Articles avec #poesie tag

Publié le 3 Septembre 2016

Chaque jour, redevenir cet autre soi.

Et quand les soirs de pleines lunes tu es cet astre nouveau dans les yeux maculés d’un énième public réuni dans la clairière préliminaire c’est ta renaissance.

Artistique bien sûr.

Littéraire l’ami, comme un ami imaginaire.

Ce n’est pas grand-chose, des brins d’herbes sur le sol, trois fois les pépins de fruits trop mûrs, mais pour toi c’est tout un placenta qui te nourrit à nouveau.

Et même si aucune des femmes ne sont ta mère, toi tu renais. Ici, là, impudique dans la discrétion, en solitaire de la maïeutique.

C’est fatal, frontal et fameux, personne ne le sais pas c’est comme si tu repassais par leurs cons, comme si remonter le temps et redescendre du sexe des femmes était ton cycle infini, immuable.

Tu ne maudis personne, et sans une parole du rejoue le jeu et la règle immuable te rappelle que ce jeu c’est ton monde et que ce monde c’est aussi un peu le tient.

Tu n’y tiens pas bien sûr.

Comme ta première paire de chaussette, comme tes premières pelures de crayon à papier.

Ce monde n’est pas le tient.

Tu n’oublis pas qu’au fond de toi, en incipit de ta tragédie, il y a le ventre d’une révolution et que tu aimais te lover en elle.

Le feu au bout de la bouteille.

Et l’encre d’un stylo.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 6 Août 2016

Noir décoloré

Colère de couleur noire

Nègre chromé

Intègre de noir

Dénommé de couleur nègre

Tombe la neige en négatif

Un noir dégommé d’un coup sec

Couleur de la colère

La noire rue

Ta terre battue à mort, dans le noir

Il mort la poussière avec un goût de charbon

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #retard, #poésie

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Publié le 20 Juillet 2016

Ma némésis nécessite la plus grande attention. Le ciel se charge, un temps d'orage, quand l'été se déroule en disette de muse c'est aux némésis de se draper dans le cristal.

 

Le ciel grogne encore d'un avion toujours volant, un vent de rien à la surface de son visage pour dérider mon paysage des no man’s land de ta figure.

 

Tu fulmine c'est si joli au point culminant de ton filament de firmament ; tu ne sera jamais la maîtresse de personne, d'une peau d’ébène, d'un visage pâle.

 

Les oiseaux volent bas sous le duvet du monde, en position de disparaître tu vas encore froncer le front et plisser les sourcils en signe de mauvaise augure.

 

Ma némésis n'a pas le charme des filles d'été ni la senteur de leurs peaux nues, elle n'a que l'outrage d'un diable rouge dont les rouages encore rouillés aident sa bouche à s'ouvrir grand.

 

Monstre de goguette aux grès des vents, ton appétit en girouette te tourne le dos par le dedans et crache en toi les douze colères de la maternité.

 

Torrent d'avril au mois de juillet, c'est la tristesse sans le mois d'août, les femmes qui pleurent leurs pénis morts sur une plage de Sao Paulo pour une infime éternité.


Tu m'es témoin j'en suis auteur, mille grains de beauté perdus dans le sable, et le diable toujours encore qui vient récolter le fruit et le bruit fragile de tes quinze ans.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 19 Juillet 2016

Elle la lune et l’autre terre.

Comme en terre, un sacrement très chronophage.

Tourne page, chapeau de paille et bout de filet.

Je ne suis pas ton merlu, ni même adepte d’une magie blanche.

Drôle de fouille merde, les vers blancs sources et solutions.

Dévergonder la poubelle et traire le mange frais.

La lune est ronde, et l’ombre sur le tertre.

Tes petits morceaux, ronde labiale, me tournent autour.

Tandis qu’en maquereau je manteau blanc et bottes aussi.

Ma prostituée, ton addiction, Detox uvale dans tes veines bleues.

Ma drame clame haut très fort, les moustaches de ses lauriers.

Hier très drôle comme une pierre qui roule.

Ne cherche pas la mine, ton crayon me traque.

Impasse à la manque sur une corde à nœud.

Y’a de l’oiseau dans les colis piégés.

Et une étrange silhouette de contre-braquage.

T’as beau être gauche, avec ta drôle de trogne.

Que t’es même pas belle, et puis navrante sans plus.

Un grand verre de rien, des glaçons mais pas d’olive.

Et moins de deux minutes à suivre avec que suinte l’heure.

Comme c’est idiot, j’étais un peu trop proche de tes deux doigts.

La gâchette givre le bout de tes phalanges.

Demain le temps de tes menstruations viendra ouvrir le temps.

Pas à l’orage des organiques, mais la colère d’avant l’automne.

J’ai tissé une tapisserie étroite.

Un tapis pas rouge pour tes pas qui le sont.

Et puis le doux sommeil des idiots pour sourire à tes dents.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #recyclage, #révolution

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Publié le 13 Juillet 2016

Il y a comme une odeur de disette disait la fille en rouge, celle qui portait des couches culottes perchée sur ses hauts talons et sa pudeur vacillante.

Elle fumait une cigarette, levant haut le coude comme pour singer un battement d’aile à chaque fois qu’elle tirait une bouffée de fumée blanche qu’elle relâchait de sa bouche démente.

Pour allumer cette modernité venue d’un temps de noirs et de blancs elle portait un tailleur qui moulait fort ses fesses, comme le cul nucléaire d’une secrétaire sectaire.

Porter une couche sous un tailleur collant à sa chaloupe, c’était une folie relevant de l’audace pour celle qui aspirait à l’anonyme distinction des invisibles parmi ses pairs.

Mais la demoiselle était habituée au désagrément des collants mouillés quand elle décidait de soulager la géographie hydraulique de sa vessie directement dans sa culotte.

C’est que sa boussole intime souvent perdait  le nord, elle longeait alors des territoires étroits où elle entrait dans des tripots humides et suaves pour à la roulette faire grandir sa cagnotte.

La secrète jubilait de l’instant durant lequel elle pouvait enfin se vider sans risque le courroux des regards et le sourire lui refoulait la honte au visage.

En récompense dans un instant la mignonne s’offrira une glace dans un pot de porcelaine blanche, glace vanille et morceaux rouges de fraises juteuses dans sa bouche de petite fille revenue sage.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 4 Juillet 2016

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Pictogranimation, #poésie

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Publié le 30 Juin 2016

La grande confrontation écrase le stade d'une chaleur toute marseillaise, tapi de pelouse verte pour le rouge des maillots couleur de la fougue portugaise. Figure contre figure, la feinte du buteur sur le penalty, une course d'élan en courbe, finesse de la feinte pour tromper sa peur puis le gardien et la pression se mue en exaltation exaltée pour célébrer son tir au but gagnant, et la pression monte sur le suivant et le suivant, toutes les figures tournées sur soi, les coéquipiers et puis les anges, les dieux du stades comme ceux du ciel qui se penche par dessus le vélodrome regarder le dénouement d'une tragédie qu'ils n'ont pas écrite eux-mêmes. Mais qu'est ce qui compte réellement dans une séance de tir au but si ce n'est le but et enfin la délivrance ; le gardien est parti du bon côté, de tout son long il allonge sa silhouette à l'horizontale jusqu'à croiser la course du ballon. Et c'est Quaresma qui frappe pour échapper à la déchéance du tireur et revêtir la tunique du héros, une longue course d'élan, il ralenti, il petits pas, et une lourde frappe au fond qui voudrait bien traverser les filets et s'envoler vers la demi-finale. Le Portugal va y aller tâter de la presque finale et poursuivre sa course d'espoir pour arracher un titre à l'histoire du football définie par sa glorieuse incertitude.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #foot, #poésie

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Publié le 27 Juin 2016

Le foot est une histoire de folle, ce soir il y a eu une marrée bleue couleur d’iceberg menée par les joueurs venus d’une île aux centaines de volcans, furieux comme des flots d’un magma bouillant ils ont percés le Fog brouillard anglais. Les tribunes résonnaient des hurlements vikings coordonnées comme un seul homme, comme une seule île, ils étaient tous là, sévères silhouettes défensives, campées par la robustesse de corps qui semblaient animés par des âmes elles-mêmes forgées au cœur du brasier magmatique de la terre. Coups de boutoir balle aux pieds, les anglais ont été boutés hors de la surface adverse ; ils avaient beau pilonner l’adversaire, ils ont pourtant fini par plier l'échine devant la pierre volcanique qui fusionnaient la défense adverse. C'est le football, la balle au fond des filets anglais, un penalty tiré par des anglais mais rien n'était joué, comme la promesse d’une joute ; c'est un mythe antique qui s’est rejoué sur la pelouse, onze David contre onze Goliath, et onze fois le mythe a connu le même dénouement ; la joie pour le visages des vainqueurs, la tristesse qui écrase de fatalité les perdants anglais déjà devenus les parias de l'Europe et les voilà misent en marge de l'euro. Sacré football qui donne dans l'ironie et la verve supportrice ; les islandais ont gagné à la faveur d'une ferveur qui soulève les hommes au dessus de leur médiocrité pour les porter aux fronts des guerres sportives et les faire sortir vainqueurs, une victoire si vive que le coeur l'aime pour la beauté brute et fraîche de l'exploit magnifique.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Sport, #poésie

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Publié le 24 Juin 2016

J’exulte à une main dans l’ordre de l’art de ma pornographie

Je suis onaniste, humaniste de soi et ma main ne trace pas de calligraphies

Car elle danse, palpation de sens, elle branle en vagues déferlantes

Du haut de ma tour de Babel sensuelle, j’exulte aux temps des belles plantes

J’enfonce mes doigts, de tréfonds en chaudes grottes, les profondeurs m’engouffrent

Comme l’air moite qui crépite de mots crus dans ta bouche et s’en échappe en souffle

Je convoite l’étroit milieu mouillé que tu loges en toi, comme la perle d’un coquillage

Petites femmes aux pieds de grues, farandoles adolescentes et adorables filles sages

Fourmillent nuent et grouillent à la hâte dans le marécage de ma cage crânienne

Chaque instant roule sur l’autre, j’en tiens une, une image se dessine que je fais mienne

Et comme la poussière retombe, moi je repars de l’avant, l’instant n’est rien

Je me passe des ânes et des basses-cours de campagne pour me sentir bien

C’est le temps des orgasmes, la saison des corps nus qui s’entassent aux coins des regards

Ce n’est pas une tige sous la fleur qui se dresse, tu n’es pas une abeille mais là est mon dard

Que tu joues les pisseuses qui pleuvent dans l’herbe verte aux heures chaudes

Ou une tête noble couplée à son amant, c’est autour de quoi que je rôde

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 13 Juin 2016

Combien de jours ?

Combien de fois le refoulé en soi résonne d’un son mat lorsqu’il termine sa chute dans le fin fond de son être ?

Il y a toujours au cœur d’un homme le puits d’un fou, le lieu-dit d’un enfouissement programmé ; c’est un réflexe inéluctable qui grève combien d’hommes ?

Je n’ose interroger l’intérieur de mon crâne de peur que la question à mon corps défendu tombe dans mon puits comme une putain qui tombe pour racolage du haut de ses talons aiguilles et de ses bas résilles ; combien pour la pipe ?

Combien de fois ?

Et des morts et des gangrènes, combien encore ?

Combien de mutations, de ces hybridations morbides qui transforme le vivant en éternité et que l’on appelle le cancer sont logées en nous, vivent et meurent du paradoxe de notre ignorance ?

Fallait-il que les cancers comme les névroses qui naviguent en moi sur des rivières de boues finissent par choir dans le puits du fond, et se noient avant que ma conscience ait eu le temps de se demander combien de fois j’allais mourir du futur ?

Je ne sais pas combien, j’espère seulement en être, être un con bien un peu meilleur que la moyenne, tout juste au dessus à quelques points de la ligne courbe d’une flottaison intellectuelle.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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