Publié le 27 Juin 2016

Le foot est une histoire de folle, ce soir il y a eu une marrée bleue couleur d’iceberg menée par les joueurs venus d’une île aux centaines de volcans, furieux comme des flots d’un magma bouillant ils ont percés le Fog brouillard anglais. Les tribunes résonnaient des hurlements vikings coordonnées comme un seul homme, comme une seule île, ils étaient tous là, sévères silhouettes défensives, campées par la robustesse de corps qui semblaient animés par des âmes elles-mêmes forgées au cœur du brasier magmatique de la terre. Coups de boutoir balle aux pieds, les anglais ont été boutés hors de la surface adverse ; ils avaient beau pilonner l’adversaire, ils ont pourtant fini par plier l'échine devant la pierre volcanique qui fusionnaient la défense adverse. C'est le football, la balle au fond des filets anglais, un penalty tiré par des anglais mais rien n'était joué, comme la promesse d’une joute ; c'est un mythe antique qui s’est rejoué sur la pelouse, onze David contre onze Goliath, et onze fois le mythe a connu le même dénouement ; la joie pour le visages des vainqueurs, la tristesse qui écrase de fatalité les perdants anglais déjà devenus les parias de l'Europe et les voilà misent en marge de l'euro. Sacré football qui donne dans l'ironie et la verve supportrice ; les islandais ont gagné à la faveur d'une ferveur qui soulève les hommes au dessus de leur médiocrité pour les porter aux fronts des guerres sportives et les faire sortir vainqueurs, une victoire si vive que le coeur l'aime pour la beauté brute et fraîche de l'exploit magnifique.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Sport, #poésie

Repost 0

Publié le 26 Juin 2016

C’est toujours dangereux de flirter avec les habitudes, parce que généralement les habitudes que l’on prend, naturellement, instinctivement, inopinément, finissent toujours par devenir de mauvaises habitudes parce que plutôt que des habitudes elles forgent des liens qui nous entravent et des dressent des œillères qui nous aveuglent. Heureusement qu’avec d’en arriver à ce stade de dépense à la prévisibilité de nos envies et de nos réflexes acquis il y a un temps où l’habitude nouvelle nous forge encore un plaisir frais. Je naviguais donc entre ces deux pôles des habitudes au milieu d’un vide-grenier en cherchant un livre ; autrement dit je forçais la rencontre. Hier je vous disais qu’entre un livre et un acheteur il est surtout question d’une rencontre qui crée un je ne sais quoi qui fait basculer l’homme de l’indifférence au désir, mais parfois l’homme se force à faire tomber son désir sur un objet.

Je marchais donc en quête d’un livre à faire entrer dans ma bibliothèque chinée ; et curieusement ce jour là je ne trouvais rien qui m’intéresse. Les vide-greniers sont pourtant presque toujours remplis de livres plus ou moins anciens, plus ou moins précieux pour un lecteur, mis là je ne trouvais rien. J’avais pourtant besoin de revenir avec un livre, me dire que j’aurai ainsi un article à écrire en rentrant et qu’un nouvel ouvrage prendrait place dans ma bibliothèque chinée. Alors quand je suis enfin tombé sur un stand où trois hommes bourrus avaient étalé une pile de livre en vrac je me suis arrêté et j’ai fouiné. Je ne repartirais pas sans rien je me disais ; et pourtant là encore rien ne ressortait vraiment du lot.

Heureusement j’ai fini par repérer une belle couverture bleue, un trône en fer et un humanoïde assit dessus et sûrement même branché à lui. Dans le bandeau jaune en travers de l’image le titre, Le temps des autres, un roman de la série Anticipation des éditions fleuve noir. La même série dont je vous avez parlé il y a quelques semaines lorsque j’avais ramené trois roman de 1952. Avec cette édition nous sommes 25 ans après, l’ouvrage date de 1977, un roman de science-fiction de Chris Burger qui malgré son nom aux consonances étrangère est un auteur français. Pour dire vrai je ne sais rien de cet homme ni de son œuvre.

La couverture qui m’a conduit à acheter ce livre pour 1 euro a été dessinée par un artiste du nom de Young Artists VLOO qui a semble t il beaucoup travaillé pour les couvertures de la série Anticipation ; et finalement c’est pour moi tout aussi important que la nature des mots qui sont retranchés derrières ces visuels que je trouve toujours tellement porteur d’imaginaire. La bibliothèque s’enrichie d’un nouveau livre de science-fiction et la valeur totale ce monte donc à 21,20 euros.

Chiner sa bibliothèque #12

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #vide grenier, #videgrenier, #chiner, #SF

Repost 0

Publié le 25 Juin 2016

Il serait tellement facile de tomber dans le mysticisme et de raconter qu’un  livre acheté est le fruit une rencontre et que les vide-greniers sont des lieux de partouzes entre des lecteurs errants et des livres aux pages largement écartées ; oui ça serait sûrement facile de déchoir dans cette prose grandiloquente et grandguignolesque mais ça serait aussi idiot.

Pourtant il y a bien des matins où l’objet livre qui passe entre mes mains me procure plus de plaisir que d’habitude et cela avant même de l’avoir lu, avant même qu’il face partie de ma bibliothèque chinée. C’est la fleur de l’instant fécondée par une intuition qui ressemble à cette fleur dont le parfum ensorcèle l’esprit de l’homme qui croise la silhouette d’une femme et que sait dans immédiatement que ce corps habité est le parfait élément de son désir ; aussitôt la femme convoitée trouve une place idéale dans l’architecture branlante des fantasmes secrets de l’homme. C’est la coïncidence entre le sujet et l’objet qui est belle, ce je-ne-sais-quoi de hasard qui écrit le sous texte d’une rencontre ; un incipit improbable qui nait dans des cartons poussiéreux où des gens d’horizons différentes entassent des objets-livres.

Il me fallait bien ces digressions nébuleuses en guise d’introduction avant de vous parler de deux ouvrages que j’ai trouvés samedi dernier dans un petit vide-grenier. Ce sont deux livres issus de la même collection dans la même édition, édité par La Bibliothèque des arts, rien  que le nom est un gage de poésie et de la poésie il en question  dans chacun  des ouvrages. Mais revenons à l’objet, ce sont de petits formats un peu plus large qu’un livre de poche, avec une couverture blanche, une police noire et une petite illustration noire & blanche en  médaillon. Les deux ouvrages portent un papier translucide mais un peu opaque en guise de couverture ce qui leur augmente leur aura de mystère. A l’intérieur les pages sont en papier épais avec un grain doux sous mes doigts dans une teinte pas tout à fait blanche. Les pages devaient être à l’origine non massicotées, d’ailleurs sur l’un des ouvrages il reste des pages de gardes qui n’ont pas été ouvertes, les autres comportent ces traces de feuillets ouvert au coupe papier. Tout ceci faisait déjà de ces deux ouvrages deux pièces que j’avais envie de posséder.

Le premier de ces deux livres porte le titre de Poésies de Verlaine Dessin de Saurat ; donc de la poésie, j’ai envie de dire de la poésie classique même si appliqué à Verlaine cet adjectif frôlerait le contre sens.  Reste pourtant que Verlaine est un poète qui incarne une figure reconnue de la poésie française, figure emblématique du poète maudis et malheureux et que beaucoup de personne on déjà entendu du Verlaine sans forcément se le rappeler. Par contre je ne connaissais pas Georges Seurat et je découvre au travers de ces illustrations un style radical qu’il sera intéressant de mieux découvrir. En tout cas l’ouvrage est beau, la mise en page est aérée laissant ainsi les vers du poète déployer toute sa musicalité singulière.

Le second livre j’en connaissais le titre, et le nom de l’auteur mais je n’avais jamais eu l’occasion encore de le lire ; il s’agit de Lettres à un jeune poète par Rainer Maria Rilke. L’ouvrage regroupe la dizaine de lettres qui constituent la correspondance entre un  jeune élève à l’école militaire tiraillé par la tentation de la poésie dans l’empire Austro-hongrois et le poète Rainer Maria Rilke.  Les deux hommes ne se connaissaient pas et c’est le jeune homme qui sollicite l’attention de Rilke pour bénéficier de ses lumières. J’ai seulement survolé quelques pages pour le moment, mais je ne peux qu’être intéressé par cette correspondance ; d’une part parce que j’ai eu par plusieurs périodes ce que je pense avoir été de véritables correspondances et que cette forme littéraire est sûrement celle parce qui est affirmée en moi le désir d’écrire, d’autre part je me sens un peut poète et un peut tiraillé par les tentations d’autres vies et je suis sûr que la réponse du poète à l’élève officier saura elle aussi me parler.

Ce sont là deux ouvrages que je suis vraiment très heureux de faire entrer dans le projet chiner sa bibliothèque, sûrement deux des plus jolies trouvailles faites en vide-grenier avec Les yeux d’Elsa par Argon. J’ai eu ces deux livres pour la somme dérisoire de 2 euros. Surtout que pour 2 euros en plus de ces deux ouvrages j’ai aussi pu prendre L’étranger d’Albert Camus. L’édition est bien plus banale mais ce n’est pas pour cela que j’ai pris ce livre. Albert Camus fait parti des premiers auteurs que je suis allé lire de moi-même afin de commencer à me forger une culture critique. Je ne sais plus pourquoi je suis arrivé à Camus, est-ce un professeur qui me l’avait conseillé, est-ce mes parents qui m’ont un jour dit que je trouverai dans cet auteur une pensée pouvant faire écho à la mienne, ou est-ce la radio (à l’époque j’étais un auditeur régulier voir excessif de France Inter) qui m’a laissé penser que Camus serait une bonne entrée en lecture, je ne sais pas. Peut-être tout cela à la fois, peut-être est-ce autre chose, mais qu’importe, Albert Camus reste un des premiers auteurs, apparenté philosophe que je suis allé lire en dehors du cadre scolaire, le second étant Freud. Alors j’ai une comme une nostalgie bienveillante pour cet auteur et même si je dois déjà avoir quelques part un exemplaire de L’étranger, je suis content que celui-ci entre dans ma bibliothèque chinée.

Voilà donc en conclusion trois livres qui arrivent dans la bibliothèque chinée, Lettre à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, L’étranger par Albert Camus et Poésie de Verlaine Dessins de Seurat, tout cela pour la somme de 2 euros ce qui fait donc grimper le prix total de la bibliothèque à 20,20 euros.

 

Chiner sa bibliothèque #11
Chiner sa bibliothèque #11
Chiner sa bibliothèque #11

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #chiner, #bibliothèque, #vide grenier, #videgrenier

Repost 0

Publié le 24 Juin 2016

J’exulte à une main dans l’ordre de l’art de ma pornographie

Je suis onaniste, humaniste de soi et ma main ne trace pas de calligraphies

Car elle danse, palpation de sens, elle branle en vagues déferlantes

Du haut de ma tour de Babel sensuelle, j’exulte aux temps des belles plantes

J’enfonce mes doigts, de tréfonds en chaudes grottes, les profondeurs m’engouffrent

Comme l’air moite qui crépite de mots crus dans ta bouche et s’en échappe en souffle

Je convoite l’étroit milieu mouillé que tu loges en toi, comme la perle d’un coquillage

Petites femmes aux pieds de grues, farandoles adolescentes et adorables filles sages

Fourmillent nuent et grouillent à la hâte dans le marécage de ma cage crânienne

Chaque instant roule sur l’autre, j’en tiens une, une image se dessine que je fais mienne

Et comme la poussière retombe, moi je repars de l’avant, l’instant n’est rien

Je me passe des ânes et des basses-cours de campagne pour me sentir bien

C’est le temps des orgasmes, la saison des corps nus qui s’entassent aux coins des regards

Ce n’est pas une tige sous la fleur qui se dresse, tu n’es pas une abeille mais là est mon dard

Que tu joues les pisseuses qui pleuvent dans l’herbe verte aux heures chaudes

Ou une tête noble couplée à son amant, c’est autour de quoi que je rôde

 

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

Repost 0

Publié le 23 Juin 2016

Dans les rues, dans les médias, dans les bouches grandes ouvertes de la doxa facile, on brandit volontiers le spectre de la pauvreté comme la pire des déchéances ; elle est montrée du doigt et désignée comme l’ennemi intime numéro un, loup solitaire nécessairement affamé d’être pauvre, qui prêt à bondir sur nous et déchiqueter dans sa gueule rageuse les lambeaux de nos habitudes et les haillons de nos illusions. Devenir pauvre serai comme la pire des lycanthropies, cela transformerai les moutons en des bêtes plus monstrueuses encore. Car le pauvre c’est le monstre, celui qui n’est pas comme nous au point qu’on le pointe du doigt l’excluant de facto du cercle fermé de ceux qui font société.

Oh ça non il ne fait pas beau être pauvre, il ne faut pas l’être et si tu l’es alors il ne faut pas le dire, tu devrais courber la tête et aller à la mine creuser un peu plus profond ta tombe dans l’espoir de trouver un chemin de sortie à l’ignoble pauvreté. Pourtant le monde est un pays pauvre, le monde est un pays majoritairement peuplé de pauvre ; être pauvre est une norme statistique et l’humanité de chacun survie à cela.

Il ya dans certaines formes de pauvreté une force qui est salvatrice, elle nous isole de la course insensée à la consommation, c’est un vaccin violent qui nous prive de l’inessentiel. Alors, enfin libéré de sa place de sujet consommant l’homme se retrouve devant sa condition d’homme. Faut-il encore accepter sa pauvreté sans s’y soumettre, s’y confronter sans s’y conforter, la voir comme une lanterne, un élément aléatoire, libérateur et brutal. Il se peut alors que l’homme se trouve libéré de l’angoisse que provoquait un supposé devoir de consommation et il peut alors commencer à créer. Pour de bon, pour son bien, pas comme un travail, mais comme un exutoire nécessaire afin de générer ses propres outils d’existence.

Et finalement, si ce jour advient, les lieux communs n’avaient pas tout à fait tord, parce que ce jour là, le pauvre, homme errant parce que libéré de ses chaînes, homme armé des outils qu’il s’est construit, devient un électron libre insoumis aux impératifs qui contraignent la doxa sociétale et il devient de fait le danger. C’est un radical libre, soustrait à la dominance des masses par l’argent et instruit de sa puissance créative ; et dans ce moment là je jubile ma pauvreté.  

Un seul visiteur hier ; faites mieux #RT #racolage

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #Autofiction

Repost 0

Publié le 22 Juin 2016

Je me rappelle qu’il y a quelques années déjà je voulais faire la manche, faire de la mendicité. Ce n’était pas un projet d’avenir non, c’était dans une vision politique et artistique, l’idée de mendier quelques euros alimentait des idées d’arts, de provocations, et de stimulations intellectuel pour ma matière grisée à cette idée de flirter avec l’argent des autres. Je m’imaginais alors me tenir debout à un rond-point en portant sur moi les codes du genre pour distribuer aux automobilistes me prêtant de l’intérêt des papiers les invitants à se rendre sur un site internet afin de me faire un don.

J’aimais alors cette idée de délocaliser l’acte de don, j’étais animé par un sens du paradoxe qui renvoyait le mendiant du possible, c'est-à-dire moi, et le donateur de la rue, c'est-à-dire l’autre à des postures détachées de la réalité. Par la suite je continuais de manipuler cette idée de la mendicité et du don faussement gratuit de l’autre à autrui en cherchant toujours à faire émerger une forme d’art ; c’est ce que je voulais. J’imaginais l’artiste mendier pour son œuvre, pas pour la vendre mais pour lui donner une valeur ; mener mendicité pour faire naître une valeur relative à une œuvre d’art. Encore après j’ai même mené mon mémoire en photographie sur ce que j’ai appelé la posture du mendiant. C’est bien que cette image du mendiant est une récurrence intellectuelle en moi.

Nous voilà des années plus tard, je n’ai encore rien osé mendier mais je continu d’être porté par cette question ; sauf que nous sommes entrés dans l’air du financement participatif et des collectes d’argent collective. Encore ce matin j’ai découverts OKpal une nouvelle plate-forme pour récupérer de l’argent conçue par Ulule déjà acteur majeur du financement participatif. J’ai donc survolé les projets qui demandent de l’argent sur OKpal et j’ai réalisé que nous sommes bel et bien entrés dans l’époque de la mendicité numérique, mendicité 2.0 pour reprendre cette expression déjà désuète. Je ne critique rien, si ce genre de plate-forme permet de créer de la solidarité et de faire passer de l’argent de mains à d’autres mains je trouve ça très bien. Mais ça a réveillé mon envie de mendier, pas comme un projet d’avenir, non, mais comme un geste politique et artistique. Parce que sur OKpal pas de contrepartie, pas de limite de temps, c’est juste une interface pour permettre à des gens de réclamer de l’argent à d’autres personnes libres de leur en donner ; faire la manche, faire la mendicité c’est maintenant possible avec sa carte bleue et peut-être même avec son compte Paypal, je trouve cela tellement fascinant que je ne sais pas si je résisterai longtemps à l’envie de mendier à mon tour.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #argent

Repost 0

Publié le 21 Juin 2016

Plus je suis moche, intègre et fou et mieux je me sens moi. Plus je déverse ici l’insensé de mes désirs, l’outrance de mes fantasmes, la perversité de mes pulsions, l’outrage de mes obsessions, autrement dit plus je suis sûr que la crudité nue de mon âme reflète la médiocrité de mon corps et mieux je me sens libre d’être moi. Donc plus je suis sale et plus je me sens sincère ; sans pour autant être sûr du taux de souillure de ce que je dévoile ici car le puritanisme étant maladroitement réparti dans la société, la souillure de l’un et la dorure de l’autre ; et d’un jeu de pisse piteux à l’odeur âcre aux jet dorés d’un jaillissement cristallin qui réjouit l’homme lorsque le flot brûlant tombe et coule sur sa fierté bandée il n’y qu’une infra mince frontière de mots, de morale et de culture ; une frontière indistincte qui oscille et qui fait vaciller le droit chemin de sa destinée divine. Je ne sais pas si j’écris pour constituer cette frontière mouvante, ou si au contraire les mots que je dévoile depuis le siège humain qu’est mon cervelet biologique viennent fissurer cette frontière pour la faire avancer ou reculer voir disparaître au profit d’une nouvelle. 

J’écris ici pour cela ; pour être moi et un être-soi qui bande histoire d’avoir une arme en plus de mon clavier pour partir à la guerre ; et surtout avoir une raison de vaincre et de revenir parce que la perspective d’une femme qui ouvre son sexe et ses bras c’est la meilleure façon de me faire dévaler les montagnes que je ne saurai pas détruire. 

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression, #érotisme

Repost 0

Publié le 20 Juin 2016

Il y a des hommes et des femmes qui pensent que sortir un appareil photo durant un rapport sexuel c’est ouvrir l’œil d’un Caïn voyeur, et nécessairement pervers, qui nous guette depuis sa tour babélienne constituée d’une agglomération de morales branlantes. Mettre son corps et ses rapports sexués avec le corps de son ou sa partenaire dans une focale visuelle serai selon eux la porte ouverte à un abîme de culpabilité ; parce que même si nous vivons dans une société de l’image où le peuple voue un culte forcé à l’image dictatrice mettre sa sexualité dans la perspective d’une image sonne comme un tabou ancien, je veux dire archaïque. 

Pauvres fous, pauvres folles, ils sont entrain d’ignorer que notre sexualité est à notre image, c’est un animal vivant, vivace et visuel, notre sexualité, comme nous, connait des pulsions scopiques car ce qui se montre et ce qui se dévoile, ce qui sort de l’ombre de la pudeur et des morales anciennes fait simplement acte d’existence. Se faire voir, se montrer, c’est simplement affirmer son être aux regards des autres. 

Je ne jette pas mes foudres sur les pudeurs légitimes qui charment le mystère en fermant à clef le cadenas des jardins secrets en sachant pourtant qu’autrui viendra toujours coller son œil à la fente du verrou ; je respecte la nature de ceux qui préfèrent s’aimer et se baiser cachés. Je ne suis pas un ayatollah de la transparence, même pas celle des culottes et des dessous, mais je suis un esthète des corps qui se montrent, de la sexualité qui se déploie comme une vague visuelle. 

Très souvent nous vivons dans l’ombre du porno, parce que la crudité qui s’est imposée en règle principale de la pornographie des années 2000 porte en soi le paradoxe d’être sale ; le porno sans filtre, sans poile, dans les lumières crues d’une baise calibrée qui cherche à incarner une idée névrosée de l’eugénisme sexuelle et il semble vouloir chasser le sale et la souillure mais dans une ironie qui n’est pas sans saveur pour la doxa la pornographie c’est sale ; et par extension créer des images sexuées et sexuelles de nos rapports entre pour les yeux chastes de la doxa dans le cadre de la pornographie et donc de la souillure.

Idiots qu’ils sont, nos corps nus qui baisent ou font l’amour ne sont pas pornographiques, ce sont nos corps, dans l’acte de notre sexualité, c’est peut-être narcissique ou égotique mais ce n’est pas sale. Moi je trouve ça sublime, je suis séduis et excité par la femme qui décide de son chef de se dévoiler et de fixer son dévoilement sexuel dans une photographie. Je ne trouve pas cela pornographique, c’est simplement un jeu, partenaire et partenaire.   

 

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sexualité

Repost 0

Publié le 19 Juin 2016

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre chose jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions fabriqué des ordinateurs pour accompagner ces jeux où nos vaisseaux étaient nos lits ou nos chaises ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions encore jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons, des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous avions pu récupérer des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait deux tranches de polystyrène l’une sur l’autre dans une forme vaguement inspirée d’une machine à écrire – il n’existe pas de photo de nos constructions et j’ai bien conscience que ma description est trop succincte pour que vous puisiez bien visualiser ce que nous fabriquions, j’en suis désolé –. Notre père avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient constitués de portes documents où nous posions des papiers claques sur lesquels nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux-mêmes retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur dans les années 70. Mais c’était non-conscience mais c’était bien en moi ; je ne cherchais pas précisément à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse 31 ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage, #SF

Repost 0

Publié le 18 Juin 2016

En écriture de page blanche je n’ai rien à envier – c’est ainsi que vient l’hiver – et j’en balance des quelques jeux d’aiguilles ; je ne me drogue pas à la flemme et la paresse, non je n’en abuse pas ; ce n’est pas ça, car ça c’est autre chose ; un autre moi, un moi en plus, en outre je n’étais là pour lui, pas là pour ça, je ne fais pas ça pour ça, je juste prend d’avance le moi de demain ; pas question de piétiner, non j’anticipe, j’aspire les participes, j’avance mes pions et je vois poindre le jour qui devient la nuit ; mais si la nuit tombe c’est que le jour se lève ; ça n’enlève rien à tout, ça n’enlève rien à rien, la roue tourne doit tourner comme le tailleur de pierre doit tailler et le tourneur tourner ; pour toute affaire de musique il faudra retirer les queues aux muses parce que mes muses ont toutes les cuisses légères comme leurs morales adorable et évanescente ; normale elles en sont sinon pourquoi les prendre pour muse, je vous pose la question de la forme et moi je garde mes certitudes soin le coin de mes plombs

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0