Articles avec #poesie tag

Publié le 22 Septembre 2016

C’était un des premiers vide-greniers de septembre, dans un village où chacun devant sa maison vide son trop plein de babioles et d’objets culturels. J’aime ces ambiances là, très conviviale, très vide-maison, sans professionnels mais avec souvent de bonnes affaires. Sur quasiment le premier stand devant lequel je passe je m’arrêter sur quelques livres.

D’abord sur un Camus. Lorsque j’ai abandonné la fac afin de préparer un changement de voie qui échouera avant de se faire finalement par hasard quelques années plus tard, j’avais décidé de profiter de mon temps pour me cultiver. Ça signifiait pour moi lire des livres. Mais lesquels ? J’étais seul, solitaire et avant l’ère internet et instinctivement je me suis tourné vers Freud et vers Camus. Ce sont donc les premiers auteurs que j’ai acheté pour forger mon esprit critique dans une démarche active et personnel. J’ai eu des affinités avec la prose et la pensée d’Albert Camus comme avec les figures de Sisyphe ou de Meursault. C’est finalement très logique que je décide de faire entrer l’œuvre de Camus dans ma bibliothèque chinée. Sur ce stand là, je repère donc Caligula dans une édition récente (2006) dans le catalogue Folio Théâtre. Certainement un exemplaire scolaire ayant appartenue à une certaine Aurélie.

Sur le même étale de livre je repère deux bouquins de la collection Poésie/Gallimard. Intérieurement je me dis chouette, de la poésie puisque chiner de la poésie pour ma bibliothèque est devenu ma petite obsession. D’abord il y a Alcools rédigé de la main d’Apollinaire. C’est un recueil que l’auteur à édité la première fois en 1913, un recueil en pleine mutation poétique dans lequel Apollinaire décide de supprimer sa ponctuation. Et les gens qui sont habitués à me lire comprendront que cette forme littéraire soustraire à la ponctuation ne peut que me toucher et me parler. Le second ouvrage de cette collection Poésie/Gallimard c’est Choix de poème de Paul Celan. Et là je dois avouer mon ignorance, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. En feuilletant l’ouvrage j’en ai vite déduis que l’auteur écrivait en langue allemande puisque le livre est dans une édition bilingue Allemand / Français ; Wikipédia finira de me présenter ce poète ayant été considéré comme un poète de l’Holocauste au travers de poème comme Fugue de la mort. Si je souligne de poème là ce n’est pas seulement parce que la page Wikipédia en parle, c’est parce qu’un professeur de littérature ou d’allemand à fait étudier ce poème à ses étudiants et que l’étudiant qui avait l’exemplaire que je viens d’acheter prenait ses notes sur son livre. Vous savez, j’aime beaucoup ce genre de trace, non pas pour qu’elle me donne des aides de lecture de ce poème mais parce que ça me donne de la matière pour m’imaginer la vie de ce livre.

Il me restait à demander le prix pour ces trois ouvrages et les personnes en voulaient 1,5 euro, un prix plus que raisonnable que j’ai payé sans trembler trop heureux de rentrer de la poésie et du Camus. Ce n’était que le début du vide-grenier et je n’imaginais pas que ce jour là j’allais pouvoir ramener quatre autres de livres de poèmes et de poésies et d’autres encore pour me réjouir hors domaine poétique. Mais il faudra revenir ici les jours prochains pour découvrir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #poésie

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Publié le 13 Septembre 2016

Mini, minuit, mi osons !

De moins en moins ; le néant en moins, le néant en moi.

Trente mots qui se tranchent le cou.

Trente têtes coupées qui roulent.

La montagne devant moi et une indécente chevalière.

Un sodomite se tient en haut du mont.

Encore au dessus du mont il y a un arbre.

Un cyprès.

Allergène un peu et danger toujours.

Plus jamais je ne serai un comptable et plus jamais redevable.

Ne plus jamais être un contribuable, jamais.

Je serai à toujours un indigène aux gènes indignes.

Un gêneur pour empêcher les génies de tourner en rond.

Géométrie de l’improbable.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #prostituée

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Publié le 11 Septembre 2016

Du sang sur les mains.

Il avait du sang sur les dents et beaucoup entre les gencives.

De petits caillots de sang entre les dents comme si sa bouche avait ses règles.

Mais il parlait à tord et en travers ; sous entendu et mise en bouche dans l’abime.

Depuis le temps ses dents ne bougeaient plus.

Et dans la terre légèrement boueuse dans sa bouche il y avait des traces de pas.

Elles paraient des lèvres vers la glotte.

Le tour de soi en 80 secondes.

Vite, oui vite dans le silence il tournait en rond.

En rond sept fois dans sa bouche.

Et ça ne suffisait pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 5 Septembre 2016

J’ai été dieu. Et pourtant il n’avait pas besoin de soutien.

Je l’ai été. J’ai été lui, dieu. Et pour en faire quoi ?

L’été adieu ce soir pour une célébration. Pourtant il faut chaud.

Les adieux à l’été, hier c’était à dieu que je le disais.

Que faire de ça ? Et que faire de lui ? Il me reste sur les bras, en croix.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Court, #poésie, #Prose

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Publié le 3 Septembre 2016

Chaque jour, redevenir cet autre soi.

Et quand les soirs de pleines lunes tu es cet astre nouveau dans les yeux maculés d’un énième public réuni dans la clairière préliminaire c’est ta renaissance.

Artistique bien sûr.

Littéraire l’ami, comme un ami imaginaire.

Ce n’est pas grand-chose, des brins d’herbes sur le sol, trois fois les pépins de fruits trop mûrs, mais pour toi c’est tout un placenta qui te nourrit à nouveau.

Et même si aucune des femmes ne sont ta mère, toi tu renais. Ici, là, impudique dans la discrétion, en solitaire de la maïeutique.

C’est fatal, frontal et fameux, personne ne le sais pas c’est comme si tu repassais par leurs cons, comme si remonter le temps et redescendre du sexe des femmes était ton cycle infini, immuable.

Tu ne maudis personne, et sans une parole du rejoue le jeu et la règle immuable te rappelle que ce jeu c’est ton monde et que ce monde c’est aussi un peu le tient.

Tu n’y tiens pas bien sûr.

Comme ta première paire de chaussette, comme tes premières pelures de crayon à papier.

Ce monde n’est pas le tient.

Tu n’oublis pas qu’au fond de toi, en incipit de ta tragédie, il y a le ventre d’une révolution et que tu aimais te lover en elle.

Le feu au bout de la bouteille.

Et l’encre d’un stylo.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 6 Août 2016

Noir décoloré

Colère de couleur noire

Nègre chromé

Intègre de noir

Dénommé de couleur nègre

Tombe la neige en négatif

Un noir dégommé d’un coup sec

Couleur de la colère

La noire rue

Ta terre battue à mort, dans le noir

Il mort la poussière avec un goût de charbon

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #retard, #poésie

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Publié le 20 Juillet 2016

Ma némésis nécessite la plus grande attention. Le ciel se charge, un temps d'orage, quand l'été se déroule en disette de muse c'est aux némésis de se draper dans le cristal.

 

Le ciel grogne encore d'un avion toujours volant, un vent de rien à la surface de son visage pour dérider mon paysage des no man’s land de ta figure.

 

Tu fulmine c'est si joli au point culminant de ton filament de firmament ; tu ne sera jamais la maîtresse de personne, d'une peau d’ébène, d'un visage pâle.

 

Les oiseaux volent bas sous le duvet du monde, en position de disparaître tu vas encore froncer le front et plisser les sourcils en signe de mauvaise augure.

 

Ma némésis n'a pas le charme des filles d'été ni la senteur de leurs peaux nues, elle n'a que l'outrage d'un diable rouge dont les rouages encore rouillés aident sa bouche à s'ouvrir grand.

 

Monstre de goguette aux grès des vents, ton appétit en girouette te tourne le dos par le dedans et crache en toi les douze colères de la maternité.

 

Torrent d'avril au mois de juillet, c'est la tristesse sans le mois d'août, les femmes qui pleurent leurs pénis morts sur une plage de Sao Paulo pour une infime éternité.


Tu m'es témoin j'en suis auteur, mille grains de beauté perdus dans le sable, et le diable toujours encore qui vient récolter le fruit et le bruit fragile de tes quinze ans.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 19 Juillet 2016

Elle la lune et l’autre terre.

Comme en terre, un sacrement très chronophage.

Tourne page, chapeau de paille et bout de filet.

Je ne suis pas ton merlu, ni même adepte d’une magie blanche.

Drôle de fouille merde, les vers blancs sources et solutions.

Dévergonder la poubelle et traire le mange frais.

La lune est ronde, et l’ombre sur le tertre.

Tes petits morceaux, ronde labiale, me tournent autour.

Tandis qu’en maquereau je manteau blanc et bottes aussi.

Ma prostituée, ton addiction, Detox uvale dans tes veines bleues.

Ma drame clame haut très fort, les moustaches de ses lauriers.

Hier très drôle comme une pierre qui roule.

Ne cherche pas la mine, ton crayon me traque.

Impasse à la manque sur une corde à nœud.

Y’a de l’oiseau dans les colis piégés.

Et une étrange silhouette de contre-braquage.

T’as beau être gauche, avec ta drôle de trogne.

Que t’es même pas belle, et puis navrante sans plus.

Un grand verre de rien, des glaçons mais pas d’olive.

Et moins de deux minutes à suivre avec que suinte l’heure.

Comme c’est idiot, j’étais un peu trop proche de tes deux doigts.

La gâchette givre le bout de tes phalanges.

Demain le temps de tes menstruations viendra ouvrir le temps.

Pas à l’orage des organiques, mais la colère d’avant l’automne.

J’ai tissé une tapisserie étroite.

Un tapis pas rouge pour tes pas qui le sont.

Et puis le doux sommeil des idiots pour sourire à tes dents.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #recyclage, #révolution

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Publié le 13 Juillet 2016

Il y a comme une odeur de disette disait la fille en rouge, celle qui portait des couches culottes perchée sur ses hauts talons et sa pudeur vacillante.

Elle fumait une cigarette, levant haut le coude comme pour singer un battement d’aile à chaque fois qu’elle tirait une bouffée de fumée blanche qu’elle relâchait de sa bouche démente.

Pour allumer cette modernité venue d’un temps de noirs et de blancs elle portait un tailleur qui moulait fort ses fesses, comme le cul nucléaire d’une secrétaire sectaire.

Porter une couche sous un tailleur collant à sa chaloupe, c’était une folie relevant de l’audace pour celle qui aspirait à l’anonyme distinction des invisibles parmi ses pairs.

Mais la demoiselle était habituée au désagrément des collants mouillés quand elle décidait de soulager la géographie hydraulique de sa vessie directement dans sa culotte.

C’est que sa boussole intime souvent perdait  le nord, elle longeait alors des territoires étroits où elle entrait dans des tripots humides et suaves pour à la roulette faire grandir sa cagnotte.

La secrète jubilait de l’instant durant lequel elle pouvait enfin se vider sans risque le courroux des regards et le sourire lui refoulait la honte au visage.

En récompense dans un instant la mignonne s’offrira une glace dans un pot de porcelaine blanche, glace vanille et morceaux rouges de fraises juteuses dans sa bouche de petite fille revenue sage.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 4 Juillet 2016

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Pictogranimation, #poésie

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