Poésie en prose

Publié le par Rémy

Synthèse étique des lendemains qui chantent ; épéistes symétriques dans le sonnet d’un poème, rigoristes hermétiques quelques lignes plus loin. L’appât sur les talons et l’appeau à la bouche simple pêcheur lance ses leurres aux heures indues où les prêcheurs s’attachent à découper les cheveux en quatre des quatre facettes d’une sainte qui trime par trois fois. La Sainte Trinité dans le décor fameux, la sucette et la pomme d’amour dans le jardin d’Adam et le ruisseau qui ondoie, qui ondule entre les herbes fraîches qui dorment aux pieds des vignes. Le vainqueur de l’amour sous le fer blanc de l’armure, la coupe à la main dans le haut des cœurs rouges ; le sang qui en descend découle en aiguille, la seringue se vide sous l’œil aveugle du microscope. Jaillissement de jeunesse, le geyser goulument qui arrose la gorge puis coule sur le torse, joyeusement en ivresse sur le bateau d’Homer la beauté des hommes des astres calendaires. Le soliloque clôturé la nature reprend ses droits, babillage des fleurs, baliverne des feuilles, dans le brouhaha verdoyant se perdent les cris des nymphes, le chant des papillons et la beauté du ciel. Un brise d’écume d’air en caresse sur les doigts, le visage en bataille comme les plantes couchées, la cohue et joyeuse et le charme ravageur, par ta clairière d’amour j’irai invoquer les ardeurs.

Poésie en prose

Publié dans Prose, poésie

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