Articles avec #poesie tag

Publié le 13 Octobre 2015

Ma poésie pousse ici comme la mauvaise herbe sort du goudron.

Toi, c’est ton érotisme qui gise ici, nu sous le voile mauvais de ta réalité.

Nous ne sommes pas fait pour nous aimer, nos cœurs sont des chaudrons.

Il s’y consume l’amour, la morale et de l’espoirs dans des vapeurs d’ambiguïté.

Alors qu’à moi il reste la verve des langues acides et le grand bâton de ma verge.

Tu ne possède plus que tes cuisses et le sexe humide qui vrille en tourbillon de peau, animal.

Je me régale à l’avance, du festin nu que je ferai à m’échouer sur tes berges.

Je veux connaître les sucs à ta bouche amère d’avoir baiser le vide des mâles.

A ta décharge d’écolière tu retrousses ton nez et tu débusques ton corps.

Pour une demoiselle de ton âge c’est ton 14-18, ta grande guerre, ton carnage.

Chemisier déboutonné et la fleur qui puise entre tes cuises lisse ses pétales indolores.

Sur mon bâton de pèlerin éreinté j’ouvre le chemin, hâtif d’entendre tes enfantillages.

On ne se donnera rien d’amour et brûlerons nos promesses au blasphème d’un autel éphémère.

Tu es venue chercher le loups qui rôde dans les steppes sans issues dans mes entrailles.

Tu auras la morsures, et ton âme se déchirera  aux tonalités d’un chaos amère.

Et je te laisserai là, esseulée mais libre des chaînes de ton innocence brisées dans les rocailles.

On ne se donnera rien d’amour et brûlerons nos promesses au blasphème d’un autel éphémère.

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Publié dans #poésie, #érotisme, #deepdream

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Publié le 11 Octobre 2015

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Publié dans #Pictogranimation, #poésie

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Publié le 6 Octobre 2015

Ode à la douleur de la page blanche qui se déchire comme un hymen.

C’est une ode courte comme un truisme.

Et pourtant je peux pondre des pavés longs comme des troncs d’arbres centenaires.

Mais les troncs centenaires ont les débites pour en faire du papier, des pages blanches.

On attaque donc à la hache l’ombre de ces géants de presque en papier.

Et plus tard, aujourd’hui, ou au demain d’une métaphore, on déchire l’hymen d’une page vierge.

La vierge de demain est une branche d’aujourd’hui et ma bite de demain l’encre d’aujourd’hui.

Immaculée puis maculée, immaculée encore puis maculée toujours.

Essentiel mouvement de l’âme créative maculant les vierges et leurs vestiges vespéraux.

On déchaîne chacun à son rôle tournant la petite réforme cyclonique de nos mots.

Et chacun son tour on se suppose, auteur et poète de ces horreurs qui salissent.

Pages souillées, hommes bourrés à l’encre alcoolique.

La plume qui titube et l’homme éventré qui vomit sa bile névrotique.

Un dépucelage qui se fait sans rime, sans rythme, juste un retour à la ligne contre tes hanches.

Et si tu flanches tu peux toujours te vautrer dans l’opprobre de tes draps de lignes.

Une ode qui se termine sur le visqueux de la queue d’un poisson.

Et une odeur d’anis pour couvrir celle du poison.

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 25 Septembre 2015

Je ne vais rien écrire ce soir et surtout pas de la poésie.

Ce soir, il n’y aura pas de fleuves pas plus que d’effluves

Et encore rien cette prose pornographique.

Il n’y a pas de monstre, de gambettes dans glaise.

Je ne vais pas - la gouaille - débrailler.

En un geste vif, je fais taire la musique.

Dans un silence de postcombustion, je recouvre ma nuit.

Un hiver en faux-semblant devient noirceur.

La commissure un peu rougie.

Quelques feuilles qui rougeoient dans des arbres vivants.

Il y aura demain, mais c’est ce soir comme un meurtre.

Demi-espoir de vies et de drames flanchent sur moi.

J’irai durant des heures recouvrir mon sommeil.

 

Loin de vous.

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 24 Septembre 2015

J’étais aux toilettes quelques minutes.

Inepties volontaires entièrement déployées.

Sous vos yeux ne rien faire de plus.

Juste faire l’étape, s’arrêter puis repartir.

En marches d’escalier repenties j’éprouve des réminiscences.

J’explose cordial dans mon souvenir.

Et je m’arrête en moins de cinquante mots.

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 22 Septembre 2015

Collé à la plume comme chaque soir, je déploie le pire - de mon âme et conscience -. Le clavier devant moi j’interface avec vous et je ploie sous l’espoir de vous voir revenir et interagir - la vie rêvée d’échange -. Mais le plus triste c’est que comme toujours quand j’essore ici l’espoir dans le même temps, je dresse la fumée à faire écran, pixels après pixels, je déverse les formes interlopes de mes désirs intimes pour détourner l’avion de vos attentions. Je me livre pour me camoufler et je me camoufle pour me délivrer et c’est là que je me trouve, à l’étroit dans l’intra paradoxe qui se construit ici.

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Publié dans #poésie, #recyclage

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Publié le 21 Septembre 2015

Mes mots sont justes portés par la peur du silence et le redouté tête à tête d’avec la mienne de tête. J'alimente alors mes fantasmes pour un tête à queue, Ouroboros des cons, un cœur aqueux qui détourne mes attentions vers les bas ventres du monde des femmes.
 
Je veux y perdre du  temps et y perdre mon corps, pour l’esprit c’est déjà perdu, d’avance, il est déjà conquis aux corps fendus à l’entrecuisse ; délice pompeux des peurs factices, je n’ai pas peur du gouffre, ni de la rivière.


Sous ces jupes là, entre ces cuisses ici, à l’entrejambe des corps féminins je frôle l’extase du détournement ; c’est mineur, c’est seulement mon esprit qui se détourne, mineur je creuse et honteux je détourne les mains quand elles ne doivent pas être là.


J’acquiesce à la police d’écriture pour qu’elle camoufle mes ratures, je brave la bouche dorée de dessous les dentelles, j’en bave pour décaler, double sens, ivresse et la voiture à contre-sens qui remonte le long tes cuisses pour s’encastrer sur ta colonnade de marbre.


Ma nervurée jeune statue, gravée sur mode d’étain, vénérée par le vif joug de mon désir débridé tu soulève ta jupe et tu révèles mon échappatoire. 

Ellen Von Unwerth “Nina” New York 1993

Ellen Von Unwerth “Nina” New York 1993

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Publié dans #poésie, #recyclage, #nue

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Publié le 11 Septembre 2015

Ici accroupi j’accrois 

Je fais croître les tours de verre fumés

Sur ce point j’ensemence la terre, c’est à dire le sol

C’est un viol géologique

La logique s’ébranle et bientôt s’écroule

Tant dis que moi je croule sous les opales

Symboliquement j’évite les balles que des inconnus me tirent

Sous l’aile lovée des internets, je branle

La mixture folle de mon cerveau

Je branle le sexe raide et d’autres humides, imaginaires

Je cris sous forme écrite

J’éructe et je recrute quelques muses plus désuètes que vierges

On ne peut plus reculer

L’instant de grâce va arriver

Demain les insectes, après les hordes

Maintenant les nues, nuées de nues de filles en femmes

C’est un séisme idéologique

Je balbutie tant mes paupières trembles

Dessous les eaux salées

Demain les larmes

A quand le foutre 

Rivière de femme, torrent de cyprine

Et les douches dorées, adorées

La gloire mon cul est arrivée

Dans mon cul elle s’est glissée

Marée d’étoiles qu’elle va laisser

Pourrait-on me lire ?

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 10 Septembre 2015

On est tous et toujours le poète d’un autre.

Et quand on voit les autres, la misère de leur poétique alors on réalise que l’on est soi-même un piètre poète.

Une honte.

Et pourtant, je frappe le glaive comme j’agite ma queue dans l’espoir de faire jaillir le feu et l’encre et le foutre et que l’alchimie des éléments donnera naissance à un poème, une poésie accouchée au pied d’un mont de vénus.

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Publié dans #poésie

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Publié le 9 Septembre 2015

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