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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 20:55

C’est l'histoire d'un homme, propriétaire d'une toute petite parcelle de terre et qui voulait voir dieu, même si pour cela il devait le devenir, dieu, un peu. Une histoire dans un futur lointain où l'homme a sciemment condamné une partie de sa planète afin de pouvoir émigrer au loin dans la galaxie et au-delà. Quand la question de détruire une part de la terre pour permettre de partir c’est posée, la réponse n’a pas réellement fait de doutes, à part pour de pures raisons de rhétorique et de diplomatie, parce que lorsqu’il a fallu décider si l'humanité était prête a sacrifier une moitié de planète pour permettre la construction et le dèsorbitage de la machine qui permettrait d'envoyer une énorme quantité d'individus, de diversité biologique ainsi qu'une foule de concepts au travers de la galaxie ça a semblé évident à tout le monde, en tout cas à ceux qui étaient en mesure de prendre cette décision. Les grands arbres ne se posent jamais la question quand il s'agit de répandre leurs spores aux hasards des quatre vents pour perpétuer leur espèce. Les hommes avaient fini par réaliser que, quels que soient les politiques économiques, écologiques et sociales, la terre était condamnée non pas par dieu ou par l'homme lui-même mais par le soleil et les lois de l'astrophysique ; dès lors envisager de quitter la terre pour essayer de faire germer l'humanité au-delà d'ici était devenu une évidence et même si la perspective de la fin de l'humanité était aussi lointaine que purement conceptuelle pour des contemporains incapables de voir au delà d'eux-même la gouvernance mondiale prît ce projet très a cœur. Tout comme l’arbre, l'homme n'était pas sûr de parvenir à immédiatement implanter sa civilisation ailleurs, il ne savait même pas où, alors prendre de l'avance sur la funeste destinée de la terre était nécessaire. D'autant plus que la gouvernance se couvrait derrière des arguments massues ; les chantiers pour la construction de la machine interstellaire offriraient des millions d'emplois pour près d'un siècle, voir même deux, comme au temps des cathédrales l'homme occupait l'homme pour le rapprocher d'un but dont le commun des travailleurs ne verrai jamais le bout, l'histoire sans cesse se répétait pour le bonheur de certains.

 

Condamner une partie importante de la planète dont l'atmosphère allait devenir tellement dégradée qu'elle ne permettrait plus aux populations de survivre décemment avait nécessairement induits d'énormes flux migratoires, redéfinissant les interactions du monde ce qui avait aussi était présenté comme une avancée majeure par la gouvernance mondiale, cela allait permettre de réorganiser la cohésion sociétale. Et c'est ainsi que certains propriétaires terriens sont devenus plus qu'ils ne l'étaient déjà, des petits rois et qu'un d'entre eux eu l'ambition de voir dieu. Même si les chantiers interstellaires attiraient toujours plus de monde venu chercher un emploi sûr et durable, d'autres millions de personnes quittaient la zone qui au futur deviendrait inhabitable ; il fallait les loger, les nourrir, les soigner, les contrôler et les villes, les mégapoles déjà existantes étaient saturées. L'immense majorité de ces villes étaient anciennes, fondées sur des modèles archaïques et non optimisés, il leur était impossible d'accueillir d'autres personnes sans les raser, les rebâtir, et cela était hors de question tant pour des questions de patrimoine- absurdité d'une société qui condamne sa planète, mais s'attache à son passé - que pour des questions de déplacement de population.

 

Le monde s’est mis a construire d'autres villes dans de nouveaux espaces, et rapidement les immeubles, les gratte-ciel, se sont mis a annexer les campagnes. Quelle que soit la hauteur, le standing ou la localisation du bâtiment, il était complet, réservé, amorti avant même qu'il n'est été terminé. Si au départ les propriétaires vendaient volontiers leurs terres aux entreprises toujours plus grandes et généreuses, ils eurent vite fait de réaliser qu'ils détenaient de l'or et qu'il valait mieux investir par eux-mêmes et cela même si les banques prêtaient à des taux d'intérêt délirant ; la rentabilité des bâtiments était telle que banquiers et propriétaires s'y retrouvaient. Et ainsi en quelques décennies les plaines se sont hérissées de building, patchwork baroque de construction de tailles, styles et différents, un véritable tissu urbain qui s'est répandu jusqu'à encercler les villes devant elles-mêmes comme des villages archaïques perdus au milieu d'une modernité verticale gargantuesque qui résonnait du chaos bariolé des peuples déplacés.


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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 21:31

Je te le disais hier, voilà bientôt quatre ans que je tiens ce blog, a l'échelle des internets et des passions et modes fugaces qui traversent les réseaux et les hommes / les femmes qui les animent quatre ans c'est une éternité, un millénaire entier, c'est presque une génération et moi entier et seul comme au premier jour je suis là, encore là, toujours là, écrivant sur un mode d'un autre temps, comme écrivant au travers des strates du temps, écrire une géologie personnelle, intime ; chaque nouvel article venant sédimenter sous lui même en enfouissant les précédents un peu plus profond dans un oubli de soi, de moi. Ce blog est devenu une machine a me dévoiler puis à m'oublier sous des tonnes de strates sédimentaires de moi même, le voilement et le dévoilement de soi dans le même mouvement, quand je formalise cet état de fait il me paraît évident que je devais en arriver là, c'est même une forme de fierté. Bien sûr avant, au début du monde, de mon monde, aux prémices de mon humanité de bloggueur, j'avais d'autres ambitions que ce donner et se dérober dans la même mécanique, comme je l'ai déjà abordé je viens d'une autre école que celle des blogs, je viens d'une école que je me suis inventé, celle du spam, du courrier non sollicité, de la lettre anonyme, je viens d'une écriture de combat, de séduction, d'une prose instinctive et archaïque qui sortait de mes tripes et qui ne rêvait que d'une chose c'est de trouver le moyen d'accéder aux réponses d'autrui. Effectivement quand je spammais mes email non sollicités a plus de 900 personnes j'avais quelques réponses, la plupart proches de l'insulte et quelques unes intéressantes mais ce n'était pas satisfaisant. J'ai cru que les blogs m'offriraient ce retour tant espérer. Et ça a été le cas pour certains mais jamais réellement pour celui ci, bien sûr j'ai des commentaires, j'en ai eu et j'espère que j'en aurai mais je n'ai jamais réellement eu une audience et ça me manque. Écrire pour être lu, écrire pour se faire entendre, écrire pour séduire, écrire pour se battre, bref écrire pour exister et bloguer pour les mêmes raisons entre autre. Chaque jour qui passent sur ce blog me laisse espérer qu'un jour j'aurai en mon nom autant de lecteurs numériques que peuvent en avoir mes fakes et mes alias


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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 17:16

Venir ici tous les jours et se trouver devant la nécessité d'écrire quelque chose est un défi, une urgence qui ne dit pas son nom mais qui chaque jour revient et parfois pèse me poussant a écrire au delà de ma paresse et de l'envie de faire autre chose, de laisser mon esprit en jachère durant quelques jours, semaine, années, vies.  Se soumettre a sa propre urgence, s'imposer une urgence récurrente qui ne dit plus son nom mais qui tend, sous tend mon existence, mes habitudes et nécessairement mon esprit. Pourtant je n'ai jamais pensé a arrêter, en tout cas pas depuis que j'ai dépassé les 100 jours ou les 500 jours, il arrive une limite au delà de laquelle nous sommes trop engager pour envisager reculer et mettre un terme à nos mauvaises petites habitudes, c'est comme une obsession, un repère, un trait caractéristique de soi, comme une circonvolution unique de nos empreintes digitales, c'est comme ce que l'on voit dans les couples qui durent, perdurent même quand il paraît évident à tout le monde que l'amour est perdu pour eux, je suppose qu'ils restent ensembles parce qu'ils ont engagé trop de temps pour reculer.   Ma moitié est une contrainte d'écriture qui me mène par le bout du coeur c'est là une vérité, comme il se doit partielle mais pourtant vraie. 

Quatre ans bientôt que cela dure,  plus longtemps qu'aucune histoire amoureuse que j'ai pu connaître,  je trouve cela beau


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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 17:54

Dans la foule bigarrée d'un lieu de restauration rapide pour jouir d'un peu ee réalité internet, connexion McDonald's et la foule des dimanches après midi, c'est a dire de classe très moyenne et même moins, foule aux cultures venues d'horizons diverses, les gitanes, les arabes, les vieilles à la vieillesse disgracieuse et à la décoloration médiocre, les petites filles blondes la bouche impudique pleine de hamburger mais qui néglige ses  frites, les familles ensembles, familles recomposées, décomposée les fils qui bouffent en écoutant la musisue assez forte pour qu'elle me parvienne, la mère style jeunesse deccatie arborée avec un sens de l'élégance qui rappelle le vulgaire plus que la classe qui flirt donc avec son second mari sous les yeux de sa fille,  adolescente sans âge grande et large comme unr adulte mais à la poitrine atrophié qui essaie de nous rapporter l'attention a elle et qui tourne autour du couple parental,  les touche, les agace, les dérange pour concurrencer la mère mais qui en partant n'oubliera pas le jouet de son happymeal trahissant sa jeunesse, le duo de copine qui de briefing échangent les retours de soirée et croisent leurs histoires en quête de vérité et au milieu de ce merdier qui dispute aux odeurs de gras  une esthétique du médiocre je m'interroge sur moi,  mon McFlurry et ma moustache au caramel,  le vieux con et vieux fou qui observe tout cela et tapote sa tablette,  qu'elle donc cette image qui s'échappe de moi.?Je vous le demande, qui est moi ici et maintenant qui sourit bêtement de ce qu'il écrit ?


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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 15:39

on ne va pas se mentir, je serai mille fois plus inspirer si en ce lieu du moment dans lequel je prose cet article sans connexion ni accents j'avais une personne a qui poster mes mots, personne a seduire parce qu'ecrire c'est seduire, vouloir seduire, vous seduire, se montrer seduisant par la prose. Je vous ecris pour vous plaire, vous prendre avec moi, rentrer dans votre tete, a l'interieur de vos corps et ame, seduire la ou l'on peut se glisser en vous, sur vous, avec vous, je vous veux vous, vous avoir tous et toutes, vous voir nu et nues comme des nuees ardentes, des mots pour vous mettre nus, vous mettre a nu, tout simplement lever le voile, soulever ce voile. Sous les mots, sous mes doigts, soutirer le reel pour en tirer de la fiction, de la verite, de fantasme, de la foudre, de la craie, matiere maleable a changer eternellement par la plume. 

Un jour je reviendrais vous dire cela avec plus de brio, de maitrise, et surtout avec un bon correcteur d'orthohraphe et un clavier qui marque les accents. Peut-on reellement vouloir seduire tout le monde en etant saint de l'esprit et de l'ambition ?

- je blog depuis le telephone, je me sens a l'etroit ici, je vous quitte -


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