Publié le 28 Août 2015

Je me sens fou, comme le fou, mais je devrais dire je suis le fou, parce que sentir que l'on est fou c'est être un faussaire car si la folie est une sensation comment pouvoir lui accorder du crédit ? Si l'on sait que l'on sent que l'on est fou c'est que l'on a assez de recul pour écouter son ressenti mais c'est le recul nécessaire à en douter. Alors je suis fou, je suis un fou, et je ne sais pas où va ma tête.

Que l’on me coupe la tête !

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Publié dans #citation

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Publié le 27 Août 2015

Ton dos nu, dénudé se dévoile à moi

Désuet comme un amoureux suranné je danse pour toi

Mon émoi et magique, et en moi il bande

Tu bouges, j’ébranle, tu avances ton odeur de lavande

Sous ton dos nu, glisse ta peau à la caresse de tes fesses

Divine ta croupe je la devine charnue et blanche comme une déesse

Ma main au cul, ton corps encore vibre de ça

Dans une seconde tu seras nue, libre ici là

Oh ma bourgeoise je vais te jouer la lutte des classes

Et faire claquer sur ton fessier mes mains en masse

Dans la dorure et puis le stuc d’anonymes hôtels

On se donnera une dernière chance, le beau sa belle

On s’adonnera dans ton derrière, une sodomie

On s’enculera sans retenu, on s’aimera pas à demi

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Publié dans #poésie, #érotisme, #pornographie

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Publié le 26 Août 2015

Au forum des enfers je parcours l’assemblée du regard. Suis-je donc le seul, la seule de mes connaissances à se trouver ici, invité ou exiler pour jauger de mon taux de perversion ? Autour de moi les personnes arborent des regards d’anges, c’est louche, gueules de princesses et de premiers de la classe. Je ne suis pas comme eux, moi le mal il peut se lire dans mon regard, d’autres disent sur mon visage mais c’est surtout que je dévisage les gens sans vergogne, je les dévisage et je leur épargne rien de ce qu’ils me renvoient à la gueule ; comme un juste retour des choses. Mais je suis là, je me suis assis à côté d’une demoiselle dont je peux être sûr que sous ses allures de beauté trop commune elle brise des cœurs ou qu’elle allume des feux sans se soucier des maux qu’elle laisse s’inscrire dans les souvenirs de ses victimes. C’est étrange, oui le lieu est étrange et pire encore, le concept est étrange, pour ne pas dire fou ; inviter sur la base du volontariat les gens à venir faire estimer leur taux de perversion c’est fou, ça ne devrait jamais marcher. Et je suis pris d’un doute, violant comme une claque au visage qui vous réveille la lucidité ; il n’y a qu’un con comme moi pour venir faire peser son pesant de perversité pour repartir avec une somme, un chiffre, une jauge comme une fierté, les autres ici ils sont venus pour vérifier qu’ils étaient purs. Mon dieu quel con !

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Publié dans #écrire, #ébauche

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Publié le 25 Août 2015

Noir feu black peur ; la place des coussins et la chaleur séductrice trace sur la peau de coton le contour inexacte d’une courbe gironde. Un point pour une respiration, haletante. Je n’ai peut-être pas le talent qu’il faut mais j’ai le courage de trier tous mes mots au cordeau. Il fallait mettre de thé dans son eau. Et de l’eau dans sa tasse. La barre sur les T et les étais dans la mine. Il toujours, fallait, faudrait, fallu, faire bien mieux parce que là c’est très mauvais, trop modeste, pour ne pas dire véritablement médiocre. Coloré comme la terre par les ocres et l’épée du héros pas le sang des orcs, rouge sous leurs peaux verte ouvertes de plaies béantes un peu effilées mais très efficaces. Je ne vais pas trahir une nation qui serait née sous un roc, alors je vais, comme toujours, taire ma voix comme l’on conserve le secret d’un trésor, une croix sur une carte, emplacement que l’on se transmet sans se donner la vérité du lieu roulé dans le verre de la bouteille que l’on réserve à la mer. Mais je ne suis pas héros, pas plus que pirate, je suis juste moi, ici présent comme un étendard d’un internet du banal.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Août 2015

Ecrire c'est toujours une bonne chose, c’est une chose qui donne du corps aux idées, ça transcende, ça exprime, ça érotise, ça violente, ça construit et ça déconstruit ; écrire ça fait mouiller ou bander et ça séduit et puis écrire c'est tout ce qu'il nous faut pour supposer de soi que l'on est vivant et l’exprimer aux autres.

Les trois vieux

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Publié dans #recyclage, #citation, #autofiction

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Publié le 24 Août 2015

Dès que l'on échange des mots avec des personnes, même anonymes, surtout anonymes, on tisse un lien intime avec cette personne et c'est ce que j'aime quand j'écris à des inconnues, j'aime avoir l'impression de tisser un lien intime avec elles.

La vérité des mots nus

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Publié dans #recyclage, #citation, #autofiction

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Publié le 24 Août 2015

Un auteur se cache pour mourir, et écrire c’est mourir un petit peu, à petite encre comme une plaie pas nette qui suinte petit à petit tout le sang du corps qui sort de soi sous forme de glu et boue organique nous arrachant sans douleur cellule saignante et sang séché. Il n’y a que le café qui est amer aujourd’hui.

Celui qui n'était pas un oiseau

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Publié dans #autofiction, #citation

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Publié le 23 Août 2015

[...] Sous l’égide de la présence impressionnante de ce bâtiment aux lignes métalliques gargantuesques qui rompait avec les mythologies architecturales auxquelles l’humanité s’était référée par son passé, le destin du monde ne se dessinait plus. L’instinct si précieux de l’humanité avait perdu de sa vigueur et l’esprit de préservation cédait face à l’entropie naturelle des choses ; la mort en grand format, formation épique pour un raide définitif sur les derrières résistances. Les intérêts privés d’une poignée de personnes scellaient ainsi la fin de la civilisation sous le poids d’injustices dont elle ne se relèverait plus. À la surface de la Terre une dernière guerre aux accents nucléaires grondait et explosait comme le final glorieux d’un feu d’artifice. Sous la surface des yeux nus virus, bactéries et radiations menaient à la victoire l’ultime conflit invisible ; dans un élan individuel immodéré les hommes mouraient, et des effets de ces morts la Terre sombrait dans la désolation. Seule restait donc debout dans son linceul immaculé de technologie la sauvegarde de l’humanité. Au cœur du bâtiment énigmatique, dressé fier et neuf comme au jour de son inauguration, la machine reliée à tous les regards mécaniques, automatiques, aux optiques synthétiques des caméras du monde entrain de passé de présent à trépas la méta humanité regardait disparaître sa version originale. L’éternité avait donc ce goût-là, entre amertumes distanciées et indifférences mélancoliques ? Pouvait-il en être autrement ? La fin de cette civilisation était inéluctable, comme toujours, comme pour les autres, comme à chaque fois, l’homme échouait et le monde se dérobait.

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Publié dans #recyclage, #SF

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Publié le 22 Août 2015

Publié dans #pictogramme

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Publié le 21 Août 2015

Je suis un fruit juteux à la limite de la pourriture qui s'est gorgé ainsi aux branches d'un arbre qui a grossi dans le terreau interlope de fantasmes interlopes ; un fruit pervers, un fruit à la frontière d'être trop mûr déjà prêts à souiller des doigts et des bouches de mes jus aqueux et poisseux. Je suis ce fruit interdit en vitrine sous les yeux des dames et jouvencelles qui sont lasses de défricher le jardin secret de ce jardin d'Eden vendu par parcelles officielles et découpées par un état sans nom. Est-ce que mes graines sauraient fertiliser la terre terrifiée qui s'est asséchée en leur corps ?

— Le fruit et le ver suspendu au-dessus d’un sol sec

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Publié dans #autofiction, #citation

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