La force de l'inconstance

Publié le par Monsieur Ray

Le croquis des dessins et l’esquisse brouillonne du trait. Le dessin est libre parce que j’y suis hors de maîtrise et sans savoir faire aucune chance que je m’y exprime bien.  Accident et maladresse, médiocrité et liberté du trait sans début ni fin, le renversement créatif qui s’écroule et retombe comme un soufflet et dès lors qu’il macule le sol révèle sa vraie nature. J’imagine la musique avec le même souffle, le brouillon baroque de l’expression d’un souffle.

Je regarde toujours l’écriture par le poids de sa logique, la rigueur de sa grammaire ou de sa ponctuation. Bien sûr il que je travaille la prose par le son et la musicalité de l’écriture mais je le fais au sein du cadre rigoureux de la langue que j’essaie de maîtriser. Je la connais trop pour la malmener de manière naïve et je la connais trop mal pour la produire sans y penser. Je pèse et mesure puis peste contre elle. Parce que si je joue avec la langue, ce que j’envie au dessin ou la musique c’est la narration, parler, évoquer, raconter et l’émotion.

C’est ce que je ne sais pas faire. Ce que je n’ose pas ou n’envisage pas. Il était une fois, un cheval sous la fille du Pape et un mariage consommée dans le clairière sacrée de la forêt éponyme.

Décidément je manque de c e je ne sais quoi qui fait l’homme vif et l’esprit riche.

Pas ce soir, il est trop tard.

Nous verrons cela demain.

 

Pierre Auguste Cot

Pierre Auguste Cot

Publié dans Divagations diverses

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