soudain une chose vient à disparaître on met en œuvre la mécanique du manque, non parce que la chose en elle-même nous provoque un vide ou un absence mais parce qu'elle nous met nez à nez avec le changement et que l'on a peur du changement, peur de devoir se réapprendre, réapprendre le monde et devoir s'éduquer à de nouvelles normes alors on cherche à perpétuer le consensus, on commence à regretter ce que l'on avait avant et on éructe que c'était forcément mieux, que la chose perdue manque à notre vie, à nos envies et on fait comme si on ne pouvait plus vivre sans elle mais c'est juste que l'on refuse de vivre dans un monde où la sécurité et le confort ne seraient pas des choses acquises et on fait mine d'ignorer le changement et l'évolution et le chaos et la mort. Le sentiment de manque n'est qu'une hypocrisie de nos personnalités, rien de plus, une rumeur pour masquer que les choses changent et qu'il faut s'y soumettre parce que cela nous dépasse. Et ce ne sont pas les choses en elles qui nous manquent mais le sentiment que l'on éprouvait quand les choses étaient là, une impression de stabilité, de sécurité et l’immortalité, en réalité juste le sentiment de l'immobilisme.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Réflexion

Repost 0

Publié le 10 Décembre 2014

Et cela commence comme ça, comme la pieuvre ou la fille qui passe sa tête sous la jupe de son amie féminine mais à l’expression de visage austère comme la rigueur d’une religieuse sèche et cireuse. Et si ça commence on peut supposer que cela continu, il ça continu comme au siècle d’avant, comme sur les photos surannées datant d’avant le siècle d’avant avec des visages qui sont devenus pour nous énigmatiques, non pas parce qu’ils expriment une émotion disparue mais justement parce que sur le visage de ces femmes d’un autre temps, ces femmes qui pourraient être les mères de nos grand-mères nous percevons une modernité flagrante et donc cela continu sur un trouble, un pont que le temps opère entre elles et nous et les petites filles de leurs filles. Heureusement qu’aucune de ses femmes mères, filles de mères filles de mères d’un autre temps, ne sont restées vierges, logique, et heureusement qu’elles ont appris l’irrévérence et l’insolence qui fait que les adolescentes insolentes et outrageuses deviennent des reines, parce que l’insolence habite en elle la graine qui fait naître les reines, comme les graines dans lesquels naissent les enfants. Et c’est comme cela que l’on peut finir, comme en 1984 à la fin des jeux olympiques de Los Angeles quand on rentre la flamme et que l’on dit au revoir à ce que l’on sait retrouver dans un temps sûr.

Ici ne repose aucun titre

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 9 Décembre 2014

Déchiqueté par la nuisance du temps ; la peluche qui perd de sa contenance parce que le temps lui a mordu en plein dans le ventre et a formé un trou, un creux vide par lequel l’enfant ivre - de rage - peut passer sa main et éprouver le plaisir salace d’avoir détruit son icone. C’est con d’être sadique comme ça, mais c’était con aussi de faire un enfant, de faire cet enfant-là. Bien sûr elle avait envie de lui, pas de son enfant qui n’était pas né, même pas une idée, mais envie de lui, ce mec, ce beau blond cendré avec des muscles à faire rougir les chairs intimes de toutes les femmes en âge de mouiller leurs dessous. C’était sûr, elle le voulait en elle et elle sur lui et qu’importe le latex des préservatifs et qu’importe le risque de vie et l’envie d’être ivre de son orgasme lui avait oublié que ses entrailles pouvaient s’attacher à une forme de vie qui ne soit pas présente pour la faire jouir mais pour lui faire enfler les coutures et la transformer en mère, maman, madame, trop vite elle avait donc eu à porter le costume trop lourd de génitrice mais elle était restée geignarde et refusait d’être celle qui aller élever le petit fruit de sa débauche. Et il avait grandi, pleurait 1983 décibels par nuit et il éventrait ses peluches comme plus tard il aurait pu couper les têtes de ses mères de substitutions payées pour deux heures dans une chambre d’hôtel.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 8 Décembre 2014

Je ne sais ni ne neige sur la montagne dressée lors de l’accrétion de 1982 ; chaos géo dermique sous les plaques tectoniques, il en va des femmes comme des systèmes géologiques, c’est sous la surface qu’elles sont agissantes, je suis la Terre, le sol instable et elles sont telluriques, volcaniques, femmes fontaines de lave et rugissante comme le grondement de la Terre, je grogne et elles agissent, actrices souterraines d’un théâtre faux, elles sont le semblant de raison qui reste à la terre pour ne pas dériver sans limites c’est-à-dire sans fin, sans finalité et sans cap, lit discret des rivières, libido déliée des idoles, indicible doigté digital et liquide distillé sur la serrure et d’ici le lis, dis, je en thème et en déclinaison, comme un sol mal penché par la terre mal baisée, et par là boue brune où se reflète une lune, l’unique astre démentiel qui remplit le haut du ciel de 1982 nuages soit autant d’innombrables particules de brumes humides, vaporeuse nuit câline qui progresse sur nos corps comme une couverture de laine tressée, mécanisée par des piles et qui réchauffe le corps d’un chaos tendre, attendrir la roche comme un rire qui éclate juste après une promesse et que c’est une promesse de luxure et un rire qui s’échappe d’une bouche féminine parce qu’elle sait qu’elle aimera donner à cette promesse son corps - constance morale et figure épique d’un nuit torride - qui n’en finira que par une aube blanche et sans point final

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 7 Décembre 2014

Il n’y a pas de sécession possible entre soi et une partie de soi, sans sombrer dans le bateau de la folie, alors année après année, anniversaire après soi, on est bien obligé de faire la paix et de serrer la main - virile mais pas trop - de cet énième itération de soi qui vient s’inviter à la fête de nous ; parce que jours après années on vient adjoindre à soi une version réactualisée, évoluée, révolutionnée ou réactionnaire de qui l’on est et si le jour de notre naissance nous pouvons être vu comme une sphère unique et lisse - et d’ailleurs un peu avant les neufs mois de notre naissance nous sommes l’unique sphère d’un ovule - avec le passage du temps la sphère lisse que nous avons été un instant, comme une utopie ancestrale dans notre lignée, acquière de faces, une après l’autre, des facettes, comme une prisme qui difracte la lumière sauf que la lumière c’est soi, c’est nous, une boule à facette bientôt foisonnante pour les êtres qui ne refusent pas d’assumer la loi du genre qui est d’évoluer et de devenir toujours un peu plus complexe, ni pire, ni meilleur, juste acquérir une facette de plus dans le canon scié de notre kaléidoscope à destinée qui fragmente qui nous sommes en 1981 itérations.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #retard, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 6 Décembre 2014

Y a-t-il plus beau qu’une traînée de poudre ?

La ligne de mon autofiction est explosive

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction

Repost 0

Publié le 6 Décembre 2014

Aujourd'hui est un jour comme les autres, je prends un an de plus et je n'aime pas cela, je n'aime plus cela, c'est fini le temps où j'aimais vieillir, aujourd'hui chaque jour m'arrache un peu de vie et me rapproche du lointain mais certain jour de la fin, je n'aime pas voir passer le temps en moi, heureusement que dès demain on aura tous oublier cela et que je pourrai vieillir en discrétion, jusqu'à ce que l'on se rappelle plus tard, dans une année que c'est moi - aussi - qui vieilli, comme vous tous, comme tout le monde, comme le monde, les idées et la vie ; putain d'entropie et de rituel d'anniversaire suranné et angoissant comme le sont les rituels bien sûr, aujourd'hui je prends de l'âge et je rêve de nudité, d'offrande, de sang de vierge et de rites secrets pour remonter le temps, pas jusqu'à la source mais au moins de quelques marches, redonnez moi du temps que l'on voit jusqu'où on peut jongler avec soi ; donnez-moi des corps nus, faites donc moi des offrandes, dévoilées, dénudées, parce qu'aujourd'hui c'est moi le roi, je suis le roi du jour - et des suivants - et j'exige le monde nu et surtout les femmes pour espérer y voir le sens de ce rite, pour me rappeler qu'il y a bien un sens à tout cela, au temps qui passe, aux espoirs qui passent et à cette logique - idiote ? - que l'on a pour essayer de trouver des mécaniques valides pour échapper à ça ; c'est peut-être ça le sens du temps qui passe, il nous oblige à lutter, chaque jour, chaque année, pour s'extraire de ce flux entropique ; les corps nus sont la vie, et le temps une forme de mort, contraste et oxymore et moi j'y crois encore

 

Manque de chance, et de hasard, qui sont toujours la même chose, à deux jours près ce blog aurai fêté c'est 1978 jours aujourd'hui mais il a deux jours de plus que moi car il fête ses 1980 jours d'existence.

Faut-il toujours croire aux anniversaires ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

Repost 0

Publié le 5 Décembre 2014

1979 à l’aube de soi, au pied d’une drôle de montagne, avec devant et derrière moi le tas des âges accumulés ; et demain déjà un an, de plus, qui vient et qui s’enfile, s’ajoute et s’adjoint à tous les autres déjà venus, passés, dépassés ; on ne se surpasse pas dans sa vie, il n’y a que les âges que l’on endosse qui  surpassent ceux auxquels on voudrait encore pouvoir appartenir et hier encore j’avais vingt ans et demain encore j’aurai vingt an, non pas par coquetterie ou par pudeur mais parce que l’on ne vieilli pas au rythme des calendriers ; juste peut-être celui de nos artères ou celui de l’âtre de sa cheminée. Il reste des buches, des braises, et des rêves de Californie en route pour l’ailleurs, un jour, tout plaquer et partir, un jour quitter sa vie, son âge et le cadrant réglé de notre habitus et puis quitter le monde pour un créer un autre, énième fois le big bang, énième fois la genèse et tout le temps les aiguilles, les pendules et les cendres dans l’esprit. Par ici rien de neuve et demain tout recommence, une année et le même blabla pour se repaitre de soi, une dose par jour et par-dessus tout faire le mur, derrière son écran, de fumée, faire le tour du monde pour revenir à soi, plus vite que bien, et mieux qu’hier, moins bien qu’après parce que revenir à soi c’est une drogue à effet court dont la descente est plus rapide que l’extase, tout comme l’orgasme masculin.  

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

Repost 0