Articles avec #poesie tag

Publié le 11 Mai 2015

Comme un pape dans sa coque de souverain, petit coq des dieux volages qui court sur la terre après les peines perdues, brebis égarées et les Barbies des bas-fonds. En mer les narvals bataillent entre eux pour savoir qui de l’un ou de l’autre ira déchirer les robes de dentelles des sirènes à la peau dure ; et les trésors coulent doucement, en lenteur d’eau, et à hauteur de tête inversée, dans le sable le ressac dessin un récit, imagé, la magie d’un danseur blanc comme dans un habit de pape, qui se déplace erratique comme un papillon papale battant pavillon aigre - doux -. Un grand verre d’eau devant, et le sel ailleurs. Des animaux suivent des lumières, et de grands carnassiers suivent à la nuit tombée les animaux égarés. Dans le lot de cette équation épique il n’y a que l’auteur qui rage à contrecourant, qui, étrange, dénote à la marge pour ériger dans le courant contraire une contreculture, une légende et un mythe. De l’autre côté du fleuve, sur un rive imaginaire, l’autre qui fait le pape, n’a pas cessé de danser, non sans danger il tourne à la mort, à la vie, en homme ivre du filet de pouvoir qu’un ruisseau dilué vient perdre dans son ventre et qui remonte dans ses veines.  

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Publié dans #Divagations diverses, #poésie, #Prose

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Publié le 6 Mai 2015

Les dieux eux aussi - s’excusent ? - ne dérogent pas à la règle.

Là où il n’y a qu’une seule loi, ou une loi solitaire.

Eux comme moi et moi comme dieu, un dieu repenti sans aura ni auréole.

Les gens sont athées de moi, et moi - moi dans l’entier du moi - je suis atterré.

J’écris des lignes de couteau, d’autres écrivent des lignes de balles.

Il y a des révolvers pour les rebelles, juste des mots pour les pauvres clowns.

Je suis un clown - dieu est un clown aussi -.

Je n’écris pas j’aboie.

Je n’aboie pas je creuse.

Je n’ai aucune arme chargée ; et moi je creuse.

Une croisade de l’intérieur ; comme commettre un crime de haine à l’encontre de soi.

Les canonniers cryptiques tirent des salves de fumée et se cachent derrière.

Qu’importe les lignes de front, elles sont toujours devant la fumée.

Et les auteurs derrière.

Les canonniers au milieu ; c’est la loi du milieu - l’écriture une mafia de soi -.

Et à la fin il reste toujours la même chose, un homme qui retire ses chaussettes.

Une queue de poisson dans le ventre du porc ; Namazu porcin pour singer la force de la nature qui passe sous mes pieds.

Namazu

Namazu

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Publié dans #poésie, #Namazu, #Je est un Blog

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Publié le 20 Avril 2015

 

Nous étions deux, deux de trop

Nous étions fou, deux jambes de bois dans une course folle

Nous nourrissons des feux contraires, sous la fierté des invisibles

Nous étions de ceux qui savent dire à l’autre « baisse tes dessous »

Rien que des nonnes au fil de l’eau qui font pipi sous la surface

Rien de bien dangereux, rien que du particulier, de la petite histoire

De tous petits espoirs qui essorent l’envie de te voir nue

Des fiançailles datées de l’aube

Les jours s’inversent entre les fleurs en flammes et les pierres percées

Ce sont les filles faciles qui coulent en larme

Et les dames drapées qui tirent les lames du tarot

On célèbre le mariage, ton marteau sur mon enclume

Le fourreau et l’épée qui tombent dans l’eau oubliée d’un puit

Les portes sont enfoncées, les lieux ouverts et les quatre vents

Comme de la vapeur au bout de tes doigts

De petites langues enroulées sur ton poignet

Et puis toujours mon unique qui baigne dans la piscine

Celle qui courtise les alanguis, tombeuse de charme dans les tornades

Celle qui est ma dangereuse endormie à la surface de l’eau

Celle qui est mon autre Ophélie en culotte de soie et jupe courte

Celle qui est dans la lumière quand les orfèvres se cachent dans les ombres

Nous étions deux dans le centre de la cible

Nous étions couchés sur le champ de bataille

De l'eau dans la baignoire

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Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 17 Avril 2015

Exhumer l’heure d’en face pour l’heure d’un face à face, d’un été et celle d’il était une fois

C’est pour ça, ainsi que pour toi, que je consacre le sommet des aiguilles, chefs d’états de dictatures

Juste de petites gorgées comme avec de l’alcool fort, tes lèvres écarlates comme un fruit de saison

J’arraisonne tempêtes et orages, j’abandonne les armes sous ton pavillon de dentelle blanche

Il faudra toujours faire tinter le fer, on en revient toujours à cela, mais pas pour ce jour là

Mes doigts d’argent pour recueillir l’or liquide qui poisse sous ta ligne de flottaison

J’ai du tact à l’oreille et j’écoute forcir le gouffre qui ample, gonfle ta petite poitrine

Trésors volés à la vue et à la barbe de ton père, les mains cachées sous ta pudeur

En face à face et tête bêche, butiner le butin et faire perler de sueur ta peinture écarlate

Sous le derrière des yeux des hommes je dérobe ton feu sacré inscrit dans ton intimité

Par le derrière de ton corps je défais ta robe, dévoiler l’audace de tes reins qui chutent sur mes mains

Le beat est fou à la peau de ton cœur, ta poitrine haletante bat la mesure de mon audace définitive

Faire dans l'Eros

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Publié dans #poésie, #érotisme, #Sexualité, #sein, #femme, #Fantasmagorie, #fille, #Pictogranimation

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Publié le 15 Avril 2015

Bon grès, malgré, de dard en dard une maigre piste.

Un découpage, coups de hache et mise en scène sous quelques litres de bières.

Les derniers jours de l’été, d’autre pour l’hiver.

Une saison à grand coup de batte en bois et en aluminium.

Du soleil sous les branches à travers les feuilles, d’arbres verts.

Un enfer étouffé, quelques gouttes de sueurs d’un décor passionné.

Un enfant, un tribunal, un grand homme à la tribune et dans les yeux d’une femme.

Le massicot qui restreint.

Le vent par la fenêtre à en oublier demain.

Et sous quelques photos brûlées retrouver sa trace.

Toutes les traques mènent à elle sous sa cagoule synthétique.

Prison d’otages travailleurs et tout le cirque des zones polaires.

Les ennemis à l’ombre d’une crique dégustent des mollusques fraîchement sortis de l’océan.

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Publié dans #poésie, #non sens

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Publié le 5 Avril 2015

Trois petits tours et puis après

On va bien voir où cela nous mène

Trois petits tours c’est toujours mieux que trois petits points suspendus

Mieux que trois fois un tour de langue ; mieux que trois fois le même tour de magie qui risque de s’éventer

Trois fois rien pour dans trois jours ; je cible ma tranquillité d’esprit

Pas de prestige ni de tour de piste, même pour l’honneur

Juste trois fois, trois textes, trois jours dans le même temps ; c’est un valse bancale

Et les petits mots sans relecture, sans écouter les trois sous qui très sonnent dans la phrase

Trois petits trous et puis c’est mort ; c’est dans la tombe et dans la terre

Et dès le lendemain on aura oublié pour pouvoir recommencer

Ce sont toujours des tours qui évadent, qui libèrent, comme les choses que l’on a mises au fond du dit trou

Une marque d’affection ou l’étiquette d’une relation ; d’une relation sans étiquette

Comme la petite écume des vagues, trois fois écrasées sur la berge, le rivage et le sable

Comme les petits verres qui noient l’oubli et la conscience dans le même bateau ivre

Comme le futur que l’on saisit sans savoir si on est devin pour démiurge ; lire l’avenir ou le construire c’est la petite duperie de l’esprit

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Publié dans #poésie

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Publié le 3 Avril 2015

Au final je délaisse tout, il ne reste que l’écrit

Je me déleste des cris et de l’inessentiel barbarie

Je ne bande plus que les mots, la langue étrange de l’entre soi

Jouet girond qui passe de mains en bouches et dont je dois détourner la loi

D’une grande évidence mon œuvre chienne et louve s’écrit par le retrait

Le tri, l’épure, la réduction à l’essence même d’une esquisse et quelques traits

Je suis un poète les bras en croix sur le charnier de mes langues mortes

Pesant chaque victoire sur le recul de mes barrières et d’autres notes

J’écris mon génocide comme avant moi des symphonies

Sans geindre ni accabler je me rends fier et libéré des proses mortes et puis honnies

En baronnie des interlopes j’ai pour muses quelques charognards

A qui je laisse chaparder les lambeaux noircis de feuilles de cauchemars

J’enfouie ma main de plumes et d’os dans le tronc noir des terres arides

J’ai mon fétiche au poignet qui s’enroule comme une odeur fétide

Le facteur temps est décédé, la floraison et décidée

Le maître en bois et l’homme de paille, la dame de fer martèlent des idées

Je suis le baron fou enfin repu qui danse une valse démodée

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Publié dans #poésie

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Publié le 25 Mars 2015

Je viens souvent te regarder comme je regarde le chien de mon fusil

À moins que je ne vienne te regarder comme on regarde une proie, la possibilité d’une proie

La vérité c’est que je te regarde comme on scrute la nature à la recherche d’un gibier ou au désir de toi

La quête d’une cible sur laquelle abattre son plomb comme le soleil de juillet vise la peau des nymphettes étendues sur le sol

Dans la nature incertaine de ta venue à moi, je te vise puis je te mets en joue

J’épaule et je passe au crible le devant moi, l’étendu des possibles comme la possibilité de toi

Scanner à espoir, IRM de ce qu’il adviendrait si tu passais par-là, si tu passais par le devant de mes yeux

Je viens souvent comme un robot venu d’un futur fou pour te regarder comme la gâchette de son fusil à infléchir l’avenir

C’est en toi que je cherche, tu es ma nature, la savane de mes errances à la poursuite d’un sens non commun

Je te recherche comme l’interdit, la frontière idiomatique qu’il ne faut pas franchir et que je franchi en toi

Tu es mon non-commun, ma possibilité d’un illicite, le chemin d’une violation et par effet de domino la fontaine de mes transcendances

Je te fouille puis te teste à l’examen de mes émotions

Et je t’explore en moi à la nature de tes transgressions

Pareille à une famille naturiste au seuil de l’adolescence

Tu es l’impossible devenir du versificateur

Marrée d’images toujours plus vite là que les mots du poète

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Publié dans #poésie, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 26 Février 2015

Pose ta plume homme de couleur, même si je ne la vois pas.

Non, je ne sais pas ta couleur, mais vu ce que tu écris, tu dois en avoir de la couleur dans tes stocks de gènes ; bleu d’eau ou vert glauque, noir comme une étole d’une femme en deuil ou blanc comme un pétale offert à une fille.

Et toi là-bas, pose donc ta plume la femme de métier

Bien sûr que je ne sais pas ton métier, mais vu ce que tu fais, tu dois bien en avoir un de métier de femme inscrite dans ton sexe ; conceptrice astrale, rédactrice d’horoscope, peut-être que tu mets des jupes pour faire des coloscopies ou que tu enterres les morts d’autres familles que la tienne.

Enfant je t’ai vu et je t’ordonne de poser ta plume sale mioche des gonades familiales !

Je ne connais pas ton âge, mais je vois aux lettres raturées que tu fractionnes avec entrain qu’il n’y que du sang mauvais qui coule dans tes veines juvéniles ; du sang acide comme une terre vérolée où tu pourras creuser, il n’y aura pas d’or. Que veux-tu faire de cette plume ? Que vas-tu faire avec elle ?

Et toi, là, le poète, piteux petit personnage aux poils purulents, plein de pustules pires que la peste et qui empeste la puanteur par tous les pores de ta peau, lâche donc cette plume.

Ce n’est pas à toi de l’utiliser par tu galvaudes tout ce que tu touches et personne ne voudra d’une plume galvaudée. Je ne sais pas ce que tu chantes et encore moins ce que tu écris mais à l’odeur rance qui s’en dégage je veux que tu partes de cette ligne !

Hé pornographe, révélateur de la vulgaire perversité exposée aux quatre vents de pièces dorées où sombrent dans la luxure quelques muses mal vêtues, pose donc ta plume pornographe, je ne sais pas ce que tu vas en faire mais je ne voudrais pas que tu la mettes dans le cul d’une femme.

Il n’y de plumes légitimes que sur le dos des oiseaux, et moi je m’envole loin de là plèbe endémique !

 

Prose endémique

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Publié dans #poésie, #Prose, #plume, #Pictogranimation

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Publié le 22 Février 2015

Dans mes désirs il n'y a que des ruines et des illusions

Du sable perdu sur le dos des femmes

Et du lichen qui rampe sur le ventre de pulsions troglodytes

J'entre ici comme on entre en soi dans une grotte de glaise

Façonnée étroite et humide comme le vagin demoiselle d'une amie perdue

D'une demie vierge qui a posé ses fesses dans le grenier de mes souvenirs

Ce jour-là voit quelques catins débrayées qui se souviennent de moi

Les trônes sont de porcelaines et la pudeur de soie d’araignée

Dans mes désirs sans fin il y des nuits sans lits

Et des lits sans muses où des désirs sans amarres voguent au hasard des mers

Les muses sans ancrage ont quittées les rivages

Je vitupère au plus près d’accents laissés vacants

Car j'entends à leurs bouches silencieuses les paroles qui ne sont plus

Toutes les tournures sont des combats

Et les combats souvent des mouvements d'apparat

Il n'y a pas d'appartement pour dresser tombeau à de biens pâles copies

L'amour à déserté la marche et depuis je reste celui seul qui sais

Qui se souviens des années d'airain sous le faste des souvenir

J'ai un trop plein de mon grand vide

Une terreur sourde que je décline

Une vague de l'âme sur une mer de sel

Qui s'échoue sous la paupière de mes yeux verts

J'en ai perdu le sens des punchlines

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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