Publié le 1 Décembre 2015

C’est à quel moment que j’ai perdu le fil ? Parce qu’il y a forcément un moment où j’ai perdu le fil, comme on perd le nord, comme on perd de vu l’horizon, comme on perd ses amis ainsi que le sens des priorités avec celui de la créativité. C’est la question que je me pose, parce que mon baromètre est foireux. Et ce baromètre c’est mon projet photo prétexte d’anniversaire - ou l’inverse -. J’ai choisi un thème simple, une heure, pour ne rebuter personne et si j’ai choisi 19h37 c’est parce que j’ai supposé qu’à cette heure-là les gens sont plus disposés à « ça ».

J’étais curieux, impatient et heureux de renouer avec cette forme d’art que je m’offrais comme un luxe une fois pas an. Réellement heureux oui, réellement impatient bien être et curieux forcément. Ce jeu, cette forme d’art, ce projet annuel, c’est ma façon de faire du lien, ma façon à moi le sauvage de dire aux autres hé oh je suis là, je vieilli mais je suis là.

Bien sûr il y a ceux qui ont déjà participé, d’ailleurs je devrais dire il y a celles qui ont déjà participées et je les en remercie encore. Et bien sûr il va y avoir ceux qui vont participer, du moins je l’espère encore et ceux là aussi je les remercie. Mais il y a aussi le doute, cette ombre saisonnière, qui saisi et qui se dit qu’est ce que je vais faire si ceux que j’espérais voir participer ne participent pas, comment je vais faire pour renouveler cette forme d’art à laquelle je tiens et à laquelle j’avais envie de donner de l’importance ?

Et vous autres, tous les inconnus, les plus ou moins connus, avec qui je fraye sur les réseaux, vous non plus ? Alors à quoi ils servent les followers et autres suivants, moi qui croyais qu’il était plus gratifiant d’être suivi qu’être suiveur vais-je devoir repenser tout cela ?

Oui j’en fais des tonnes, et oui j’en fais trop, mais je vous jure que j’aime ça. Je vous promets que si je force le trait je ne me force pas à le faire parce que j’aime cela, parce que ça fait du bien d’en faire trop pour s’évacuer l’envie d’être triste, pour se défaire de cette attente à savoir si oui ou non vous aurez fait une photo pour moi à 19h37. Et s’il ne fallait qu’une raison à rajouter c’est que sur ce blog je suis comme la figure du père chez ces gens-là, ici je suis le roi, ce roi qui réclame son offrande. Je compte encore sur vous, je vous aime encore, je vous estime aussi et je vous espère encore du désir scopique de voir vos images de 19h37.

Ne m’oubliez pas encore, attendez 22h42 pour faire cela.(il n’y a aucune symbolique dans ce 22h42)

 

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Publié le 30 Novembre 2015

Elle fumait. En sortant des toilettes, dans l’embrasure de la porte elle s’est arrêtée pour s’allumer une clope. Maintenant elle fumait. On venait de faire l’amour, je savais alors son odeur, sa sueur, la couleur mouillée de poils roux sous ses aisselles, je savais le fumé musqué de sa touffe sombre que je venais de visiter, et visiter et visiter encore. Elle sentait le sexe, le sexe fait, pas celui qui va se faire. En tout cas c’est ce qu’elle aurait dû sentir, sauf qu’elle venait de s’allumer une clope et que maintenant elle sent la fumée, sa bouche encore pleine de joie adolescente sentait la fumée. Elle tirait des taffes rapides et bientôt l’air entre la salle de bain et le lit sentirait la fumée. Je pouvais voir la fumée sortir de sa bouche comme mon sexe auparavant La fumée ça change tout, ça change une pièce, ça change une fille, ça change un homme et ça s’incruste dans l’imaginaire collectif d’une chambre d’hôtel.

L'homme vécu n'avait pas d'âme

Sous sa crasse, sous sa peau, sous la crasse sous sa peau il y avait bien un homme.Juste un homme, seul, sans regrets et sans perspective qui passait de longues journées les yeux dans le bleu de l'écran. Il était ça, une statue de chair perdue sous la sueur, le foutre et l'odeur de mâle qui émané de sa chair.

L'homme vécu n'avait pas d'âme

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Publié dans #citation, #autofiction

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Publié le 29 Novembre 2015

Elle a une petite culotte.

Elles ont des petites culottes.

Et certaines n’en portent pas j’imagine.

Elle a les clefs de ma vie.

D’autres possèdent les chaînes.

Et ma vie, déchaînée, elle s’enterre. Seule.

Sous le tissu il y a dieu et derrière dieu ?

Il y a moi. Je me cache derrière dieu parce que je suis sûr que jamais personne ne viendra me chercher là-bas. Et même si quelqu’un vient personne ne pensera à me voir. Derrière dieu quand même …

Dieu lui-même et ses pulsions scopiques. Il pue, il pète, il tempête et lâche des éclaires. Et moi ? Un peu moins. Un peu comme lui aussi.

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Publié dans #poésie

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Publié le 28 Novembre 2015

C’est fascinant de lire des bribes de vie d'une vie dont on ne sait rien. Je sais que tu vis à Berlin et que tu gardes un ou plusieurs des enfants, peut-être es-tu jeune fille au paire, ou simplement en quête de survie, tu aimes aussi les bonnets de laine même si tu les perds souvent. Tu vas à des concerts, tu bois de l'alcool et tu croise des gens, c’est peut-être là que tu perds tes bonnets. C'est idiot à dire mais lire ces bribes de ta vie écrite sur internet ça ma fait voyager, merci.

Elle vivant à Berlin

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Publié dans #autofiction

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Publié le 27 Novembre 2015

Hier j’ai décidé d’écrire un texte qui commençait comme cela : On ne cherche pas à écrire des choses lourdes de sens, profondes et percutantes parce que l'on aurait l'espoir qu'elles fassent bouger les choses. Pas plus que l’on cherche à écrire des choses profondes parce l’on s’imagine avoir un talent fou. Non, si l'on cherche à écrire des choses lourdes de sens c'est pour se montrer à la hauteur de soi, à la hauteur de notre engagement à essayer d'écrire. Le reste, il me semble que c'est superflu. Et au bout d’un moment je me suis arrêté pour relire. Dans mon esprit quand j’imaginais cette introduction c’était fort, puissant, percutant, ça faisait sens aux réactions provoquées par les attentats du vendredi 13 et j’étais fier ou en tout cas satisfait de mon idée. Mais une fois sur le papier, enfin sur l’écran j’ai trouvé ça chiant. C’était nul, alors je me suis arrêté. C’est triste de réaliser son échec ; quand on parle du bonheur des simples d’esprits je pense que l’on parle de cela, de leur incompétence à avoir du recul sur eux-mêmes et donc leur capacité d’échapper à leurs échecs. Nous autres, ceux qui ne sont pas assez simples d’esprit nous devons faire face à nos échecs et à notre médiocrité. C’est cruel de devoir reconnaître que nous sommes mauvais. Je suis mauvais, je le constate.

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Novembre 2015

J'ai eu du mal à m'endormir, encore plus de mal à me réveiller. Le sommeil avait jeté sur moi une gangue lourde et poisseuse. Sans une pressante envie de pisser je crois que j'y serai resté dans ce sommeil. Je rêvais d'une amie d'enfance, elle était belle, elle était nue, elle se collait à moi et elle pleurait sur sa vie. Et moi, je la serrai contre moi, une main sur son épaule, une jambe sur la sienne, une main sur sa poitrine, je m'en souviens parce que dans le rêve je le lui disais. Je ne sais pas pourquoi je lui disais cela. Elle était triste, ce rêve était triste, elle pleurait, belle et nue, allongée sur la moquette de cette pièce vide, rose saumon avec une baie vitrée où le soleil entrait. De la moquette au sol, de la moquette au mur et pas un meuble. Et puis elle s'est levée et tout est allé très vite, j'entendais des voix et je ne voyais, impossible de rouvrir les yeux, comme quand ils sont écrasés de sommeil, ça ne s'invente pas. Ce n'était pas un cauchemar, non c'était seulement un rêve triste qui vous laisse un goût de tristesse dès le réveil. Je suis allé pisser et aussi vite me faire un café et puis un autre. 

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Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

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Publié le 25 Novembre 2015

Ce soir on va se faire un petit point sur le projet photo d’anniversaire sur le thème 19h37 alias le projet 19h37. Quelques jours, voir quelques semaines, après le lancement mondial de ce projet qui autant un souhait qu’un projet je fais le constat suivant : cinq personnes qui ont fait la démarche de participer et dix sept photographies déjà envoyées. Oui, certaines personnes sont plus prolifiques, plus inspirées que d’autres et je ne vais pas m’en plaindre.

Bon, c’est bien beau mais j’en veux plus. Je veux de la découverte. Je veux des photos. Je veux être surpris. Je veux croire en vous que l’on se connaisse ou non. Je veux mes photos et j’ai le droit de les réclamer parce que je fais cela sous le label anniversaire qui est l’équivalant du collier d’immunité dans Koh Lanta. Je ne veux pas vous mettre la pression, mais quand même un petit peu parce que mine de rien c’est important, ce jeu c’est un contrat de confiance que je signe à blanc ; je lance l’idée et je prends le risque de finir avec vos non-actions. Je respecterai, c’est le jeu, c’est le risque. Même pas peur.

Projet photo anniversaire : l'avancement

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Publié dans #Pictogranimation, #Je est un Blog

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Publié le 24 Novembre 2015

Corbeau : La Vie n'est que la prostituée du Diable.

Ray : Et le diable paie combien la passe ?

Corbeau : Deux diablotins.

Ray : Le diable offre ses enfants à la prostituée qu'il paie ? Mais alors qui est la mère de ses diablotins ?

Corbeau : Les diablotins n'ont jamais étaient les enfants du diable, mais ses assistants, La mère ? Telle est la question.

Ray : Merci de ces éclaircissements.

Corbeau : D'ailleurs il est dit que les diablotins ne sont pas forcément mauvais, qu'ils sont prêts à tout pour se faire des amis, alors le diable n'aurait que faire de petites créatures "faibles" comme cela.

Ray : Les diablotins sont donc comme des lutins, rien de plus ? Des elfes offerts au diable comme ils auraient pu l'être au père noël ?

Corbeau : Certains diablotins peuvent se tourner vers de bonnes actions, car ils sont si seuls qu'ils feraient à peu près n'importe quoi, même les bonnes actions, pour avoir des amis, c'est possible mais qui lui aurai offert ? Je pense qu'ils émanent du feu.

Ray : Pourquoi à moi on ne m'offre jamais de diablotins ? Pourtant j’ai une cheminée. Finalement je me demande si tes diablotins ne sont pas un peu comme des Gremlins du genre à bouffer tout le chocolat et se glisser sous les jupes des femmes pour regarder dessous ...

Corbeau : Très joueurs effectivement, coquin ? why not ? Ils ont quand même un coté démoniaque qui pourrai coller à ce vice de perversion

Ray : Et je ne serai pas surpris que les diablotins soient incestueux alors, ou n'importe quoi qui réprouve le sens moral ; finalement j'ai du mal à me dire que les diablotins ne sont que les intérimaires du diable et non ses fils, enfants et bébés parce que je ne peux m'empêcher de coller aux diablotins une éducation démoniaque.

Corbeau : Et pourtant c'est le cas, ils ne sont rien de plus, au même titres que les Chérubins du Paradis

Ray : mon dieu tu as raison, les Chérubins ne sont pas les fils du fils du dieu, ni les frères du fils de dieu, Marie n'aurai pas pu accoucher toute cette ribambelle d'angelots et autres chérubins je vois mal comment dieu, son mari, aurait pu laisser tant de chose sortir de son immaculé vagin.

Corbeau : Ravi d'avoir pu éclairer votre lanterne haha, d'ailleurs je vous conseil mon film préféré qui est "Constantine"

Ray : Le film avec un fumeur impénitent ?

Corbeau : Oui, vous avais donc du le voir

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Publié dans #Dialogue de sourd

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Publié le 23 Novembre 2015

Il y a partout quelque part un homme qui rit seul. Il rit fort et seul chez lui dans le silence de sa maison. C’est ridicule, impressionnant et inquiétant. Et parfois cet homme qui rit seul chez lui c’est moi. Je ris fort, le plus fort possible. En d’autres mots j’exulte. Mais ce n’est qu’un seul mot. J’exulte. Exulte. Exulter. Rire fort ça remplit tout l’espace, ça vide l’être aussi. Et à chaque fois que je ris je m’attache aux personnes qui me font rire. Ce n’est pas un choix. Je ris, je ris seul, je ris seul et fort et je crée involontairement un lien émotionnel avec les raisons de rire. Je trouve cela curieux et ça ne me fait pas rire. Pas cela. Je ris pourtant pour d’autres choses. Merci à elles. Il y a quelque part un homme qui rit fort. Il déguste chaque rire avec une souplesse délicieuse. Il attend, ça vient, c’est grand et ça repart. Un homme rit. Je suis un homme.

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Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 22 Novembre 2015

L'impudeur c'est la merde. C'est comme aller aux toilettes en public ; peu nombreux sont ceux qui aiment. L'important ce n'est pas de relater soi mais de créer. C'est au moins ce que je suppose, mais supposer c'est un peu impudique, c'est sur ce que l'on pense être vrai et prendre le risque en public de l’affirmer comme si c'était vrai alors que l'on n'a aucune foutues preuves pour le confirmer. Je suppose que d'aller au toilette en public c'est dérangeant parce que c'est impudique, mais je n'en sais rien pour de vrai. Parce que même en chine, dans les toilettes publiques qui sont collectives je n'y allais pas faire mes besoins, sauf quand elles étaient vides de chinois. Alors je suppose, je suppute aussi et c'est moche comme quand j'écris dans l'impudeur de l'instant, de soi, sans le filtre de la création. Alors je vais essayer de revenir à l'écriture qui est de la création et quitter le lieu de moi, mon cul et ma tête comme le dernier refuge de moi. Que l'on me croit ou non, le retour de mon écriture à ne parler que de moi, à n'écrire que depuis moi, ça a été un effet secondaire des attentats, comme un échec de ma réflexion. Et il m'aura fallu une dizaine de jour pour lâcher l'ego et reprendre le vital fil de la pensée. Pardon & merci.

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Publié dans #écrire, #Je est un Blog, #attentat

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