Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 20:46

je devrais supposer que l’écriture relève d’une forme de talent, c’est possible voir probable dans certains cas même si la nature toute relative du mot talent laisse la place à ce que j’appellerai un doute raisonnable ne permettant pas d’assurer avec force de conviction que c’est bien la talent qui est à l’origine de l’écriture. De la même façon j’ai déjà démenti chez moi la présence d’une nécessité de raconter des histoires ; je laisse la posture des raconteurs d’histoires aux menteurs, à certains politiciens - même si de moins en moins d’entre eux ne semblent ambitionner de nous raconter l’histoire de la France de demain - et aux conteurs ces personnes pour qui raconter relève de la nécessité. Je me soustrais au concept de talent comme à la nécessité de raconter et pourtant je revendique mon aspiration littéraire et l’ambition de mon écriture. Que me reste t-il alors pour justifier ma logique d’écriture ? L’impudeur. L’impudeur est la substance première de mon ambition littéraire, dans mon cas écrire c’est savoir exhumer des choses que je vais chercher un peu plus loin que les autres et que, je l’espère, je parviens à formaliser avec un sens de la formulation plus poétique que la moyenne. L’impudeur comme levier, comme métier, comme mécanique, comme ambition, être capable de savoir où déterrer idées, sentiments, dimensions sexuelles, valeurs tabous, fantasmes secret, connaître les codes de ma pulsions scopique et les autres étaies psychanalytiques de ma nature humaine afin de pouvoir les remonter des tréfonds jusqu’à la surface de l’écriture, page plage ou écran légèrement scintillant c’est la même chose ; trouver et transcender. L’intensité poétique des tournures qui en réfèrent souvent au sens de la métaphore et de la métonymie est proportionnelle à l’impudeur qui a été nécessaire pour trouver l’inspiration, le poétique est le filtre qui permet à l’impudeur d’être présentable, accessible et non frontale parce qu’il faut savoir ménager la force de quelque exception qui surgiront nues et sauront à n’en pas douter désarçonner. L’ironie du sort c’est qu’écrire sans la nécessité de l’impudeur dans un exercice comme celui-ci fait de moi un plus piètre écrivain, laborieux et presque prolétaire mais c’est ça aussi la force des choses


# impudique # la pudeur # l’impudeur


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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 02:09

à la page, écriture sur tapis vert, aujourd’hui est le jour susnommé de demain ; la nomenclature des fous et la ponctuation des poètes, cela fait des années en plus, des années de prose et le téléphone des sourds

 

Ascension éclectique de la cervelle mouillée, des voix parlent en israélien, du juif dans le texte et l’encre noir et le bruit des avions pour couvrir celui de la télévision ; la verve se coule sur la route et le lecteur traverse sur les clous

 

Les petites prostituées de 12 ans ne sont pas les plus chères, curieusement la loi de l’offre et de la demande appliquée au cours de la virginité est un calcul qui échappe à ces esprits naïfs ce qui rend la prostitution de bout d’enfant féminin encore plus cruelle car en plus de perdre leur innocence il y a le cruel manque à gagner ; soyons honnêtes l’argent sauve souvent la morale et l’ordre public

 

Et il pleut sur les pubis des maîtres politiques qui ne décollent jamais des alcôves minuscules des artères ministérielles, les machiavels du grand monde phagocytent la hiérarchie du sexe et du pouvoir, ce sont eux qui peuvent s’offrir les charmes juvéniles des prostituées de 12 ans, des femmes de chambre et du désordre public

 

Creuser la terre, la boue, le sable, les mots, la glaise, la terre est punk d’est en ouest, la terre est creuse comme un grand moule historique et littéraire dans lequel je rêve de couler la matière organique de ma parole hystérique

 

Histoire de rien, la graine des arbres désarme la prétendue prétention citadine et l’outillage culinaire ; je trace dans le désert les plans d’une arche de téléfilm, les fenêtres du ciel n’y pourront rien car ces phrases n’ont rien d’historique

 

Demain on aura oublié le trait christique logé dans les cales pleines d’esclaves et de matières organiques

 

Creuser la terre, la boue, le sable, les mots, la glaise, la terre est punk d’est en ouest, la terre est creuse comme un grand moule historique et littéraire dans lequel je rêve de couler la matière organique de ma parole hystérique

 

Histoire de rien, la graine des arbres désarme la prétendue prétention citadine et l’outillage culinaire ; je trace dans le désert les plans d’une arche de téléfilm, les fenêtres du ciel n’y pourrons rien car ces phrases n’ont rien d’historique

 

Demain on aura oublié le trait christique logé dans les cales pleines d’esclave et de matière organique

 

# aphorisme


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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 21:43

je pourrais ce soir vous parler du rapport à la terre ; de ce lien particulier qui unit l’homme à la terre et à dieu et à travers cela aux racines de l’humanité quand l’homme possède un morceau de terre, je pourrais expliquer qu’en possédant son sol l’homme possède son ciel plus sûrement qu’aucune croyance et qu’aucun dieu ne pourra jamais le lui offrir et que c’est en cela posséder la terre c’est s’émanciper de dieu, je pourrais bien vous dire cela ce soir mais ça serai prendre le risque de se contre dire parce que je vous ai déjà dit ici avant que ceux qui vivent à la campagne sont bien plus que les urbains en prise avec le regard de dieu. Pourtant ce risque de contre sens est modéré et limité qu’aux inconscients qui n’auraient pas compris ce que je dis puisque justement en défiant dieu en s’appropriant le ciel et le sol l’homme qui possède le sol se dresse en égal de dieu et cette prétention émancipatoire il est normal qu’elle attise la divine attention ; c’est parce qu’il s’émancipe de dieu que l’homme terrien est plus que l’homme des villes sous le feu des rayons de dieu ; ceux qui habitent hors sol, sans posséder de terre, ces habitants là des villes ne valent pas mieux que des tomates hors sol où des poussins d’élevage et de fait ils sont plus que jamais les bons petits moutons de dieu ; ne pouvant pas se placer entre terre et ciel, entre son terre et son ciel, entre sa mort et son dieu, l’homme des villes ne peut pas éprouver ce lien, il ne peut pas être transcendé par ce lien ascendant. Je pourrais vous parler de cela ce soir mais vous pourriez croire que je suis un de ces croyants prosélytes, alors que non je revendique juste cette idée que le lien qui passe par la parcelle de terre et de ciel au dessus de nous me permet d’être l’égal d’un dieu et donc je me dégage du divin et de la sainteté ; selon la bible si dieu est saint c’est qu’il est séparé, séparé du reste de l’humanité, mais si l’homme de terre devient l’égal de dieu alors dieu n’est plus qu’un dieu, qu’un dealer de ciel cherchant à fourguer sa merde comme d’autres le font avec lui, il n’est donc plus séparé et donc dieu n’est plus saint et donc dieu n’est plus divin, c’est parfois en creusant le sillon de sa pensée comme le paysan creuse celui de sa terre que l’homme s’émancipe

 

# métaphysique du terroir


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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 23:05

en tout logique, une fraction - une aire de jeu où ne pas manquer d’air ni de sueur - ; il y a toujours et partout, c'est-à-dire dans toutes les strates sociales de nos environnements, un nombre grandissant de personnes qui se complaisent dans l’incompréhension d’une où plusieurs choses parce que ne pas comprendre leur apparait comme un luxe que l’on peut accorder à beaucoup de cordes à son arc culturel - qui devrait être un arc concave au sens d’arc creux désignant une forme d’inculture - que ce soit d’un texte, d’une doctrine philosophique, d’une feuille d’impôt ou de même du caractère d’une personne. La complaisance est, je suppose, une posture confortable parce qu’elle permet à celui qui se vautre dans l’ostentatoire d’une inculture choisie de s’en prendre à ce qui ne comprend pas. Faire le choix de l’incompréhension et revendiquer cette incompréhension comme option de préhension du monde repose sur un parti pris qui fait du monde et non de soi le responsable de cette non compréhension ce qui permet à l'individu de se complaire dans une forme de persécution de lui par le système ou les idées. Cette posture devient alors le parfait terreau pour alimenter la rancœur de l’individu contre le monde et s’afficher aigri sans passer pour un con. Le choix de l’incompréhension est celui de la victime, la posture idéale pour s’aigrir du monde sans avoir à en assumer la responsabilité ; si le monde nous persécute de sa complexité comme un dictateur arbitraire et élitiste qui fait tout plus mal que ce que la norme devrait le faire alors il est normal que je traite le monde de con, le con ce n’est pas moi c’est lui. Si le monde ne cherche pas à mettre à mon niveau sa prose alors c’est le monde qui se complait dans sa complexité et me persécute. Elle est facile la posture, oui elle est confortable ; je n’ai à me mettre au niveau, je n’ai pas à accepter la complexité. Ce qui dépasse le cadre de ma stricte conscience est nécessairement superficiel, mal formulé et mal pensé

 

# con # les autres


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