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Ceci est un blog

Ceci est un blog, le mien. C'est le réceptacle dans lequel je déverse mes écrits tous les jours depuis le 25 juin 2009. Dans un blog tenu quotidiennement depuis plus de six ans le talent, la qualité et la fulgurance littéraire ne peuvent pas être présente tous les jours ; je vous assure que j’en suis désolé. Ailleurs j’écris, empiriquement, un roman et d’autres choses. Ici j’écris sans ambages, tous les jours, comme le mineur qui descend au fond des boyaux sans savoir ce qu’il en remontera ; de l’or ou sa pauvre carcasse broyée, étouffée et morte. Soyez indulgent, curieux ou critiques et n’hésitez pas à réagir. Retrouvez-moi aussi ici 2hautenbas@gmail.com

Chiner sa bibliothèque #21

Publié le 28 Août 2016 par dans Chiner, Bibliothèque, Livre, Science-fiction

Retour dans le temps

J'ai connu l'existence du cycle de Dune lorsque j'étais au collège, jeune adolescent timide. C'est à cet âge je crois que l'on commence à s'émanciper de la culture familiale pour conquérir la sienne. Le même âge où j'ai découverts le jeu de rôle et la culture de l'imaginaire au sens très large ; il y avait dans ma jeune bande de rôlistes un garçon qui avait tout vu, tout lu et à qui cela conférait une forme de légitimité à guider les autres. En vérité je n'ai jamais cherché à savoir s'il avait réellement lu ces livres et vu ces films dont il nous parlait, qu'importe, c'est par lui que j'ai connu de manière très élogieuse et déjà culte le cycle de Frank Herbert.

Alors, en bon petit soldat du groupe voulant s'intégrer et respecter les conseils du leader j'ai essayé de lire Dune mais le livre m'est tombé des mains bien avant la fin du premier tome. En même temps à cet âge là je ne lisais pas et il aurait fallu que notre prof de français mette Dune au programme pour qu'il soit plausible que je le lise en entier. Je suis donc passé à côté de cette première rencontre avec l'oeuvre mythique.

Plus tard j'ai manqué ma seconde rencontre avec Dune lorsque ce même ami m'a prêté le film en VHS. Déjà que le texte est touffu, dense et baroque, mais le film, celui de 1984, réalisé par David Lynch est carrément barré et presque inaccessible à un jeune adolescent dont la culture n'est pas encore forgée. De ce premier visionnage je n'ai gardé que peux de souvenirs précis, des corps boursouflés, des discours sceptiques et un sentiment de malaise. Ce n'est que l'année dernière que j'ai réessayé de voir ce film et qu'il m'a laissé un sentiment différent.

Pourtant de Dune, de ses maisons Atréides.et Harkonnen, du désert infini d’Arrakis peuplé des Fremen et des vers des sables géants, de l’épice tout puissant j'ai connaissance sans avoir lu les livres ni vu le film parce qu'au début des années 90 j'ai découverts le jeu Dune II sur Megadrive. Il y avait tout dans ce jeu mêlant stratégie militaire et exploration.

Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour justifier mon achat de ce matin en vide-grenier. Même en vacances au bord de l'eau je ne manque pas une occasion de chiner ma bibliothèque. Sur un stand de bouquiniste je vois un coffret cartonné contenant trois ouvrages du cycle de Dune ; Dune, Le messie de Dune et Les enfants de Dune. Après une infime négociation d'usage je suis parti avec mes trois livres et leur coffret carton fatigué pour 2€50. Et cet après-midi, sans plus attendre je me suis replongé dans le cycle de Frank Herbert. J'avais les pieds dans le sable de la plage, ça pouvait me faire songer à Arrakis et j'ai succombé rapidement à la prose baroque du roman.

C'est ainsi que je rattrape mon temps perdu et que je fais grandir ma bibliothèque chinée.

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Article cent pour cent rédigé depuis mon téléphone

Chiner sa bibliothèque #21
Chiner sa bibliothèque #21
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En burkini sous un œil extraterrestre

Publié le 27 Août 2016 par dans Réflexion, Burkini

Alors oui, depuis quand le désir de soustraire aux autres, aux gens, aux inconnus, aux anonymes, à la doxa, à un autrui de non choisi et non consenti est un geste religieux ? Le contrôle de soi, de son images, de son corps, de son rapport aux autres ne peut pas être et ne doit pas être une lubie que l'on réserve aux stigmates des religieux, non la liberté d'expression de son corps et donc la liberté de contrôle et la liberté de retrait de son corps d’un espace public parasité par l'injonction libidinale d'une part ostentatoire de la société doit être un droit uniforme et transversale que chaque maillon de cette société devrait être en mesure d'appliquer et de respecter.

Que ce soit pour l'hypothèse d'un dieu, que ce soit un choix de société, que ce soit un échappatoire vis à vis d'un complexe ou d'une angoisse, ou que ce soit simplement une décision souveraine chez une personne souveraine j'appel chacun à se vêtir et se devêtir comme bon lui semble sur les plages publics. Et je ne comprends pas que l'on puisse aspirer à une société où une instance politique désir interférer dans la manière que chacun choisi pour se représenter sur la plage. Nous devons admettre que pour une part importante de la population mondiale nous vivons sous le regard de dieu et pour nous autres athées nous devons admettre que nous vivons tous sous le regard concupiscent d'une entitée extraterrestre qui depuis son infini à statistiquement un œil braqué sur nous. Si certains désir se présenter dans le plus simple appareil à ce regard extra terrestre ou extra ordinaire c'est là leur liberté, si certains veulent se couvrir par pudeur ou respect c'est encore là leur liberté et si d'autres préfèrent le bon goût du bikini trop petit ou du slip de bain c'est une énième fois sa liberté. La question ce n'est pas qui, ce n'est pas comment ni même pourquoi, la question c'est de savoir ce qui rendrait ce choix subjectif et arbitraire non légitime. Et ne voyant aucune raison pour invalider la nature de ce choix je ne comprends pas que l'on puisse admettre que ce choix ne soit pas respectable et respecté.

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Névroses

Publié le 26 Août 2016 par

Le vide profond qui s'empare de lui au moment où il s'allonge dans le lit est une sensation d'une solitude extrême. Lorsque qu'il s'allonge silence sous le drap conjugal il a l'impression de s'enfoncer dans un après-midi à Limoges qui se déroulerait après un repas en tête à tête prit dans une cafétéria. Sa femme dort, elle respire fort. Ce n'est pas désagréable mais ça lui rappelle l'infinie solitude qu'il éprouve. Il ne sait même pas pourquoi. C'est gratuit comme une névrose.



Il se demande si elle rêve rose sa dame. Soudainement il comprend pourquoi cette proximité endormie le ramène si fort à la solitude. Sa femme ne sacralise plus rien, ni la nuit ni le jour, ni le corps ni la maison, ni les gestes ni les actes et même pas son sommeil. Plus rien n'affiche de suffixe sacré et cela le rend infiniment triste.


Il se redresse pour s'asseoir sur le lit et il fume en silence en contemplant le boulevard noctambule où dérivent encore des citadins de nuit.

Homme atomique

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Dans son époque

Publié le 25 Août 2016 par

Je viens faire mon complot radical.

Un jour mon écriture aura de l'impact sur vous. Je serai alors lu et suivi comme le plus génial des auteurs de propagande.

Bonjour la vie.

Bien sûr que parfois je pense l'écriture comme une politique. L'écrivain est un manipulateur. L'auteur est un gourou. Vous le savez j'ai toujours rêvé de cela.

Moi, la prose et la secte derrière. Mais suis-je assez radical pour mener cette conquête, une guerre civile perdue d'avance. C'est vrai, même si je fume et que je recrache la fumée à vos visage, je pense mon écriture comme une conquête et une guerre contre mes congénères, les civiles qui sans états d'âmes fondent la société telle qu'elle est.

Bien à toi auteur.

Et malgré les images singées d'un peuple libre je suis convaincu qu'il est de mon devoir de fouiller profondément l'âme et trouver là où se nouent les liens qui entravent ce que devrait être les personnages de ce roman navrant.

Sous les balles.

Trois nuances de grès

Trois nuances de grès

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Je suis rupestre de l'intérieur

Publié le 24 Août 2016 par Monsieur C dans Divagations diverses

Aux apaches blancs du jour je ne demande rien qu’à les voir disparaître ; génocide amérindien quotidien par tranche de 200 et parfois plus. Ce n’est rien, non, ce n’est rien qu’un génocide et si ce n’est pas cela alors c’est que c’est encore pire, une désertification à grande petite échelle qui avance comme la force d’une armée qui marche au pas. Lentement mais armée la marche après marche avance avant moi. Et j’ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, j’ai le regard paresseux comme issu d’un profond sommeil qui ne s’évapore qu’en apparence ; vous me croyez éveiller, réveillé, de bout et vif comme un homme sorti de son sommeil mais tout cela n’est qu’un leurre, une illusion bien ficelée par des mains secrètes qui en coulissent jouent et gagnent à chaque fois la même partie que je vais jouer. Encore un verre, d’eau bien sûr, pas d’eau de vie, pas d’eau vive, les badauds ont fini par ne plus rien voir tandis que je vide encore mon verre et que je le rempli encore à l’eau qui coule sous le robinet des illusions. Tu l’as bien vu je suis une outre sans fond, un gouffre pas frais et la grotte où l’ourse préhistorique est venu finir en dessin rupestre. Oui je suis rupestre de l’intérieur et j’ai plus de six cent personnes à qui le dire sans qu’elles l’entendent.

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Au temps d'un instant inutile

Publié le 23 Août 2016 par Monsieur C dans Divagations diverses

Une aube et un crépuscule c’est tout ce qu’il me reste d’hier et nous somme déjà demain.

Le grand vide, il sera ta présence. MAIS ne te presses pas. De toutes les façons tu sens le papier à mille mètre, comme une hôtesse qui s’envoie en l’air. Sauf qu’elle, elle sent un peu la pisse chimique et le mauvais tabac froid qui parfum la clim.

Sens interdit. Sans interdits. T’as un cancer à couper au couteau ; des tranches fines comme de la charcuterie italienne.

  • Il te l’a dit ?
  • Oui, il me l’a dit.
  • Tu en es sûre ?
  • Non nous ne sommes jamais sûres de rien.

Tu va m’en ficher des néons plein la gueule et faire quoi après ? M’ironiser aux vitrines d’Amsterdam ? Tu as la bouche dans d’une danseuse adipeuse et je n’en fais pas tout un fromage.

_ Dépeceur _ Dépuceler _ Décérébré _

 

Ton aura est diaphane, je couve en toi le doré d’une aube, humide et moite de ta rosée parcellaire ; il y a un dormeur mort dans ton val mordoré et je te l’ai dis, il ne dort pas. Il crève, doux comme un agneau de pâque pour une fête païenne.  

Toi aussi tu as chaud ?

Retire donc tes vêtements et laisse-toi voir dans la peau de ton dieu. Il sera temps ce soir de compter les déments, je m’enjoins à ton geste car j’ai la tête chauve qui tangue sous ma crâne barbare ; elle crache des appelles belliqueux pour que ça finisse en sexe, l’orgie rougeoyante d’une catharsis qui se décoince l’anus après s’être libérée du vagin. Et sous un ciel d’avril, lorsque le blé reviendra verdir dans le sillage de te reins je me ferai roi travesti en reine pour séduire une dernière fois la destinée fugace.

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Chronique de jeux olympiques

Publié le 22 Août 2016 par Monsieur C dans Rio2016, Jeux Olympiques, Sport

La France héroïque, la France équipe vaincue et perdant magnifique ; la gloire de mes héros s’inscrit parfois en larmes salées et en défaites amères. Quoi de mieux pour terminer les jeux qu’une dernière finale ; et hier soir boxe, basket, handball nous offraient les dernières incertitudes d’émotions métalliques avant que ne se clôture pour quatre années la valse des quinze jours olympiques. Comme c’était déjà le cas depuis déjà huit ans, l’équipe de France de handball entrait en finale afin d’y écrire sa légende. Je suis un fervent supportaire de ce sport, croyez donc à mes yeux de Chimène mais ne niez pas que si Usain Blot est entré en légende en glanant trois titres olympiques sur 100 mètres alors nos handballeurs pouvaient parapher le même contrat de légende s’ils parvenaient à accomplir eux aussi, tous ensemble, la conquête d’un troisième titre olympique.

Hier malheureusement l’équipe de France de handball a perdue. Comme les filles inespérées d’argent la veille, les garçons ont perdus. Ils sont tombés de leurs piédestal pour s’échouer sur la seconde place du podium, félicités d’argent et glorifiés d’être seconds. Mais peut-on se glorifier d’une simple seconde place lorsque l’on est habitué à remporter l’or et les titres ? Peut-on se réjouir d’une défaite lorsque l’on est tenu par l’attente d’un public de supportaires et un second de néophytes passionnés à briller au firmament ? Je suppose que non et pourtant j’affirme que oui.

La grandeur de cette génération de handballeurs, et plus généralement la grandeur de ces  d’équipe de France successives dont le liant passe par les mains du gardien Thierry Omeyer et par les mains de la légende Daniel Narcisse qui dans un ultime coup de rein est parvenu à qualifier la France en finale comme quinze ans en arrière l’iconique Jackson Richardson qualifiait l’équipe de France pour la finale du championnat du monde que les français allaient gagner en battant déjà les allemands d’un but venu d’ailleurs, oui la grandeur de cette équipe là, multiple, fractale et unique dans la dominance de ses victoires s’est aussi écrite dans la défaite olympique des jeux de Rio.

Il n’y a pas de grandeur sans décadence, il n’y a pas de héros sans crépuscule et on ne fait pas de légende sans l’affront de farouches adversaires. Les allemands en demi-finale ont voulu être ses adversaires virulents qui parviennent à défaire l superbe de l’équipe de France. Mais nous avons un contentieux avec eux depuis une demi-finale de championnat du monde en 2007 chez eux où le but qui Michael Guigou qui permettait à la France de poursuivre le match au-delà des prolongations nous a été volé par des arbitres partisans et nous ne pouvions pas laisser les allemands gagner cette fois ci et endosser le beau rôle du chasseur avec son trophée olympique. Les allemands ne pouvant jouer ce rôle il ne nous restait plus que les guerriers danois pour nous terrasser et jouer avec la France la partition d’une légende écrite à quatre mains. Il nous fallait perdre, chuter si proche d’une victoire légendaire pour devenir une équipe de légende.

Entre l’équipe de France de handball et Usain Blot il n’y a qu’une seule différence et cette différence c’est Mikkel Hansen. On ne pouvait pas choisir meilleur bourreau pour enflammer le ciel crépusculaire de notre équipe de France. Usain Bolt partira un jour comme il est venu, seul, avec ses titres, ses gimmicks, ses slogans et ses chronomètres laissant dans les tablettes de l’athlétismes des nombres qui finiront par devenir énigmatiques, irréels et déshumanisés comme sont les records laissés par les athlètes des pays de l’Est dans une époque où les murs cachaient tant bien que mal l’histoire affolante du dopage. Mais l’équipe de France de handball laissera une histoire dont le dernier chapitre s’est ouvert hier soir dans la défaite honnête offerte par les danois, un dernier chapitre dont on a laissé à l’esthète Mikkel Hansen le luxe de le parapher de sa marque. Dans quelques mots les championnats du monde de handball se dérouleront les France, et à coups sûr le crépuscule de cette équipe de France se parachèvera, je l’espère par un feu d’artifice mémorable qui précédera la nuit.

Hier soir à Rio se sont les prémices de ce crépuscule qui sont apparus dans le ciel de l’équipe de France de handball et même si c’est un peu triste je ne peux pas m’empêcher de trouver ça beau.  

Chronique de jeux olympiques
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Clap de fin

Publié le 21 Août 2016 par Monsieur C dans Je est un Blog, retard

L'ordinateur est cassé, les jeux sont finis, je vais me coucher.

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Chronique érotique de l'olympisme

Publié le 20 Août 2016 par Monsieur C dans Jeux Olympiques, Rio2016, Sport, érotisme

Inexorablement nous approchons du dernier acte de ce barnum olympique. Et si depuis déjà quelques jours je lutte pour refouler les vagues de mélancolies liées aux manques qui vat se lover en moi une fois la flamme éteinte, je me dis que je ne peux pas tourner cette page sans écrire sur l’érotisme inhérent à l’exhalation des corps, écrire sur l’érotisme qui innerve chaque épreuves en toute discrétion. J’ai glosé la dramaturgie du sport puis j’ai glosé l’esthétique du sport, pour clôturer le triptyque de mes passions je vais gloser les corps, le masculin et le féminin qui transpirent et me transportent de l’émotion à la pulsion, de l’esprit au corps et je parle ici du mien.

Les jeux olympiques c’est  deux semaines durant lesquelles des hommes et des femmes vont affronter les performances de leurs corps drapés dans des tenues réduites à une pudeur qui vise à n’entraver aucun mouvement ; lorsque que l’on formule les jeux sous cet angle alors on comprend que ce sport est aussi une joute érotique. Rien n’est affirmé dans ce sens, et rien n’est fait dans ce sens, ce qui compte c’est la performance et le résultat olympique. Mais paradoxalement, pour moi la volonté de ne pas chercher à sexualiser l’effort et le sport est déjà un point important sur lequel une forme d’érotisme doit s’appuyer. En effet je considère l’érotisme qu’à partir du moment où il émerge là où l’on ne l’attend pas. Et c’est bien le cas ici ; il se passe quelque chose, des corps se dévoilent là où l’on attend d’eux un résultat sportif.  

Il est question du corps, mais je voudrais qu’il soit clair qu’il n’est pas question ici de limiter l’érotisme à l’esthétique dénudé des corps. Lorsque je dis que les corps se dévoilent je veux dire qu’ils dévoilent leurs présence, ils se révèlent aux spectateurs parce qu’ils s’expriment par le biais d’eux-mêmes. Qu’importe le sport, qu’importe la tenue, lorsqu’une épreuve débute il s’agit d’une femme, ou d’un homme, qui vient sur le devant de la scène par le biais de l’expression de son corps. Hors du cadre de la compétition sportive, les corps sont les véhicules d’enjeux sociaux et s’ils entrent nécessairement dans les rapports humains ils n’y entrent presque jamais seulement par et pour eux-mêmes. Ici les corps s’expriment pour eux-mêmes et les individus existent à travers eux ; il n’est pourtant pas question d’objectiser les individus en les réduisant à un corps beautés, il est question ici d’exprimer la capacité transcendantale d’un corps. Cette présence parfois fulgurante où le corps s’exprime en repoussant ses limites est porteuse d’un érotisme qui me parle. Ce sont des corps qui parlent de leurs vérités et de leurs réalités physiologiques. Les individus ne sont pas là pour se mettre en valeur, les corps suent, les muscles bandent, les gens souffrent, se consument en se contraignent dans un geste puis ils exultent. Les corps vivent dans une violence brutale, dans l’expression d’eux-mêmes. C’est dans un premier temps une expression asexuée qui affirme sa présence mais lorsque je suis confronté à la présence irrémédiable du corps je suis submergé d’un ressenti érotique.

Le corps qui exulte, le corps contraint, le corps expression de sa présence, ce corps là est le corps de la sexualité. Ce que je veux dire c’est qu’en dehors de la compétition sportive, ce corps là l’individu ne le côtoie que dans sa sexualité. Contrainte, effort, exultation pour viser à une forme de transcendance ; du lit de la sexualité à la piste de l’athlète il n’y a qu’un pas que mon esprit fantasmatique franchi mille fois.  

Mon érotisme étant à multiple facette je dois bien avouer que la présence des corps féminins me renverse par la beauté sculpturale de ces femmes. Ce que j’aime durant les jeux olympiques c’est que la beauté des corps féminin, et celle des corps masculins, exprime ici mieux qu’ailleurs sa profonde diversité. À chaque sport ses corps, à chaque types de corps ses morphotypes et leurs expressions. Tous ces corps dans leurs diversités caricaturales campent tous un érotisme certain. Faut-il y voir une orgie ou une leçon ? Je ne sais pas car je me contenter d’aimer ici la sensation de redécouvrir que l’érotisme ne tient pas à une forme figée ni à un canon préétabli ; et si c’est un lieu commun de le rappeler c’est un lieu commun qui s’oppose à d’autres préjugés. Pourquoi je les trouve belles et en quoi cette beauté m’est érotique ? D’épreuves en épreuve j’assiste au ballet des corps de femmes, du lancé de marteau au 100 mètres, de la natation à l’haltérophilie, de l’escrime à la gym dans chaque épreuve je découvre des corps qui me parlent la langue de l’érotisme. Car ce que je vois ce sont des femmes qui semblent être à l’aise avec leur corps. En tout cas des femmes qui savent évoluer avec leur corps dans une relation d’intense réciprocité. Dans la vie plus quotidienne on croise régulièrement des femmes qui semblent être en conflit avec leurs corps et ce malaise, cette relation contrariée, est un frein à mon érotisme. Alors quand à l’inverse je découvre des femmes qui ont su faire de leurs corps un outil de travail devenu une machine de précision et que je vois qu’elles ont trouvé la voie pour travailler en relation avec lui, je me surprends à éprouver de l’érotisme car cette relation intense d’un individu et de son corps est source de mon érotisme.

Et pour finir c’est qu’elles sont belles ces femmes que je trouve belles. Et pour finir c’est qu’ils sont beaux ces hommes que je trouve beaux ; qu’importe leurs corps je me délecte de l’esthétique érotique qui susurre au creux de mon oreille. Des corps dans l’effort, des corps sans effet de séduction, des corps présents, des corps que j’aime.

Chronique érotique de l'olympisme
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Chronique de jeux olympiques

Publié le 19 Août 2016 par Monsieur C dans Jeux Olympiques, Rio2016, Sport, Réflexion

Christophe Lemaitre est un extraterrestre. Aussi incroyable que cela puisse paraître je suis convaincu que le sprinteur français est un extraterrestre ; et j’affirme cela sans fonder mon jugement sur ses performances. Dans l’univers du sprint la grammaire du langage corporel est très codifiée au point de frôler parfois la caricature. Un sprint vit et se joue bien en amont du coup de feu et dans ce laps de temps de l’avant course chaque athlète use de ce langage du corps pour déjà influé sur le rapport des forces qui sous-tendent les cents mètres d’une course comme des forces telluriques. Actuellement Usain Blot est certainement le meilleur porte drapeau de cette expression codifiée, il campe ce jeu muet de l’avant course de manière ostentatoire me laissant parfois penser de lui qu’il n’est qu’un automate bien huilé, mais cette saillie gratuite n’est pas au centre de mon propos.

Cette pantomime est l’héritage d’une tradition du sprint et d’aussi loin que je puisse me le rappeler, c'est-à-dire depuis la finale du 100 mètres à Tokyo en 1991, le rapport de force des personnalités s’incarne dans une joute implicite qui se joue derrière les plots de départ. L’indifférence ébène d’un Carl Lewis, l’insolence caraïbéenne d’un Ato Boldon, la perspective sculpturale d’un Lindford Christi, l’arrogance canine de Maurice Greene, chaque école de sprint avait son dialecte d’avant course et sur la scène du départ ce dialogue outrancier écrivait déjà la course.

C’est ainsi, c’est ancien, c’est nécessaire et c’est en cela que Christophe Lemaitre est un extraterrestre. Encore aujourd’hui, chaque homme qui vient se positionner sur la ligne de départ cherche à exprimer sa détermination avec force cherchant à impressionner ses adversaires ou s’attirer les faveurs de son dieu. C’est ainsi, c’est toujours, c’est eux tous et puis il y a Christophe Lemaitre. Lorsqu’il arrive sur le stade et qu’il s’installe derrière son plot au milieu des athlètes surmotivés qui montrent les muscles comme une meute de loups, je vois un grand dadais dégingandé qui se tient là avec des grands yeux écarquillés qui semblent demandaient ce qu’ils font là. Il prépare son départ, il installe ses starting-blocks et il se tient là à attendre que les autres finissent de jouer pour commencer à courir.

Comme beaucoup je me suis souvent moqué du charisme de Christophe Lemaitre avec son cheveu sur la langue et sa spontanéité désarmante. Parce qu’en plus de ne pas chercher à imposer une image sur la ligne de départ, en plus de ne pas rouler des mécaniques et de gonfler le torse pour se faire plus gros que les autres, lorsque la course est finie Lemaitre reste le même grand dadais dégingandé qui ne joue aucun rôle et qui s’exprime avec sincérité. Entre ces deux instants, après le coup de feu du départ et l’arrivée du sprint Christophe Lemaitre se mue en coureur qui s’incarne dans une foulée qui l’arrache des moqueries.

Et ne venez pas me dire que c’est parce qu’il est blanc qu’il ne sait pas rouler des mécaniques comme Usain Blot et tous les autres. Les espagnols, les italiens et tous les autres européens jouent à afficher leurs déterminations. Et si on se penche sur le sprint féminin aujourd’hui Dafné Schippers et hier Zhanna Pintusevich incarnent des sprinteuses blanches qui derrière leurs plots de départs campent mieux que personne le jeu outrancier de la détermination exprimée avec force et fureur. Dans son rôle de sprinteur d’une finale olympique Christophe Lemaitre et son allure de poupée de chiffon abandonnée dans un chenil fait office d’extraterrestre. Un extraterrestre merveilleux qui est passé dans mon esprit d’objet de curiosité à objet d’admiration.

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