Publié le 6 Novembre 2014

Cette chose est curieuse, elle me semble énigmatique comme la partie immergée de ton iceberg. Mais je suppose que nous sommes tous pareils, avec nos belles glaces qui émergent en surface et nos glaciers immenses qui disparaissent sous les eaux noires dans lesquels on essaie de les cacher.

1950, date d’une exploration du grand nord par l’auteur d’une autofiction

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 6 Novembre 2014

Nos fantasmes sont, aussi, une forme de refuge, un point aveugle dans lequel on peut se réfugier convaincu d'échapper aux regards des autres. Mais quand on a dévoilé ses fantasmes à quelqu’un, mis au jour son point aveugle, j'ai la sensation que l'on devient potentiellement vulnérable parce qu'on ne possède plus ce point secret où se cacher de la conscience des autres.

Auteur et aventurier - comme en 1950 - de ses désirs

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 5 Novembre 2014

Candice est candide, elle aime les bonbons et elle écrase les insectes, du bout des doigts, parce que Candice est sans cœur, sans peur, pleine de reproches et du chocolat plein les poches. Et je vais où là, avec Candice ? Je fais quoi de la miss, cette tête d’ampoule aux lèvres rouges et sucrées ? Elle est bonne à quoi ? Je sais qu’elle se pose la même question, je suis donc dans l’incapacité de pouvoir de référer à elle pour savoir et puis bon, la brune Candice parce qu’elle a le cheveu brun, est trop occupée à séduire sa propre personne, son regard dans le miroir, elle minaude et moi ça m’emmerde autant que ça me fascine mais ça ne me facilite pas la tâche, parce que si elle sait s’occuper seule, moi, que dois-je faire ? Que faire d’elle ? Avec elle ? Pour elle ? Je ferais mieux de l’envoyer en vacances dans les îles avec sa sœur, je les imagines bien la blonde et la brune, promiscuité incestueuse d’une chambre d’hôtel bon marché où deux sœurs enfilent leurs bikinis avant d’aller se faire voir par le soleil, le sable, la mer et les1949 autres exilés du monde vrai que l’on a envoyé traîner là-bas comme je me suis débarrassé d’elle. Je serai bien sans elle, elle au loin et le soleil froid.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 4 Novembre 2014

Une cascade,

La cascade, le jour

La nuit, la suite.

L’ensuite.

L’enchaînement.

Comme une liste, une litanie, un cycle,

Jour, nuit.

Et les mots,

Des mots, toujours. Encore.

Chaque fois.

Chaque moi, comme autant de soi.

Comme autant de fois que l’on peut se dédoubler.

Se réinventer.

S’inventer.

Inventorier ses mots, comme on surveille un stock,

Séduire son vocabulaire.

Séduire par son vocabulaire, et laisser la ponctuation aux beaux.

L’invention pour les laids, les gros, ceux aux pieds du mur pour se glisser aux pieds des femmes.

Au pluriel.

Toujours les femmes aux pluriels, plus les ailes, plus leurs airs de rien.

Tout un monde.

Quelques mots.

N’a pas peur,

Même pas peur,

Même pas peur d’être lu, vu, su,

Surtout pas peur du jugement,

Ni d’autrui, et la langue épée pourra m’échoir.

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Publié dans #liste, #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 3 Novembre 2014

Je suis prisonnière, consentante et consternante, derrière mon bureau, bourreau imitation bois et plastiques sûrement fait en chine ou dans un pays si pauvre que je n’ai jamais eu l’idée de m’y rendre en vacances. Faudrait-il encore que j’ai des vacances, que j’en prenne. Parce que je pourrais en prendre et m’extraire de ma condition de séquestrée bureaucratique si j’étais de nouveau capable d’en ressentir l’envie. Actuellement, les fesses visées à ma chaise visée entre les quatre murs, je travaille à ne pas penser que je ne pense plus à autre chose que travailler et éviter d’imaginer que je pourrais faire autre chose. Triste sort, triste joie sur mon visage et triste rage quand, le jeudi, comme tous les enfers du monde, j’accueille une collègue embauchée à tiers temps, qui viens trainer sa peine dans le même bureau que moi et qui balance sa parole vaine. Je réalise dans la lumière morne de mon ordinateur qu’il est temps pour moi de déchirer les coutures de ma vie. Le moment est venu de faire craquer les fils qui m’entravent. Je retiens mon souffle, 1947 secondes et autant d’idées et de couleurs qui passent et repassent dans mon esprit comme un cocktail et tout l’alcool qui tourne le soir dans les bars de la rue en bas de chez moi. Et ça tourne et ça tourne et tout tourne en moi, la langue de mes pensées et dès ce soir je change. La vie sous les coutures et tout le rembourrage se mêlent, aujourd’hui comme hier, le jour n’aura pas de fin, aujourd’hui deviendra demain et demain aujourd’hui, comme toujours le cycle dans lequel je m’écrase et me range.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 2 Novembre 2014

Jour à jour, mise en page, 1946, colle à l’os, dos à dos, au doigt et mon œil, et moi et mon dos, vision depuis le dos, de derrière, la nuit de soi, et la télécommande.

Les pilules, de couleurs, colorant et endorphine.

En tout et pour tout, anti tout, douleur et angoisse, gravité et sens du temps.

 Trop vite passer, la télécommande, zapping expresse.

Empire de l’âtre, chaleur froide d’une nuit d’automne.

Et une tonne sous les doigts.

Et le poids dans le dos.

Et une vision pour tout, devant, derrière, pour toi, dans la nuit et de jour, entre les gouttes et même les lignes.

Une menace qui rôde, âcre comme la fumée.

Et un pantin qui danse, fou comme la flamme.

Et toujours finir par s’y croire, s’y coller et s’y croire, se laisse prendre plus que surprendre, se laisser parler, se laisser écrire et s’écouter faire sans rien entendre.

La culpabilité entre les deux, avec du fer.

Et la crasse sur le corps, le cheveu gras comme le reste du corps et l’envie d’une douche comme un espoir, une page blanche dans le cimetière.

Une épitaphe qui se déguise et un point qui fuit comme une virgule qui se coupe la queue.

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Publié dans #écrire, #poésie

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Publié le 1 Novembre 2014

1945 jours et envisager un déménagement, quitter ce blog pour un autre, cet ici pour un ailleurs. Et si je dis cela ce n’est pas dans la continuité des derniers articles qui parlaient de la possibilité d’une transgression, de forme et de fond, de plume et de prose. Non, là, si j’envisage de pousser mes valises d’écriture en un ailleurs hypothétique c’est parce qu’Overblog m’impose de la publicité, enfin impose de la publicité à mes visiteurs, à mes regardeurs et aux errants qui échouent ou ne font que passer par ici. C’est moche, c’est imposé, impossible de m’en soustraire sans payer et je ne suis pas là pour payer, je suis là pour écrire, rien qu’écrire, me pousser à écrire et qui sait, au hasard, rencontrer une forme de lectorat, de lecteur, de personne ; qu’importe je trouve ça con la pub, je trouve ça moche, ça me fait chier, ça m’emmerde et c’est ça me donne mal à le cœur, mal au cœur et même aux couilles parce que c’est souvent là que tout commence, l’écrit n’est qu’une forme silencieux des cris inscrits secrètement dans les veines et la chaire.

Alors oui, j’hésite à quitter Overblog, et cela après plus de 5 ans d’écriture quotidienne pour ce blog. C’est une question que je me pose, qui vient, et revient au grès des publicités qui vont et viennent et qui en plus sont totalement old et dégoutantes.

Peut-être qu’un jour je partirai.

Peut-être est-ce un signe qu’il faut mettre un terme à ce projet et se concentrer sur autre chose.

Peut-être est-ce l’épreuve pour faire mes preuves de résistance.

Je ne sais rien de tout cela.

Pas encore.

L’avenir est à suivre.

Et je serai là demain.

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Publié dans #écrire, #ailleurs, #Je est un Blog

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Publié le 31 Octobre 2014

Et finalement ça donne quoi ?

Quelle forme cela peut prendre ?

Une mutation, une hybridation, l’expression d’un franchissement d’un passage mental, comment cela peut s’incarner ? Parce qu’en soi il est difficile de jauger de ce qui transgresse l’expression d’une limite d’un auteur. Et pour moi ? Alors oui ?

Alors quoi ?

À quoi bon ?

À bon quoi ?

À bon port ?

À mes tords défendant ? Défendus ?

La vérité,  c’est que j’ai envie d’écrire, non, la vérité c’est que j’ai envie de créer quelque chose de publié, livre, fanzine, autre chose, qu’importe j’ai envie de produire quelque chose qui soit inscrit dans de la matière et qui s’inscrive dans l’air du temps, les outils de la modernité, envie de tirer profit des modes d’édition, de propagation, de communication que permet l’univers du web ; blog, autoédition, crowdfunding et réseaux de ; communications, d’influences, de relations, etc.

Profiter de son temps, écrire pour son temps. Cela fait longtemps que j’en parle. Ecrire un livre c’est bien, c’est ce que je fais, j’y travaille, j’y parviendrai, mais je l’avoue, je le reconnais, j’écris ce livre à l’ancienne ; nécessité que j’ai éprouvé pour avoir la sensation de m’inscrire dans une tradition. Mais cela ne m’a jamais empêché de réfléchir et désirer chercher une forme neuve d’écriture et de propagation d’écriture, de discours, de soi. Je vais donc me confronter à cela et écrire dans cette optique ; pour entrer dans le temps, pour entrer dans l’histoire au sens d’entre au chapitre du présent, ou du futur, nous frôlons les avant-gardes.

Entrons en ce jour 1944 du blog dans une nouvelle ère.

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Publié dans #écrire, #écriture, #egotrip, #Je est un Blog

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Publié le 30 Octobre 2014

D’un monde à l’autre, d’un continent numérique vers un autre soit aller d’un blog à lien et d’un lien à un blog, d’océan en océan sous l’égide de l'errance ou de la navigation volontaire et volontiers dirigée par les caps digérés, c’est toujours et aussi de soi en soi, un voyage de soi en fake et en feature improbable ; j’ai comme envie d’une fracture, d’un franchissement. quand, humain, on s’éprend de voyage on peut parfois à tord croire que le plaisir est l’ailleurs alors que la réalité de ce plaisir est la frontière, infra-mince ou immense. Je me rappelle de cette journée entière, passé à la frontière entre la Russie et la Mongolie, le train immobilisé dans une gare-frontière, les passeports emporté par les administrations respectives de ces dinosaures de l’histoire et le sentiment d’être là. 1943 jours pour comprendre qu’un blog n’est qu’une frontière non pas entre un prétendu réel opposé à une forme de virtualité qui est la même dans vos écrans que dans vos livres, non, si le blog est une frontière c’est celle qui délimite et détermine ma pensée à une prose où à une autre ; la thématique est une frontière, comme l’étiquette et le logo griffé cousu au revers de ton pull, de ta veste. Et plus le temps passe, et 1943 jours si tu le convertis en temps tu verras que ça en fait du temps, et plus j’éprouve l’envie de transgresser les frontières parce que si l’on peut franchir les frontières que posent les pays et l’histoire du monde, les frontières que l’on s’impose à soi on ne peut pas le franchir, on ne peut pas les dresser et les franchir en étant seul dans sa tête alors on n’a plus qu’une seule solution c’est la transgression. On pourrait aussi les transcender et d’ailleurs je pense que c’est possible parce que de la transgression à la transcendance il n’y pas toujours de grands écarts. Aujourd’hui j’ai envie d’écrire là ce que j’écrivais là-bas et inversement parfois et écrire dans des livres et sur les pages internet et dans les flux rss et les fils qui tissent la toile et dans tout ce que l’expression d’une littérature contemporaine me permettra de le faire. Et je ne sais pas si c’est en moi une réalité ou si c’est pur fantasme mais j’ai la sensation soudain qu’il y a dans cette prise de conscience et cet élan de transgression de mes frontières un véritable vecteur de puissance, d’une force que je l’illusionne volontiers à voir comme révolutionnaire ; une révolution de soi à soi, comme quand une idée revient à mon esprit après avoir faire le tour complet de mes desiderata, mes angoisses et mes fantasmes avant de retrouver la lumière stabilisée de ma conscience. Le pouvoir des mots c’est qu’ils sont trans-média là où ma pensée sédimentait dans une conception géologiquement pesante de la réalité littéraire comme s’il n’y avait que des échelles à gravir pour ancrer les mots dans la matière réelle des feuilles au grammage officiel.

 

Je suis à l’aube de mon écriture 3.0

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Publié dans #écrire, #frontière, #Je est un Blog

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Publié le 29 Octobre 2014

J’étais fatigué. Il existe mille raison de l’être. Seul au fond de la rue, je pousse la porte d’une boutique avec des pensées secrètes. Il y en a peu des pensées identiques dans le monde de ma cervelle. La porte se referme derrière moi, et bien je ne suis pas seul. Il y a des gens, des humains et des personnes qui sont entrées avant moi. Du regard je me mets à la recherche de ce genre de petites informations pour cerner ceux qui me cernent. Je puisse dans l’échoppe mentale qui détient tous mes savoirs empiriques. C’est là aussi où l’on trouve mon savoir des plantes magiques ; vivantes et mortes, tout comme la connaissance des tics et des tocs de chacun. Il y a aussi des tas de livres, c’est en tout cas ce que l’on peut entendre dans la rumeur et lire sans doute sur des paquets de blogs qui parlent de moi. Vite comprendre, c’est pour cette raison que j’évite l’alcool et les drogues molles, vite comprendre qu’il y a des personnages dans cette pièce, comme Dolan et sa compagne Sabine qui sont un couple, je compile des informations, qui sont inscrites sur la nature des humains, je fouille la vie de ces gens jusqu’à en extraire des informations rapide et précise, jauger le danger. Pour peut-être découvrir le lieu exact de leur secret et savoir si je vais pouvoir mener mon action de malandrin dans cette boutique. S’il faut faire des résumés de ce qu’il va se passer, comme la bible résume l’avenir, ou des annuaires résument des villes, je sais qu’ils sont nombreux mais que je vais pouvoir le faire par la peur agitent le cœur de ce que les clients font. Recherche, estimer, arme, peur, rapport de force et le décor de cette boutique c’est un parfait théâtre des opérations, pour eux la tombe, pour moi le Graal. Comme pour d’autre avant moi, je n’ai rien à perdre, on a écrit pour moi des condamnations en série pour avoir voulu mettre de l’or dans les mains de mes proches. Des autres comme moi sont entrées et sortis de boutiques plus riches qu’ils ne l’étaient en entrant. La triche, entrer et non pas déposer mais prendre dans nos banques pleines de petites cases closes et blindées le fruit du travail des autres. C’est ce qui explique donc que plusieurs individus se sont regroupés au sol sous la menace de mon arme. Plus tôt dans ma vie, c’est dans une ruelle, que je braquais les gens mieux qu’un ours braque les abeilles sur un pot de miel. Afin de protéger ma sortie, je repère l’accès à ce lieu mythique qu’est l’évasion, mon évasion. Moi aussi j’ai ce besoin d’être propre comme blanchi, innocent et discret parce que dans la rue c’est le discret qui disparait dans la foule, il me faut me plier à l’évasion comme l’impose la doxa des sociétés occidentales. Mon regard s’arrête sur un point de verdure dans un pot sur un bureau, et il me faut prendre une plante, cette là, pour qu’elle devienne mon trophée. Je vends mon âme dans cette échoppe. C’est comme ça qu’il m’est venu l’idée de sortir de la loi, d’écrire une lettre d’adieux à chaque nouveau projet. C’est pour cela que je dis à Dolan et Sabine de rester couchés face contre terre.  Et c’est pour cela que dans cette rue, je brandi mon arme à feu épée symbolique pour me protéger des gens. Je cours, vite, disparaît doucement dans le flot de la foule. Et au moment où je me sens amère d’avoir disparue si facilement là où je pensais devoir lutter, je décide de m’arrêter j’écris cette lettre que j’enverrai à la presse comme les bandits d’avant. Ce soir il y a dans le ciel des nuages, je rêve de prison pour pouvoir rêver d’évasion. Je suis le prisonnier de mon forfait, je suis parfait pour les geôles, je songe qu’il faut me mettre dans une prison, mes pages psychiques noircisses à vue d’œil. Et à pas feutrés dans ma vie l’ombre s’avance. Les nuages comme un couvercle à ma vie. Ils sont la parfaite couverture pour endormir ma rage. Et l’ombre toujours est là entrain d’avancer masquée. Et bien sûr je m’endors et je rêve noir, ils sont là, aussi, cruels bourreaux, des haches très pratiques pour m’ôter la vie, mon sommeil est entrain d’occulter l’envie pour la remplacer par la peur, le soleil par la lune et le ciel par le manque des femmes et de leurs les petites culottes. Les bourreaux de mes rêves ont mangés avec des bouches et des autres appendices les nymphes du ciel. Au réveil la lettre est toujours là sur mon bureau et je me décide, j’envoie donc cette missive par la poste, pour lancer hors de moi le remord qui me ronge. A cette lettre à laquelle il m’a fallu donner ma santé mentale j’ai ajouté un timbre et sans cesser d’écrire j’ai posté l’enveloppe dans la boite et continué à écrire sur le mur. C’est dangereux la vie, ma vie est comme la mort pas de moyen d’envoyer en l’air une refonte des lettre qui composent ma folie comme les chiffre composent une si précieuse mathématique. Je rentre dans ma plaque et je vois, encore sur le bureau, la page, blanche et une robe pliée en trois posée sur le lit et dans les draps l’enveloppe charnelle d’une femme endormie, le cou marqué par des bleus comme s’il était cacheté par mes mains gardant ainsi le signent ma présence. Je pousse la porte de la vieille bâtisse, je me rends au poste de police. Là, il y a encore des gens qui occultent l’accès. Laissez-moi entrer ! Je me dois d’être enfermé. Et même si pour cela il faut les pousser dehors les enfants de cœur du crime, je suis bien pire. Ma peur grandie. Ma gorge déploie des cris et une voix archaïque et il faut que je la repousse dans un coin sombre pour ne pas être dissous par elle. Il n’y a rien d’autre. C’est le moment où il y voir ce qui pas à pas naît dans la douleur. C’est un moment comme celui-ci qui me fera reculer.  Je rie en voyant la postière qui composte mes 1942 lettres. Et je voudrais que mon rire arrive à l’empêcher d’être si triste, pour moi et pour les autres auteurs potentiels qui sont comme moi des êtres dans le lieu où ils pourraient devenir des animaux qui savent s’exprimer.

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