Publié le 25 Avril 2016

Au silence des soirs succèdent les espoirs de la nuit. Les draps sont longs et les bras tentaculaires se perdent de soie et du coton, océan biologique étendu à perte de blanc. Et dehors le vent souffle à décorner les étoiles de leurs socles de pacotilles comme si un géant invisible remué une boule à neige céleste. Le requin est positionné dans entre deux vagues et l'été en suspend attend de déferler. Et le silence clos sur les yeux fermés. Et le silence brisé sur la dentelle de faïence. Frissons et malaise, le tsunami avant le printemps et un vol d'oiseaux de mer qui migre vers un lieu aveugle.

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Publié le 24 Avril 2016

Un petit groupuscule de mots échappés dans la coupe où se sont échoués des fruits de la mer et de la nuit. Soliloque en ligne de fuite et paysages en lignes de commandes pour décider du code qui offre l'entrée. Elle est murée l'entrée, la route est fermée et le couvercle est tombé bien tard sous le bruit des crécelles et le son des sifflets. Les collines sont belles comme une couleur généreuse avant d'aller dormir.

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Publié le 23 Avril 2016

Un petit dernier pour la route, la dernière caillasse que l’on balance de la journée avant de finir son intifada à soir ; résistant de rien je suis juste là pour prendre de l’avance ; la caillasse que l’on balance en avance en espérant l’avoir lancé assez fort pour qu’elle ne retombe que demain. Je n’aurai jamais dû viser la peau de l’écrivain, je suis tout juste bon à compter les mots et tourner les pages du calendrier ; je ne suis qu’un petit comptable de province, un con à table, pas un prince ni un pro, compteur numéraire qui lance ses pierres comme d’autres pointent en temps et en heure et puis qui trinquent à la santé de leur bonheur. Fichtre mou, un petit dernière avant la route, et un autre pour le bitume que je voudrais faire rimer avec écarlate mais que je ferai rimer avec jour de pluie. Mais on s’en fout je suis amoureux des jours de pluie et de ville sous la pluie, ça exhale leurs odeurs d’intestins urbains et ça reflète leur lumière comme les larmes aux yeux des filles font danser leurs maquillages. Je trouve ça beau comme un levé de soleil une ville sous la pluie. Du coup j’ai hâte d’y être.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 22 Avril 2016

Je suis là mais je parts, une semaine loin de là ; approximation océane, je reste vague et un peu merdique, merdeux comme au matin lorsque je passe à nu devant le chantier où les ouvriers écoutent du Queen alors que c’est Prince qui est mort, pas assez jeune pour mourir comme une légende numéraire mais il meurt assez vieux pour avoir eu le temps de construire sa légende. N’est-elle pas fascinante cette expression ? Construire sa légende, comme les ouvriers du chantier qui construisent une maison ; construire sa légende comme si tout était aussi simple ; le talent n’est qu’un don et des doués il y a plus d’un qui végètent, les légendes sa s’érigent et par effet de levier on ne peut qu’être frustré de ne pas avoir su construire la sienne. Mais je ne manque pas d’espoir, je construirai la mienne comme on construit sa personnalité, comme on érige son personnage en personne franchement réelle pas d’être vivante mais d’exister. Travailler son écriture c’est surtout ça, ce n’est que cela, c’est la carotte qui donne le cap de la boussole métaphorique ; gouffre glacial et noir comme sous la jupe de la mort vers lequel tout pointe, par delà Rome et tous les chants des cygnes qui par élégance se parent d’un Y.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 21 Avril 2016

Au fil à la patte ; j'arrose et transgresse. Pour une pute alanguie, futal rose et talons de pacotille ; j'entorse à ma règle. Dans le jeu rouge des menstruations ; ostensible dépression utérine sous l’œil scopique de mon cyclone j'explore le soluté sensible cristallisé entre mes doigts. Hydro poésie au fil de l'épée ; s'agite le rasoir des antiques derrière le feu des boucliers aux parements pileux. L'ancêtre de qui j'étais, par le truchement de l'argent, est transformé en artiste désargenté par les cuisses lestes des dames cabotines qui jappaient les larmes perlées à la surface de mon front. Sur le fameux fronton maculé de foutre, les déesses et les nymphes dansent encore ; gigots dodus qui ondulent sous la rhétorique gouailleuse aboyée en saccades. J'éructe mon faux patronyme ; j'impose le commun de mon faux comme la faucheuse impose la mort aux corps vivants ; sans fondement, seulement un geste fondamental ancêtre de toutes les pulsions. Sans pression, rien que des souvenirs ; il était l'autre qui était moi quand j'étais lui. Nous n'étions qu'un comme une femme et l'autre ; comme les fausses promesses et les mauvaises illusions que permettent les lieux communs. Je chemine jusqu'à m'extraire ; je rampe comme la vermine. Je grouille comme la misère, et secrètement j'exulte des doigts, de la bouche, de la conscience et du sexe.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 20 Avril 2016

Je regarde mon chien dans le fusil, je me demande si l'autre est plus serein que moi et je me demande lequel de nous deux appuiera sur la détente avant l'autre. Le chien s'est couché sur son cousin, il ne nous attend pas et moi je me demande encore et toujours, je me jure tous les diables que je ne m'y reprendrais pas. Pourtant je regarde s'éparpiller aux quatre coins des vents les miettes qui s’effritent de ma personne ; je suis un être pulvérulent, un lépreux sans la lèpre qui n'échappe pas à son érosion. Triste sort pour un triste sir je m'imagine comme la pierre de roc dans le tumulte d'un torrent et je ne vois pas que je suis le galet qui roule dans le lit de la rivière. Je regarde à nouveau l’autre qui me tient en joue et j’imagine la morsure froide du canon, je feu et l’acier, je le suppose pêcheur devant dieu et moi comme la biche qui se fige dans les phares du camion ; j’ai les mains sur le volant, je ne bronche pas le corps sylphide de la biche se fige dans le faisceau de mes phares, je m’attends au choc les sens à l’affût pour ne rien manquer des os qui se brisent sous la violence de l’impacte. BANG. Vitesse constante, le pare-choc de mon 33 tonnes absorbe le corps vivant de l’animal comme le torrent emporte les bois et les feuilles dans le flot régulier et tumultueux de son expression. Quelques secondes plus tard l’asphalte se déroule de nouveau dans le calme noir de ma nuit. Il défile comme les lignes serrées qui noircissent la page blanche.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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Publié le 19 Avril 2016

Les points faibles sont des volcans sous la nature de la modernité. S'il y a un style c'est dans la voix d'un Sinatra qui s'en va danser sous les néons or qui se découpent sur l'écran de la télévision. Une veste rouge dans les oreilles de la nonchalance qui écoute en dansant des genoux les pieds ancrés dans l'ancien son des années de mon père. Et ça roule dans la gorge et ça ondule dans le bassin séduisant des artistes de troupes. Un homme chaux et une femme en noir qui demande à son ami d'embrasser son amie sur la bouche comme la boutique du métro. Il pleut de la publicité hétérogène sur les langues amnésiques qui marchent sous la glycine en fleur. Et ça me rappelle une maison vieille où une javanaise détruisait des murs sous la volute des poussières folichonnes. Il faudra alors se battre avec le matériel du club pour parvenir à mettre un terme à la lutte sueur contre sueur. Sur la terrasse d'un café mexicain les policiers rencontre des victimes pauvres, et les arbres verts dansent comme les jurés du tribunal pendant la saison estivale. Un képi sur le front et une douche sur les épaules avant de rentrer à la capitale de la sirène chantante des pompiers. Rouge et costumes blancs, les siroteurs naissent et meurent mal, les autorités veillent à cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 18 Avril 2016

Je re ivre, viens de rive en rive car je veux vivre, l’herbe lire sous la rose livre je libère la prose comme la rosée saoulée du jour au crépuscule d’une ruine. J’érige, enrage lorsque je m’enjoins à me sauver de la dérive ; déveine ventrale juste avant le sommeil, le soleil noir et le serpent des oreilles sales. Sibile dans le caniveau, elle se permet de boire à la santé des caves, le vin des rats et l’humus des rois. Juste un peu de froid sous les paupières, pas du givre, juste du vent froid entre les cils et les pistils de fleurs sauvages. Je prends mon revolver et je tir au pistolet sur la mitraille aux entrailles encore chaudes ; chasse nuit et chausse nue, je marche sur la piétaille à la santé des lards qui fument au dessus des dépouilles farcies de vermines, poux et tics.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 17 Avril 2016

Les sources du silence descendent de la rivière tumultueuse. Et après le sommeil. Et avant la fuite. Et au milieu coule une rivière. Sous l’eau la science. Sous la surface le silence. Le monde est science, science et séduction. Je ne suis pas le monde, je suis l’homme d’une déduction. Et je ne passerai pas la nuit debout. Je ne reste debout que pour uriner debout. Tenue correcte rédigée. Ligne de flottaison dessinée. Si tu entends ma voix c’est que je ne cri plus. Nombre du cercle qui se termine en fade. Et le destin qui se travesti. Ta destinée en jupe, en robe ou en talons haut. Et mes pieds sur terre.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 16 Avril 2016

Dés haut, dés haut, les frustres sur des dos ronds

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