Publié le 26 Mai 2015

Elle s’était mise nue, sur la plage, comme le font tous ces naturistes impudiques et un peu vulgaires qui témoignent régulièrement dans les émissions de télévision pseudo sérieuses et prétendues non voyeuristes. Se retrouver nue devant son père ce n’est pas censé être problématique quand on est enfant, petite fille au bain ou gamine qui porte encore des couches. Mais son père elle ne l’avait jamais connu, jamais avant ses 16 ans et son irruption impromptue dans sa vie. Elle n’avait jamais été nue avant cela devant lui et lui n’avait jamais nu devant elle. En retirant le bas de son maillot elle se demandait si ce père nouveau, du fait de l’avoir engendrée dans le vagin de sa mère, avait par nature les bases non érotiques du rapport père fille, ou bien n’était-il rien d’autre qu’un autre homme nu devant elle nue aussi dans une tension érotique des corps attirés ? Elle avait voulu détourner son regard du sexe de son père quand l’homme sans chichi c’était mis nu sur cette plage déserte. Mais ces quelques secondes de refus lui avait semblaient être d’une tension énorme et étouffante alors elle avait regardé en face l’enjeu de cet inceste d’impudeur. Elle avait regardé le membre viril de l’homme disant être son père, son corps nu était tanné par le soleil, pas une parcelle de peau qui ne soit pas frappée et usée par le soleil, il était comme une poupée de cuir. Cela l’avait rassurée, elle se sentait un peu plus à son aise en déployant son corps à la nudité, comme si elle était cette petite fille que son père conduit sous la douche, sans arrière-pensée. Elle était rassurée oui, mais naissait presque instantanément une frustration. Que faire quand on est nu à nu avec un homme presque un étranger qui ne soit pas l’expression d’une lutte érotique ?

Dans l'ombre du père

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Écrire, #extrait, #autofiction, #fiction

Repost 0

Publié le 25 Mai 2015

La vie, ce si léger fardeau.

Oxymore sa mère

Sur un fil vérité

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #citation, #autofiction, #Pictogranimation, #Sous les jupes, #érotisme

Repost 0

Publié le 24 Mai 2015

Il se lève, seul dans la nuit et il allume la télévision. Scène de dépression, un homme seul dans la nuit qui trompe la solitude devant son amante télévisée, veuve de tous les solitaires des mondes contemporains. Mais il n’est pas triste, pas plus qu’il est déprimé, il est seulement fébrile et peut-être un peu euphorique. S’il allume la télé c’est pour regarder du sport, dans la nuit, en direct, évènement du bout du monde et cet instant de télévision c’est sa madeleine. Lui c’est moi, moi ma madeleine c’est de regarder des évènements sportifs en direct la nuit, seul ou pas devant ma télévision. Cela débute durant l’été de 1991 ; championnats du monde d’athlétisme de Tokyo, Carl Lewis, Mick Powell, le décalage horaire et une ferveur toute particulière. Allumer la télé le soir, hors habitudes, en famille, avec une attente électrique et la sensation dans mon souvenir d’enfant, de jeune adolescent d’être en devant un moment hors norme. Je ne suis pas assez vieux pour avoir connu le jour où l’homme à marché sur la lune, mais je suis assez vieux pour me souvenir du jour où Mike Powell a sauté 8m95. Le sport à la télé le soir c’est différent, c’est un moment de ferveur intime, personnel, entre le rite secret et l’instant intime ; c’est plus fort que le sport du dimanche après-midi, sport de famille, de masse, de foule, c’est plus précieux que le sport du soir, 21 heure en prime time, le sport divertissement. Se lever dans la nuit et aller chercher un moment à part c’est se créer sa propre mythologie, son culte, ses mythes. Seul debout dans la maison à 4 heures du matin on se sent investi de quelque chose d’unique, l’unique témoin qui devient pour ceux du matin le porteur de parole, le raconteur d’histoires. Tokyo 1991 championnats du monde d’athlétisme, 1966 jeux olympiques d’Atlanta et de Nagano et ainsi se construit ma mythologie.

Et aujourd’hui quand je mets mon réveil à 03h00 du matin pour regarder la finale de la conférence Ouest de NBA je suis un homme fatigué et heureux.  

Comment oublier ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Sport, #mélancolie, #temps

Repost 0

Publié le 23 Mai 2015

Elle : Tu l'aimes ma vulgarité ?

Lui : Oui.

Elle : Et ma putasserie tu l'aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu aimes mon outrage ? Mon outrage tu l'aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Ma trivialité tu la vois ? Tu l’aimes ma trivialité ?

Lui : Oui.

Elle : Et mes truismes ? Tu aimes mes truismes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu me trouve affligeante ? Tu en penses quoi de mon aspect affligent ? Tu l’aimes ?

Lui : Oui.

Elle : Tu connais mes poncifs ? Tu les trouves comment mes poncifs ? Tu aimes mes poncifs ?

Lui : Oui.

à la manière de ...

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Dialogue de sourd

Repost 0

Publié le 23 Mai 2015

Je suis le patriarche, un pédophile de mode coloniale

Cet outre-mangeur en innocence avec un poisson lune dans mon assiette

Voyez en moi le chauffeur de bus ovipare, le croque mitaine des jours affreux

Dans la demie vie des ombres je croupie molesté par la raison

Je suis un refusé, un égrégore révoqué qui erre dans les limbes

Je suis cette cible idéale, un fruit pourri dans les entrailles

Plantez vos pics et puis vos lances en représailles dans mes chairs molles

Il y a une complainte qui hante les têtes, elle murmure ma lente mort

Mais il n’y a ni tombe ni sépulture pour respecter ma dépouille

Mes chairs croupissent dans la terre, les vers et la vermine me ronge

S’il n’y a pas de monstres dans le placard c’est qu’ils pourrissent dans le ventre de la Terre

Digérés, disséqués par l’absence d’un vrai enfer

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #glauque, #horreur

Repost 0

Publié le 22 Mai 2015

Jeune dame aux joues cramoisie

Jeune femme aux temps de ses jours alanguis

Je pose mes mains refusées à l'arrière de votre peau dérobée

Sur votre dos en cascade mes désirs émergent, débordent et choient

Sous mes doigts une source dorée, mes mains en sont imbibées, ils coulent en vos reins

Et je lorgne d’un regard obséquieux la cage de vos jarretières et au-delà du nylon déployé

Car je convoite en votre creusé de femme l'objet d’un désir secret qui s’est appuyé à mon âme

Ma dame le nu mince et fugace qui vous colle au corps comme un éclair d’orage

Fait de vous soyez-en sûr une damnation pour mon esprit réchauffé

Je vous offre mon corps nu, pour votre amour une dotation

Vous être cette femme offerte à la liberté de ses instincts

Danseuse débridée agitant délices et désirs par l'entremise de vos seins minuscules

Vos appâts au grain de peau si délicat ont hameçonné ma convoitise

Et depuis, des jours et des nuits je fais l’écrin d’un impossible

Amour ou retrouvailles, simplement entrevoir la peau qui se refuse à mes mains

Déchirer le mince filet de la pudeur et retrouver la braise enfouie

Et juste une dernière fois pouvoir toucher à la surface de vos audaces

Un peu de convoitise

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #érotisme, #Prose

Repost 0

Publié le 21 Mai 2015

Peut-on sauver quelqu'un de l'amour ? On doit le pouvoir, malheureusement je ne suis pas - on - et moi je ne sais pas comment - on - fait pour sauver une personne de l'amour qu'il ou qu'elle éprouve. Pourtant, depuis le phare théorique de ma pensée, je suis convaincu que l’on doit pouvoir sauver quelqu'un de l'amour dans le cas où cette personne est la cible de l’amour d’un autre. Le bon sens et l'esprit libre peuvent toujours être réveillés et convoqués pour battre en brèche l'illusion amoureuse que l'autre offre à l’objet de son désir sentimental. Mais quand c'est en soi que l'amour prend sa source alors nous sommes perdus, toi, moi, nous, l'autre, tout le monde. C'est comme lorsque l’on a la vessie trop pleine depuis longtemps et que l’on lâche quelques gouttes d'urines au fond de nos sous-vêtements alors que l'on lutte pour éviter l'accident honteux. Dès les premières gouttes libérées contre notre volonté le corps et l'esprit souvent cèdent et on se retrouve con et conne debout les joues rougissantes perdue dans une flaque de notre propre urine. Avec l'amour c'est pareil, on peut y résister, longtemps, mais dès que l’on éprouve les premiers symptômes ressentis en soi notre corps et notre esprit cèdent très vite et on se retrouve con dans une flaque d'illusions amoureuses, de souffrances et de bonheurs.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #amour, #pipi, #absurde

Repost 0

Publié le 21 Mai 2015

Je me suis levé de ma demi-vie ; j’ai à moitié marché en faisant quelques pas devant moi et devant moi n’allait nulle part. Je me sentais comme un déchet radioactif dont personne ne voulait. J’ai regardé mes mains couvertes de vieilles plaies elles même couverte de croutes sèches que j’ai gratté machinalement comme un lézard qui se frotte aux écores rugueuses pour retirer sa mue. Mais je ne suis pas ovipare, et il n’y a pas d’arbre devant mes demi-pas. J’ai regardé au loin, devant moi la porte, ouverte, par-delà la porte un couloir avec moquette mitée et éclairage ras du plafond et au bout du couloir une fenêtre pour fermer l’espace. Au travers de la fenêtre je pouvais voir la rue, pas de parc ni de foret mais quelques plantes lépreuses, platanes invisibles devenus depuis trop longtemps de simples éléments du mobilier urbain. Je n’ai rien d’un animal en cage, sauf à considérer que mon corps est une cage mais je n’accepterai ceci que le jour où mon corps sera une cage de chair discontinue qui dessinera autour de mon ventre une grille ouverte refermée sur un être qui ne saura être moi ; je ne serai une cage que le jour où je serai comme une femme enceinte enserrant une vie potentielle dans mon ventre ouvragé. Aujourd’hui je ne suis qu’un homme.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Je est un Blog, #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 20 Mai 2015

Ecrire de manière affligeante c’est déjà - écrire - ; essayer, un peu, petit à petit balancer ses mots comme des vers grouillants au bout d’une ligne c’est le début d’une écriture. Laquelle ? De la mauvaise ? De la bonne ? Pas de la littérature, d’accord, mais écrire c’est débuter et devenir, peut-être, un écrivain, à la con oui, sûrement, un vrai bon écrivain à la con mais alors ? Le mauvais écrivain est déjà un écrivain. Alors que demande de plus ? À soi on demande tout, le talent, le travail et cette fumisterie que l’on prétend inspiration. Et aux autres ? Moi je ne demande rien, à personne, ni lecteur ni muse, et les autres auteurs comme ces vendeurs de papiers, comme ces auteurs de rails, trains et cocaïnes. Il faut apprendre à être mauvais, médiocre, à produire de la matière fécale littéraire ; viens, toi et moi on creuse le bourbier et on va voir au fond quels mots sont encore là.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Digression

Repost 0

Publié le 19 Mai 2015

Tu écrase ma gorge avec tes talons plats, véritable massacre de mes entrées d'air frais. Avec tes longs doigts de métal cerclés tu enserre mon crâne, c'est une prise en tenaille ouvragé, une cage de rouille et d'acier que tu assois sur mon visage. Tu piétine mon ventre de tes poings serrés, habilement remués ils installent dans mon corps l'arc choc de tes coups portés.

 

Il n'y a pas de guerre larvée, pas de front sans sang versé. Il n'y a pas de joute oratoire tant que les cadavres tombent autour de nos danses énervées.

 

Je tue trop de fois les poupées de chiffons qui hantent ma psyché pour me détourner quand tu vois en moi un charnier. Le chant du coq est là et l'aube c'est levée. Une auberge ravagée et les rives du fleuve noyées sous des tombereaux déchiquetés se souviennent de nous. Demain, hier, on dressera une statue au lieu même des boucheries. Un peu de métal pour toi et du bronze pour moi, je suis un érudit de sang mitigé et toi une déesse drapée dans ses excès. Et le peuple piteux, spectateurs impromptu, ne saura jamais que caresser du regard nos grandes ostentations.

 

Une cage dorée et un ring de boxe, la ferveur de tes poignets et la rigueur de tes poings. L'invasion est terminée, la conquête est en cour ; brins de lumières et d'aciers pour te couronner dès ce soir.

 

C'est le corps d'un homme dévoyé qui scrute son horizon à la recherche d'un espace, un esprit, un espoir qui fera poindre autour une autre odeur de crasse.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Prose, #poésie, #Divagations diverses

Repost 0