Publié le 24 Février 2015

être un refusé comme on endosse un destin, une destinée : je suis le refusé / Se voir refusé comme un enjeu - ou un but ? -, comme on se voit messie ou talentueux / Se vouloir refusé comme pour se rassurer d'être refusé par les bonnes personnes - même si dans le fond, nous sommes toujours des refusés, ici ou là, ici ou ailleurs - d'ailleurs il y a un lieu commun pour dire que l'on ne peut pas plaire à tout le monde - ce qui doit être tellement vrai puisque c'est devenu un slogan de télévision - et je voudrais qu'il en existe un autre pour dire que l'on est toujours le refusé de quelque, le réfuté d'un autre / Je est un refusé - comme d'autre je sont des réfugiés - je est un refusé et s'il l'est des bonnes personne alors ce je est une bonne personne - CQFD - / Longtemps à défaut d'être un refusé c'est moi qui ai refusé le monde - et les autres surtout -, on appelait cela de la timidité mais en réalité ce n'était qu'un refus, mais refuser ce n'est pas être refusé ; refuser ou se faire refuser ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même malheur - pauvre de moi - pauvre d'eux - pauvre refus entre talent et névrose / et se refuser alors ? Qu’en est-il de se proclamer refusé alors que les autres nous acceptent ? Je ne veux pas prendre le risque de courber - seul - l'échine sur mon urinoir quand je suis seul et que je pisse fièrement devant la pissotière ou dans les champs, surtout les champs parce que je peux être refusé mais moi je ne veux rien me refuser sans quoi c'est se trahir et je refuse justement de me trahir même par goût de la réfutation et du refus de masse mais comme il se doit j'improvise cette prose à la remerciance de 2070 âmes lectrices de s’être refusées à moi - et merci du paradoxe d’ouvrir les bras à mes écrits -

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Publié le 23 Février 2015

[…] Au terme d’une construction colossale étalée sur la moelle grasse de plusieurs décennies consécutives esquissant des siècles, ce bâtiment aux dimensions titanesques était sorti de rien, rien que l’esprit de l’homme, trois fois rien. Maintenant, cette Arche de futur et d’espoir, grande comme la plus grande des audaces de l’homme allait pouvoir accueillir une part représentative de l’humanité et l’emporter, loin, en dehors du système solaire et au-delà encore. Les gens de l’époque n’avaient pas attendu longtemps pour voir dans le symbole de ce vaisseau une itération futuriste mais fidèle de l’arche mythique de Noé telle qu’elle avait été écrite dans la Bible. Et ce n’était pas foncièrement faux, ce vaisseau était une arche construite pour emporter l’humanité loin d’un déluge de plasma d’un soleil qui finirait comme les ambitions de l’homme par dévorer son écosystème par son égo hypertrophié. L’Unité Omega auteur de ce projet dantesque ne tarda pas à nommer son projet le projet Arche. Bien sûr des esprits critiques à la plume athée et prosaïque préféraient voir dans ce vaisseau monumental comme un satellite gravitant autour de Mars non pas une Arche mais un ovule, oui, une colossale gonade spatiale, un spermatozoïde de l’espace que l’homme éjaculerai dans l’univers dans l’espoir d’engrosser le vide d’une progéniture improbable. Arche ou gonade le projet était là, une tâche brillante tournant autour de Mars et visible depuis la Terre à condition que le regard tourné vers le ciel ai été un regard transhumain à la vision augmentée. […]

L'an 2069 et même après

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Publié dans #écrire, #ébauche, #SF

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Publié le 22 Février 2015

La vie, parler de la vie, y a t-il sujet plus vague, plus imprécis, plus indistinct ?

La vie, au moins une, une vie, parle d'une vie, une seule vie et même ça c'est un sujet très imprécis.

 

Alors qui, alors quoi, la vie dans les humains, la vie dans les choses, parler de la vie comme un biologiste et me résoudre à me limiter à la cellule, aux mitochondries et à l'ADN, la vie sous plaques de verres ? Même pas sûr que cela m'aide à réduire à la vie à un objet distinct et capable d'ancrer une plume littéraire. La vie au mieux est-ce un espace commun, un no man's land permettant d'exprimer différentes formes ; comme un espace non-euclidien pour de la géométrie qui n'en est pas elle non plus, pas très euclidienne non.

 

La vie mon dieu en sujet de thèse, en trésor sur une carte ou 2068 lignes se coupent pour former autant de croix et de fausses pistes pour toi, pour moi. La vie en un mot que je ne détiens pas.

 

La vérité voudrait que je dise que la vie c'est le sexe même si la réciproque n'est pas toujours vraie, parce que la vie sans la sexualité pour reproduire les êtres ça ne serait pas la vie, pas tout à fait la vie, mais si la vie est le sexe c'est que le sexe est liberté et la vie devrait être elle aussi libérée. C'est le sens de la vie que le va et vient d'une langue sur un corps désiré, c'est la pulsion des chairs qui nous évite de rester des êtres éthérés sans substance comme sans vie.

 

La vie, en parler, la vie en l'inventer, la vie comme lieu commun parce que la réalité de cette question qui est une injonction c'est de faire de la vie le plus éculé des lieux communs. On ne devrait pas parler de la vie, ou alors ivre mort, à s'en foutre des conneries dans le corps et à déblatérer des merdes plus grandes que nos colons. La vie ce n'est pas un thème, pas un sujet, ce n'est pas même pas un choix, la vie est la vie, la condition nécessaire à l'élaboration de tout le reste, la vue dans la fenêtre et même les piles de ma télécommande, la vie c'est la vie, comme l'univers est l'univers et disserter autour c'est de faire de la science-fiction.

 

Certes j'aime la science-fiction, mais aussi la vie.

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Publié dans #recyclage

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Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 21 Février 2015

Dans les tribus d’hors les murs des haches galactiques tranchent les mauvaises habitudes. Et moi depuis toujours, à la date de quand je suis sorti de mon indifférence à moi, et même d’avant ce temps, je fraye avec les gens de la tribu d’hors les murs. Ou plus précisément je marche dans leurs ombres, je trace mes propres pas dans la boue vierge et je dessine mes propres ratures dans le sable humide d’une plage de février. Pas un naturiste à l’horizon, pas d’algues non plus, juste le cri de quelques oiseaux de mer invisibles comme moi et les bouteilles de verre dépolies par la mer et des canettes de fer rouillées par le sel qui se sont échouées sur la plage. Je marche comme le spectateur au musée, je déambule de rejet en rejet que j’admire avec précaution. Je suis le regardeur du grand art de la mer, son unique spectateur et ça me donne du baume au cœur, comme un grand quelque chose, le câlin d’une mère ou un coup de pied au cul mais un quelque chose qui fait bouger les lignes. Dans la tribu d’hors les murs il n’y a pas vraiment de tribu, les tribuns disperser donnent lecture de leurs prosélytismes pour quelques âmes perdues qui picorent ce qu’elles peuvent, ou ce qu’elles veulent selon le degré de leur lucidité ; il y a bien longtemps que les haches galactiques sous une inspiration cosmique ont fait rompre les liens. C’est une chirurgie libertaire, libératrice et douloureuse. Et quand convalescent on se suppose libre ou peut enfin se rapprocher des livres. Pas de ceux à lire, mais de ceux que l’on désir écrire, pour compiler à notre tour la petitesse de nos grands élans et la grandeur élancée comme une miss France dans la télé de nos petites médiocrités. C’est comme prendre la mer, cette fois en bateau, la coquille de noix dans les réserves et le souffle haut pour gonfler les voiles. C’est pareil à cela, tout dépendra de ce que l’on rejettera à la mer et de ce qui viendra s’échouer sur leurs côtes en leur laissant supposer qu’au large il y a un chaos.

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Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne

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Publié le 20 Février 2015

La machine à plume est-elle tombée en rade ?

Et si c’est bien le cas, ne faudrait-il pas distribuer des crânes de compensation ?

J’ai donc allumé des bougies et j’ai rangé le chien

Le ciel a tourné comme les morts dans leur tombe

Un vent démonté pareil au ventre dénudé d’une pinup endiablée

A remué le froid d’une danse orientale

Il ne me reste plus qu’à sortir le grand mat et à prier les dieux

A l’espoir de la nuit qu’une poule de luxe ou un gallinacé vienne picorer les vers de ma poésie intestine

 

Il y a de l’obsolescence programmée dans la machine à rime

Et une panne émérite dans mécanique des refrains

Il faut dès alors que je m’arrête par deux fois, au seuil et au sommet

Et devant le vent mauvais et la mauvaise plume, que je déblais solitaire les écrans de fortune

Il y a des muses adossées au mérite qu’elles inspirent

Elles s’insurgent et elles fument feignant de ne rien voir

Ni la médiocrité qui leur macule la peau, ni la prospérité des idoles de papier

Le fond de l’air est iodé par les larmes des pleureuses amourachée d’un diable débordé

 

Les bûchers exotiques brûlent de nos indifférences

Et le cœur des poupées ploie sous le poids des pétales fanés

Il n’y a plus qu’à soudoyer l’historique acidulé de nos souvenirs

Pour s’offrir la conscience poétique d’une démonstration de papier

En homme seul aujourd’hui et demain je contournerai le trône

Et derrière la futaie j’irai pisser tout mon saoul

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

En 2066 jours je crois que j'ai bafoué tous les principes que j'ai pu envisager il y a 2066 jours en arrière

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Publié dans #poésie, #Prose, #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Pictogranimation

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Publié le 19 Février 2015

Je peine parfois à dissocier l’art du reste, l’esthétique du beau, l’érotisme de la pornographie et le désir à la pulsion parce que dans ces domaines où l’on entre en quête de transcende et de transgression l’essentiel repose sur le dépassement de frontières, de limites, de névroses et ainsi de soi. Difficile de ne pas éprouver de désir pour l’art ni de se faire souiller par la pornographie de ses propres pulsions ou la pornographie d’œuvres fulgurantes ; et même si je ne peux en rien garantir qu’un artiste comme Jeff Koons soit un grand artiste, il n’en n’est pas moins la figure la plus - dominante - dans notre moment médiatique et je trouve que ce n’est pas un hasard que l’homme fut l’époux de la Cicciolina personnage sulfureux d’un temps révolue, actrice pornographique, icone et apprentie politicienne et j’ai envie de voir là un exemple à ma pensée qui éprouve parfois la difficulté de dissocier l’art du reste.

2065 ème jour de réfléxion

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Publié dans #Je est un Blog, #Pictogranimation, #art

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Publié le 18 Février 2015

Ce soir encore poupée fait sa poésie et par deux fois sa belle

Sur le sol désespoir elle traine sa forme qu’elle pousse du pied

Redoublement de sa vénusté dans la poubelle dans son antre rétif

Et en ribambelle ramassée dans un coin de la pièce elle s’endort quand elle séduit

 

Double voltage au matin tôt sur ses joues ridées de la nuit

Sous les écus d’or noir qu’elle porte en dessous des yeux

Elle couve des routes qui dardent vers les vallées du paradis

Demoiselle de la nuit et madame catin, la courtoisie des dieux doit détourner la tête

 

La sourcière éternelle de ses mamelles sous ma langue

Me colle défunt dans les draps d’une main d’un fer rougeoyant

Admirant sa tutelle de toujours et ses dessous d’argiles

J’haïe ces voleurs qui jaillissent sous ses robes dantesques

Pour glaner le fourreau d'où ils lorgnent et glapissent

 

Et s’il me faut 2064 pourcents pour déployer en elle une langueur obsessive

J’irai désemplir les trois angles de sa sainte trinité

La vidange est experte dans les aires de bitumes épanchées

Et comme un gosse devant sa glace au nappage étrange

J’irai la cacher dans l’armoire entre les pulls et le lin d’un article démodé

La pression délicate qu’elle inculque à mon cœur

 

Je donne douze pour taire l’horloge

Et j’égorge en douceur l’apaisante feature d’un arpège dissonant

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 17 Février 2015

J'ai envie de baiser, un corps 

J'ai envie de me faire sucer, encore

Je voudrais que mon sexe devienne raide entre les mains d'une femme et qu'il disparaisse entre les lèvres de sa bouche

J'ai envie d’avoir à mes yeux le regard complice d'une fille qui glisse mon sexe entre ses lèvres avec l'air de connivence que seuls les vrais amants savent s'échanger

J'ai envie de bander pour une elle, de mourir de désir à l'idée de la voir et de pouvoir dire l’avoir mise nue et avoir eu la chance de souiller son corps

J'ai envie d’une joie, la jolie fille joyeuse à l’idée de soutirer à mon sexe son foutre jaillissant

J'ai envie que l'on devine mes secrètes passions, qu'une femme me laisse accéder au spectacle merveilleux qu'elle incarne quand elle pisse

J'ai envie qu'en secret à l'abri d'un recoin une d’entre elles se saisisse de mon sexe pour le remuer, s'amusant du présage qu’elle finira par avaler

J'ai envie de cette fille dont je doute de l'existence, celle qui me désir sans rien espérer de moi

J’ai envie de ne pas mentir et avouer que j’ai cru parfois que cette fille c’était toi et je me suis alors laissé aller à caresser mon sexe, des pensées lubriques parcourant l'idée fugace que tu puisses être un soir maîtresse ou l’amante d'une nuit d'éternité de 2063 heures

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Publié dans #poésie, #érotisme, #interlope

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Publié le 16 Février 2015

Je suis la vulgarité, le va et viens obsessionnel où mes désirs sont des pulsions

Je suis l'outrance cuite et recuite, outrecuidance des temps nouveaux car je déploie et je dévoile la substance noire de mon cerveau

Elle est poisseuse et elle est rance, elle colle au cul des demoiselles qui ont l'audace d’asseoir leurs fesses sous arborescence de mon jardin secret

Cette substance noire c’est le terreau et puis la sève de ce territoire intime où je deviens le roi d'un paysage de stupre

J'ai mes lubies et mes passions, mes obsessions sont récurrentes mais écœurantes pour sous d’autres crânes

Et sous les jets dorés j'inonde mon roi et son surmoi de fluides immondes que je recueille au calice des dames et des brebis qui s'égarent en mes terres délétères

Je suis poète et pornographe à cœur ouvert sur un grand vide, il y a une porte qui se dérobe et derrière des câbles fous

Voyez donc comment je mime des fellations à des marionnettes qui par moi urinent entre les arbres, accroupies dans la rue elles alimentent le mouvement de Pygmalion dans mes yeux fous

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

Mais je garde l'aigre-doux comme une croyance lorsque je croque dans la chair vive de celles qui n'ont pas quittées leurs chaises

C’est un destin qui peut m’échoir  quand je deviens le roi des rois, le loup des loups, poète du prince et prédateur de filles aux bustes minces

Sous la plume la dent est croc et sur son sein le croc effleure à la pression des cannibales l’aréole qui affleure à la surface comme un navire évanescent que l’on distingue sur l’horizon

Je suis poète de ma vulgarité parce qu’une vulve reste toujours béante et qu’une plume voudra toujours brusquer la surface féminine des choses de son symbole phallique  

J'ai le plus doux pelage des animaux de cette faune de sauvages

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Publié dans #poésie, #Prose, #pipi, #punchline, #Pictogranimation, #Je est un autre

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