Articles avec #poesie tag

Publié le 24 Octobre 2016

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Prose, #poésie

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Publié le 17 Octobre 2016

Une page blanche – acte de combat

Quelques dés lancés à leurs propres hasards – zone de guérilla

J’ai l’univers dans le dos comme l’œil d’un sniper narquois qui s’est fondu en nuage, en ciel, ou en la lumière de l’automne couchante – un dormeur dans un val

Matière grise vaporisée – le casque résonne et les balles tonnerre contre le kevlar

Tu sens la poudre et foutre noir lyophilisé gicle en traînée – lumière d’obus couleur de feu

Jusqu’au bout des doigts l’encre, graffiti sauce rouge, piquante – le cloaque de tes enfants

Pas un syndrome ne pourra te faire taire – tu es déjà malade à blanc

Livide comme ta camisole tu te renfermes – deuxième peau d’aluminium

Tu n’étais pas déjà que le napalm dictait sa légende – et ton sexe ne sort pas de la jungle

D’autres sont oins et toi ta chaire pour le canon – tu relances les dès pour rouler ton destin

Le chrome a cramé et tes neurones pleurent – terrain miné pour ne rien gâcher

Et déjà l’aube rouge – la rosée perle de sang

Poisseux comme la brume qui enveloppe tes cadavres – matin gris des pas dans la boue

Et les millions n’ont plus de décompte devant toi  - soustraction solitaire

Mettre en joue – tu ne seras pas sous leur joug

Poésie des guerres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Prose, #poésie, #guérilla, #punchline

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Publié le 14 Octobre 2016

Un jour j’ai écris un personnage et j’étais trop con pour remarquer qu’il était moi, que c’était moi, lui est moi et moi être lui. Ce qui est dommage c’est que j’ai fini par arrêter de l’écrire. Alors je n suis plus sûr de savoir si je suis toujours lui ou si nos lignes de textes ont finies par dévier au point de nous rendre dissemblable. Si je le cherche je le trouverai sûrement en voiture le long d’une rue ou tapinent encore quelques irréductibles avec qui il va s’offrir quelques mensonges à se partager dont il tartinera des pages d’hier. Alors que moi je n’y serai pas, ailleurs je continuerai de mener une vie de démiurge, plus demi dieu ivre que véritable omniscience. Et si je ne suis plus lui, s’il n’est plus moi alors qui est-il ? Et moi, reflet sans source que suis-je devenu ? Un lapin dans un miroir sans tain ?

Je n’y crois pas, il est toujours moi et je suis toujours l’auteur de lui ; il n’y a qu’un chapitre qui dort recroquevillé sur des pages pas encore massicotée sous mes cheveux longs. Nous sommes ce savant mélange d’avance et de retard là où le présent n’est qu’une erreur de concordance, qu’un point de fuite pour des réalités contraires qui s’aspirent au même horizon depuis la même grotte. Il n’est plus là sauf dans les lignes, sauf dans mes livres, sauf dans mon crâne à tisser ses filets de neurones accablés pour capturer des fées, des papillons et des déesses à peine mûres comme les fleurs cueillies à l’aube de leur jeunesse dans la genèse élégiaque d’une beauté à peine déboutonnée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #écrire, #poésie

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Publié le 6 Octobre 2016

Dans un temps avant l’hiver.

S’il y a plus mauvais poète que moi ce sont bien les poètes. Et si je n’en suis pas un c’est sûrement que je le suis. 

Avec un toit entre dieu, la pluie, le hasard et moi.

Avec des portes, ouvertes et fermées, avec les murs du cloître qui n’en ai pas un.

Un peu de terre sous les chaussures.

Et le chien mouillé sur son coussin.

La cheminée est froide et la lumière électrique.

Il n’y a rien de plus, et la tété qui parle froid et la peur au ventre dans le chaos ; conducteur émotionnel bourré qui étale ces merdes sur le bureau comme un le chauffard laisse des os, du sang et de pare-chocs derrière lui. Carrosserie froissée sur le dos du poissard. 

Je me souviens de mes origines indiennes, la marche dans la nuit et les nuits sous le tipi et pour conjurer l’esprit mauvais des augures noires je raye des citations dans les dictionnaires de citations en espérant pouvoir expurger la réalité de la glose d’un foutre suranné sur une banquette arrière.

Je pourrais devenir un vieux fou. 

Peut-être quand je serai vieux ; d’ici là je reste un fou. 

Et alors je n’ai plus froid et si ce n’est pas de la peur c’est de la fougue. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 29 Septembre 2016

Je n’en finirai donc jamais de dérouler mes butins littéraire rapportés d’un vide-grenier un matin de septembre. C’est un jour qui fût pour moi riche en poésies, en poètes et en poèmes. Toujours l’œil qui interpelle le premier, dans un second temps l’esprit fait son office et fait remonter à la surface des bribes de savoirs, de souvenirs et il comble les larges interstices avec des impressions de déjà vu, des ça me dit quelque chose et autre familiarité qui chasse l’ignorance.

Je vois donc un album, format carré à couverture claire et sur cette couverture un nom qui m’est familier, celui de Paul Eluard, pilier du surréalisme. C’est pour cela que je ne m’étonne pas de voir au centre de la couverture l’illustration d’une demoiselle au corps de plume et en dessous le titre, Grain-d’Aile. Je ne sais rien de ce texte, j’avoue mon ignorance, mais je sais que les grands esprits pensent presque toujours hors des cases et que leurs productions débordent et se glissent dans des formes qui ne sont pas celles pour lesquelles ils sont connus et reconnus.

Grain-d’Aile est un conte, c’est aussi le prénom de l’héroïne qui est légère, si légère que, lorsqu’elle naquit, sa maman s’étonna de ne pas la sentir peser dans ses bras. C’est bien là un conte pour enfant écrit de la main d’un poète surréaliste ; mais l’album devant moi était plus que cela car il était illustré par la main d’une femme, Chloé Poizat. Et je crois que j’aurai reposé le livre sans me décider à en demander le prix si les illustrations ne m’avaient pas interpellé. Difficile d’en parler quand je sais que je peux en partager des images ; j’apprécie le contraste entre une forme de légèreté naïve qui entre en contact avec une forme de réappropriation mutagène qui injecte un sens un peu plus mature. L’alchimie fonctionne et il se dégage de ces illustrations un sentiment d’étrangeté latent juste assez fort pour stimuler la conscience mais bien assez discret pour ne pas phagocyter le texte.

En décidant d’acheter Grain-d’Aile pour un seul modique euro j’ai découvert la prose de Paul Eluard par le prisme une nouvelle forme littéraire (pour moi) et j’ai surtout rencontré un univers visuel et une illustratrice dont j’apprécie vraiment l’univers visuel. Et même si ce n’est « qu’un » conte pour enfant je trouve l’objet livre vraiment superbe et les vide-greniers sont fait pour cela, rencontrer des objets que l’on aurait jamais connu autrement. Exactement comme l’autre livre que dont je vais vous chroniquer la rencontre.

Chiner sa bibliothèque #29

Encore et toujours sur ce même vide-grenier de fin d’été, juste après avoir trouver ma dose de poésie réglementaire, je me penche sur un étale et j’entre en collision avec l’expression intense d’une Marilyn Monroe figée dans une image au grain très fort. Je connais Marilyn Monroe comme tout le monde, comme tout le monde connaît cet icône de la culture bien au-delà de ses films. Et lorsque je remarque la couverture de ce livre j’ai vraiment un intérêt immédiat et vif pour lui ; je ne vais par parler de coup de foudre, mais il est clair que l’expression et le visage de cette Marilyn me touche. Je ramasse donc le livre pour le regarder de plus près. Je n’ai jamais été particulièrement porté par la culte de Marilyn Monroe, mais je reconnais en elle l’érotisme incomparable qu’elle exhale au travers des photos et des films sur lesquels elle apparaît. Le livre s’appelle Marilyn Monroe Fragments poèmes, écrits intimes, lettres, je le feuillette rapidement et je tombe une seconde fois sous le charme de l’ouvrage. Il s’agit comme le titre l’indique, d’un recueil de Fragments rédigés par Marilyn Monroe. La maquette superbe met en scène et en page des facsimilés des documents originaux, sur une page et en vis-à-vis la retranscription en anglais ainsi que la traduction en français.

Des lettres dactylographiées, des mots griffonnés sur le papier à entête d’un hôtel, des textes crayonnés dans un cahier, on navigue entre les traces écrite de l’actrice icône et petit à petit on entre en elle, dans sa tête, son esprit, sa pensée et celle que l’on aime à faire passer pour folle et dépressive, devient plus proche de nous, plus humaine et si ce n’était pas déjà le cas on se prend d’affection pour la sensibilité bouleversante de cette femme. J’ai vraiment eu un coup de foudre immédiat pour l’objet livre et pour ce qu’il représente, c’est cet ouvrage qui à réveillé en moi l’envie d’établir une correspondance à une star nébuleuse pour éprouver la sensation grisante que les mots nous permettent de transcender les distances et les différences pour entrer en intimité avec une personne. La personne voulait 1 euro pour ce livre, je les ai payés très volontiers et je suis rentré avec Marilyn.

C’est ainsi que pour 2 euros je fais entrer deux superbes livres dans ma bibliothèque chinées dont la somme totale dépensée jusqu’à présent pour la constituer s’élève à 57 euros et je ne suis pas sûr de la logique grammaticale de cette phrase …

C’est ainsi que pour 2 euros je fais entrer deux superbes livres dans ma bibliothèque chinées dont la somme totale dépensée jusqu’à présent pour la constituer s’élève à 57 euros et je ne suis pas sûr de la logique grammaticale de cette phrase …

Chiner sa bibliothèque #29
Chiner sa bibliothèque #29

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #poésie

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Publié le 22 Septembre 2016

Ré prendre parler ; ré prendre à crire

Re possession de sa ie

Une salle ie ; sailli de val

Jeune adoubée mère deux fois ; ma ment mains terreuses

Dix lexiques de verbes ; hauts ; étrillage des conséquences

Huit langues ; années de mat à triarche

Misère arable ; le tertre trop tôt

Que ma queue s’entête

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Pictogranimation

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Publié le 22 Septembre 2016

C’était un des premiers vide-greniers de septembre, dans un village où chacun devant sa maison vide son trop plein de babioles et d’objets culturels. J’aime ces ambiances là, très conviviale, très vide-maison, sans professionnels mais avec souvent de bonnes affaires. Sur quasiment le premier stand devant lequel je passe je m’arrêter sur quelques livres.

D’abord sur un Camus. Lorsque j’ai abandonné la fac afin de préparer un changement de voie qui échouera avant de se faire finalement par hasard quelques années plus tard, j’avais décidé de profiter de mon temps pour me cultiver. Ça signifiait pour moi lire des livres. Mais lesquels ? J’étais seul, solitaire et avant l’ère internet et instinctivement je me suis tourné vers Freud et vers Camus. Ce sont donc les premiers auteurs que j’ai acheté pour forger mon esprit critique dans une démarche active et personnel. J’ai eu des affinités avec la prose et la pensée d’Albert Camus comme avec les figures de Sisyphe ou de Meursault. C’est finalement très logique que je décide de faire entrer l’œuvre de Camus dans ma bibliothèque chinée. Sur ce stand là, je repère donc Caligula dans une édition récente (2006) dans le catalogue Folio Théâtre. Certainement un exemplaire scolaire ayant appartenue à une certaine Aurélie.

Sur le même étale de livre je repère deux bouquins de la collection Poésie/Gallimard. Intérieurement je me dis chouette, de la poésie puisque chiner de la poésie pour ma bibliothèque est devenu ma petite obsession. D’abord il y a Alcools rédigé de la main d’Apollinaire. C’est un recueil que l’auteur à édité la première fois en 1913, un recueil en pleine mutation poétique dans lequel Apollinaire décide de supprimer sa ponctuation. Et les gens qui sont habitués à me lire comprendront que cette forme littéraire soustraire à la ponctuation ne peut que me toucher et me parler. Le second ouvrage de cette collection Poésie/Gallimard c’est Choix de poème de Paul Celan. Et là je dois avouer mon ignorance, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. En feuilletant l’ouvrage j’en ai vite déduis que l’auteur écrivait en langue allemande puisque le livre est dans une édition bilingue Allemand / Français ; Wikipédia finira de me présenter ce poète ayant été considéré comme un poète de l’Holocauste au travers de poème comme Fugue de la mort. Si je souligne de poème là ce n’est pas seulement parce que la page Wikipédia en parle, c’est parce qu’un professeur de littérature ou d’allemand à fait étudier ce poème à ses étudiants et que l’étudiant qui avait l’exemplaire que je viens d’acheter prenait ses notes sur son livre. Vous savez, j’aime beaucoup ce genre de trace, non pas pour qu’elle me donne des aides de lecture de ce poème mais parce que ça me donne de la matière pour m’imaginer la vie de ce livre.

Il me restait à demander le prix pour ces trois ouvrages et les personnes en voulaient 1,5 euro, un prix plus que raisonnable que j’ai payé sans trembler trop heureux de rentrer de la poésie et du Camus. Ce n’était que le début du vide-grenier et je n’imaginais pas que ce jour là j’allais pouvoir ramener quatre autres de livres de poèmes et de poésies et d’autres encore pour me réjouir hors domaine poétique. Mais il faudra revenir ici les jours prochains pour découvrir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #poésie

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Publié le 13 Septembre 2016

Mini, minuit, mi osons !

De moins en moins ; le néant en moins, le néant en moi.

Trente mots qui se tranchent le cou.

Trente têtes coupées qui roulent.

La montagne devant moi et une indécente chevalière.

Un sodomite se tient en haut du mont.

Encore au dessus du mont il y a un arbre.

Un cyprès.

Allergène un peu et danger toujours.

Plus jamais je ne serai un comptable et plus jamais redevable.

Ne plus jamais être un contribuable, jamais.

Je serai à toujours un indigène aux gènes indignes.

Un gêneur pour empêcher les génies de tourner en rond.

Géométrie de l’improbable.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #prostituée

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Publié le 11 Septembre 2016

Du sang sur les mains.

Il avait du sang sur les dents et beaucoup entre les gencives.

De petits caillots de sang entre les dents comme si sa bouche avait ses règles.

Mais il parlait à tord et en travers ; sous entendu et mise en bouche dans l’abime.

Depuis le temps ses dents ne bougeaient plus.

Et dans la terre légèrement boueuse dans sa bouche il y avait des traces de pas.

Elles paraient des lèvres vers la glotte.

Le tour de soi en 80 secondes.

Vite, oui vite dans le silence il tournait en rond.

En rond sept fois dans sa bouche.

Et ça ne suffisait pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 5 Septembre 2016

J’ai été dieu. Et pourtant il n’avait pas besoin de soutien.

Je l’ai été. J’ai été lui, dieu. Et pour en faire quoi ?

L’été adieu ce soir pour une célébration. Pourtant il faut chaud.

Les adieux à l’été, hier c’était à dieu que je le disais.

Que faire de ça ? Et que faire de lui ? Il me reste sur les bras, en croix.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Court, #poésie, #Prose

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