Publié le 23 Juillet 2017

L’ordinateur refuse de sortir de sa léthargie. Il rame, il chouine, il fait durer les choses et le temps s’étire à son contact. C’est comme si l’ordinateur avait du mal à se remettre des excès du week-end, l’alcool, la fête et le manque de sommeil. Nous sommes le 23 juillet et je chronique ce jour comme je pourrais chroniquer le week-end. Il est 23h41 et tandis que minuit approche je commence à percevoir des ombres qui s’agitent dans ma vision périphérique. Ce n’est pas grave, je ne suis qu’à huit ou neuf pas du lit, pas de route, pas de contrôle, pas de rapport sociaux, juste moi, ma fatigue, un verre d’eau froide, Esprits Criminels qui rediffuse pour la énième fois l’étendu de la déviance humaine et moi qui suis là pour chroniquer un jour commencé trop tôt et que pourtant je voudrais finir tard.  

L’acuité de l’attention est une donnée curieuse, elle ne s’écroule chez moi que lorsque j’ai le cul posé sur un siège, un fauteuil, une chaise familière. Je ne suis pas casanier pour autant, je ne suis même pas sûr d’être méfiant non plus, en tout cas plus qu’il me semble raisonnable de l’être, mais lorsque je suis hors de ma tanière je me sens responsable et redevable d’être suffisamment conscient de mon attention pour ne pas manquer un instant de ce qui se trame autour de moi. Alors dans les soirées, dans les moments sociaux, dans ces instants où je ne me sens qu’à moitié légitime d’être présent je m’efforce d’être attentif, de tout percevoir, le plus, le mieux possible. Au final l’ironie du sort c’est qu’en cherchant d’instinct ou d’inconscience à ratisser l’instant présent pour n’en perdre le moins possible ça me conduit à reprendre une posture de spectateur. Cette posture d’observateur du réel à laquelle j’étais réduit lorsque j’étais trop timide et introverti pour avoir le choix.

Aujourd’hui où j’ai ce choix, j’ai conscience que dans un mouvement conduit par un élan de névrose je me retrouve dans la même posture. Vivre l’instant au sens de pleinement s’abandonner à lui, et donc lorsque nous sommes en état de rapport social, s’abandonner à l’autre, c’est accepter de faire un choix et de laisser les autres personnes, les autres discussions, laisser filer ces choses là que l’on voudrait capter comme le témoin privilégier de ce microcosme. Il y a dix ans, à chaque soirée je mitraillais de littéralement de millier de photos et au lendemain de la soirée j’aimais pouvoir témoigner aux autres de ce que l’alcool ou simplement l’abandon à un instant donné leur avait empêché de se souvenir. Au fil du temps je prends de moins en moins de photos. Je suppose que mon état s’améliore un peu.

Reste que je suis souvent le dernier à passer le générique. Le dernier vaillant pour pouvoir témoigner que la fête est finie et que les gens sont couchés. Dans mon fantasme adolescent je rêvais d’être le témoin de la fin du monde ; je m’imaginais assis sur le bord du cratère d’un volcan lorsque le méga météorite qui va frappé la Terre s’apprêter à tomber et à détruire toutes formes de vies. Dans cette vision  d’apocalypse j’espère juste être le dernier à pouvoir voir les choses s’éteindre. Dans le fond c’est ce que je fais lorsqu’à une soirée je m’endors en dernier.

Et ce n’est que lorsque je me retrouve seul, qu’enfin la fatigue me submerge.

Je ferai bien d’aller dormir.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 23 Juillet 2017

Chronique à rebours d’un vingt-un juille, sous la chaleur d'un ciel faussement gris, plutôt blanc, vent du sud. Un peu plus loin ils jouent au ping-pong, un peu plus près ils travaillent connectés aux réseaux et entre eux et eux c'est l'heure de la sieste. Une mobylette passe dans la rue au bout du jardin. Puis on rentend les cigales et les bruits de la balle de ping-pong. Un peu le bruissement du vent dans les arbres. Un cerisier trapu bien plus vaste que haut offre un peu d'ombre. Ils travaillent en dessous. Je m'y abrite aussi. Plus tard les bières, l'alcool, les mots plus hauts et les rires. À l'instant le silence de la sieste avant la tempête. Je l'attends affalé dans un transat. Un temps d'orage. Un ciel d'orage. L'humidité orageuse. Aucune appréhension. Se fondre dans le temps suspendu. Celui des maillots de bains et des corps sans complexes. Légèreté et lourdeur estivale. Au point d'équilibre l'instant présent. Le vent se lève il est tant de vivre. Suivra le temps des défis. Espadrilles sous la table, pieds nus, silhouette longiligne dans une robe noire d'été, fluide. Lunette jaune et verre polarisé. Bretelle de soutien-gorge mauve. Estimation discrète devant l'écran, le temps d'un choix qui ne peut pas attendre. Ciel de plastique bleu entre moi et l'autre ciel, le blanc. Serviette sur le dossier de la chaise, torse nu devant l'ordinateur, peau bronzée et tatouée, le temps relatif de celui qui prend son temps et un verre d'eau avant le café. Table de ping-pong, trampoline, filet de volley, terrain de pétanque, piscine avant d'arriver jusqu'à moi.

 

Elle descend dans la piscine, d'autres sortent de leurs siestes.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 23 Juillet 2017

Chiner sa bibliothèque c’est trouver des perles et de très bons livres à lire au calme, mais c’est aussi chiner des ouvrages pour compléter des collections dans une démarche d’un intérêt relatif mais satisfaisant pour l’esprit. Et aujourd’hui je vais faire dans la simplicité en citant les livres qui entrent dans cette logique de complétion de collection.

On commence avec la série Anticipation de chez Fleuve Noir et deux nouveaux titres, à savoir … ou que la vie renaisse de G. Morris publié en 1979 et qui pourtant est en super état.

Paris sur ciel.

Le Paris des « villes-corolles », gigantesque entonnoir de bétoplast dans chacun desquels vivent, sur des multiples niveaux concentriques, cinquante mille personnes. Erigé à l’emplacement de Paris sur Seine, devenu le « grand dépotoir » où survivent les « mutants », produits pitoyables de la grande catastrophe génétique ».

Ce genre de pitch ça me fait vibrer. Ensuite il y a Les pétrifiés d’Altaïr de Piet Legay dans une édition de 1978 qui elle aussi est en super état pour un livre de cet âge.

Ensuite je poursuis la collection des livres de poche adaptés de films de science-fiction avec Crying Freeman. J’avais eu un peu honte d’apprécier ce film à l’époque, et je suis content de récupéré ce livre pour ma collection.

Et pour finir deux livres dont vous êtes le héros. Un titre de la collection Loup Solitaire Les maîtres des ténèbres et un titre de la collection Dragon d’Or Le tombeau du vampire. Les maîtres des ténèbres a pas mal souffert, il a été un peu mouillé, joué, usé, mais ça lui donne une patine, alors que le second est plutôt en meilleur état. Voilà, un tout petit article de chronique pour les livres chinés en vide-grenier pour ma bibliothèque, qui clôture la série de quelques ouvrages aux intérêts différents. Je reprendrais avec des articles plus précis prochainement je pense.

Trois euros dépensés pour ce lot ce qui fait passer le total des dépenses à 54 euros

Trois euros dépensés pour ce lot ce qui fait passer le total des dépenses à 54 euros

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #SF, #vide grenier, #videgrenier, #livre

Repost 0

Publié le 22 Juillet 2017

Est-ce que je suis capable de tenir tout un article pour ne parler que d’un seul livre chiné en vide-grenier ? Drôle de question, drôle de choix aussi que de se lancer dans l’ébauche d’un maigre article sur un livre qui en plus se trouve être le premier tome d’un manga. Quel manga ? Gunslinger Girl. J’ai dû le payer 50 centimes, ce qui me paraît être un prix des plus raisonnable. Mais je ne suis pas là pour être raisonnable, pour preuve je suis là pour parler de tatouage.

_ De tatouage ?

_ Oui de tatouage !

_ Mais nous ne sommes pas là pour parler des livres que tu as chiné pour ta bibliothèque ?

_ Si bien sûr, sauf que le livre dont je parle ici, Gunslinger Girl, parle indirectement de tatouage.

_ Ah c’est un manga qui parle de tatouage ?

_ Non, pas du tout. Et arrêtez de m’interrompre.

Gunslinger Girl est un manga qui ne parle pas de tatouage mais d’une organisation d’assassins qui fait travailler des jeunes filles, mais on se moque un peu de l’histoire de ce manga, ce qui compte ce sont les images. Revenons un peu dans le temps, il y a une petite dizaine d’année, donc neuf ans, je cherchais un motif pour mon premier tatouage. Je savais que je voulais être tatoué mais je ne savais pas ce que je voulais faire, du coup je passais du temps sur internet à rechercher des images, des dessins, des illustrations pour m’inspirer. Et au grès de mes errances virtuelle je suis tombé sur un pochoir en noir & blanc représentant le profil d’une jeune fille tenant une arme à feu avec une expression énigmatique. C’était très épuré, assez énigmatique et je suis tombé sous le charme de ce pochoir. Du coup c’est devenu mon premier tatouage. C’est en cherchant à faire quelques recherches sur ce pochoir que j’ai découvert qu’il était inspiré du dessin d’un manga et ce manga c’était Gunslinger Girl. Du coup vu que j’ai un des personnages dans la peau j’ai un lien assez particulier avec cette série.

J’avais déjà chiné la seconde partie du coffret DVD de cette série mais je n’avais pas encore de mangas de cette série. Et comme je le disais hier c’est le premier volume du coup c’est encore meilleur. Finalement oui, je peux tenir tout un article pour ne parler que d’un seul livre même quand ce livre est un manga que je n’ai pas encore lu.

La photo est mauvaise mais on y voit mon tatouage et j'ai ajouté l'image qui a inspirée mon tatouage
La photo est mauvaise mais on y voit mon tatouage et j'ai ajouté l'image qui a inspirée mon tatouage

La photo est mauvaise mais on y voit mon tatouage et j'ai ajouté l'image qui a inspirée mon tatouage

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #livre

Repost 0

Publié le 21 Juillet 2017

La plage de ma culture en bande dessinée c’est arrêté avec l’adolescence. Du coup elle est plutôt réduite à son plus strict minimum. Si dans l’enfance j’ai eu l’occasion de lire quelques classiques de la bande dessinée franco-belge je ne m’y suis pas vraiment attaché et lorsque je suis entré dans l’âge où j’allais forger ma propre culture et mes propres goûts je ne me suis pas tournée avec la BD. Je ne me suis pas non plus tourné vers le manga qui débarquait ou vers le comics book parce qu’il me manquait un passeur pour entrer dans cette culture. Du coup, clairement, aujourd’hui, je suis en BD comme je suis en ponctuation : je suis plein de lacunes. Et le paradoxe c’est qu’en reprenant les vide-greniers, n’ayant pas d’affinité particulière pour ce sujet je ne me suis pas penché dessus et j’ai sûrement laissé passer beaucoup d’occasion de palier à mes manquements.

Mais les choses finissent toujours par changer et depuis quelques temps je chine quelques items BD et c’est de cela dont je vais vous parler ici.

Je commence par deux livres édités chez J’ai Lu BD, une collection de bandes dessinées éditées au format livre de poche. Le premier titre c’est un Batman, l’œil du serpent avec Kevin Nowlan au dessin et Mike W. Barr au scénario. C’est une aventure publiée la première fois en 1986 dont je ne peux rien dire parce que je ne l’ai pas encore lu. Mais je trouve la couverture plutôt belle pour ne parler que d’esthétique. Le seul petit défaut de ce livre c’est que quelques pages se sont détachées de la reliure, toutes les pages sont là, et seulement deux ou trois pages volent, mais ça ne gêne pas la lecture. J’ai chiné ce livre pour 50 centimes.

Ensuite le second titre dans édité chez J’ai Lu BD c’est Ranxerox à New York chiné pour 10 centimes. J’ai vu ça parterre au milieu de livre sur les chevaux, j’attrape l’ouvrage, je feuillette et je sens que c’est du bon gros cyberpunk qui tâche, avec de la violence, de l’alcool et du sexe. Du coup je le prends sans en savoir plus. Et je ne regrette pas. Dessinée par l’italien Tanino Liberatore et scénarisé par Stefano Tamburini, je tiens là le premier tome d’une série de trois que je trouve bien sympathique ; en plus cette édition-là de 1986 est juste en parfait état. C’est une super trouvaille pour moi.

Je continu avec un comics. J’ai dit que je n’avais pas lu de comics dans ma jeunesse mais c’est un peu faux parce qu’à une époque j’ai essayé de lire Spawn du coup je connais un peu le nom de Todd McFarlane.  Du coup lorsque j’ai vu que Todd McFarlane était crédité sur la couverture de Haunt, frères ennemis, je n’ai pas hésité à demander le prix. Pour 2 euros j’ai donc pris ce comics book en très bon était. Pas mal de chineurs sont comme moi je crois, trouver le premier numéro / épisode d’une série que l’on ne connait pas c’est toujours un plus. Je sens que mes lacunes en BD vont se corriger petit à petit.

Tout comme il était difficile de passer à côté de Spawn et de son auteur dans les années 90, il était difficile à une certaine époque de passer à côté du nom de Enki Bilal un auteur de bande dessinée qui avait la carte. Quand on était jeune il était de bon ton d’avoir lu Enki Bilal mais il faut crois qu’à cette époque je n’avais pas le bon ton. Mais forcément ce nom résonne dans mon non-conscient culturel comme une tête de gondole qu’il faudrait avoir lu. Du coup lorsque j’ai vu La femme piège pour 2 euros je n’ai pas hésité. Avec ses personnages à tête d’animaux antiques, son héroïne aux cheveux bleus, le visuel de cette BD est iconique. C’est le second tome de la « trilogie Nikopol », il ne me reste plus qu’à trouver le premier et le troisième tome.

Je suis vraiment très content de ces trouvailles et de faire entrer ces bandes dessinées dans ma bibliothèque chinée.

Et hop la dépense totale passe à 51 euros
Et hop la dépense totale passe à 51 euros

Et hop la dépense totale passe à 51 euros

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #brocante, #livre, #videgrenier, #vide grenier

Repost 0

Publié le 21 Juillet 2017

Vingt et un juillet de cette année et que les lecteurs des temps futurs et les archéologues d’internet prennent la peine de trouver l’année ailleurs que dans cette phrase. Il y a quelques semaine je perdais mon téléphone, enfin mon Smartphone pour justement respecter la nomenclature de mon époque. Ce n’était pas la crème de la crème mais une machine suffisamment puissante et performante pour réaliser des photos d’une qualité plus qu’honnête.

Lorsque j’ai acheté un nouveau téléphone de remplacement j’ai opté pour un appareil au bas de la gamme parce que je n’avais pas les moyens d’une vaste dépense et j’ai retrouvé un Smartphone qui fait des photos moyennes et médiocres.

Il y a quelques lundis de bon matin j’ai réalisé que l’on avait volé l’antenne radio sur ma voiture ; impossible de rouler en campagne et de capter les stations au sein desquelles j’avais mes habitudes. Du coup j’en suis revenu à prendre des afin de pouvoir rouler en musique dans ma voiture.

A défaut d’avoir un appareil photo correcte j’ai ressorti mon bon vieux boitier réflexe numérique et quelques objectifs chinés. Partant de là je me suis dis que je pouvais aller encore plus loin dans le retour dans le temps en sortant de vieux appareils photos argentiques chinés cette saison ainsi que des pellicules très largement périmées afin de réaliser des photos très basiques dans l’esprit Lomo. Et tout comme je retrouve le plaisir délicieusement désuet d’écouter de la musique sur CD avec les imperfections d’un CD en voiture, je retrouve le plaisir de la photographie à l’ancienne comme celle avec laquelle j’ai appris la photographie.

Parfois il y a des contraintes matérielles qui ramènent du sens et de la liberté à la pratique habituelle des technologies. Et dans cette chronique d’un vingt-et-un juillet je renoue avec des lieux communs et le goût de la photo argentique médiocre et imparfaite. J’ai tellement souvent poursuit le charme des photos ratées, je me demande comment j’ai pu oublier tout cela.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 20 Juillet 2017

Il n’est pas encore onze heures du matin, pas encore midi, et pourtant je me lance dans la chronique de mon vingt juillet ce qui laisse supposer une chronique tronquée et ce n’est pas faux parce que cette chronique quotidienne remonte le temps dans ma nuit, dans la nuit débutante de ce vingt juillet mais elle remonte aussi dans les nuits de ma jeunesse.

Aujourd’hui il est de notoriété publique que je suis un téléspectateur passionné de River Monster. Cette émission est à mi-chemin entre le documentaire animalier et le thriller. Cette production anglaise mise sur le charisme de son animateur pêcheur et sur la qualité de la production pour passionner le téléspectateur pour de la pêche en eaux douces. Il faut dire que le lascar pêcheur ne traque que des monstres d’eaux douces ce qui justifie le titre de l’émission. Et je suis donc fan de cette production qui est la fille légitime de Très Pêche et d’Esprits Criminels. Donc si comme cette nuit je tombe sur une rediffusion de l’émission je peux y consacrer mon attention jusqu’à des heures indues de ma nuit.

Lorsque j’étais adolescent j’ai eu la télé dans ma chambre, une magnifique télé noir & blanc directement volée aux années 70, une télé sans télécommande pour laquelle il fallait se lever pour zapper et pour laquelle il fallait un tournevis pour régler une à une les chaînes. L’adolescence c’était aussi le temps de la conquête des nuits d’été, ces nuits que je passais seul ou avec des amis à refaire le monde en repoussant toujours plus loin les assauts du sommeil. C’est lors de ces nuits là que j’ai découverts Histoires Naturelles la série documentaire sur la nature, la chasse et la pêche diffusé sur TF1 de 1982 à 2009. Je regardais cette émission avec dédain et humour ; l’émission paraissait parfaitement désuète, beauf, grotesque, décalée et pourtant je la regardais.

A force de nuits blanches d’été et d’hiver j’ai fini par développer une forme d’affection pour cette émission qui marquait la nuit. Lorsque TF1 cessait les rediffusions des émissions de la journée et que commençais Histoires Naturelles ça signifiait que nous rentrions dans la vraie nuit. Et cette nuit en me laissant porter par le fleuve des rediffusions de River Monster je songeais à mes nuits d’avant où déjà je me laisser emporter par les documentaires sur les animaux et la nature. C’est un drôle de pont, c’est une drôle de chronique, ça sera peut-être un drôle de vingt juillet.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 19 Juillet 2017

Je manque cruellement d’objectivité mais je m’avance et je dis qu’il y a des jours qui manquent cruellement d’intérêt ce qui fait d’eux des jours définitivement ennuyeux à chroniquer. Mais c’est là la marque du quotidien, par nature il est prévisible et moyen, ennuyeux et modeste, banal et anonyme dans l’ordre de l’extraordinaire. Et je sais d’avance que la chronique de ce dix-neuf juillet sera un calvaire d’écriture et je suppose de lecture.

Pour être honnête je ne me lis pas donc je me moque relativement de l’expérience de lecture qui découle de mes articles.

Je pourrais toujours parler du temps qu’il fait, chronique météo de ce dix-neuf juillet à dix-neuve heure et treize minutes le ciel est gris, tendance nuage. Ce n’est pas un temps d’orage où d’imposantes colonnes de nuages grossissent et grimpent loin dans l’atmosphère avant de faire péter sur nous des seaux d’averses d’été. Non, c’est plutôt un ciel chargé, des nuages bas qui couvrent quasiment toutes les portions de ciel que je peux voir. Lorsque j’attarde mon regard sur cette voute nuageuse je vois nettement les endroits où les nuages s’effilochent en zones pluvieuses. Je me dis que ça va peut-être me tomber dessus et je me dis alors que ça ne sert à rien que j’arrose le gazon. Le voisin doit regarder le ciel lui aussi et redouter que ça tombe parce que le voisin vient de sortir pour préparer des grillades. Je le soupçonne d’avoir un barbecue à gaz parce qu’il n’a pas fallu longtemps avant que ça ne sente la viande griller. Sur ce point-là je reconnaître un vieux réac’ qui ne jure que par le goût et le fumé du charbon de bois. Cela n’empêche pas que les odeurs de viandes grillées m’ouvrent l’appétit et je ne suis pas dupe, je n’ai rien à manger pour rivaliser avec ce parfum.

Pourvu que la pluie tombe et qu’elle lave ce dix-neuf juillet de l’injuste barbecue d’un voisin.

J’avais imaginé que je pourrais parler d’autre choses, mais je crois que ça sera pour un autre jour parce que j’ai oublié.

Aujourd’hui j’ai pris un peu de temps pour m’occuper de mon autre blog, celui où je parle jeux vidéo, pop culture et consommation ; j’y chroniquais les jeux achetés aux fils de mois pour la PS3. J’ai un goût particulier pour les jeux de sports désuets. Pour environ tous les types de sports, les jeux ressortent chaque année avec quelques changements et une nouvelle jaquette ; foot, basket, boxe, golf, formule 1, etc. Et inexorablement le jeu de l’année devient obsolète lorsqu’il est remplacé par le jeu de l’année suivante, et ainsi de suite dans une fuite en avant qui pour le moment ne connaît pas de fin. On peut donc acheter régulièrement le dernière titre pour rester à la page et surfer sur la synergie directe d’avec l’actualité sportive, ou alors, à l’inverse, on peut remonter le temps en faisant de l’archéologie sportive via les jeux vidéo. Rien qu’en observant les couvertures de chaque jeu on peut observer les variations des stars et des champions. Et lorsque l’on se lance dans un jeu qui a plus de dix ans, on remonte le temps jusqu’à une saison sportive du passé qui est à jamais figée dans ce jeu. Et je trouve ça poétique.

Définitivement la chronique de ce dix-neuf juillet n’en mérite pas plus.

A demain.

PS : il ne pleut toujours pas

PPS : j’aime aussi les lapins

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 17 Juillet 2017

J’ai titré chronique d’un dix-sept juillet mais en vérité sous ces mots entrent les chroniques pêle-mêle du quatorze, du quinze et du seize et de ce jour même et même la chronique de ce moment où je suis sorti pour m’installer dans le jardin à l’heure où le soleil glisse derrière la cime des arbres et qu’en tirant ma chaise et ma table proches de l’amandiers j’ai dérangé mon ami et compagnon de jardin l’écureuil. Je n’ai jamais été aussi proche d’un écureuil ; il est très loin d’être apprivoisé, mais il semble s’être prit de passion pour l’amandier au milieu du jardin et il n’hésite pas à y grimper lorsque je suis là, figé à l’ordinateur, je le regarde approcher, grimper, saisir une amande, l’ouvrir en deux, la grignoté. Malgré le vacarme des cigales qui hurlent toujours bien fort même à cette l’horaire je parviens à distinguer le chuintement de l’écureuil et les petits craquements des amandes qu’il décortique. C’est aussi ridicule de s’émerveiller de cela, que c’est plaisant à observer, le chien, le chat, la tortue et les poissons ne peuvent pas rivaliser avec le degré de mignon d’un écureuil, même s’il a vendu son image à une banque.

Je regarde l’arrosage tourbillonner l’eau.

Je recoiffe mes cheveux d’un geste de la main gauche.

Entre les branches vertes des chênes le soleil passe en une poignée de rayons qui viennent éclairer les gouttelettes de l’arrosage.

J’ai déplacé les gros pots des cactus pour qu’ils soient sous cette pluie artificielle. Même si ce sont des cactus j’ai l’impression qu’ils se flétrissent un peu de chaleur.

Hier nous sommes allés regarder le Tour de France passer.

Hier nous étions en Lozère, c’est presque la montane ; et la route était presque une côte.

Il n’y a pas de Tour de France sans bord de route et caravane publicitaire, et il n’y a pas caravane publicitaire sans sentiment de sidération et une once de malaise devant l’alchimie festive de la route, des spectateurs et des voitures comme des chars de carnaval qui jettent leurs marketings par grandes brassées. C’est étrange. La première fois que j’ai vu passer la caravane du Tour de France j’ai trouvé ça beau, grotesque et burlesque comme un défilé de carnaval ; la première fois que j’ai vu passer le Tour de France c’était pour voir passer les athlètes et apercevoir le prestige des noms. Ce n’est qu’après son premier Tour de France que l’on commence à percevoir dans ce cirque routier la part de sidération et l’once de malaise qui s’y trouve ; le long de la route, des individus de tous les âges s’impatientent et s’existent lorsque des hôtesses anonymes et des travailleurs estivaux leur lance des babioles commerciales. C’est comme les enfants sur le manège qui se battent pour attraper la queue du Mickey et du tour supplémentaire. Sauf qu’ici pas de tour bonus, et pas seulement des enfants, on se passionne pour un échantillon de lessive, une madeleine, un bob ou un porteclé de la sécurité routière. Il y a quelque chose de beau tout comme il y a quelque chose de malaisant ; la passion, la ferveur, la gratuité de ce spectacle œcuménique qui traverse la France comme une procession sainte c’est beau, la frénésie pour de la publicité c’est le reste. Mais cette alchimie est l’alchimie exacte de ce je ne sais quoi d’unique d’être sur le bord d’une route du tour. Et après les coureurs. Avant eux les hélicoptères, les voitures, les motos, enfin les vélos.

Deux heures pour nous, peut-être un peu plus, pour d’autre des heures en plus, une journée, une demie journée, une semaine, un rituel, le temps d’une vie, le temps étiré des souvenirs, ceux qui se transmettent. Le temps de voir passer le Tour de France c’est finalement le temps moyen de n’importe quel spectacle sportif, sauf que le Tour de France à une particularité que je trouve intéressante c’est qu’il incarne une forme de transcendance.

Je m’explique.

Nous sommes là sur la route, sous la chaleur, dans un coin de la France où nous ne sommes pas sûr de capter les réseaux. La course ce sont des bribes d’informations, la rumeur sur le bord de la route, les on-dit, les calculs d’apothicaire, le son grésillant d’un poste radio et l’internet qui va qui vient. Ce temps de l’incertain précède le temps du présent, de l’instant sportif et cycliste qui est un temps éphémère, un temps bien plus court que le temps du spectacle. Et lorsque que la voiture balais est passée, que le spectacle est fini, vient le temps de rentrer chez soi, dans sa maison, dans sa voiture et de retrouver l’immuable temps de la diffusion sportive et c’est dans ce glissement d’échelle que je trouve du transcendantale dans le Tour de France.

La chronique de ce dix-sept juillet se terminera ainsi, je vais passer sous le silence du littéraire le reste, même assis dans le jardin à l’abris de ma haie j’écoute les voisins.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 16 Juillet 2017

Dans le projet chiner sa bibliothèque il y a les livres que je chine par le plus pur des hasards et des rencontres et puis il y a les ouvrages que je chine en essayant de compléter des collections, des séries voir pour essayer de réunir à terme tous les ouvrages d’un même auteur. Et c’est un peu ce que je fais avec les deux auteurs dont il est question aujourd’hui ; H.P Lovecraft et Wiliam Gibson. Ce sont là deux auteurs qui indirectement ont des liens assez forts avec le jeu de rôle puisque leurs œuvres littéraires ont donné naissance à des jeux de rôle très marquants : L’appel de Cthulhu qui adapte l’œuvre de Lovecraft et Cyberpunk 2020 qui s’inspire du mouvement cyberpunk crée par Gibson.  

Et donc petit à petit je récolte au mieux les ouvrages de chacun de ces auteurs. De Wiliam Gibson pour 50 centimes j’ai trouvé Fragments de rose en hologramme un recueil de cinq nouvelles qui contient entre autres titres Fragments de rose en hologramme qui donne son titre au recueil et Johnny Mnemonic connu pour son adaptation cinéma.

Côté Lovecraft j’ai trouvé pour 50 centimes pièce Je suis d’ailleurs et Légende du mythe de Cthulhu. Je confesse que j’aime moins la plume de Lovecraft que les expériences cyberpunks de Gibson mais j’apprécie de compléter la collection. Certes j’avais déjà chiné Légendes du mythe de Cthulhu mais c’était un livre dans un moins bon état, du coup j’ai préféré le prendre en double ; poursuivre une collecte / collection ça permet de se laisser aller à quelques coquetteries superflues mais tellement satisfaisantes. J’ai trouvé aussi pour 1 euro Le rôdeur devant le seuil, une œuvre de Lovecraft qui en fait a été terminée après sa mort par son ami Derleth. Lovecraft a beaucoup écrit de nouvelles pour construire son mythe mais ici nous avons à faire à un roman, ce qui change un peu, mais du coup je ne crois pas que je commencerai par celui-ci.

Dépense totale 46,5 euros

Dépense totale 46,5 euros

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #SF, #jdr

Repost 0