Publié le 20 Avril 2015

 

Nous étions deux, deux de trop

Nous étions fou, deux jambes de bois dans une course folle

Nous nourrissons des feux contraires, sous la fierté des invisibles

Nous étions de ceux qui savent dire à l’autre « baisse tes dessous »

Rien que des nonnes au fil de l’eau qui font pipi sous la surface

Rien de bien dangereux, rien que du particulier, de la petite histoire

De tous petits espoirs qui essorent l’envie de te voir nue

Des fiançailles datées de l’aube

Les jours s’inversent entre les fleurs en flammes et les pierres percées

Ce sont les filles faciles qui coulent en larme

Et les dames drapées qui tirent les lames du tarot

On célèbre le mariage, ton marteau sur mon enclume

Le fourreau et l’épée qui tombent dans l’eau oubliée d’un puit

Les portes sont enfoncées, les lieux ouverts et les quatre vents

Comme de la vapeur au bout de tes doigts

De petites langues enroulées sur ton poignet

Et puis toujours mon unique qui baigne dans la piscine

Celle qui courtise les alanguis, tombeuse de charme dans les tornades

Celle qui est ma dangereuse endormie à la surface de l’eau

Celle qui est mon autre Ophélie en culotte de soie et jupe courte

Celle qui est dans la lumière quand les orfèvres se cachent dans les ombres

Nous étions deux dans le centre de la cible

Nous étions couchés sur le champ de bataille

De l'eau dans la baignoire

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 19 Avril 2015

Tu te tiens nue dans le crapaud de l’amour. Tu es une fille assise dans une grenouille. Et les gens ils n’y croient pas. Personnellement je trouve cela dommage. Oui, c’est dommage.

Mangeur de cuisses

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Publié dans #citation

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Publié le 18 Avril 2015

Bien à toi le fils de Vincent, tu as bien joué.

Le non sens en action

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Publié dans #citation

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Publié le 17 Avril 2015

Exhumer l’heure d’en face pour l’heure d’un face à face, d’un été et celle d’il était une fois

C’est pour ça, ainsi que pour toi, que je consacre le sommet des aiguilles, chefs d’états de dictatures

Juste de petites gorgées comme avec de l’alcool fort, tes lèvres écarlates comme un fruit de saison

J’arraisonne tempêtes et orages, j’abandonne les armes sous ton pavillon de dentelle blanche

Il faudra toujours faire tinter le fer, on en revient toujours à cela, mais pas pour ce jour là

Mes doigts d’argent pour recueillir l’or liquide qui poisse sous ta ligne de flottaison

J’ai du tact à l’oreille et j’écoute forcir le gouffre qui ample, gonfle ta petite poitrine

Trésors volés à la vue et à la barbe de ton père, les mains cachées sous ta pudeur

En face à face et tête bêche, butiner le butin et faire perler de sueur ta peinture écarlate

Sous le derrière des yeux des hommes je dérobe ton feu sacré inscrit dans ton intimité

Par le derrière de ton corps je défais ta robe, dévoiler l’audace de tes reins qui chutent sur mes mains

Le beat est fou à la peau de ton cœur, ta poitrine haletante bat la mesure de mon audace définitive

Faire dans l'Eros

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Publié dans #poésie, #érotisme, #Sexualité, #sein, #femme, #Fantasmagorie, #fille, #Pictogranimation

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Publié le 16 Avril 2015

Il sera dit que la littérature tue encore ; qu’elle tue parfois encore ou qu’encore elle tue parfois. Mais la littérature ne tue pas, ni encore ni avant. Il n’y a que les hommes qui tuent, encore et toujours et les femmes bien sûr et les cœurs entre eux qui s’entretuent ; pulsions mortelles et arcs morbides qui bandent dans les recoins de neurones dégénérescents. Il n’y pas de mots sans auteurs et pas de littérature sans auteurs et pas de meurtres sans auteurs, pas de morts sans auteurs, pas de passage à l’acte sans auteurs. Pas de mots, juste de l’humain pour tuer et se faire tuer par l’autre ; voyez la littérature comme bon vous semble, mais la littérature n’est pas une arme, elle n’est qu’un véhicule, et encore les véhicules peuvent tuer pour de bon, la littérature alors c’est qu’un contenant, une bouteille vide et amère, une boite en plastique dérivant dans la mer, un creux avec un couvercle et partout ailleurs on arrose à mort, à la mort et au champagne l’étroitesse des auteurs. J’ai été tué par l’amour, tué par de la passion ou tué par de la rancœur ; jamais ils n’étaient écris, seulement portés et posés devant moi par de l’être humain.

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Publié dans #Je est un Blog, #Dialogue de sourd

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Publié le 15 Avril 2015

Bon grès, malgré, de dard en dard une maigre piste.

Un découpage, coups de hache et mise en scène sous quelques litres de bières.

Les derniers jours de l’été, d’autre pour l’hiver.

Une saison à grand coup de batte en bois et en aluminium.

Du soleil sous les branches à travers les feuilles, d’arbres verts.

Un enfer étouffé, quelques gouttes de sueurs d’un décor passionné.

Un enfant, un tribunal, un grand homme à la tribune et dans les yeux d’une femme.

Le massicot qui restreint.

Le vent par la fenêtre à en oublier demain.

Et sous quelques photos brûlées retrouver sa trace.

Toutes les traques mènent à elle sous sa cagoule synthétique.

Prison d’otages travailleurs et tout le cirque des zones polaires.

Les ennemis à l’ombre d’une crique dégustent des mollusques fraîchement sortis de l’océan.

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Publié dans #poésie, #non sens

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Publié le 14 Avril 2015

Un baiser ça devrait toujours commencer par deux lèvres qui s'effleurent, deux souffles qui se cherchent et qui soudain s'embrassent, des lèvres qui se soudent et qui laissent les langues dirent dans le silence de leur danse la passion qui grandie, monte et gonfle ses voiles audacieuse, un baiser ça devrait toujours connaître les bouches qui se tordent comme pour s’emboîter, les crocs qui taquinent les chairs tendre en voulant les mordiller, la ronde éphémère d'un désir comme un souffle, une salive qui passe de bouche en bouche quand les mains aveugles s'agrippent dans les cheveux pour faire durer la chose. Dommage que les poupées ne soient pas de chair pour connaître l'ivresse de baisers.

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Publié dans #érotisme, #baiser

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Publié le 14 Avril 2015

Dans la lenteur d’enfer vert l’homme à la tête céphalement surdéveloppée essayait de se connecter à l’antique réseau interconnectant les mondes inexistant du temps d’avant. Ces mondes, sans réalité observable par les multiples yeux des survivants avaient curieusement réussis à perdurer par-delà la fin du premier monde. L’homme céphale utilisait un équipement noir qui devenait bouillant sous les effets des rayonnements gamas, pourtant il maintenait sa main posée sur l’interface brûlante avec laquelle il creusait le système l’empêchant d’entrer dans le monde virtuel. Au travers de la fenêtre de verre où il voyait se dérouler les actions misent en œuvre pour son entrer il essayer de voir comment déclencher les mécanismes ouvreurs. Son encéphale gonflait légèrement dessinant des veines palpitantes sur son front en sueur. Le temps ne le pressait pas, il vivait au temps de la nature, légion luxuriante avançant à son rythme épique de lenteur presque invisible. Peut-être que bientôt à l’échelle des plantes, l’interface synthétique allait disparaître, mais à l’échelle de l’homme rien de pressant, surtout que l’effort et la chaleur rayonnante ambiante son cerveau se mettait à produire des vagues d’ondes psyoniques entrant en interaction avec la porte mécanique jusqu’à la mettre en branle. Le céphalique allait pouvoir entrer, il aurait pu entrer en tout cas s’il ne s’était pas écroulé sur lui-même tombant dans un coma habituel quand son cerveau sur développé surproduisait de l’énergie.

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Publié dans #micro-nouvelle, #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #écrire, #Divagations diverses

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Publié le 13 Avril 2015

L'amour c'est une valise, c’est la valise universelle, celle où les gens désireux ne pas rester seuls mettent leurs motivations à s'attacher à quelqu'un.

Tu es avec quelqu'un parce que tu as peur de vieillir seul sans personne pour te considérer ? une réponse : l'amour.

Tu es marié avec une femme qui remplace ta mère et fait pour toi la cuisine, ton ménage et ton repassage ? une réponse : l'amour.

Tu sors avec une femme naïve et malléable que tu modèles comme Pygmalion l'a fait avec sa Galatée ? une réponse : l'amour.

Tu es avec elle parce que tu es un paresseux de la sexualité et même si tu ne l'aimes pas tu peux coucher avec elle quand tu veux ? une réponse : l'amour.

Tu n'as pas réglé ton Œdipe et tu es tombée amoureuse de celui qui pourrait être ton père pour te faire baiser par lui ? une réponse : l'amour.

Tu t'es mise en couple avec un con destructeur qui te détruit pour que tu puisses assouvir ton désir d'autodestruction discrètement ? une réponse : l'amour.

Ce que je veux dire c'est que les raisons pragmatiques qui poussent les gens à se mettre en couple sont nombreuses et souvent elles sont moches, crues, pragmatiques et non romantiques. Il est difficile de séduire une femme en lui disant qu'elle sera parfaite pour remplacer notre mère, alors on choisit de lui dire que l'on est amoureux. L'amour enjolive tout et rend le triste pragmatisme du réel plus désirable. L'amour est un coup de peinture que l'on passe pour rendre nos réels plus acceptables aux yeux de ceux que l'on convoite.

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Publié dans #recyclage, #amour

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Publié le 12 Avril 2015

Si la fin justifie les moyens alors que dire des débuts ? Justifient ils les médiocres ? Et la viande dans tout cela ? N'allez donc pas donner une fin de non recevoir à cette question car cela serait alors sans doute sans fin.

Autopsie d'un idiot

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Publié dans #citation

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