Publié le 18 Janvier 2016

Je vais écrire un article sans intérêt. Seulement aligner des mots, maillot blanc, sable couleur de bois verni, cercle de verre,, une grande tasse, café double, deux silences qui peinent à s’installer, deux silences qui tardent à se poser, dieux du stade, mains en l'air, no man's land, tas de pierres oeuvre de rien, tir à l'arc, tir à la corde des bookmakers, des indiens sous la neige et une fille sous la grande ourse et dans la mer, l'air du frais, soir à neige, bouche à cris, femme colère la gestion des biscuits, ça fait peu, comme des gouttes, des flocons fous, et les fous qui voient trouble, araignées dans les angles des tableaux et c'est un motard assassiné qui dessine son domaine de la route, roi des corbeau sous les verbes numérotés cessent d'être là.

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Publié le 17 Janvier 2016

Vous avez réussi à naviguer plusieurs heures dans votre minuscule barque sans tomber à l’eau ni croiser les horribles crocodiles dont vous avez parlez l’homme à qui vous avez acheté la carte. Et là au milieu de la jungle étouffante vous arrivez sur les ruines d’une civilisation disparues. La nature sauvage colonise les énormes blocs de pierre taillée. Pas besoin de faire un jet de perception pour percevoir la beauté du lieu. Vous vous sentez en sécurité, l’air semble plus frais, les bruits plus doux, vous oubliez presque la jungle oppressante quand vous contemplez cet endroit. Il n’y a que les robes chatoyantes des membres de ce culte de cannibales démonistes que vous traquez depuis des semaines qui vous rappellent que nous n’êtes pas en vacances. Que faites-vous ?

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Publié dans #jdr

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Publié le 16 Janvier 2016

Un bloc blanc. Une ville construite sur une décharge public. Une ville construite depuis la décharge public et sauvage. Une ville dynamique en perpétuel mouvement d'évolution. C'est une ville construite sur le dos d'une autre ville. La haute ville et la basse ville. La noblesse et les déchets. Une ville fille et une ville mère, et la fille est malade et la mère aveugle. Une ville construite depuis la décharge mais elle a oublié les racines de son architecture baroque. Et la ville issus des déchets de la ville elle même construis une autre ville de ses déchets, toujours une ville dans une ville dans un boyau dans un intestin jusqu'à ce que la noblesse se répercute à la misère, un cycle, une boucle, un écosystème et une destinée. Il y a toujours des personnes pour faire vivre ces choses là, toujours des porteurs de messages et d'autres qui transportent des mensonges. Petit dealer des rues, petite prostituée Cybernétique et les marcheurs de l'illégalité. Ça grouille, ça rouille, ça suinte comme un corps meurtri. Et les immeubles qui ne sont plus là demain et qui n'étaient pas là hier naissent et meurent comme des champignons architecturaux idiots. La ville essaime à l'ombre de ses ruelles des graines goudronnées.

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Publié le 15 Janvier 2016

Je fais parti d'une des générations qui a grandi au biberon du manga, de l'animé, du shonen. Je suis un de ces garçon qui a abreuvé son imaginaire de ces histoires où sont menés des combats épiques pour sauver des mondes et forcer des jeunes garçons à devenir des jeunes hommes. Épées magiques, armes évolutives et surpuissantes, armures, combattants et guerriers aux pouvoirs magiques hors normes, et des affrontements mémorables où les montagnes explosent, les immeubles s'effondre, et les cratères sont des écrins gigantesques pour des combattants essoufflés et ébranlés. C'est ainsi en effet qu'une partie de notre imaginaire à acquis des réflexes de perception cultuelle. Il y a certainement un peu plus de dramatique directe et de dramaturgie grotesque dans les combats immémoriaux de ces héritiers des samurais qui grandissent à grands coups de pouvoir spéciaux que dans la geste chevaleresque de nos chevaliers moyen âgeux. Peut-être et paradoxalement une proximité plus grande pour nos habitudes culturelle. C'est idiot mais lorsque je tombe sur un interminable discours entre deux protagonistes au bord du supplice mortel qui glose le futur le passé et la grandiloquence des coups qu'ils se portent je me sens immédiatement chez moi même si je n'ai jamais vu encore cette série ou ce manga. C'est à croire que ma madeleine à le goût de sauce soja et de ramen.

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Publié le 14 Janvier 2016

Elle regarde le ciel, son regard se cherche la constellation de la grande ourse. Quand elle la trouve enfin elle se rappelle de lui et de l'unique nuit qu'elle a pu lui voler. Elle regarde ce ciel d'hiver et au travers de la grande ourse son regard se perd, il traverse le ciel, l'espace et les étoiles pour aller se perdre par delà la voûte céleste. C'est là où elle se perd, elle imagine un paysage grandiose et grotesque, ni enfer ni paradis le monde d'au delà des étoiles c'est pittoresque comme une cathédrale de cristal sur un ciel noir parce qu'elle se trouve après les étoiles. Cette architecture Néo galactique c'est son cahier intime, journal de bord qu'elle est allée cacher là où personne ne peut le lui emprunter, plus loin que les anges et que les extraterrestres, sa page blanche est infinie et elle se donne toute liberté d'être elle même, la muse de personnes si ce n'est de ses envies et pulsions qui dansent. Il n'est plus nécessaire de compter, elle marche sous les arches cristallines de la cathédrale et elle ne se soucis pas de jugement, de jauges, de devoirs et de résultats, c’est si facile d'oublier le monde. Si facile d'en rester là.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Janvier 2016

Le classique, l'éternel cet autre homme que je regarde assis avec sa femme, lui vieilli et elle souffrante, qui patientent tous les deux dans la salle d'attente des urgences, est-ce que je ne le connais pas ? Est si c'est vrai,si le hasard s'amuse à nous mettre vingt ans après dans le même espace, est-ce que ça a un sens. Que ni lui ni moi ne sache reconnaître l'autre est-ce un message du temps, une destinée foireuse qui s'amuse à nous dire :regardez comme je me suis joué de vous, vous étiez deux connaissances et j'ai fais de vous de vrais étrangers, étanches à l'univers l'un de l'autre. Triste moment d'une indigente indifférence, un drame creux et non visible parce que non signifiant. Lui, moi, vous, nous sommes tous devenus des anonymes, des étrangers réciproques. Une salle d'urgence pour nous offrir une scène hors vie, hors du temps, un non lieu où non lui et non moi ne font que effleurer un possible passé commun qui n'a de sens que parce que j'éprouve un vague mépris social envers lui et que cette sensation m'est familière. Je partirai de là sans souvenir, sans me soucier de sa vie et je saurai oublier l'étrange que son expression familière m'inspire. Pour cet instant où encore il me fait fasse je peux dire sincèrement pauvre de lui et supposer franchement pauvre de moi.

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Publié le 12 Janvier 2016

Aujourd’hui j’ai beaucoup crié. Hier aussi. Aujourd’hui j’ai encore hurlé. Je me suis brisé des cordes vocales en hurlant le plus fort possible. Il fallait absolument évacuer le trop plein de pensées qui se matérialisait dans mon crâne et mon cœur.

Parfois il est impossible d’écrire. Parfois, l’écriture est une mécanique vaine.

Bien sûr il y aura toujours des personnes pour dire que l’écriture les a sauvés. Même moi il m’arrive d’expliquer aux gens que je rencontre que l’écriture m’a conduit à exister, c’est un peu comme me sauver si on voit cela comme une métaphore.

Pourtant, il y a des émotions et des pensées qui ne peuvent pas s’évacuer dans l’écriture. C’est trop rapide, trop brutal, trop intime afin d’être écrit. Ou alors c’est moi qui suis un mauvais écrivain. Qu’importe, bon ou mauvais l’homme que je suis et que j’étais devait crier, hurler, exploser sa voix dans l’espoir d’y survivre. Il fallait crier et crier encore.

Certains pleurent, d’autres fument, moi je hurle et après il ne reste plus rien qu’une sensation étrange d’être comme un pot en terre cuite usé, fissuré, dépossédé de son sens et de sa contenance. Je ne sais pas si c’est l’échec de l’écrivain, de l’homme, de la vie ou si c’est tout l’inverse.

Je vous dis, vide.  

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Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 11 Janvier 2016

Des gens naissent et meurent aussi sûrement que la nuit tombe et se lève ouis que le jour tombe et se lève à son tour. Platitude d’outre tombe. Des gens meurent et d’autres naissent ; et là je suis de ceux qui sont vivants. Écrivain du vivant ça ne fait pas le poids devant les icônes mortes ; humble ou honnête ou simple homme je fais la tête souple, je courbe la tête vers le sol et je me regrandirai quand on aura oublié des morts, juste avant que d’autres légendes naissent. Un jour je prendrais le train avec mes gros testicules frauduleux de courage, le train que l’on ne prend qu’une fois à toutes berzingue et grandes vapeurs à travers les steppes et la brumes d’un paysage dément. Des idoles naissent et d’autres meurent et il faut se faire son saut de ligne à soit au mieux dans tout cela ; j’en ai tué parfois, j’en ai tué des fois, petites i-connes personnelles, i-poupée de papier et de chair de mes mots noircis pour leurs données de la moelle. Elles ont toujours eu plus d’envergures que moi, plus de succès aussi, des amants, des fans et des courtisans et même des amoureux pour le talent que je leur insufflais. Alors ces idoles de pacotilles qui étaient faites de mes pacotilles je les ai tuées toujours pour qu’il ne reste que la plume et la cendre et l’auteur qui se cache dessous.  

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 10 Janvier 2016

Les odes à la ville n'étant jamais assez juste dans les coloris et la noirceur des goudrons maculés il est important de s'imposer seul le devoir de décrire le noir des villes que j'aime. Raides comme les rues et les réverbères érectiles, je travaille avec une prose mal adaptée. Mais peut-être qu'au contraire ma prose raide est bien calibrée pour cette description , comme le sont les revolvers automatiques et fantasmés que des passants non visibles promènent dans les rues anonymes pour se défendre d'un mal non nommé. Il n'y a pas de ville sans citadins car les villes fantômes sont de fantômes plus que des villes. Les villes sont des corps et les humains des viscères et des globules, cellules et sous organismes inter dépendant des dites villes, parfois même ils en sont les cancers, concepts mourants et contre productifs vis à vis de leurs créations car les villes sont des créations des hommes qui les habitent pour sortir du regard des dieux. On construit des villes pour ne plus creuser des grottes mais toujours pour échapper à dieu. Je me demande ce qu'il adviendrait si dieu incarnait sa conscience folle des les réseaux et les regards d'une villes incubateur gargantuesque des destinées humaines.

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Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 9 Janvier 2016

Les holo-graffeur ; ils programment de petites animations holographiques. La taille réduite et jetable des projecteurs les obliges à de petites productions équivalente en hologramme de nos gifs animés.

Les performeurs, sont les artistes qui se servent des rues, ruelles, escaliers architectures urbaines comme d'une scène ouverte. Depuis le jongleur extrême jusqu'à l’artiste contemporain donnant dans la performance politique, les performeurs usent et utilisent leurs corps dans le théâtre de la ville.

Les acrobates,ce sont ceux qui se déplacent dans la ville avec art et audace ; artiste de la rue par essence, ils sont comme en symbiose avec l'architecture urbaine aussi impersonnelle soit elle.

Les architectes,les derniers à s'approprier la ville pour leurs art, mieux que ça, leur art c'est de se rapproprier l’espace urbain en construisant sauvagement et avec les moyens du bord des bâtiments nouveaux et souvent éphémères.

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