Publié le 17 Août 2017

Au rang de mes quelques passions j’espère que j’aurai su vous transmettre que j’aime le sport du côté du spectacle. A ce titre là les jeux olympiques tiennent une place importante dans ma mythologie personnelle et dans la mythologie familiale. Alors forcément lorsque c’est possible j’essaie de chiner des ouvrages sur les JO. Ce n’est pas très utile, c’est rarement cher et c’est souvent pour moi des madeleines tendres et sucrées. Ma culture olympique commence réellement en 1992 avec les jeux de Barcelone et ceux d’hiver à Albertville. Mais cela ne m’empêche pas d’aller chercher des items plus anciens parce que l’histoire olympique a peu à peu était transmise.

Il y a quelques semaines j’ai pu chiner un livre sobrement titré Les jeux olympiques, lettrage doré sur couverture marron. Je n’ai pas trouvé la date d’édition précise de ce livre, mais c’est un ouvrage qui a été édité pour faire la promotion des jeux olympiques de Grenoble de 1968. Mais toute la curiosité de ce livre ce n’est pas tant son âge mais plutôt sa nature. C’était un livre qui était fourni nu, c’est-à-dire sans illustrations et pour obtenir les illustrations, le possesseur du livre devait acheter des produits Cemoi et Lustucru afin de gagner des points et avec ces points il pouvait commander des sets d’images permettant peu à peu de compléter les illustrations du livre. On peut donc dire que ce livre c’est un peu l’ancêtre des albums Panini de notre époque.

Pour ma chance j’ai chiné cet ouvrage qui a été complété avec minutie ; toutes les images sont présentes et elles ont été collées avec doigté. J’adore ce qui se dégage de ce genre de livre, nous sommes dans les années 60 et autan les images que les propos exhalent une douce odeur de désuétude mixée à un charme certain. Ce n’est pas le premier livre promotionnel autour des jeux olympiques que je chine, mais le premier de ce type là à compléter soi-même. Je pourrais très facilement éprouver l’envie de les collectionner.

Acheté pour 2 euros, ce livre fait monter la somme totale dépensé à 68.5 euros
Acheté pour 2 euros, ce livre fait monter la somme totale dépensé à 68.5 euros
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Acheté pour 2 euros, ce livre fait monter la somme totale dépensé à 68.5 euros
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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #Sport, #videgrenier, #vide grenier, #livre

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Publié le 16 Août 2017

S’il y a bien un type d’ouvrages que je vois rarement en vide-grenier ce sont les livres sur l’art, la mode ou le design. A croire que les gens qui achètent ce genre de livres sont plus passionnés, fidèles ou fétichistes des objets (ce qui peut sembler logique pour des amateurs de design par exemple) que les acheteurs de livres sur le sport par exemple qu’à l’inverse on trouve plutôt facilement en vide-grenier. J’ai même fini par m’imaginer que les livres sur le sport ce sont les genres d’ouvrages que l’on offre à son père / oncle / copain / cousin quand on ne sait pas trop quoi lui acheter ou quand la seule chose que l’on sait de lui c’est que c’est un homme. Du coup peut-être que ces cadeaux qui ont été mal pensés se retrouve plus facilement en vide-grenier.

Tout cela pour dire que lorsque je croise des livres d’art ou du genre en vide-grenier je m’y intéresse toujours (et aux livres sur le sport aussi mais c’est une autre question). Et cet été je suis tombé sur le stand d’une étudiante qui revendait les quelques livres dont elle n’avait plus l’usage, par chance elle avait étudié les arts plastiques. J’ai donc pu lui acheter L’Art d’Aujourd’hui édité chez Taschen. C’est un petit ouvrage qui date de 2001 et qui présente une centaine d’artiste d’aujourd’hui, c’est-à-dire d’hier, avec une petite notice explicative sur son œuvre et quelques photos de ses productions. J’ai pris aussi Le Bauhaus un livre de Judith Carmel-Arthur qui présente en quelques mots et pas mal d’image la philosophie esthétique du Bauhaus. Et pour finir, dans la collection Photo Poche j’ai pris le livre sur Henri Cartier-Bresson. C’est une collection classique, en petit format et à bon prix, que les amateurs de photos connaissent sûrement, au moins de vu. Pour les trois livres j’ai payé 2 euros, une somme très raisonnable.

Ce n'est pas avec un ordinateur fixe que je pouvais faire ça ! 66.5 euros de dépense

Ce n'est pas avec un ordinateur fixe que je pouvais faire ça ! 66.5 euros de dépense

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #Pictogranimation, #videgrenier, #vide grenier, #livre

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Publié le 15 Août 2017

Cela fait quelques temps que je n’ai pas chroniqué ici l’entrée de nouveaux livres de poésie. Et pourtant la poésie fait partie des ouvrages que je recherche activement à chaque sortie en vide-grenier. J’ai passé des années à maudire la poésie, à la dédaigner, à la signer avec morgue et cynisme. Mais c’était sûrement par ignorance et paresse intellectuelle ; à moins que ça n’ait été pour me protéger d’elle. Qu’importe c’est une époque révolue et aujourd’hui que j’essaie d’écrire de la poésie j’essaie aussi de me nourrir de poésie.

Revenons donc sur quelques livres chinés cet été. En premier lieu deux recueil de poésie édités par France Loisir en1992 dans la collection La bibliothèque de la poésie. Je suppose que ce sont des livres cadeaux offerts, ou achetés puis jamais ouverts parce qu’ils sont encore comme neuf. Il y a le tome 14 sur la poésie populaire et le tome 12 sur la poésie surréaliste. Pas besoin que ce soit une édition prestigieuse pour pouvoir prendre le recueil, y picorer quelques textes et le reposer ensuite pour picorer ailleurs. C’est aussi pour cela que j’aime la poésie, elle ne réclame pas une grande rigueur au lecteur qui s’adonne à elle.

L’autre ouvrage à être invoqué ici c’est un recueil d’Arthur Rimbaud, c’est déjà plus précis, et le titre de cet ouvrage est sans équivoque puisque c’est Poésies. Il regroupe les poèmes que l’auteur à publier entre 1869 et 1872. Quand on pense que ce poète a écrit et publié ses premiers poèmes à 15 ans ça fout une claque. Le recueil édité en 2001 contient donc Poésies, mais aussi des œuvres un peu plus tardive (tout est relatif avec Rimbaud) avec Une saison en enfer, Illuminations et Un cœur sous une soutane. A la différence de ce que je disais tout à l’heure pour les livres qui regroupent plusieurs auteurs sous une même bannière, se plonger dans le recueil d’un même auteur permet une approche différente, plus linéaire permettant ainsi une meilleure perception de ses évolutions. C’est très très cool de rentrer du Rimbaud dans la bibliothèque, surtout pour 50 centimes.

De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)
De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)

De la poésie à petit prix et 64,5 euros de dépense globale (ceci est mon pense bête perso)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #poésie

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Publié le 14 Août 2017

Je connaissais pas Les Hauts de Hurle-Vent, j’en avais peut-être une fois ou deux entendu le nom mais je ne savais rien de ce roman ni de son auteur Emily Brontë. Quoi que le nom des Brontë avait été entendu par mes oreilles plus souvent que le titre de ce roman. Et comme je ne suis pas un citoyen anglosaxon et qu’en plus je n’ai pas d’accointance naturelle avec cette culture là il y avait finalement assez peu de chance que je me retrouve un jour à lire Les Hauts de Hurle-Vent. C’était jusqu’à ce qu’un après-midi dans ma voiture je tombe sur une émission de France Culture qui traitait de cet ouvrage et de son auteure Emily Brontë. Déjà qu’en temps normal je suis plutôt un fervent auditeur de cette station, mais ce jour-là je dévorer l’émission découvrant au fil des minutes une œuvre et une famille dont j’ignorais tout. Et lorsque l’émission vu terminée je n’avais plus qu’une envie c’était de découvrir par moi-même cette lecture.

C’est là que le hasard s’amuse parfois à bien faire les choses. Quelques semaines plus tard, en faisant un vide-grenier sur la route de la plage je tombais sur belle édition de 1996 en parfait état avec quelques belles illustrations qui donnent encore plus d’aura à cette œuvre. Sur le stand en plus les vendeurs étaient très sympathiques et je repartais avec ce livre pour 50 centimes. J’en ai commencé la lecture l’après-midi même sous le soleil de juillet mais je viendrais vous reparler de cela un autre jour. J’aime vraiment quand les vide-greniers permettent de mettre sur ma route des objets ou des ouvrages que je cherchais.

62 euros dépensés

62 euros dépensés

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 13 Août 2017

Faisant suite aux livres chroniqués hier, je vais vous présenter aujourd’hui trois nouveaux romans eux aussi en lien avec les super héros. Mais avant de parler un peu plus d’eux, retournons dans le vide-grenier où je les ai chinés. Je venais donc de négocier mes trois novélisations sur Spiderman et Hulk pour un 1 euro et je retrouve ma petite amie qui observait l’étal d’un autre stand. Content de mon achat tant pour la collection, que pour l’état neuf et le prix je lui montre les livres en lui exprimant mon bonheur. A ce moment-là la vendeuse du stand devant lequel nous étions arrêtés m’interpelé en demandant si j’aime les livres avec les super héros. Je pouvais difficilement lui dire non. Et comme je réponds oui, elle me dit attendait je reviens.

Là elle se rend à sa voiture et revient vers nous avec un petit carton remplit de livre à priori neufs. Je ne sais pas d’où elle tenait ces ouvrages ; il y avait des romans jeunesse sur les Avengers et autres super héros. Tous neuf, tous très jolis. Vu qu’ils étaient neuf elle en voulait un prix un peu excessif mais après négociation nous avons pu en prendre trois pour 6 euros. Ce sont des romans récent, édition 2015 et 2016 dans la collection Hachette heros. Ce sont des livres qui valent 13 euros en boutique. Il y a deux titres qui appartiennent au Marvel Cinematic Univers Phase One à savoir The Avengers et Iron Man. Et un titre qui appartient au Marvel Cinematic Univers Phase Two c’est le Captain America et le solde de l’hiver.

Par contre ce ne sont pas des ouvrages qui je peux faire entrer dans la collection parce que même s’ils reprennent le scénario des films, ils ont une jaquette spécifique qui d’ailleurs est vraiment belle et puis le format n’est pas exactement le format poche. Oui je me permets d’être inutilement pointilleux avec ma collection idiote.

J’en profite pour vous parler d’un tout petit livre pour enfant que j’ai chiné en vide-grenier. Pourquoi chiner un livre pour 2 ans et + lorsque l’on n’a pas d’enfant ? C’est un livre qui se nomme 7 histoires pour la semaine, et ce sont des histoires Marvel. Et je dois avouer que j’ai trouvé ça fou comme principe. Je suis sûrement un peu old school et un peu vieux jeu, à mon époque mes parents me lisaient des histoires avec des animaux, des animaux anthropomorphes parfois, des contes, des histoires généralement naïves et enfantines et j’ai été étonné de voir qu’il existe des livres pour enfant en très bas âge pour raconter des histoires Marvel, avec Hulk, Wolverine ou Spiderman. Je me disais que ce n’était peut-être pas les figures les plus apaisantes pour un enfant de deux ou trois ans. Du coup ce livre m’ayant intrigué je l’ai chiné, pour 50 centimes, et puis les illustrations sont plutôt réussies.

Mais vous ne me ferez difficilement changer d’avis pour me convaincre que raconter à ses enfants « le professeur X construit un ordinateur Cerebro afin de localiser les autres mutants » c’est la meilleure lecture possible. J’ai déjà du mal à m’expliquer à moi la nature de Cerebro, alors à un enfant …

61,5 euros de dépensés avec ces trois beaux livres jeunesses Marvel et ce petit ovni
61,5 euros de dépensés avec ces trois beaux livres jeunesses Marvel et ce petit ovni
61,5 euros de dépensés avec ces trois beaux livres jeunesses Marvel et ce petit ovni
61,5 euros de dépensés avec ces trois beaux livres jeunesses Marvel et ce petit ovni

61,5 euros de dépensés avec ces trois beaux livres jeunesses Marvel et ce petit ovni

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #livre, #videgrenier, #brocante

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Publié le 12 Août 2017

Lorsque j’ai débuté ma série d’article chiner sa bibliothèque c’était d’une part pour avoir un prétexte formel pour continuer de chiner, d’autre part c’était aussi pour démontrer que la culture est accessible pour des sommes modiques à condition d’accepter d’aller la chiner de bon matin et encore, les livres ne sont pas les objets qui font preuve de la plus grande spéculation, on peut donc en chiner pour pas cher à toutes les heures. La première saison de vide-grenier où j’ai chiné des livres dans cette optique j’ai parfois acheté des noms de la littérature classique surtout pour montrer que c’était facile de les trouver et pas nécessairement parce que je désirais les lire.

Au fil des trouvailles et au hasard des associations d’idées j’ai aussi rencontré des objets livres que je ne pensais pas chiner au départ mais que je me suis retrouvé à collectionner. Je crois que j’ai déjà expliqué cela plusieurs fois d’ailleurs et je m’excuse de la redite. Tout cela pour introduire quatre ouvrages chinés pour 1,5 euros et qui entrent dans ma logique de collectionner les livres de poche qui (re)adaptent des films de science-fiction. C’est une collection absurde et c’est pour cela que je l’aime. Je commence par trois ouvrages trouvés sur le même stand ; il y a Hulk, Spiderman et Spiderman 2. Les trois livres se présentent eux-mêmes comme une novélisation et ils créditent aux scénarios les auteurs des scénarios des films et pour chaque livre c’est Peter Davide qui s’est occupé de la novélisation. Les livres sont comme neuf même s’ils ne sont pas loin d’accuser leurs 15 ans pour certains (édition de 2002, 2003 et 2004). Ils seront parfaits dans ma colletions.

Le quatrième livre à entrer dans ma collection c’est L’exorciste, le roman de William P. Blatty dont le film éponyme est une adaptation. Donc cette fois le roman est antérieur au film, mais dans le livre entre dans ma collection parce que c’est une édition postérieure à la sortie du film qui reprend une des affiches du film en couverture.

Quatre livres pour une dépense de 1,5 euro c’est très bien, l’idéal pour se constituer une collection absurde à moindre frais.

Est-ce que tu savoures à cette belle mise en abime du blog avec en arrière-plan l'ordinateur et cet article ! Et pour la somme totale dépensée nous passons à 55 euros, vive les chiffres ronds !
Est-ce que tu savoures à cette belle mise en abime du blog avec en arrière-plan l'ordinateur et cet article ! Et pour la somme totale dépensée nous passons à 55 euros, vive les chiffres ronds !

Est-ce que tu savoures à cette belle mise en abime du blog avec en arrière-plan l'ordinateur et cet article ! Et pour la somme totale dépensée nous passons à 55 euros, vive les chiffres ronds !

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #videgrenier, #livre, #SF, #Collection

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Publié le 11 Août 2017

La nuit, le rêve et le jour juste maintenant ; la nuit demain, le rêve hier, il y a longtemps que nous n’avons pas laissé les mots à eux même pour une divagation en règle avec son bonnet le piano saboté de ses amours passés. Mais qu’importe le pourquoi parce que l’essentiel c’est la troisième gorgée de bière celle qui promet l’amertume couplée avec l’ivresse douce qui en brume enveloppe la langueur des sens en action. D’ici demain c’est la machine qui parlera pour moi, d’ici ce soir je serai sous l’eau à défaut d’être saoulé, la plume séduisante et la sécurité ballante comme un cri qui raisonne sur les ballasts ; comme un homme ou un sous-marin je navigue sous la ligne de flottaison des eaux troubles. Tendre cordes sensibles, vibrations des ultras sons qui sillonnent les mers comme l’élan monstrueux des ouragans dû au séismes des profondeurs. Je ne coule pas, ne sombre pas, je plonge avec l’écume de la bière qui macule mes lèvres et il ne manque que le sel des embruns et le soleil d’un univers lointain pour dessiner un horizon qui ne puisse tenir qu’entre les pages d’un livre de science-fiction, d’une saga spatiale ou d’un imaginaire dérivant hors des paysages pastoraux des calmes réserves des musées.

Tout ceci est amusant mais il est temps d’enclencher le pilote automatique.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 10 Août 2017

Je ne sais pas trop quoi écrire ce soir. Je pourrais me cacher derrière l’idée de partir en vacances mais je ne pars pas ce soir, je ne pars pas demain non, je ne pars que samedi. Je pourrais alors me cacher derrière l’idée que j’ai déjà rédigé une dizaine d’articles d’avance pour ne pas avoir de trous de publication durant les vacances. Ce soir j’ai seulement sommeil et seulement quelques minutes avant minuit pour publier ça.

Un ça de 200 mots.

Un paquet tout compris, comme une boite de médicament générique.

Les yeux petits qui tombent comme les stores se baissent sur les fenêtres du vis-à-vis.

Quelques mots encore et je pourrais me mettre au lit, sous les draps et me laisser glisser dans la nuit, avec un peu de chance dans les rêves même si je ne suis pas de ceux qui contrôle leurs rêves. Mais je me contente tout à fait de cet espace d’avant sommeil entre chien et loup, ce moment d’avant l’endormissement où l’esprit divague sans réellement partir en rêve.

Les yeux qui tombe et je laisse tomber le café, je laisse même tomber le cap, on éteint la lumière et on passe le générique.

Demain je serai là.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 9 Août 2017

Au soir du 08 aout la France découvrait la figure atypique de Pierre-Ambroise Bosse. Et depuis hier soir aux alentours de 22:40 la France frissonne de l’exploit réalisé par cet athlète qui est devenu champion du monde du 800 mètres lui qui n’était avant cela seulement champion de l’interview d’après course lunaire et singulier. Si tout le monde parle de Pierre-Ambroise Bosse alors pourquoi pas moi ? Je ne suis pas moins légitime qu’un autre pour y aller de ma diatribe sur cette course.

Moi aussi hier soir j’ai vibré.

Moi aussi hier soir j’ai crié.

Moi aussi hier soir j’ai sauté.

Moi aussi hier soir j’étais devant ma télé.

Si le 100 mètres incarne toujours l’épreuve reine des réunions d’athlétisme, le temps passant j’apprécie de mieux en plus les distances plus longues et les courses en peloton qui offrent à mon goût une scène idéale pour exprimer la dramaturgie de l’athlétisme que j’aime tant. Bien sûr je ne renie pas ma fascination pour le 100 mètres qui lui aussi propose la trame d’une dramaturgie digne de la tragédie grecque mais c’est parce que le 100 mètres est une épreuve qui commence bien en amont du coup de feu qui lance le départ et qui se poursuit au-delà de la ligne d’arrivée.

Pour revenir au 800 mètres d’hier j’attendais cette course avec impatience pas tant pour l’espoir d’une victoire, mais dans la perspective d’assister à la finale du format le plus épique. Et comme tout le monde j’ai été cueilli par le panache de Pierre-Ambroise Bosse. Il y a deux choses qui ont forgé mon émotion durant cette course. La première c’est que Pierre-Ambroise Bosse a mis en œuvre d’une stratégie de course à contre temps de la trame dramatique / narrative de la course. Au lieu de porter son attaque en fin de course là où nous atteignions le paroxysme de notre tension de supporter, il a porté son attaque plus tôt, saisissant ainsi ses adversaires et les spectateurs dans une forme de sidération. J’ai la sensation qu’une fois passé le sentiment de sidération, nous nous sommes retrouvés avec une conscience plus aigüe de l’audace de sa course parce que nous n’étions pas encore aveuglés par l’émotion générée par le paroxysme de la tension. C’est manière calculée ou instinctif qu’il a eu de briser les codes en menant sa course sur une forme de contre temps c’est une des choses qui m’a donné mon premier frisson.

Mon second frisson, le plus intense et le plus subtil m’est venu durant le dernier virage que Pierre-Ambroise Bosse a entamé en tête. Lorsqu’il sort du virage il passe tout proche de Renaud Lavillenie qui était alors en plein milieu de la finale de son concours de perche. Lorsque le coureur de 800 mètres passe à sa hauteur on voit à la caméra le perchiste français, recordman du monde et champion olympique se diriger vers le couloir, se pencher vers son compatriote et l’encourager avec vigueur. Et à ce moment-là, en voyant cette figure majeure de l’athlétisme, celui-là même qui à effacer le record de Sergueï Bubka, vibrer, s’investir, vibrer, soutenir, exulter son énergie pour la transmettre à Pierre-Ambroise Bosse de la même manière que je le faisais devant ma télé. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu la sensation qu’il se passait une chose épique ; un instant important de sport.

Alors même si en dehors de la piste le personnage de Pierre-Ambroise Bosse m’insupporte au plus haut point, ce qu’il a réalisé sur la piste avec brio et panache me renverse entièrement. Je n’avais pas grand-chose à dire, mais au moins moi aussi je l’ai dit.

Moi aussi je peux parler de Pierre-Ambroise Bosse #PAB

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 8 Août 2017

Il y a quelques jours, sans m’y attendre j’ai reçu un mail de Google Maps Timeline intitulé retour sur votre mois de juillet. J’ai découvert le Google Dashboard il y a quelques mois (années ?) par pur hasard en cherchant à modifier une donnée dans mon compte Gmail. Cette découverte était aussi fascinante qu’inquiétante. Bien sûr je connaissais le principe et la théorie du big data mais c’était la première fois que je me retrouvais nez à nez avec ma grosse data. C’était vertigineux de remonter le temps, refaire les trajets, retrouver ses recherches Googles et essayer de se remémorer le pourquoi et le comment, etc. Ce qui était vraiment inquiétant à mes yeux et à mes oreilles c’est de réaliser que Google conservait toutes les requêtes vocales que j’avais lancée à OK Google.

C’était impressionnant mais passé la stupéfaction initiale j’ai repris une vie numérique comme avant sans redouter que Google en conserve une trace. Cela me procure d’ailleurs la curieuse sensation d’externaliser ma conscience. Mais lorsque j’ai découvert le Google Dashboard ce qui m’avait le plus surpris c’était la sensation que tout cela se passait en coulisse, sans que j’en sois prévenu et sans que ce soit mis en avant par Google. Alors lorsque j’ai reçu ce mail de Google Maps Timeline ça m’a surpris. Mais je ne suis pas en train de pousser des cris d’orfraie devant la grosse data que Google me jette au visage, je continu de trouver cela fascinant. Et puis sans contextualisation je trouve encore cette empreinte numérique de moi encore assez absconde pour que je m’en inquiète.

En fait si je parle de cela c’est parce qu’en recevant ce mail et en décryptant les traces de mon mois de juillet avec ma propre grille de lecture je me suis rappelé les pensées que j’avais lorsque j’étais au collège. A cette époque j’étais un jeune garçon terriblement timide et introverti, plutôt terrorisé par le monde et les relations sociales qui l’on est censé lier avec ses semblables à cette période de la vie. En bon adolescent angoissé par le reste du monde j’avais des pensées et des peurs qui n’étaient pas nécessairement rationnelles. Et justement à cette période de ma vie j’éprouvais une peur irrationnelle, celle que mes congénères puissent lire dans mes pensées. J’étais un garçon censé, raisonnable et plutôt correctement cultivé mais pourtant j’avais peur que l’on puisse lire dans mes pensées.

Je ne me souviens pas quelles pensées je redoutais que l’on découvre, je me souviens surtout de la peur que j’ai que l’on puisse les entendre contre mon gré. Peut-être que je redoutais que mes congénères réalisent à quel point j’étais différent d’eux, ou alors peut-être que j’avais peur qu’ils réalisent au contraire que j’étais comme eux. Mais peu importe pourquoi, ce dont je me souviens c’est la peur que l’on puisse lire mes pensées. Ce n’était pas de la paranoïa, je ne supposais pas que j’étais le seul à pouvoir être victime d’une exploration non consentie de mes pensées ; je voyais le fait de lire dans les pensées des autres comme une arme. Et pour me rassurer et me protéger de cette pensée anxiogène j’imaginais le jour où l’on pourrait inventer la machine à matérialiser visuellement les pensées des gens. J’imaginais alors soumettre des semblables à cette machine et je me rassurais parce que dans mon imaginaire mes pensées étaient alors plus estimables que celles que je prêtais à mes congénères. Malgré le fondement parfaitement fantaisiste de cette peur, j’avais en fait, je crois, l’intuition qu’une société de la transparence était une mauvaise chose.

Ce que je redoutais je pense c’est que l’on piétine mon jardin secret. Et je suppose que je me rassurais en me disant que les jardins secrets des autres devaient être moins enviables que le mien. Cette époque du collège où je redoutais que l’on lise mes pensées secrètes lorsque nous faisions la queue pour rentrer dans la cantine est un temps qui remonte au siècle dernier. Un temps d’avant internet et c’est toute la différence. Parce qu’aujourd’hui lorsque je reçois un mail de Google qui rend transparent mes déplacements, mes trajets, mes espaces, mes recherches, je trouve cela amusant et fascinant mais il y a 25 ans c’était ma pire angoisse.

J’ai grandi, je suis devenu plus vieux, peut-être même plus adulte, je n’ai plus peur, je suis devenu écrivain et je fais de mon jardin secret la matière de mon écriture et je m’amuse de laisser Google poser sur moi son œil intrusif et d’en faire la matière de sa fortune.

Les temps changent, je crois que moi aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog, #Google

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