Publié le 11 Janvier 2015

 

Dimanche 11 janvier 2015, la foule descend dans la rue. Unité nationale comptabilisée par million de têtes, de tête de bétail ; je suis Charlie disent-ils et la foule marche et la foule digne dresse ses slogans dans le ciel des lieux communs. C’est aujourd’hui la marche des moutons, les bergers de différentes nations sont là, en tête de troupeau, ou de gondole. La foule, ici, ailleurs, partout est descendue dans ka rue en se rangeant derrière ce Je suis Charlie, mais Je suis Charlie c’est quoi ? Ce n’est pas une idée, ce n’est pas un concept, ce n’est pas une valeur, ni une abstraction métaphysique, ce n’est même pas vraiment un slogan, #JeSuisCharlie ce n’est qu’un hastag, qu’un simple mot-dièse pour le dire en français, une entrée dans un index virtuel et mondial pour annexer une idée. Aujourd’hui dans la rue la doxa scande Je Suis Charlie, et revendique la liberté d’expression.

Voilà donc la liberté d’expression réduite à trois mots issus de Twitter, lieu où la pensée s’exprime en 142 caractères. Un paradoxe ? Une ironie ? L’hypocrisie ? Une surprise ? Dans la rue aujourd’hui la France un zoo où les moutons errent dans les rues ; les bergers des états voisins sont venus faire du tourisme de la douleur, le marché au pathos. Un hastag et un logo et cette foule toujours prompte et bien dressée à répondre aux injonctions marketings s’engouffre et longe les rues comme il se doit et s’il y avait des t-shirt, des mugs, des badges les gens n’hésiterez pas à les acheter.

La liberté d’expression ? Ma liberté d’expression ? Ne pas marcher avec les moutons, ne pas être Charlie, le dire et le faire ? Peut-être, ou le droit de conclure sans talent.

[…] La marche des moutons […] #Libertédexpression

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Publié dans #Je est un Blog, #Polémique

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Publié le 10 Janvier 2015

Je rentre ici comme un héros revient vers son pays natal, le coeur chargé de légendes à raconter et d'histoires à oublier. Mais au pays là où l'attente ses proches, l'amour et le confort d'une femme restée au pays l'homme héroïque revient et ne ressent plus ni passion ni exaltation, ni le vent des tempêtes et les audaces outrancière de la mort que l'on défi la rapière à la main et le panache au à la boutonnière. Le héros revient dans son pays natal en étranger et dès lors il sera le perpétuel étranger, déraciné d'office et il devra, s'il veut faire bonne figure donner le change, opter pour la mascarade et la perruque. C'est pour cela que les héros sont solitaire et que les hommes, les vrais, sont des maris aimants et fidèles aux compagnes et aux amarres bien attachées

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Publié dans #divagations

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Publié le 9 Janvier 2015

Ils ont tués des gens connus

Il faudrait tuer ces malotrus ...

Arrêtez donc de glapir

La poésie ne doit pas gémir

Savoir garder la dignité

C'est éviter de se vautrer

Nous ne sommes pas Victor Hugo

Nos rimes sont grasses, le trait est gros

Comme des pouffiasses de petite vertu

On cri, on peur, quand les gens tuent

Mais poète tu devrais soigner sa prose

Et frapper fort où est la cause

La dictature des sentiments

Menace l'esprit dès maintenant

Reprenez vos vies là elles étaient

Même misérables il faut les ré-embrasser

La poésie doit s'enflammer en rime, en strophe

Comme l'essence des cocktails Molotov

A balancer sur l'édifice des lieux communs

Et peut-être verrons-nous venir demain

Brûlot acide et pamphlétaire

Parole libre et prolétaire

On n'évite jamais de se vautrer

C'est bien avant que j'aurai dû arrêter

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Publié dans #poésie, #Polémique

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Publié le 8 Janvier 2015

Rien ne prouve que la mort n'est pas douloureuse ... ceci étant dit, moi, nous sommes ébranlés dans notre liberté d'expression. Mais cela m'a conduit à me poser une question. Les journalistes de Charlie ont été exécutés pour avoir défendu contre menaces et marrées leur liberté d'expression, mais nous, nous qui aujourd'hui nous revendiquons d'être Charlie, combien parmi nous ont su tenir et assumer des propos qui nous mettent en danger de mort ? Nous sommes Charlie de cœur, mais sommes-nous capables de prendre la prose, le crayon et la plume pour défendre cette liberté d'expression, pas en disant - ne touche pas à ma liberté d'expression - mais en agissant, parlant et pensant de manière libre, en sortant nos plumes et nos bouches des sentiers tracés par l'embourgeoisement, le lieu commun et la médiocrité de la pensée commune ? Sommes-nous réellement des Charlie ou seulement des moutons qui ne savons que bêler dans le sens du vent ? Je n'accuse personne, à part moi, mais je question tout le monde, sincèrement, sans préjugés, sommes-nous capable d'avoir une langue libre ? C'est à dire un esprit libre. C'est à dire un esprit décalaminé des scories du déterminisme, du marketing, de l'endoctrinement, de la télévision et des petits pots pour bébé de pensées prémâchées ? Je n'accuse personne mais je me confronte à ma responsabilité sans être sûr de la réponse que je trouverai en moi.

Puis-je être libre de mon expression ?

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Publié dans #Réflexion, #recyclage, #écrire, #pamphlet

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Publié le 8 Janvier 2015

Je bois à la santé de l’ordre et du chaos, de l’émotion et de la raison

Elle boit à la santé de la terreur et de l’horreur, l’ignorance de la raison

Je pisse à la raie du courage qui fuit les mots, l’audace qui disparait

Elle pisse au pied des statues de bronze, plus insoumise qu’il n’y parait

Je, vous, elle, tu et les autres n’obéirons jamais aux lames anxiogènes

Et si elle pleure au secret de son trône, ce n’est pas de la peur mais de la gêne

Je pose à la santé de l’émotion et du pathos, une guimauve sur mon étendard

Et pour défendre son opinion elle impose son impudeur en guise d’art, de rempart

De vous à moi, la poésie, l’amour noble des mots crus et l’art de rien

Et de moi à elle, l’amour grossier, les fluides, les corps nus et l’air de rien

Pisser sur le drame, la colère, et sur le trône de l'indifférence #NoSens #2023

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Publié dans #poésie, #pamphlet, #Pictogranimation, #pipi

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Publié le 7 Janvier 2015

- Mais où est Charlie ?

- Il est mort.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 7 Janvier 2015

En matière d’expression en ligne, j’ai toujours essayé resté digne, cela voulait dire pour moi rester en retrait d’une certaine forme de pathos sur les réseaux sociaux en ne réagissant pas à chaud face à une catastrophe, un crime, un acte terroriste, un geste barbare ou une expression de la radicalité. Et jusqu’à ce jour, je crois, j’ai réussi à le faire. Mais cela sans mérite puisqu'en réalité je n’ai jamais été vraiment ébranler en mon âme et en ma pensée devant les irruptions de la violence. Je pouvais éprouver de la tristesse, de la colère ou de l’indignation, mais ça n’ébranlait pas mon for intérieur. Pourtant, en ce jour du 07 janvier 2015, au 2022 ème jour de vie de ce blog, je suis frappé et bousculé par l’exécution des journalistes de Charlie Hebdo.

C’est peut-être parce que l’esprit critique, la liberté d’expression et de pensée de Charlie Hebdo ce sont les outils que j’essaie d’acquérir et de manier moi aussi, moi et d’autres, moi et les autres, penseurs, écrivains, littérateurs, etc. C’est peut-être que cette attaque ne ressemble pas au terrorisme aveugle - et injuste - qui frappe au hasard d’une bombe la foule sans distinction. Ici, c’est une attaque commando, c’est simple, précis, hygiéniste, efficace, on entre, on tir sur de vieux caricaturiste, on traque, on tue les morceaux de choix et on disparait dans la vie. Cette image me frappe et me frappe et me frappe encore ; on entre, on vise, on tue et on repart.

La vérité, c’est que cet attentat, me pose surtout devant la responsabilité de ce pouvoir dont on hérite avec la parole, la pensée et les mots. Je suis, tu es, dépositaire de ce pouvoir, nous possédons un outil qui permet d’exprimer des idées, des pensées et qu’en faisant nous ? Ces hommes sont morts pour avoir fait preuve de liberté d’expression et de tenir bon devant la peur, la menace et la paupérisation de la pensée critique. Et moi, moi avec mes mots, ma pensée, ma plume, je me sens comme un con à écrire sans risque et donc, je suppose, sans engagement. Cet attentat me donne envie d’avoir une pensée et une prose qui puisse me mettre en danger parce qu’elle portrait des valeurs. Suis-je capable d'écrire quelque chose qui puisse éveiller la colère radicale de possibles terroriste ? La question n'est pas de savoir si j'en suis capable par l'envie, mais bel et bien par le talent et la qualité des sujets de ma prose. Ne suis-je bon qu'à mettre de l'eau de rose aux moulins à vent où suis-je capable d'autre chose ?

Je le veux, c’est une impression, c’est indistinct, c’est outrancier en moi et ça me rend vulgaire, pathétique, ça me fait perdre ma réserve, ça me renverse, c’est une sensation sur laquelle je n’arrive pas à mettre de mots justes. À chaud on réagit avec le cœur, les couilles, les tripes, les ovaires et c'est bien, c'est légitime. Mais ça ne conduit nulle part ; pourtant ça fait du bien.

J’ai besoin d’exulter.

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Publié dans #divagations, #Je est un Blog, #Exulter

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Publié le 6 Janvier 2015

Je suis frappé par l’achèvement faussement naturelle de cette photo, enfin pas sa perfection absolutiste, mais sa perfection à retranscrire l’impression de prendre sur le vif une nature féminine simple, oubliée, naturaliste ; surprendre le rasoir et l’écriture, la contrainte et la création, on entre dans cet imaginaire où les femmes sont toujours nues, où les femmes, en petite culotte, écrivent en pensant à se faire lisses. Elle est belle c’est photo, cette scène, cet univers, c’est beau je trouve, c’est doux comme idée archaïque mais sensuelle à mes sens ; c’est comme un absolu de voyeurisme quand le regard surprend une scène fantasmée de naturel ou personne ne remarque la présence de cet œil qui surplombe comme Caïn ou Dieu ou l’omniscient narrateur ou le voyeur caché dans le double plafond.

2021 jours pour en arriver là

Quand je pense qu'il y a 2021 quand naissait l'idée de ce blog je me refusais à y intégrer des images et puis maintenant je brode autour des images parce qu'elles convoquent mes instincts de voyeur parce qu'en chaque auteur je suis sûr qu'il y a un voyeur ; nous écrivons la vie de personnages pour entrer en elles, être omniscient dans la vie de nos créations. Enfin, c'est ainsi que je suis, que je suis mes héroïnes au toilette et que j'écoute leurs pensées les plus secrètes en y prenant plaisir.

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Publié le 6 Janvier 2015

Les couples amoureux ne sont beaux que s’ils sont entrain de baiser.

Autofiction du voyeur qui se voyait plus haut que le narrateur

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Publié dans #autofiction, #citation, #punchline

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Publié le 6 Janvier 2015

Les femmes sans culotte font ma révolution.

Autofiction d'une révolution

Sans sa culotte

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Publié dans #autofiction, #punchline, #citation, #culotte, #érotisme

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