Publié le 22 Octobre 2015

Ils ont commencé. Les vampires. Ils dévisagent mon paysage. Les vampires. Ils sucent et déstockent les arbres puis les vignes. Ils ont tiré sur les fils de fer, retiré les piquets, bientôt leurs machines ont soulevé le sol pour le vider de son essence. Les vampires. Et demain que feront-ils ? Où s’arrêtront-ils ces fous et ces folles avec leurs enfants, leurs tronçonneuses et leurs pelleteuses ? Ce sont des Picasso en matière première, destructeurs, constructeurs, des vampires je vous dit. Oui je le dis, c’est ma prière païenne pour conjurer le mauvais sort qui s’affale sur mon sol. Je ne vais pas construire de remparts avec des pieux pour repousser les mécréants, mais je vais laisser pousser la terre, grandir le sol, riche de rien je vais pisser dehors lui insuffler mes engrains. Ils seront là demain. Les vampires. J’étais là avant eux, je serai là aussi après eux, j’ai l’œil de dieu qui décolle, surplomb la parcelle bornée de jaune, dépasse leurs cieux pour surveiller et voir au-delà. Les vampires n’ont pas d’images, j’ai planté des miroirs sur l’écorce des arbres pour battre en brèche l’imminente invasion.  Seul comme la pierre, soluble comme le sable, je guette le ciel avant qu’ils ne le bouchent. Les vampires.

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Publié dans #Je est un Blog, #vampire

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Publié le 21 Octobre 2015

Je détestes les citations que tu partages sur Facebook, je trouve tes petites photos partagées parfaitement ridicules, je souffre de l'indigence de ta culture mais putain qu'est ce que je bande quand tu soulèves ta jupe et que tu écartes ta culotte.

Orgueil de vérité

Aujourd'hui j'ai envie de tirer à vue, au hasard sur la foule, rafaler la dictature prolétarienne, tirer sur la bourgeoise et l'indigence des élites, sur mes voisins et sur quiconque qui aurai le tord de pénétrer ma sphère intime. Je me sens comme un enragé, un chargeur d'AK47, j'ai le goût de la poudre sur mon front et la bouche le goût du métal brûlant.

Dans la fiction d’un homme dont l’âme s’est endormie de l’autre côté de la frontière

Pour le moment je n'ai du sens froid que dans les veines, mais pourrait venir le jour où le seul sang froid que j'aurai coulera sur mon visage après avoir giclé du trou béant laissé dans la tête d'autrui.

Faire tourner la balle sept fois dans la roulette rusée des relations humaines

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Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation

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Publié le 20 Octobre 2015

Qu’est ce qu’ils croyaient vraiment ?

 

J’ai grandi si longtemps ostracisé par la doxa et la pesanteur puante de son maniérisme acculturé qu’aujourd’hui je ne peux que faire semblant de jouer à leurs jeux. Je n’en partage ni la conviction ni la croyance. Je n’ai aucune loyauté envers vos règles qui ne sont  bonnes qu’à alimenter le brasero de mes rages. On porte tous un masque, je n’en suis pas dupe et derrière le mien je suis un radicalisé. C’est ce qui arrive aux âmes que l’on a trop longtemps tenues à l’écart du dogme que se partage le plus grand nombre. Je n’ai pas rompu d’avec le monde, seulement j’ai prit assez de recul pour le tenir dans ma ligne de mire.

 

Alors qu’est ce qu’ils espèrent maintenant ?

 

Que je courbe le dos et que je baisse les yeux pour leur servir la soupe et que j’huile les rouages auxquels ils s’enchaînent feignant de ne pas voir l’abysse qui les bouffe ?  Non, je n’ai pas oublié l’amère des morsures et le savant dosage de leurs indifférence. Je vous salue messieurs, je vous salue mesdames, mais viendra le jour où vos maisons seront en feu et où il vous faudra vous rappeler de moi. Je suis un agent libre, vous m’avez poussez si profond dans mes retranchements que j’ai rompu les chaînes de mon déterminisme, mais pas celles de ma colère.

 

Mon âme à échappé à vos dieux et elle s’est échouée au-delà de la frontière que vous avez tracé entre vos normes et vos monstres. Je ne suis pas si loin, à peine un pas au-delà, vous pouvez me voir comme je vous vois mais sachez que cette frontière je l’ai franchi sans bagages, laissant de votre côtés l’éthique, la morale, et les raisons idiotes que je pourrais avoir de me laisser asservir par votre société. J’ai échappé à vos traques névrosées, et si vous avez cessé de me poursuivre c’est qu’au fond de vous vous savez que j’ai aussi échappé à votre statut de proie. J’ai sorti mes couteaux et s’il fallait se faire la guerre, de vous à moi ça sera d’homme à homme, chasseur contre chasseur, démiurge contre démiurge. N’oubliez pas, je suis allégé de morale et d’éthique … Mon âme a brûlée tant de fois dans le lyrisme des romantismes noirs que je me fond dans vos nuits comme la mort dans votre subconscient.

 

Pendant que dans ce monde, quelque part des tours tombent, des ruines s’embrassent, vous glapissez comme des oies blanches dans une basse-cour de fer blanc. Moi dans ces moments j’éprouve une forme d’empathie. Je ne l’ai pas choisi, c’est l’héritage que vous m’avez légué. Je suis un radical, je ne partage ni les causes ni les ambitions des radicaux qui tiennent le haut de vos peurs mais cette part de moi échouée après la frontière de vos normes éprouve pour leurs outils une certaine tendresse. Continuez de crier aux monstres, fermez les yeux et priez pour que ceci relève de l’inhumanité. Mais si vous avez tord et que c’est moi qui ai raison, si je suis un homme alors vous avez perdus. Je suis l’échec de vos modèles de pensées. Encore faudrait-il que vous en ayez eu.

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #révolution

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Publié le 19 Octobre 2015

Une nuit sans heure à l'arrière de la mer. L'ours femelle dans sa fange ira croquer la mort.

Une nuit sans heure à l'arrière de la mer. L'ours femelle dans sa fange ira croquer la mort.

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Publié dans #Pictogranimation, #poésie

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Publié le 18 Octobre 2015

Rédigé par Dieu

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 17 Octobre 2015

Rédigé par Oeil

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 16 Octobre 2015

Laissons là la poésie. La prose. L’écriture. Laissons là la peau, la mienne. Je laisse ici ma peau nue, espèce dénudée, dépecée. Je déverse là le silence étroit de ma gorge vide, vidée et lasse.

Préférer se taire ? Même pas, même plus. Préfère se tapir.

Creuser le conduit de l’oreille. Dénouer les nœuds neuronaux. Et dans le vide du thorax savoir qu’un cri couve encore. Il se répercute de bord à bord comme une balle folle.

Dans la faune se cacher, le chasseur et le proie.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #retard, #Prose

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Publié le 15 Octobre 2015

L'amour est ce qui résulte de la collision du désir et de nos névroses.

Atome sans crochet

J'ai un millénaire de rancœur pour alimenter mes poèmes.

Un oiseau à la mer

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #citation, #autofiction

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Publié le 14 Octobre 2015

Parfois j’éprouve le désir de m’en remettre aux archétypes et aux stéréotypes. C’est une pulsion de confort, mon intention créative qui envisage l’archétype comme un doux abris à mon imagination. Et pourtant – et paradoxalement – c’est aussi exactement ce que je redoute ; c’est même ma névrose et la névrose de beaucoup de créatifs, celle qui pousse l’individu à vouloir toujours et seulement créer du neuf ou de l’original. C’est cette hantise qui est le plus grand frein de ma créativité, confronter une de mes idées au filtre de l’originalité ou de l’unicité. Pourtant je sais que cela est contre productif, que la démarche créative ne repose pas sur cet enjeu de proposer perpétuellement du neuf, et que ce qui est le cœur de la créativité c’est avant tout créer, produire et donc réaliser. Je suis le fruit de cette lutte, une part d’idéal en moi qui rêve aux avant-gardes comme à une machine à produire de la nouveauté et puis cette part émergeante qui apprivoise ce désir nouveau de stéréotypes ou d’archétypes ; avec l’idée bien sûr d’un confort mais aussi celle de jouer avec, de jongler avec autant que faire ce peu. Difficile de créer avec cela, difficile de trouver le ton juste, la bonne distance, fondre son moule et se lover dedans sans se sentir imposteur en son propre pays. Je commence à admirer le travail des créateurs qui ont mis au cœur des mécaniques l’archétype avec ce qu’il possède de stimulant pour l’esprit. Parce que poser un archétype comme brique du héros c’est libérer de l’énergie, de la narration, de la pensée pour le reste, le contexte et les péripéties.

 

Avant je cherchais sans y parvenir à créer des personnages qui soient comme des roses, uniques. Cela me poussais à retrancher ces personnages dans des niches sociales, la marginalité, personnages borderlines qui débordent des cases. Mais même à ce jeu là on n’échappe pas aux poncifs, et ces personnages là sont des échecs à eux même. J'allais toujours plus loin, pensant trouver dans les limites de l'humanisme des zones en friches, mais toujours je tombais sur des cas existants me poussant à aller encore plus loin et tendre vers l'abscond ou l'absurde d'une personnage ou simplement de sortir ce personnage du chant des possibles. Alors, au lieu de fuir l’archétype qui finira toujours par me reprendre je ferai mieux de le laisser émerger, l’inviter, l’apprivoiser, le dompter, l’élever, le cultiver. Cela nécessite de cerner le contexte de la narration, cadrer le décor et l’action et égrainer les archétypes qui peuvent vraisemblablement évoluer dans ce cadre. A partir de là je n’aurai plus qu’à choisir mon archétype.

 

Il n’y a plus qu’à …

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Publié dans #écrire, #créatvité

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Publié le 13 Octobre 2015

Ma poésie pousse ici comme la mauvaise herbe sort du goudron.

Toi, c’est ton érotisme qui gise ici, nu sous le voile mauvais de ta réalité.

Nous ne sommes pas fait pour nous aimer, nos cœurs sont des chaudrons.

Il s’y consume l’amour, la morale et de l’espoirs dans des vapeurs d’ambiguïté.

Alors qu’à moi il reste la verve des langues acides et le grand bâton de ma verge.

Tu ne possède plus que tes cuisses et le sexe humide qui vrille en tourbillon de peau, animal.

Je me régale à l’avance, du festin nu que je ferai à m’échouer sur tes berges.

Je veux connaître les sucs à ta bouche amère d’avoir baiser le vide des mâles.

A ta décharge d’écolière tu retrousses ton nez et tu débusques ton corps.

Pour une demoiselle de ton âge c’est ton 14-18, ta grande guerre, ton carnage.

Chemisier déboutonné et la fleur qui puise entre tes cuises lisse ses pétales indolores.

Sur mon bâton de pèlerin éreinté j’ouvre le chemin, hâtif d’entendre tes enfantillages.

On ne se donnera rien d’amour et brûlerons nos promesses au blasphème d’un autel éphémère.

Tu es venue chercher le loups qui rôde dans les steppes sans issues dans mes entrailles.

Tu auras la morsures, et ton âme se déchirera  aux tonalités d’un chaos amère.

Et je te laisserai là, esseulée mais libre des chaînes de ton innocence brisées dans les rocailles.

On ne se donnera rien d’amour et brûlerons nos promesses au blasphème d’un autel éphémère.

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Publié dans #poésie, #érotisme, #deepdream

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