Publié le 30 Janvier 2016

Dérisoire, des histoires, à la marge de mon écriture il ne se passe que de toutes petites choses. Ce blog est ma bordure extérieure et mon article un astéroïde mineur dans l’espace et dans le noir. Carcasse de mot à la dérive, il y a une orbite pas nette où s’échouent les autres mots et toutes les carcasses de l’espace, satellites et navettes et les idées spéciales des êtres extra-terrestres et des idées de dieux. Il y a peut-être un petit Prince coincé dans les carcasses abandonnées qui tournent et retournent autour d’un soleil ou d’un point aveugle, une galaxie que je ne nomme pas, un trou noir qui ne se nomme pas et si ce n’est un prince, c’est peut-être moi, un avatar et une poignée de poussière, atomes et étoiles réduis en cendre qui se refusent à descendre, et sa tourne, et sa tourne et c’est comme moi, je tourne en ronds, en cycles et en révolutions ; trois six zéro degrés de tempérances sur soi même, sur moi-même, sûr de moi-même. Vaisseau sanguin en transition je suis en voyage caustique, de moi à moi et de vous à vous nous savons tous que l’univers est vide, se vide et le restera ; page noire étoile à la ligne.

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Publié dans #divagations

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Publié le 29 Janvier 2016

Un chien et un fusil. Dix ou vingt ans.

Il y a des écarts fous, comme le sont les yeux.

Toutes les tempêtes tiennent dans des verres d’eaux ; différents verres pour différentes tempêtes.

Les oculaires et celles qui baignent la porcelaine et la pêche à la ligne.

Être à l’écoute des ses pensées, un vase sans fond, est le sacerdoce des sourds.

Je ne tiens pas une nécessaire comptabilité des choses, seulement celle des calendriers.

Pourtant, en bas, je garde l’œil. Toujours, petit Poucet des lignes et des cordes.

Pendu au décompte aller, ou au décompte retour.

Tic tac tic tac font ses pas sur le parquet.

Tic ralenti tac ralenti tic ralenti tac de la bombe intérieure.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

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Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 27 Janvier 2016

Et si au lieu de centrer le présent sur le temps où la civilisation antique a disparue, pourquoi ne pas centrer la chronologie au moment où la civilisation antique est à l'apogée de sa culture et où les autres civilisations sont primitives ? Ou alors au moment où la "civilisation antique" est en déclin en mettant au cœur de l'univers la chose qui a provoqué le déclin cette civilisation.

Cosmos

Et si une race avait la possibilité d’exister à plusieurs époques en même temps comme si elle échappait à la dimension temporelle de l’univers, ce qui lui permettrait d’agir librement dans le passé, le présent ou le futur.

Cosmos

Et si dans cet univers les grands concepts comme le temps, la vie, la mort, le bien, le mal, etc. étaient « rayonnés » par des entités cosmiques pareilles à des soleils, des trous noirs ou des trous de ver ? Si une planète se trouve à une distance « moyenne » de ces entités cosmologiques elle possède de données de développement identique à ce que l’on connaît sur Terre. Mais si une planète se trouve trop proche ou éloignée de ces entités cosmogoniques elle présente des caractères particuliers, le temps passe plus vite ou plus lentement ou de façon non linéaire si deux entités astrales de temps influent sur une planète, la vie foisonne, mute, évolue en permanence si une planète est proche d’une entité astrale de vie, etc. Évidemment si on voyage dans ces zones là les races, personnages et peuples, sont affectés.

Cosmos

Et si en réalité cette « civilisation antique » n’avait pas disparue, mais qu’elle avait évoluer vers un stade nanoscopique afin de pouvoir « infecter » ou parasiter les autres civilisations pour brider ou guider leurs développement et servir ainsi des plans dont seuls eux connaissent l’existence et le sens.

Cosmos

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Publié dans #ébauche

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Publié le 26 Janvier 2016

J’ai l’impression que c’était hier le temps où l’on s’offusquait en direct dans la boite à télévision que nos smartphones à pomme, riches de leurs intelligences, stockaient nos données de déplacement grâce à leurs GPS et enregistraient les commandes vocales dictées à Siri par des consommateurs que l’on soupçonnait d’être plus con qu’acteur de leurs existences. Aujourd’hui j’ai la sensation que ce frisson de peur et de postures outrées que l’on prenait encore hier n’est qu’un lointain souvenir erroné, une invention de mon imagination devenue instable.

Hier nous hurlions de peur que Big Brother puisse ancrer ses velléités de surveillance voyeuriste sur notre société et sur nos si précieux et utiles téléphones intelligent ; nous faisions encore semblant d’avoir peur du big data de ce grand frère si pressant qu’il pouvait sembler incestueux.

Pourtant hier, et les jours d’avant, j’ai découverts par hasard en essayant de retirer l’habillage Star Wars avec lequel j’avais décoré Google ce que Google conservait de moi ; c'est-à-dire tout. Si le big data avait été une notion un peu abstraite j’aurai été mis nez à nez avec son corps. Un corps concret et gras alimenté de toutes mes recherches, tous mes déplacements, les vidéos que j’ai vues, les commandes vocales enregistrées et restituées, mes achats, tout ce qui a pu passer par l’entremise d’un logiciel Google était là, bien ordonné, rangé, organisé et disponible juste pour moi, c’est ce qu’ils me disent.

Le big data ça amuse les gens un peu comme le croque mitaine, si tu n’es pas sage un jour le big data viendra croquer toutes les données que tu laisses sur internet pour les manger, les digérer et sûrement les chier en des données utiles à quelqu’un. Mais quand on se rend compte que le croque mitaine est là, même plus à sa porte, mais dans son salon j’avoue que ça fout une claque.

Merci Google, maintenant je sais tout de moi, je n’ai même plus à avoir de souvenir de où j’étais ni ce que je suis allé y faire, tu es là pour ça, tu es là pour moi, souvient moi l’été dernier Google.

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #big data

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Publié le 25 Janvier 2016

Je voudrais bien savoir où est-ce que l’on peut pousser les murs ?

Avec de la destruction massive, comme la dynamite de la poésie mineure.

Un grand coup de poing dans le bas-monde du ventre.

Et un coup de pied dans le bas-ventre immonde.

J’en meurs et mes yeux défèquent de l’inexactitude des autres.

Depuis leurs hauteurs, terriers et fosses ils me lancent leurs cils septiques.

Ils veulent entrer de force dans la fausse tombe des larmoyants.

Qu’ils s’y restent, qu’ils s’y installent !

Ce ne sont que des occupants, des colons bien nommés qui ensemence le sol.

Là où ils posent le trou rond sous leurs séants sales le sol grouille.

Cyclopes postérieurs des contes pour savants simiesques.

J’aligne à balles perdues le participe de ma présence.

Sans mot d’aisance en lieu et place d’un rouleau de papier blanc.

Je sonne, marche, charge, dans le grand froid d’un verre d’écume.

Je tonne le glas, et mâche encore la viande froide déjà vécue.

Ils sont le nombre et fond la loi quand ils murmurent.

Jamais ma bouche à leurs oreilles.

Je voulais savoir où l’on casse les murailles.

Pour y larver l’oracle grand d’un potentiel de mes érections.

La colère est une pompe froide, un afflux de sang qui perdure.

Un peu de foutre dans les gravas et l’œil torve dans le rétro parce qu’en réalité je reviens toujours à mes premières fois, comme l’amour toujours puceau de ses premières filles.

Poésie peut-être

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Publié dans #poésie

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Publié le 24 Janvier 2016

Ma pensée est un flot, tumultueux cela va de soi et globalement continu ; discontinu dans l’assiduité mais continu dans la production, le bruit, brouhaha cérébrale et grésillement de pensées, ma cervelle vit dans un caisson de résonnance d’acouphènes créatifs et de bribes. Un maelstrom idiot, une énergie dispersée en vain mais en permanence, comme l’énergie des océans que les vagues et les marées dispersent en vain quand l’homme peine à en rentabiliser un fragment. Justement, dans ma métaphore maritime je suis l’homme, cet homme que je suis c’est l’homme générique qui cherche à rendre rentable en énergie partageable la décharge énergétique générée par les flots fluctuants en continu dans les océans.

Il est cherche, je suis chercheur, il est rationnel et moi croyant, qu’importe c’est moi qu’invente ma métaphore, je la conduit donc comme je veux.

Je pensais tout à l’heure sur les toilettes à des générateurs, pas d’énergies mais de contraintes ; je voudrais être capable de me créer des générateurs de narrations, d’inspirations et d’idées. Est-ce que j’en saurai moins un écrivain si au lieu d’écrire une histoire j’écris la méthode avec laquelle du hasard pourrait construire des histoires à partir des briques que je pourrais créer ? Est-ce que l’écrivain, architecte suprême de son écriture a le droit retirer son chapeau, son étiquette, se soustraire à son titre d’architecte pour devenir qu’un modeste ouvrier créant des briques ? Je le crois, à condition d’avoir laissé à quelqu’un  la méthode, la marche à suivre pour construire des maisons et des histoires. Tout ceci existant déjà je me demande pourquoi je me demande si je suis légitime à me fondre dans ce moule.

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Publié dans #écrire, #Réflexion

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Publié le 23 Janvier 2016

Un homme n'est jamais en retard lorsqu'il revient de l'espace. Et cette règle s'applique encore plus précisément lorsqu'un homme revient de l'imaginaire. Pas de Peter Pan ni de grand cinéma, quand on s'évade dans le véritable imaginaire, l'espace temps de tous les possibles alors on se soustrait au temps et aux retards.

Le classique est dans le lièvre spatial

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Publié dans #retard

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Publié le 22 Janvier 2016

C’est curieusement dans une décharge à ciel ouvert que souvent l’on se débarrasse des droides et des androïdes. Acheminés un à un par des propriétaires désireux de se libérer sans dépenser un sous en recyclerie, ou par camions entiers, les robots obsolètes et les modèles illégaux viennent disparaître ici. Rapidement la casse à androïdes est devenue un temple où une ménagerie mystique de robots survivants et d’autres revenus d’entre la grande panne, est adorée, adulée et choyées par des dévots humains qui croient trouver en eux la résilience d’une conscience réelle. Aujourd’hui la décharge est un chaos où règne une loi indicible inconnue des non initiés ; une loi qui autorise quiconque à abandonner ses biens robotiques ici, mais qui ne laisse jamais les non initiés pénétrer au cœur du chaos où la reine règne, constituées d’un assemblage hétéroclite de pièces et de consciences éparesse elle dirige de ses treize bras de fer une mafia d’androïdes amer et revancheras. La grande casse centrale sous ses cieux d’étoiles cramées aux néons elle a instigué une système de franchise, de filiation, dans chaque bloc, dans chaque quartier il y a un lieu officieux qui fait office de cimetière à droides, chaque ruelle, chaque container et sous la grade d’un lieutenant qui régulièrement fait convier les carcasses robotiques vers la mer originelle d’où est venue la reine. Bien sûr la grande casse centrale et les petites casses de quartier ne sont pas à l’abri des convoitises et de raides des gangs avides de trafics et d’argent et d’opérations de chirurgies cybernétiques illégales. Ces gangs envoient leurs enthousiasmes et leurs chiens des rues enragés piller les composants, les membres et surtout les liquides vitaux de bio-transmetteurs. Les mieux équipés et les plus malins se sont spécialisés dans la recherche de données de conscience et de protocoles d'expériences pouvant être revendues brutes ou réimplantées dans d'autres machines et parfois même dans les cerveaux connectés de brutes assez connes pour accepter le transfert.

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Publié dans #ville, #ébauche

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Publié le 21 Janvier 2016

Une casse automobile, plus largement le cimetière mécanique des véhicules à énergies fossiles, pétrole, gaz, huile, alcool, diesel. Ici se meurent les véhicules qui autrefois roulaient entre les tours de verres. Parfois c'est un alignement méticuleux de carcasses rangées par type, genre, modèle, qui forment un labyrinthe de métal, de chrome et de rouille où les épaves attentes depuis longtemps d'être dépecées, broyées puis définitivement oubliées. Parfois la casse n’est qu'un chaos, une montagne instable prête à engloutir les prochaines épaves qui atterriront forcément ici. Quelque part entre les allées hypnotiques d’une casse agencées comme un vieux temple dédié à des divinités oubliée ou dans ce qui ressemble à une clairière préservée dans le fatras des tôles froissées on croise souvent des nostalgiques, des pauvres, des gangs et des esthètes amateurs des golems de la route qui viennent là pour bricoler des machines et faire naître dans les odeurs de soudures et les échardes de métaux des véhicules mutants, réveillés d'un lointain temps. Des hommes aidés parfois des unités robotiques basiques démontent puis détruisent les carcasses qui emportent avec elles souvenirs et preuves. Bientôt elles renaîtront en éléments de construction préformés et elles viendront s’agglomérer aux nouveaux murs de la ville et hanter les rues d’odeurs d’essences et de reflets de chromes fantomatiques.

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Publié dans #ville, #ébauche

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