Publié le 23 Juillet 2015

On vient tous au volant, les vauriens et les vautours et tous on aime, on s’anime et on s’aime au diesel parce que ça donne des ailes, ça cloue au sol, c’est le paradoxe des vieux moteurs encore vivant et moi je suis un de ces vieux moteur des ailes au diesel, je pète, le pollue et je perds des pièces dans mon pathétique tour de chauffe pour amuser les pantins sous tutelle, les patineuses et les tapineuses qui arpentent les ruelles nocturnes entre les coups de truelles dans la tronche, les retouches de rimmel ; ribambelles  des rires baleines des hommes aux grosses bedaines qui viennent au volant de leurs nuits d’évadés familiaux, moins de dingues et de paumés que de pères tranquille et des maris qui préfèrent les putes au tranxene, lolita sur ordonnance underground que de vieux médecins de famille, libidineux notables de province, partagent entre esthètes de la chair fraîchement tarifées et le long du boulevard sous le jaune des réverbères les ruelles enfilent les berline familiale, siège bébé à l’arrière encore chaud et les chaînes pour la montagne encore neuves ; sous le gibet des gilets jaunes des hommes bleu nuit qui détournent le regard ils vont garer leurs paquebots à crédit et baiser pour du cash la petite chatte désinfectée d’une môme  de l’Est qu’ils ne voient même pas.

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Publié dans #retard, #pute, #prostituée

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Publié le 22 Juillet 2015

Mais non ! Vous vous trompez. Ce n'est pas mon sexe que vous voyez là, c'est seulement l'aiguille du baromètre de mes envies. Et sachez que le temps est à l'orage ... J'arrose de mes envies le fruit juteux de cet été. Je délasse le fil courbe enroulé sur mes envies. Je défais les petits boutons de nacres qui retiennent encore la fougue des désirs estivaux.

Baromètre humain

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Publié le 21 Juillet 2015

Il y en a une que je ne connais pas dans la hype de l’irl, mais que je connais là ; ici, ivresse numérique ; numérique live style, épistolaire du silence et amusée de la vie comme une muse non muselée. Alors oui un an de plus, une fois encore une année de passée qui est venue avec sa contrepartie de souvenirs et de projets et des amours fous contre des amours foutus en l’air parce qu’elle est toujours là, la folie, qui est souvent la même chose que l’amour. Et là, il y a une bande de déglinguées qui se tape la bise en pleine rue, toutes ensembles pour se souhaiter de bons anniversaire ; invocations impies pour esquiver la mort qui prend les traits du temps qui passe et qui se laisse entrer dans la peau des femmes, filles et des fillettes dont aucune n’échappent à la chape de plombs dont on fait la faux de la dame en noire. Et si je passe par là, la tête par la fenêtre, au-dessus la rue comme un homme au-dessus de la mêlée je vais crier un « bien ton anniversaire, je te le souhaite comme une bouteille vidée de l’amer puis jetée à la mer ! »

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Publié dans #Divagations diverses, #Digression, #délocaliser

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Publié le 19 Juillet 2015

Neuf heure tu quittes, neuf fois la route ; autoroute.

Quatre aiguilles tournent, l’heure aussi ; trace ta route !

Il n’y a pas de vérité sans réel retard ; massacre d’aout.

C’est comme la pâtisserie des vacances ; le makroute.

Il y a des fous et puis des balles, les flambeaux des avions ; la banqueroute.

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Publié dans #retard

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Publié le 19 Juillet 2015

Chaque inconnu est une page blanche ; à chaque rencontre d’une inconnue, personne nouvelle, on remet à zéro la narration de notre personne et l’on a l’unique liberté de tout recommencer, être une nouvelle personne, une variation de soi, on améliore la narration de soi, on peaufine, on affine, on remix, à chaque inconnu une nouvelle édition de soi née.

L'éternelle renaissance

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Publié dans #citation, #autofiction, #chien

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Publié le 19 Juillet 2015

Et le respect est mort, comme le retour aux sources. Dix mots tout au plus pour délivrer le rang d’un quotidien d’enfer ; une masse de l’enfer qui pèse dans ses bras. La danseuse est une conne et le danseur cocu, le couple de l’année est un décor de stuc. Il a encore les mains sales quand pour elle se sont les pieds, les deux devraient faire la paire s’ils n’avaient dans les yeux  cette dissonance à quoi l’on reconnait de la cornée et de la pupille les petits enfants de putain qui auraient pu donner Moulin et soutenir Pétain. C’est comme pour l’argent sale, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant les gamins ont des télévisions de poche dans lesquelles ils diffusent la fausse information et la propagande à la mode. Une fausse odeur de soufre s’échappe de leurs têtes creuses où l’eau tiède abonde. Et quand on se rend plus bas, dans le profond de leur séant, ils ont beaux être des gens à faire du sport, à sortir leurs corps et muscler leur ostentation, on prendre rapidement conscience que de leurs profondeurs s’échappent des gaz nauséabonds. Monsieur pète, madame aussi, c’est ça la nouvelle donne de la modernité. Et moi au constat odorant de cette lutte pas très classe j’en viens à regrette toutes mes cohortes réactionnaires.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 17 Juillet 2015

Par les chèvres renvoyées, pour la grandeur d’âme une route de vacances, par les nègres dévoyés et pour la force d’âme du bitume rugueux d’une route de province il y a une voiture qui certainement conduit une famille en enfer. Un foyer avec un barbecue et des chaises de jardin qu’une famille de la ville ne saura pas s’approprier parce qu’ils ne sauront pas comment comprendre que l’on puisse vivre au jardin de façon différente qu’à la maison. Petits cons ! Super lourd, super fin, de la pêche à la ligne !

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Publié dans #citation, #retard

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Publié le 16 Juillet 2015

Elle garde ses distances ; il sait qu’elle garde une distance, il le vois, il le sent et il se prend cela dans la tête ; un coup de point dans l’estomac parce que cette distance percute ce je ne sais quoi qu’ils se sont dit, elle et lui, avant, ils se sont partagé cette conviction réciproque de réciprocité ; elle le lui a dit qu’il est sa zone de liberté, il est celui qui est le lieu où elle peut tout dire, le lieu où elle est nue, sans fard, sans faux semblant qu’il a le regard perçant et bienveillant. Et aujourd’hui en arrivant elle garde cette distance réglementaire, cette distance qui ne dire rien, que dès dit ce qu’ils s’étaient dit. Alors il souffre, il encaisse, il donne une bonne figure même si sous ses traits il se fige. Et puis il produit de la narration, il se raconte son histoire, une histoire, il extrapole et il comprend ; cette distance qu’elle lui inflige c’est la distance qu’elle estime nécessaire pour échapper à son regard transparent et ne pas se compromettre. Parce que pour survivre elle a été obligée de se compromettre, de se donner un compromis pour échapper à son existence et elle sait que lui le verra tout de suite et même si elle sait qu’il ne fera rien pour ébranler son choix de compromission elle ne veut pas tenter le diable de s’ébranler elle-même et c’est pour cela qu’elle s’impose une distance de sécurité et en pensant cela, lui, il se rassure, il ressent petit à petit la conviction de cette vérité ; il veut savoir qu’il a raison, alors il tord, contorsionne le réel pour en arriver à ce point et faire coller sa supposition avec la possibilité d’un île.

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Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne

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Publié le 15 Juillet 2015

Les mariages des amoureux de lycées laissent toujours un goût amer de ne plus en revenir. Je n’en reviens pas il s’est marié ; il s’est marié pour un voyage sans retour et mon amour de lycée, le sentiment amoureux de mon cœur de lycée se meurt.

Et non je ne suis pas encore là

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Publié dans #retard

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Publié le 14 Juillet 2015

La maison est délabrée, il faut la payer rubis sur l’ongle. Les cafards y habitent eux aussi, eux sûrement. Et les hommes paient, tous, un par un pour espérer le fruit de la cohabitation.

Prose pourrie

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Publié dans #citation

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