Publié le 12 Juillet 2015

Il y a la cruauté et l'attention, la discrétion et les solitaires, expression sportive du divertissement en forme d’unité nationale. Les corps sont dénudés comme il se doit pour la saison, outrancière arrogance d'une forme d'indifférence, anatomie découpée d'un enfer qui n'a pas besoin de dire son nom et qui étrille un à un les corps sans escortes sans, sans vraisemblance de pudeur parce que la nécessité sociale vaut pour écran de fumée individuel.

Le 14 juillet au sud d'ici

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Publié dans #autofiction

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Publié le 11 Juillet 2015

Pas la prose – par la sauce ; et le temps ; tu l’entends le rythme ? Le ressac ?

Tic tac du sac à main ; une seule balle.

Suscription dramatique ; les mots les overtimes.

Cocaïne et le chien des restaurants chinois ; hindou.

Artifice ; artificiel, tic tac boum.

Roulement de dés ; le hasard d’une peine de mort.

Souscription automatique ; pas net, une arrête, un métro.

Haïku multi syllabique ; transsexuel culturel et folklore travesti.

La plume et les culs de la poule ; une bombe nécrologique.

 

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Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 10 Juillet 2015

Publié dans #Pictogranimation

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Publié le 9 Juillet 2015

La beauté d’un corps, la beauté d’une photographie, la beauté d’un instant de sensualité exacerbé se loge toujours dans le grain ; celui de la peau qui s’effleure sous nos caresses maladroite et celui qui distancie la photographie du réel. C’est dans les interstices entre les grains que l’image se crée, c’est là aussi dans l’infra distance de grain à grain que se logent l’éros, le chaos, la vie, le désir et ma pulsion

Il y a dans les images qui réveillent mon désir une infinité de vies, de souvenirs qui me reviennent et qui se logent dans cette photo que je ne connais pas ; voir une photo au hasard d’autre et soudain elle devient le réceptacle de mes pensées et d’un coup la photo devient belle et le corps dans la photo devient désirable parce qu’il est le corps de tant de femmes que j’ai désiré, aimé et baisé dans l’avant ; dans un avant où se mêlent allégrement la nostalgie, le fantasme, le mensonge et la mélancolie que l’on s’offre de soi à soi. Regarder une photo, rechercher une photo, c’est pareil, c’est toujours pareil, c’est pour retrouver nos sensations perdues et inonder l’image trouvée de nos pulsions enfouis ; une éjaculation mentale, interne et silence qui se trahie parfois par un oh, c’est une jolie photo.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Je est un Blog, #mélancolie, #scopique, #érotisme

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Publié le 8 Juillet 2015

Une écriture - écrire ici pour un public invisible

De la prose - et des prostituées

Des lieux communs - et un esprit banal

 

Vous croyez que c'est facile de vivre avec la conscience d'avoir un esprit banal - pathétique ?

Que peut-on espérer créer ainsi - comme ça ?

Je ne suis bon qu'à cela - dénuder les filles faciles dans ma tête.

Mettre des tirets pour césurer les mondes - eux ici - Elles au lit

Je n'ai jamais vraiment oublié les prostituées - ni les putes, les escorts, les courtisanes.

J'en ai payé parfois - payé le prix pour elles.

Payer pour apprendre le goût de la rue - cocaïne sur carte bleue.

J'ai ai payé de ma peau, de ma chair dans la leur - dans la rue.

J'ai été le client - la honte, l'ami et simplement l'autre et même le maquereau.

Pour jamais sauveur ; jamais menteur, jamais honnête - j'aimais leurs jeux.

Qu'il y ait sexe ou pas ; elles avaient toujours les règles - et parfois les leurs.

Et la règle avec elle et d'une facilité honnête de mensonge partagé - une alchimie épique de la nature humaine.

J'ai arpenté des rues - des routes, des nuits, des trottoirs alanguis couvert de faux cuir, de faux cils, de paillettes poisseuses.

J'ai dépensé ce temps financé à la quête d'une muse prostituée parce que j'ai cru que ça ferai de moi un poète - goûter à l’obsolescence d'une nuit facile avec une fille payante.

Comme de s'acheter une âme - un passé ; une prose.

Des prostituées à chaque coin de phrase

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #prostituée

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Publié le 7 Juillet 2015

Ne laisse rien ni personne te dicter qui tu es, tes envies, tes possibles et ce que tu veux devenir. Je sais que ça sonne comme un vieux lieu commun, un conseil bateau, mais pourtant, même si c'est vieux comme les hommes, cette forme du connais-toi toi-même reste la chose la plus importante à essayer de faire si l'on souhaite gagner un peu de liberté, d'esprit critique et donc gagner un peu de vie. On est notre machine, notre véhicule et notre outil pour vivre le monde ; alors si on ne cherche pas à définir cet outil par nous-même on laisse les autres réduire l'utilité de cet outil. Connais-toi et décide toi, pour toi, par toi, seule parfois mais toujours fière. Et quand on est un, quand on est une, quand on est soi, quand on est sûr que l'on est soi sans que personne ne décide pour nous alors on existe vraiment, vraiment un peu, on devient un pilier et on peut se projeter alors dans une relation à deux ; tant que l'on ne détient pas les clefs de nous-même on vit sous le risque de se dissoudre dans les autres.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #retard, #recyclage

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Publié le 6 Juillet 2015

Est-ce que le mythe du bon sauvage est un bon mythe, un mythe juste ?

Oui.

Non.

Bien sûr que non.

Peut-être que oui.

Hier encore oui.

Mais demain à priori non.

Sauvage, oui.

Bon, non.

Le sauvage n'est-il pas dénué de valeur morale par nature ?

Si.

Peut-être.

Non.

Si le bon sauvage est perverti par la société, il l'a été par l'ancienne société, la société contemporaine ni est pour rien.

En tout cas pas plus que la société d'avant.

Que les sociétés d'avant.

Le sauvage n'est pas bon par nature.

Le sauvage n'est pas mauvais par nature.

Le sauvage est sauvage.

Le sauvage est dompté par la société.

La société ampute l'homme de ses instincts, oui.

La société crée la grille de lecture du bien et du mal. Oui.

La société crée le bon sauvage pour pouvoir le civiliser. Oui.

Et donc pour le priver de ses instincts, oui. De ses archaïsmes, oui. De ses pulsions, oui.

L'homme sauvage pète, ça pue.

L'homme civilisé pète, ça pue.

La femme pète, ça pue.

Lequel est vraiment sauvage ?

L'homme de naissance est petit et incomplet et vierge.

La société éduque l'homme.

L'animal éduqué par l'homme est un bon chien, oui.

Une bonne boîte de douze nuggets, oui.

La société civilisée rend les animaux meilleurs.

Les hommes sont des animaux ; si la société acceptait de manger des hommes elle les rendrait meilleurs.

Manger des hommes c'est mal.

De nature et de culture.

Le mal est mal.

Le bien est bien.

Le sauvage est sauvage.

La société contemporaine abolie les valeurs de bien et de mal.

La société rend l'homme sauvage.

La société est-elle bonne si elle rend l'homme à son état sauvage ?

Je suis sauvage.

Je suis un bon sauvage.

Je suis un mauvais sauvage.

Je suis un homme.

Le bien agonise.

Le mal agonise.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage

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Publié le 5 Juillet 2015

Entendre Autour Madagascar c’est le titre - provisoire - de ce que j’envisage comme une revue même si le mot est un peu prétentieux. L’envie première autour de laquelle  c’est construit ce projet, c’est la volonté de créer un fanzine qui réunisse des voix diverses et variées, réunir des propositions, mettre en page et partager un morceau de culture, et construire aussi ce morceau de culture un peu comme pour se l’approprier. Je ne pouvais pas partir sans rien, sur une page blanche, il me fallait un thème avec une force sous-jacente suffisamment dense pour unir les diversités et donner un élan puissant. Pour le thème de ce projet, le centre de gravité de ce fanzine, j’ai choisi Madagascar. Même si ma mère est née dans ce pays je ne suis pas malgache, pourtant l’ombre rouge de cette île plane quelque part dans mon inconscient et irrigue une facette de mon écriture ; il y a là bas une part sauvage de mes possibles qui m’offre comme une respiration à l’expérience occidentale.

 

Il fallait donc se lancer, réunir mon courage, refuser la paresse et partir à la rencontre de ce projet, et voir ce qu’il pourrait être. Madagascar n’est qu’un centre de gravité, ni un point de départ, ni un point d’arrivé, juste le fil qui unira, j’espère, les différences à l’œuvre entre les pages de ce fanzine qui se rêve revue.

 

Actuellement le projet repose sur le volontariat, pas de rémunération, pas de publicité, juste le cœur et les créations de chacun. Nous ébauchons là le numéro 0, une version béta, une esquisse, un exercice d’apprentissage de cette forme de créativité qu’est le fanzine ; ce premier numéro sera maladroit, incertain, balbutiant, l’important c’est qu’il soit honnête et sincère.

 

Aujourd’hui les plus part du temps quand on entend parler autour de Madagascar c’est surtout gloser la beauté de quelques lieux communs ou les figures imposées de la misère. On oublie, ou l’on feint d’ignorer, qu’il y a un peuple, une culture en mouvement et des personnes qui donnent le feu à une multitude de points de vue, d’expériences et d’expressions différentes. Il n’y a pas de vérité ni de réalité unique, la vie est toujours une question de points de vue, de divergences qui se recroisent pour former l’instantanéité d’une vision.

 

Avec Entendre autour Madagascar j’ai envie de réunir des fragments de vies qui esquissent un instantané d’une culture émergeante. Au-delà de ce point de rencontre initial - la volonté de réunir des voix différentes avec Madagascar comme thème - il n’y a pas de limites, pas de frontières ni de formes prédéfinies à ce que peuvent héberger nos pages.

 

J’envisage cette revue comme un refuge, un espace d’expression où il est possible de publier et de lire des essais, des nouvelles, de la poésie, des réflexions, des pensées, des souvenirs, des anecdotes, des regards, des dessins, des illustrations, des photographies, des collages et tout ce que l’on peut imaginer faire entrer dans des pages. Bien sûr la condition requise pour réussir ce projet c’est que nos pages soient ouvertes à toutes les plumes. Les personnes de tout âge et de toutes conditions sont donc invitées à participer, qu’importe le talent l’important c’est l’envie d’exprimer sa voix personnelle, intime et intérieure.

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Publié dans #projet, #Fanzine, #Madagascar

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Publié le 4 Juillet 2015

Il y a toujours plus profond que le fond ; toujours plus prétentieux que la prétention ; il n’y a pas de talent partout mais de l’ambition dans tous les yeux.

 

On a craché sur ma vie, des mollards plus gros que toi ; et depuis la tanière des fauves reclus j’ai enflammé le monde. Cocktail Molotov

 

J’en ai brûlé des croix, des pavillons de banlieue, des routières familiales et des appartements cosy ; j’ai brûlé tant de fois les culs des bourgeois.

 

Mais je n’étais personne. Issu du substrat non légitime. J’ai raclé ma gorge, et j’ai tourné en rond comme le lion en cage.

 

Pas de mentor. Pas de guide, ni de révélation. J’ai lutté à la sueur du désespoir le droit d’ambitionner un truc. Poésie arme de poings.

 

Tous les autres sont des cons et quand ils ne le sont pas ce sont des minables auxquels je ne peux donner aucun respect.

 

C’est trop intense pour être juste comme ressenti. Mais c’est le seul, celui qui rend n’importe quel con comme moi en auteur légitime.

 

Dieu n’est rien et les autres sont des cons et écrire, alors écrire, la seule solution. Pas même une alternative. Une solution finale.

 

Auteur qui doute de lui mais qui n’a aucun doute quand à l’aspect douteux, pathétique et minable des autres ; la vie c’est oxymore.

 

On défonce les lieux communs et les portes ouvertes ; et si je ne suis pas écrivain je suis un survivant. Défenseur de celui qui respire encore en moi.

 

Survivre, écrivain par l’usure des autres, la résistance au doute et la force de son abnégation. Crevez tous et demain quand je serai seul je serai qui je veux.

Molotov

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution, #Molotov

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Publié le 3 Juillet 2015

Ce soir je n’ai pas envie d’écrire.

Ce soir et toute cette journée.

Comme une journée de vide qui s’impose comme un temps de pause.

Ce n’est pas une fin, juste un repos de l’âme.

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Publié dans #Je est un Blog

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