Publié le 22 Mars 2017

Un poète doublé d’un gourou sectaire qui s’est exilé dans l’ombre d’un scandale ; derrière cette formule j’aurai très volontiers résumé ma figure d’auteur. Mais ce n’est pas de moi dont il s’agit l’auteur, le poète et le gourou d’un possible scandale c’est Lucien J. Engelmajer alias le Patriarche un homme qui a longtemps œuvré dans le soutien aux toxicomanes et aux victimes du Sida. D’abord ici en France dans les années 70 puis un peu partout en Europe et dans le monde avant de devoir quitter le bateau lorsque la disgrâce des procès et des accusions de viols ou de détournement de fonds risquaient de lui tomber dessus. Pourquoi est-ce que je vous parle d’un pareil personnage ? Pas pour en faire un modèle, simplement parce que j’ai chiné un de ses ouvrages. Un livre de poésie pour 50 centimes intitulés Drogue Société, un livre réalisé avec des ex-toxicomanes. Si la figure du Patriarche gourou post-hippie et poète est un archétype que j’apprécie parce que je suis amateur de faits divers, la qualité de la prose poétique est un peu plus discutable. Ce n’est pas toujours mauvais, mais pas forcément bon non plus.

Le deuxième livre dont j’ai vais parler ici est l’ouvrage d’un auteur qui s’est toujours montré à la hauteur de mes lectures. Un des tous premiers auteurs vers lequel je suis allé de moi-même lorsque j’ai ressenti ce soubresaut me dictant qu’il était temps pour moi de me forger une culture personnel. Cet auteur c’est Albert Camus et l’ouvrage que j’ai chiné de lui c’est Noces suivi de L’été. Noces est un recueil de quatre textes écrits entre 1936 et 1937 dans lesquels Camus évoque son rapport à sa Terre natale Algérienne. L’été est aussi un recueil de textes où Camus évoque et invoque le monde Méditerranéen. Et commencent à lire ce livre, j’ai eu une pensée pour le premier texte que je m’apprête à publier et qui relate lui aussi mon expérience Algérienne. Je n’ai rien de Camus comme auteur, mais pendant un instant j’ai eu cette pensée de comparaison amusée.

 

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

Deux livres chinés, 1 euro dépensé, tout va pour le mieux le momant total dépensé cette saison est de 3,10 euros

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Publié le 21 Mars 2017

Le sacre du cinéma est un cénobite aveugle qui beugle ses répliques dans l’ouvrage électronique des diableries sans nom. Car s’il avait eu le nom du diable au bout de sa langue aveugle sans plisser un sourcil à ses yeux de démon écervelé il aurait plongé le monde dans la ruine immonde de ses partisans dévoyés.

Non je ne ferai pas de sacre de cinéma aujourd’hui. En tout cas pas ici car j’ai de la pudeur et je réserve ma meilleur plume à l’orée différente d’une ailleurs aux dorures incertaines. Le cinéma et le culte de ses morts c’est une griffe d’acier sur le sac à main d’une ballerine au plastique nasal déposé avec soin.

Son enfant est féline, son papa est la nuit ; dans la rivière pastelle des couleurs acides je regarde mourir ce monde qui n’a pas encore eu le temps de naître. Il n’y a que les cervelles androgènes scellées entre des plaques de verres fins qui peuvent pondre de pareils crépuscules. C’est mon plan diabolique, ma visée respiratoire, c’est l’entière dévotion d’un projet forestier que d’abattre à mon tour une trouée pour percer la frondaison verdoyante de ma perspective nouvelle.

Et s’il n’y a rien de nouveau, comme il n’y a pas de sacre, et s’il n’y a rien de beau ni de sacré dans le flot de ma prose, si tout ceci n’est qu’une danse mauvaise sur la chanson hérétique d’une bouche de femme fissurée avec une voix de fausset je me moque volontiers d’être pris au sérieux.

Je sais que l’homme est mort et que l’enfant a vécu. Sous le tombereau de pierre de la lapidation qui me sera réservée j’irai flinguer l’homme que je suis dans l’instant pour qu’advienne le prochain qui se préserve en moi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Prose, #poésie

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Publié le 20 Mars 2017

Mon silence a été long.

Celui des mots. Celui de mon être. Le silence d’une présence ; d’un être au monde tel qu’un être à soi.

Mon silence a eu le goût d’un naufrage. Le goût navrant d’un Titanic de l’ego faisant ouvrage d’échec sur l’iceberg de sa prison.

Comme le silence je suis brisé.

Comme les entraves je suis brisé.

Comme le vent qui caresse la surface verdoyante du printemps je suis brisé.

Mais surtout je reviens.

Comme un fœtus mort nés je revis ; mais avec plus de panache que lui et moins de respirateurs artificiels.

Je connais les ficelles pour avoir réfuté la corde du pendu.

Mon silence a été long, pas comme ma bite.

Mes mots faciles vont gicler à la face du monde, comme mon foutre.

Ensemence ma semaine d’une verve printanière.

Pourvu qu’éclosent les boutons des chemisiers des femmes d’étés et des fillettes du printemps.

Adieu les hommes de l’hiver car aux dieux des ivresses j’irai trahir la saoulerie des pollens.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un autre

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Publié le 19 Mars 2017

Il fut donné une sépulture décente aux corps calcinés dévorés par le feu et outrager par l’horreur d’indicibles bandits. Dès lors notre petite troupe de voyage était sur le qui vive redoublant de méfiance et de vigilance. Nous ne voulions pas faire chemin  arrière mais nous redoutions que la barbarie des individus ayant commis ces crimes s’abattent sur nous. Nous progression dans un silence épais et la lumière des jours peinait à étreindre nos cœurs d’un peu de chaleur. Declan Harpe faisait œuvre de toutes ces techniques de ruse pour nous guider entre les ombres pesantes des arbres de la forêt et le péril lancinant de la terreur qui nous harcelait lorsque nous fermions les yeux.

Après une nouvelle journée de progression nous arrivions en vue d’une bicoque reculée connue dans la région comme un relais pour des voyeurs éreintés comme nous. L’idée de passer une nuit avec un toit au dessus de la tête me réjouissait d’avance et j’aurai eu tendance à baisser ma garde si notre ami et guide le demi-indien n’avait pas mobilisait notre attention nous exhortant à quelques instants encore de prudence ; des chevaux attachés indiquaient la présence d’autres voyageurs. Nous étions descendu de nos chevaux et progressions à pas prudents sur le sentier tracé par les nombreux les voyageurs qui avant nous étaient venus trouver une nuit de paix ici.

Chacun de nous sentait palpiter con cœur si fort dans sa poitrine que le battement était perceptible jusque dans les paumes de nos mains qui tenaient fermement les crosses de nos armes. Dans le ciel crépusculaire le soleil s’apprêtait à disparaître laissant se répandre dans les cieux la lumière rouge de son sang. Avant que nous ayons le temps d’héler les occupants pour annoncer notre venue la porte volait en éclats et quatre hommes furieux comme des chiens enragés jaillissaient de la baraque en hurlant. Avec une frénésie d’aliénés ils courraient sur nous, certainement ivres de haine et d’alcool, en tirant sur nous une pluie de balles mortelles.

Tout c’est alors passé très vite. Les canons de nos armes crachèrent leurs plombs dans des gerbes de poudre. Dans le chaos de la fusillade les chevaux hennissaient en s’enfuyant. Autour de nous les impacts soulevaient la poussière. L’air devenait irrespirable. La fusillade a duré quelques secondes mais l’intensité outrancière de cette confrontation donnait l’impression que nous traversions une longue guerre. Quelques secondes plus tard, le voile poisseux d’un silence interlope recouvrait pourtant de nouveau le parvis de la bicoque. Nos premiers mots furent pour compagnons afin de voir si nous étions tous en vie. Evidemment nous n’avions pas pu échapper aux morsures violentes des plombs dans nos chairs mais tous nous étions vivant ce qui n’était pas le cas de nos agresseurs.

Nous pourrions croire que c’est la main d’un dieu de miséricorde et de vengeance qui a guidé nos gâchettes pour défendre nos vies, mais je crois plus prosaïquement que si nous nous en sommes sortis c’est parce que nous avions bien plus à perdre que nos assaillants. L’homme qui sait ce qu’il peut perdre sait ce qui le raccroche à la vie et dans les moments où la faucheuse est sur le point de faire basculer le plateau où elle tient votre âme du côté des enfers cela peut vous sauver.

C’était une erreur d’appréciation, tous nos assaillants n’étaient pas morts. L’un deux pourtant blessé à mort à la poitrine continuait de vitupérer contre sa pitoyable fatalité. Nous avons voulu offrir à ce pauvre homme l’opportunité d’une ultime rédemption mais alors que nous cherchions à recueillir sa dernière confession l’homme fulminait toujours. Sur son flanc nous pouvions voir le sang buller depuis la plaie béante qui le déchirait. Au lieu de demander pardon l’homme a revendiqué son sort en avouant que c’était lui et ses frères qui avaient commis l’attaque du prospecteur ainsi que le meurtre et le viol de sa famille.

Si la mort n’avait pas emporté ce rejeton du diable à ce moment précis je suis sûr qu’il aurait continué d’avouer et de revendiquer d’autres barbaries. Je suis convaincu qu’aujourd’hui ces monstres ne manquent à personne. Lorsque fut venu le moment de rassembler les biens, panser nos blessures et reprendre le voyage nous avons découvert les actes de propriétés qui avaient été usurpés au prospecteur. Une famille morte pour quelques feuilles de papier …

Nous avons aussi réalisé que les quatre corps étendant devant nous qui se vidaient de leurs sangs par les trous que les balles avaient laissés dans leurs entrailles n’étaient autre que le gang des frères Jeffret. Sans surprise malheureusement leurs têtes étaient mises à prix. Avant de devenir les bandits odieux qu’ils étaient devenus les frères Jeffret ont connu et commis la guerre. Cette implacable guerre qui avait fait tressaillir tellement de familles dans notre pays, cette irrémédiable guerre qui avait déchiré tellement d’âmes dans notre pays. Si longtemps après, si loin du front, nous payons encore pour les horreurs de cette guerre civile. Combien d’hommes, de soldats, de mercenaires, de jeunes garçons enrôlés, ont été marqués et façonnés par les drames incessants de la guerre et aujourd’hui errent comme des âmes torturées inadaptées à la vie moderne qui nous offre une seconde chance ? Combien de temps allons-nous souffrir des blessures de guerre comme les Jeffret ? Seul l’avenir nous le dira.

Fin.

Ray Nilwood

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #recyclage, #Deadlands

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Publié le 18 Mars 2017

Cela faisait quelques semaines que je travaillais à un dossier susceptible de déboucher sur un scoop. Mais mon papier piétinait. Je me résolvais à quitter Portland et ses faubourgs où tout avait commencé afin de me rendre à Crimson Bay dans l’idée que la petite bourgade recelait des éléments qui pourraient débloquer mon article.

 Je conseille à tous les hommes désireux de réellement connaître un lieu et sa population de s’y rendre à cheval et non en train. Certes le confort et la modernité du chemin de fer vous permettra d’y arriver plus vite et plus frais. Mais si vous n’entreprenez pas un véritable périple éreintant et difficile qui vous imprégnera de la poussière et de la sueur sous la chaleur étouffante des jours, de l’insécurité des nuits sous les étoiles d’un ciel glacé, ou de l’imperceptible étrangeté de la nature sauvage qui a formé ce décor alors vous passerez à côté de l’objet de votre quête. Si vous souhaitez vraiment entrer dans l’esprit d’une personne rappelez-vous que c’est son environnement qui a façonné son esprit et qu’en vous imprégnant de l’expression sous jacente du paysage vous serez en mesure d’acquérir le meilleur outil de compréhension.

C’est pour cela que je décidais de me rendre à Crimson bay à cheval. J’embauchais un guide, un certain Declan Harpe à moitié indien et à moitié américain. Il acceptait de me conduire jusqu’à Crimson Bay en  passant par les chemins de traverses. Nous nous mîmes en  route accompagnés de deux autres voyeurs préférant comme moi le souffle de la nature à celui charbonneux de la locomotive. Les premiers jours de voyages étaient sereins, Declan Harpe aussi bon guide que trappeur menait le trajet sans heurts.

Arrivés à mi-chemin les sens de notre guide furent  alertés par un sombre présage ; un peu à l’Ouest de notre route une colonne chancelante de fumée grisâtre défigurait le ciel. Il fut décidé de nous dérouter afin  d’identifier la nature de ce mauvais augure. En nous approchant avec prudence nous eûmes l’horreur de découvrir un charriot renversé et le spectacle terrifiant de quatre corps sans vie auxquels quelqu’un avait mit le feu. Le brassier malhabile n’avait pas encore dévoré toutes les chairs et nous pouvions reconnaître les cadavres profanés et en parti calciné d’un homme, de sa femme et de ce que je supposais être leurs deux filles.

Il faut déjà avoir accepté de réveiller le monstre qui sommeil en chacun de nous pour rançonner d’honnêtes gens et jouir sans remords de leurs biens. Mais il faut avoir abandonné tous espoirs en la nature humaine et avoir consommé la chair sanguinolente du monstre errant dans notre âme pour s’adonner au meurtre, au viol et à la torture d’innocentes personnes.

 

à suivre ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #recyclage, #jeux de rôle, #Brainstorming, #Deadlands

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Publié le 17 Mars 2017

Il y a du sexe et du swag entre les pages des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Il y en a de manière poétique à coup sûr dans les vers du poète et il y en a aussi historique pour tous les hommes et les femmes qui se sont séduits à la force poétique des rimes romantiques qui palpitent dans Les Fleurs du mal. Mais c’est autre chose que je convoque en cet instant précis. Il y des traces de swag et des traces de sexe (69) dans les notes et les gribouillages qui maculent l’ouvrage que j’ai chiné en vide-grenier dimanche dernière.

Je crois que c’est mon neuvième exemplaire des Fleurs du mal de Baudelaire, et la huitième édition différente. Ici nous sommes avec une édition scolaire de chez Hatier mais ce que je retiens ce sont les traces laissées par les élèves, les tranches coloriées au marqueur fluo, les gribouillages qui trahissent l’ennui de l’élève pendant l’étude de l’œuvre. J’aime toujours imaginer les vies modernes des lecteurs juvéniles qui sont confrontés à des œuvres poétiques.

Chez le même vendeur qui à priori avait bon goût j’ai trouvé du même auteur (Charles Baudelaire pour les mémoires des poissons rouges) Petits Poèmes en prose le dernier recueil de l’auteur publié à titre posthume et qui aurait dû s’appeler Le spleen de Paris. La couverture est cornée, les pages un peu rêches pour dire que l’aspect physique de l’objet ne m’invite pas à le lire. Pourtant je suis curieux de ces œuvres dernières ancrées dans la ville et dans la fin de vie du génial poète.

Les trouvailles de ce jour se terminent avec un livre quasi neuf, dans un état parfait qui invite à la lecture autant que l’auteur et que la nature de ses textes. Il est question de Paroles de Jacques Prévert, un recueil de 95 textes de formes et de natures différentes qui traversent la violence du siècle, l’art et l’oralité se posant parfois dans la douceur d’un quotidien puis dans l’acide de la critique.

Trois livres de poèmes et de poésie que j’ai trouvés à 20 centimes pièces. Il n’y a pas de doute la saison nouvelle des vide-grenier a commencée et je peux continuer de chiner des livres pour ma bibliothèque.

Trois ouvrages de poésie et 60 centimes de dépense. La somme totale dépensée pour la saison deux est pour le moment de 2,10 euros.

Trois ouvrages de poésie et 60 centimes de dépense. La somme totale dépensée pour la saison deux est pour le moment de 2,10 euros.

Du swag (si si), du sexe et des traces d'ennuis

Du swag (si si), du sexe et des traces d'ennuis

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Publié le 16 Mars 2017

Hier soir au détour d'un tweet je comprends que des photos de l'actrice Emma Watson ont fruitées depuis son téléphone, en tout cas depuis un téléphone, bref depuis un outil technologique. Ce n'est pas la première star féminine à faire les frais d'un tel acte de piratage de son intimité. Ça ne sera sûrement pas la dernière non plus. Et c’est assez curieux parce que l'on pourrait croire que les précédents en matière de tétons trahis et de corps nus affichés à l’envers de la volonté de filles connues conduisent la classe des starlettes à prendre de bonnes habitudes de sécurité et de pudeur avec leurs Smartphones.

 

Mais non.

 

Jamais ces photos fuitées ne sont très compromettantes pour les jeunes femmes. Nous y voyons généralement une star qui confronte son corps nu à sa propre qualité de mise en scène. Hors nous sommes habitués à les voir ces femmes nues, dénudées, poses sexy et tenues brûlantes dans des mises en scène qui exacerbent leur féminité et leur érotisme. L'intérêt de ces photos fuitées ne réside justement pas dans le contenu charnel à voir mais plutôt dans l’expérience que ces femmes souvent surreprésentées dans nos imaginaires collectifs font de leurs capacités de mise en scène.

 

Une femme d’image confrontée à sa propre mise en image, ce n’est de l’érotisme c’est de la mise en abîme.

 

L'érotisme né alors du plaisir voyeuriste que l’on éprouve en découvrant la capacité de ces figures féminines à se confronter à leur propre potentiel pornographique et érotique en essayant de se l’approprier. Donc hier soir, en réalisant que des images de ce type s’étaient échappées quelques par sur les réseaux j'ai eu envie de les voir. Bien sûr durant ces instants de minuscules effervescences micro-médiatique tout le monde parle mais personne n'a rien vu. Et cela exacerbe la pulsion scopique. Bien entendu ce n'est pas en tapant directement la recherche sur Google que l'on va pouvoir assister au déballage du corps.

 

Durant quelques minutes on patauge dans les sites d'informations peoples qui nous informent que les images existent mais qui s'abstiennent de les montrer. On cherche encore jusqu'à tomber sur une seule et unique image appartenant au fameux lot volé à la pudeur de l’actrice. C’est là que Google qui se montrait pudibond jusqu’à présent nous aide à dévoiler les autres photos volées d’Emma Watson. Depuis la seule image qui circule sur Twitter on lance une recherche inversée via Google image ce qui nous conduit à des sites interlopes qui hébergent cette image et généralement d'autres photos volées aussi. Dès lors la boîte de pandore est ouverte et l'on découvre petit à petit l'ampleur de la fuite, sage ou salace.

 

Ici nous avons droit à deux vidéos où l'actrice se film dans son bain, nue nécessairement. Pour les septiques internet regorge d’esthètes ayant répertorié les grains de beauté de la belle et qui compare ceux du corps nu avec ceux de l'actrice avec son corps dénudé. Ensuite il y a une très longue série de photos d'essayage de maillots de bain. L'actrice est photographiée par une amie présente avec son iPhone dans le miroir en arrière plan. Emma Watson y apparaît très sage, très lisse, sans érotisme salace, juste une expression élégante et effacée. Il y à presque quelques chose de contre érotique dans ces photos, une tristesse hors de propos qui s'ajoute aux étiquettes des maillots de bain, qui s'ajoute au style très rétro de ces maillots, qui s'ajoute à le décor de la scène où l'on suppose que l'actrice laisse traîner les maillots parterre.

 

Mais le voyeur éprouve pourtant une satisfaction semi érotique de découvrir ces photos volées. Leur aspect contre érotique est même un élément de cette satisfaction car cela donne l'impression que l'on accède à une série d'images qui n'étaient pas destinées à être vues tellement elles sont fades. Et ce qui est peut-être encore meilleur si on fouille bien histoire d’être sûr de trouver tout le lot d’image dérobées au téléphone de Emma Watson c’est qu’il y a des photos parfaitement banales, sans intérêts, juste du quotidien qui est outrageusement banal et quotidien mais cela donne la sensation d’entrer plus en profondeur derrière le rideau de la façade médiatique, pour le dire autrement l’impression  d’entrer plus en profondeur dans la vie normale de la demoiselle.

 

Et comme un soufflet, une fois que l’œil à réussi à combler la pulsion scopique et l’homme passe à autre chose tandis que les images restent perdues quelques parts entre serveurs lointains et sites exotiques. D’ici quelques jours, semaines ou mois les images seront entrées dans l’inconscient collectif et n’auront plus aucun effet sur la doxa.

 

Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
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Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
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Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées

Les photos leaked ou le sacre de la banalité
Les photos leaked ou le sacre de la banalité

Les photos leaked ou le sacre de la banalité

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Emma Watson, #photo volée, #érotisme, #Pictogranimation, #banalité

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Publié le 15 Mars 2017

Le futur est un combat de quelques centimes qui traînent sur mon bureau

Et dans le même temps, l’ordinateur outil de mes écrits récolte lui aussi des centimes

Ce n’est pas un bourreau de travailler, ni un mineur, rien qu’un alcoolique électrique

Ma machine racle les fonds de tiroir mécanique ; pas de messie ni de mécènes

C’est le dernier jour du roi, il est comme moi le roi et le roi c’est moi

Comme les derniers jours de l’hiver travestis en fleurs de printemps

Le roi se ment, se meurt et demain il va éclore, pétales de putain et cocon de catin

J’ai une gorgée d’ivresse à deviner la route rouillé dans le mur de nos mesquineries

Le compteur ne s’affole pas, je m’affilie à ces zéros qui gisent comme les perles d’un collier cassé

Je ne crains pas ; non, j’envisage la crainte comme l’horizon des normes qui s’écrasent

C’est ma queue, mon crâne et les quelques miettes de mes espiègleries qui se font brouiller

Les points d’énormes i roulent des tonnerres de tous mes diables

Des pièces de 89 % de cuivre, 5 % d'aluminium, 5 % de zinc et 1 % d'étain dorment

Elles maculent l’espace sous le regard hagard de la poule rose qui me surplombe

C’est un jour toujours nouveau où rien ne change

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 14 Mars 2017

Au matin il est déjà tard. L’écrivaine se réveille seule. Elle est nue sous sa couette. La tête écroulée sous les oreillers qui portent l’emprunte de ses amants imaginaires qu’elle étreint pour s’endormir. L’épais rideau rouge ne laisse pas entrer le jour. Elle se dit que dehors le ciel doit être gris autrement le soleil au travers des rideaux aurait déjà teinté sa lumière dans la pièce. Elle pète longuement et comme un chat elle s’étire. Sous la couette son corps mijote dans l’odeur capiteuse de sa nuit. Elle attrape la télécommande et allume la télé. De l’autre main elle tape ses oreillers et se redresse. Elle allume une cigarette et ratisse les chaînes hertziennes en espérant trouver quelque chose. Elle échoue sur une chaîne d’information.

Elle se lève enfin. Elle tire le rideau d’un geste vif. Le ciel est gris. Elle ouvre la fenêtre pour respirer les premières odeurs du printemps qui entrent rapidement. Elle se moque de savoir si ces voisins peuvent la voir nue. Et même elles espèrent que ces messieurs ou que leurs fils peuvent la matter à poil. Elle enfile sa culotte d’hier, un t-shirt et un pull et dans la cuisine elle se verse un bol de céréale au chocolat auquel elle ajoute un yaourt et des fruits coupés en morceaux. Elle s’assoie à son bureau et elle mange ses céréales en attendant que l’ordinateur s’allume.

Elle supprime rapidement ses mails, le spam, et ce qu’elle ne veut pas voir. Elle laisse de côté les mails auxquels elle doit répondre depuis déjà deux semaines et se rendu sur son site pornographique favori pour voir si les photos qu’elle a partagé hier soir se sont propagées pendant la nuit. Elle jubile un peu de ce petit moment de gloire. Elle chope son téléphone portable avec lequel elle coupe la télé parce qu’elle a la flemme de se lever. Elle hésite quelques secondes à se masturber, puis finalement les fermes les fenêtres de son ordinateur, elle rouvre son texte.

Elle peut commencer sa journée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est une autre, #Divagations diverses

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Publié le 13 Mars 2017

Le mois de mars est enfin là et d’ici peu il vous suffira d’allumer la télé pour apprendre que les hirondelles sont de nouveau ici et là et qu’elles ne sont plus porteuse de la grippe des oiseaux mais du printemps ! Autre conséquence climatique c’est le retour des vide-greniers et des livres chinés et par extension c’est le retour des articles #chinersabibliothèque. Je déclare officiellement ouverte la saison deux ! Je promets encore plus de livres, d’images, de brocantes, d’objets chinés et bien entendu de livres accumulés dans ma bibliothèque pour montrer que l’on peut se constituer une base culturelle à bas coûts.

On commence cette saison tranquillement avec du classique vis-à-vis de mes goûts esthétiques car oui, je choisi souvent les livres de science-fiction pour leurs couvertures avant leurs contenus ou leurs auteurs. J’ai donc trouvé quatre ouvrages de science-fiction, quatre livres de poche, deux aux éditions J'ai Lu et deux autres dans la collection Anticipation de chez Fleuve Noir, une collection toujours très fiable. Ces quatre livres pour la somme de 1,5€ ce qui est un super prix. Je ne connais aucun des titres, ni aucun des auteurs. Qu’importe cela sera l’occasion de découvrir.

Il y a Un Pied Sur Terre et Untel, sa vie, son œuvre deux romans de G.Morris. Dernier ce nom ce cache en fait un auteur et traducteur français assez prolifique Gilles-Maurice Dumoulin.  Dans mes trouvailles du jour il y aussi La reine de l’Air et des Ténèbres un recueil de nouvelles de Poul Anderson un auteur plusieurs fois récompensé pour ses nouvelles justement mais que je n’ai encore jamais lu. Encore un recueil de SF pour finir avec les talents du Xanadu un recueil de Theodore Sturgeon. J’ai mis du temps à venir à la nouvelle, autan comme lecteur que comme auteur. Mais plus j’avance dans le travail de l’écriture et plus la forme courte et la liberté d’expression que permet de recueillir plusieurs nouvelles dissonantes mais unifiés par une méta idée me parle. Du coup je suis toujours plus avide de découvrir les œuvres d’auteurs ayant travaillé leurs styles dans la forme courte.

Voilà qui lance sa la saison deux de Chiner sa bibliothèque, quatre livres et seulement 1 euro 50 dépensé. Jusque là tout va bien. Et comme ces achats date du mois de février je peux vous dire que les achats du mois de mars sont très bons eux aussi …

Rendez vous pour l’épisode 02.

Tentative nouvelle de mise en image de mes achats. Les petits supports pour tenir les livres droits et qui doivent en temps normal maintenir des cadres ou des assiettes décoratives ont bien entendu été chinés.

Tentative nouvelle de mise en image de mes achats. Les petits supports pour tenir les livres droits et qui doivent en temps normal maintenir des cadres ou des assiettes décoratives ont bien entendu été chinés.

Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €

Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €

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