Articles avec #poesie tag

Publié le 24 Juin 2016

J’exulte à une main dans l’ordre de l’art de ma pornographie

Je suis onaniste, humaniste de soi et ma main ne trace pas de calligraphies

Car elle danse, palpation de sens, elle branle en vagues déferlantes

Du haut de ma tour de Babel sensuelle, j’exulte aux temps des belles plantes

J’enfonce mes doigts, de tréfonds en chaudes grottes, les profondeurs m’engouffrent

Comme l’air moite qui crépite de mots crus dans ta bouche et s’en échappe en souffle

Je convoite l’étroit milieu mouillé que tu loges en toi, comme la perle d’un coquillage

Petites femmes aux pieds de grues, farandoles adolescentes et adorables filles sages

Fourmillent nuent et grouillent à la hâte dans le marécage de ma cage crânienne

Chaque instant roule sur l’autre, j’en tiens une, une image se dessine que je fais mienne

Et comme la poussière retombe, moi je repars de l’avant, l’instant n’est rien

Je me passe des ânes et des basses-cours de campagne pour me sentir bien

C’est le temps des orgasmes, la saison des corps nus qui s’entassent aux coins des regards

Ce n’est pas une tige sous la fleur qui se dresse, tu n’es pas une abeille mais là est mon dard

Que tu joues les pisseuses qui pleuvent dans l’herbe verte aux heures chaudes

Ou une tête noble couplée à son amant, c’est autour de quoi que je rôde

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 13 Juin 2016

Combien de jours ?

Combien de fois le refoulé en soi résonne d’un son mat lorsqu’il termine sa chute dans le fin fond de son être ?

Il y a toujours au cœur d’un homme le puits d’un fou, le lieu-dit d’un enfouissement programmé ; c’est un réflexe inéluctable qui grève combien d’hommes ?

Je n’ose interroger l’intérieur de mon crâne de peur que la question à mon corps défendu tombe dans mon puits comme une putain qui tombe pour racolage du haut de ses talons aiguilles et de ses bas résilles ; combien pour la pipe ?

Combien de fois ?

Et des morts et des gangrènes, combien encore ?

Combien de mutations, de ces hybridations morbides qui transforme le vivant en éternité et que l’on appelle le cancer sont logées en nous, vivent et meurent du paradoxe de notre ignorance ?

Fallait-il que les cancers comme les névroses qui naviguent en moi sur des rivières de boues finissent par choir dans le puits du fond, et se noient avant que ma conscience ait eu le temps de se demander combien de fois j’allais mourir du futur ?

Je ne sais pas combien, j’espère seulement en être, être un con bien un peu meilleur que la moyenne, tout juste au dessus à quelques points de la ligne courbe d’une flottaison intellectuelle.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 21 Avril 2016

Au fil à la patte ; j'arrose et transgresse. Pour une pute alanguie, futal rose et talons de pacotille ; j'entorse à ma règle. Dans le jeu rouge des menstruations ; ostensible dépression utérine sous l’œil scopique de mon cyclone j'explore le soluté sensible cristallisé entre mes doigts. Hydro poésie au fil de l'épée ; s'agite le rasoir des antiques derrière le feu des boucliers aux parements pileux. L'ancêtre de qui j'étais, par le truchement de l'argent, est transformé en artiste désargenté par les cuisses lestes des dames cabotines qui jappaient les larmes perlées à la surface de mon front. Sur le fameux fronton maculé de foutre, les déesses et les nymphes dansent encore ; gigots dodus qui ondulent sous la rhétorique gouailleuse aboyée en saccades. J'éructe mon faux patronyme ; j'impose le commun de mon faux comme la faucheuse impose la mort aux corps vivants ; sans fondement, seulement un geste fondamental ancêtre de toutes les pulsions. Sans pression, rien que des souvenirs ; il était l'autre qui était moi quand j'étais lui. Nous n'étions qu'un comme une femme et l'autre ; comme les fausses promesses et les mauvaises illusions que permettent les lieux communs. Je chemine jusqu'à m'extraire ; je rampe comme la vermine. Je grouille comme la misère, et secrètement j'exulte des doigts, de la bouche, de la conscience et du sexe.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 12 Avril 2016

Mon chien, ton fusil, on se regarde en faïence de Cro-Magnon mon ami Facebook. Que vas-tu m'inventer encore. Aurais-je le goût d'avoir la gouaille pour le détourner ? Tu impose tes modes d'expression et l'on se bat avec pour se les approprier. Nous devrions ne jamais laisser la parole être l'instrument de la communication de masse.

 

Je voudrais croire non pas à mon talent mais à ma résistance. Comme un matériau de construction taillé pour durer, je suis la pierre non le burin. Facebook nous ne pouvons pas être dupes de la toile que tu tends, c'est d’ailleurs le concept qui te sous-tend et l'ambition que tu sous entend ; mailler le monde et en-caser chaque individus. Et tout ceci pourrait marcher si les poètes, les écrivains et les créatifs n'opéraient pas à saboter le tout venant pour faire émerger d'autres formes ; écriture labiale vernaculaire, poésie éructée à la petite semaine, des mots et des clous avec lesquels nous écorchons les parois lisses de la grotte où tu stock tes serveurs.

 

Mes big data dans ta gueule ! Suceur de moelle, je m’en vais t’en faire goûter de la colonne vénérable, tu vas en bouffer jusqu’à l’overdose verticale, ton petit poison vénal viendra sécher aux commissures de ma bouche vespéral. Mais oui monsieur le commissaire, les bras cassés des réseaux sociaux ont voulu s’amuser à se balancer sur de vénérables vertèbres cervicales.

 

Allez donc vous faire braiser la couenne sous d’autres feux. Ici je vais mettre mes prétentions d’auteur dans le brasero d’une ville sans bandits ni manchots et je vais passer mes doigts sur l’herpès qui orne ma bouche. Je vais singer ainsi la posture de l’homme de lettre avec un peu d’anthrax à la pliure de mon creux ; des traces amères de nuits sans bouteille à écluser les bistrots libératoires en quête d’une pute ou d’un espoir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Avril 2016

De l’air de rien le soir est déjà tombé sur nous.

Bien nuit à toi, bon pied mon œil sur le fuselage de tes bas qui restent retenus au dessus de tes cuisses dans l’ombre soyeuse que l’on nomme sous ta jupe.

Vieille none tu sais bien qu’ils rient fort tous ces dieux qui poussent les oiseaux pour se procurer du ciel.

Gorges déployées au dessus de ton dos voûté ; des diantres et des démons dégomment les silhouettes nègres que l’on veut prendre pour des ombres chinoises.

Deux fois sa tinte, c’est mon qui frappe ma timbale, une fois de moins qu’au théâtre, demi vélo et monocycle qui se cabre.

Les crustacés se cambrent et les insectes s’immolent aux feux des fournaises furieuses.

Dieux des cieux, à un ou deux selon où se poses la décimale déclinée en variation des lèvres, levez-vous pour nous.

Ainsi à la fin c’est la ronde, la danse du folklore et du peuple.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 29 Février 2016

J’ai fais l’amour de guerre lasse

Comme un front perdu par un triste grognard

Je voudrais de la braise pour réchauffer mes mains

Et surtout de la baise pour te fourrer au bas des reins

À la vue de ton cul, j’hume l’air frais d’une douce aurore

Au souvenir de ta vulve, j’exhale en gorge chaude

Le souffle raide des quatre vents a nettoyé ma vue

Dans les rues en offrande j’erre comme à la nuit

Tailleurs et jupes sévères moulent les fesses au travail

Là où la nuit d’avant racolaient félines les formes payantes

Les aguicheuses de la nuit qui traçaient mes pulsions

Quand je dessinais des ronds en leur tournant autour

J’avais des bourses vides et d’autres étaient pleines

Quand je marchais en rond, en long, voyageur du bitume

Aux heures où les femmes redeviennent domptées par leurs vies civiles

Je persiste à percer du regard le par feu de leur paraître

Je ne suis jamais vraiment rentré

Du temps où je payais les portes interlopes

Je ne me suis jamais remis des jeux inter corps

Quand la ville avait cessée de s’interposée entres elles et moi

J’avais la main au porte feuille

Puis je portais la main à leurs vastes poitrines

Elles avaient les seins lourds des investissements pécuniers

Et moi le souffle épique du découvreur de continent

Aventurier d’une époque sans âge

Je faisais mes classes dans un anonymat confidentiel

J’approchais en vie, le feu filant des initiés

Les mystères payants des cons et les conversations des mythes

Nous nous mentions dans un secret accord

Et je ne saurai jamais remercier l’ampleur de ce don

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie

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Publié le 24 Février 2016

Mon souvenir amoureux est un pédophile à qui je jette la pierre.

Il désir des jeunes filles qui, prisonnières de ma mémoire, ne vieillissent pas.

Moi je vieilli, a.k.a je me transforme en homme mais elles restent à jamais jeunes.

J’étais un feu ardant et je jalousais la cohorte de ces mâles adolescents.

Ils possédaient les codes et possédaient les cons étroits de ces filles-là.

Il y avait de la braise plein les bas-ventres mais je n’étais pas de ces artifices.

J’étais le con, diable invisible aux âges des jeux farouches.

Ma nostalgie détrousse encore l’évanescence post juvénile de ces nymphettes.

Pas encore dames, ni femmes mais sous leurs jupes elles faisaient naître en moi un truc.

J’appelais ça de l’amour, c’était avant, j’étais un petit con dément.

Ce n’était qu’un ersatz d’amour naïf, un mot d’enfant, crépuscule désuet voué à disparaître.

Mais c’était là la seule forme d’émotion amoureuse que j’avais su éprouver.

Et celle-ci est morte quand j’ai déchiré l’hymen de mon cocon.

Mes souvenirs en garde à vue, le reste du corps au garde à vous.

Et ce feu sur qui-vive, je l’émascule d’un coup sec de mon couperet.

Souvenirs inefficaces

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 18 Février 2016

Aux vapeurs éthérées de l’aube ou dans les volutes écarlates du soir

J’imagine toute entière une femme chiffonnée par ma plume narquoise

Elle s’amuse de savoir qu’elle est l’ardente chiffonnée au feu de mon manoir

Les yeux mi-clos et l’âme alerte j’entends froisser ce mot dans un crissement de peau  

Il à la sonorité raffinée d’un bas qui choit et puis qui glisse dans un silence oblong

C’est un mot qui se love volontiers sous les draps froissés du matin

S’il joue d’audace, alors on le trouve sous ma main délurée dans sa chevelure farouche

Je l’entends comme une silhouette esquissée ; un fusain, une sanguine

Et j’enroule un râle lascif sur les aspérités de l’instant qu’elle brouillonne pour moi

Derrière les chiffons érotiques que la friponne baptise du sobriquet de sous-vêtements

Je convoite sans fard sa toison folle et l’épiderme palpitant qui me parlent si bien d’elle

Comme à la fin de toutes les proses, les ébats cessent quand d’un poing elle frappe ma chaire

Au bout de nos nuits blanches il y a l’aube qui rougeoie

Elle marque, cruelle, le crépuscule de nos rêves éveillés

Mon esprit aux abois dans ses synapses chaloupés n’a plus qu’une impression rétinienne

Je la vois son image sur du papier glacé, une page arrachée aux coins écornés

Une croix hasardeuse s’impose par-dessus le sensuel de son corps dévoilé

Symbole des heures passées à plier, déplier ce papier chiffonné.

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

la jeune Brigitte Bardot qui illustre le texte n'est là que pour racoler des lecteurs et elle n'a aucun rapport avec le texte

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 15 Février 2016

[Le passage en gras et italique je le trouve lourd, j’y mettrais une virgule peut-être genre : rire de leurs prénoms farceurs, de leurs livres attrape-nigauds sinon je reprendrais la tournure du départ genre : rire des prénoms farceurs de leurs livres attrape-nigauds, il n’y a que toi pour trancher. Sinon il manque peut-être la négation à qui ne mènent nulle part.]

[Tu écris ta profondeur éphémère de tes mots, ça ne serait pas plutôt la profondeur éphémère ?]

[Je trouve la formule du sang de nos peurs un peu lourde en bouche, est-ce que : par le sang de nos peurs ne passe pas mieux ?]

[J’adore ce vers]

[J’apprécie vraiment celui-ci]

[je trouve que la seconde partie de la phrase manque de souffle […] que je sais, mon amie, Pour moi il manque quelque chose ici pour faire rebondir la phrase vers la belle prouesse qui sera d’être qu’une petite chose agonisante à la vue de tes fesses.]

[J’ai un doute sur la virgule après caresses]

[L’image est forte mais le rythme bande mou je trouve surtout que la virgule laisse planer un doute sur qui est rêveuse, elle ou ta gueule ?]

[Ici aussi j’ai du mal avec la chute de la phrase, j’aurais sûrement préféré restons ceux deux même, ou restons ces deux là, mais restons ce soir, ces deux même là, je trouve qu’il y a un même ou un là de trop.]

[Il n’y rien à redire celui-ci passe d’une traite, intense et compact j’aime !]

[je tic sur le que j’attends plus. Ça ne devrait pas être plutôt que j’attends le plus ?]

[Tout y est très bien sauf ce entrouvre qui fini le premier vers sans que l’on sache d’où il vient. C’est la divagation qui entrouvre, sous entendu la faille ? Ce sont les mots qui sont entrouverts ? ]

[Ça me parle, j’adhère sans restrictions, quoi que j’aurais eu envie de modifier le premier vers pour voir comment il s’écoute en l’écrivant ainsi : le vampire ruisselle l’or par ses pores.]

[J’avoue que je ne connais pas l’expression créant bachelette donc, déjà, le sens m’échappe mais j’ai quand même l’impression qu’il y a un truc qui coince avec ce je. Sans comprendre le sens j’entendrai bien ce vers de cette manière : revoir la cité, en te créant bachelette. Autrement j’aime l’exotisme simple du terroir que le poème convoque]

[Ça ne devrait pas être je l’immortaliserai ?]

[Rien à redire ça frappe juste.]

[La encore je ne corrigerai rien de particulier, sauf peut-être la ponctuation, d’ailleurs sur tous tes textes j’ai eu parfois quelques soucis avec la ponctuation. Mais la ponctuation est une chose trop intime pour qu’elle soit corrigée par quelqu’un d’autre que l’auteur originel. J’avoue que lorsque je fais relire mes textes je n’aime pas que l’on touche ou que l’on discute mes virgules, et je vois que comme moi, tu en mets beaucoup. Vérifie que parfois elles ne plombent pas le rythme. Sinon il y a un air crépusculaire dans tous les textes, ils sont cohérents les uns avec les autres, je valide.]

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #recyclage

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Publié le 9 Février 2016

Je suis une toile blanche, énorme comme une graine et je m’envoie comme une prose virale. J’écarquille un regard postale pour passer par la petite chatte, petite la fente métallique dans la boite à tous et je trépasse comme le fil dans l’aiguille ; un hameçon dans la gueule de l’anguille, j’ai la prose éclectique et dans la soutane d’un diable d’un vert et beau j’essuie un virus que je colporte du revers de la main, j’épidémie d’une poignée donnée demain. Mon esprit monte de mon vivant vers un septième ciel, c’est indécent d’avoir un tel vertige, c’est le vestige d’un temps de révolution où j’avais si peur de perdre pieds, de me les prendre dans la tombe béante qui déchirait ma vue telle la tranchée piégée, ouverte sur un Verdun des temps communs. Ce n’est pas banal c’est pire, c’est pathétique, j’agis en petite poupée grotesque agitée par une marionnettiste hors de la vue de tous, une petite Marion des sources, une madone des intérêts nationaux, une demi Manon qui m’invente des mouvements, saccades du bassin, ma petite Marion voudrait me voir baiser les taux d’inflation et les discours des deux lanceurs de dés, deux abolitionniste moralisateurs qui sont les pires des croquemitaines là où je ne suis que l’auteur.

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Publié dans #poésie

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