Articles avec #poesie tag

Publié le 1 Février 2017

Regarde au fond de ton puits amnésique et confrontes-toi au monstre qui pétarade dans tes entrailles qui deviennent aussi visqueuses que la fange des porcs.

Sous la graisse façonnée comme une statue de glaise tu verras alors Pygmalion qui outrage sa Galatée pour conduire la néréide à hurler derrière la jetée fiévreuse du port.

Le poète est salace et ton âme s’agace tandis qu’il glisse, qu’elle gît et s’enlisent s les diables dans les méandres de l’infini cloaque qui s’étend par-delà la frontière profanée.

Sur leurs doigts cristallins les insectes nécrophages courent en nombres impairs et tissent des chrysalides palmaires qui écloront dans une année.

Un homme damné par les nuances des roses diaphanes et des rouges carnés qu’il s’applique à discerner dans le grain serré de la peau peut mourir.

Dans l’ombre du marais la nature endosse l’étrange épiderme qui se déforme pour épouser la silhouette imberbe avant de la voir dépérir.

S’il veut survivre alors que le mâle s’exile sur l’île renversée et qu’il séduise d’un jet les muses menstruées des irrémédiables enfers tectoniques.

L’horloge rage lorsque la foudre frappe et fauche les phalanges des filles farouches et les fourches des fumeurs d’arsenic.

La fumée enfin dissidente se dissipe alors que l’orage meurt et découvre des cadavres et des lignes noires qui jonchent le sable putride.

Enfin je gratte mes ongles. Je libère quelques gaz. En regardant le ciel devenir un horizon trop blanc je prends le temps de prendre quelques rides.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie

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Publié le 31 Janvier 2017

Oh la jolie petite pute, une vraie catin que j'espère gratuite pour que je puisse lui gicler mon foutre pictural partout sur son visage d'ange.

Poésie larme à l’œil je conchie sur ta plume de velours avec panache et avec rage.

Prosodie pathétique de la langue crue qui se roule dans la fange, avec l’âge et le goût amer de le prendre j’apprends à oser le ton.

Hache à part je lui coupe la tête et la littérature râle lorsque de sa gorge tranchée elle macule le sol et gesticule comme un canard sans tête avant la saison.

Un geyser profane de souillure séminale déborde des encriers que l’on croyait démodés depuis que le chant des canons à supplanté l’audace des claviers mécaniques.

Ils ne dorment plus, ne vivent plus et même plus ils ne baisent ; ainsi ne fronde plus la génération perdue amante effrénée des uniformes et du clic.

Le prono des éperons a le luxe douteux de marquer les poitrines, mais pourquoi ne le voient-ils pas ? Cécité sémantique ou bien nécessité inique de ses gravures de mort d’ignorer le rang des moutons hiéroglyphes.

Demain le désastre annoncé dans le cri de l’aube moqueuse viendra s’échouer leur le pavé érodé par les bottes courtisanes qui se donnent aux mains riches des clients passifs.

La forêt est mammaire et les mamelles du pouvoir enflent dans l’ignorance des dogmes. Alors sous le ciel de l’instant j’abandonne mon âme aux fontaines du vice

Alors je redondance dans mon renoncement et j’abdique le pastiche de mon âme à la pratique onanique qui vise et pourfend la vacuité bienfaitrice.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #érotisme

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Publié le 28 Janvier 2017

Des plages et des plages de poésie cathartique, autrement dit de gros cacas grisâtres collés de sable. Il y a de la valve cardiaque qui manque de se faire mâcher entre les dents de deux zèbres.

Tes robes et Tes jupes et dessous des os et des os, ton petit corps calcaire ébranlé par les joutes magmatiques de mes pulpeuses pulsions. Tu tremble comme la terre quand un bassin minier est perforé par le membre mécanique d'une unité de forage, comme mon père, oh désespoir !

Orbe de foudre et vestiges lacustres donnent le change d'un décor demain. Ce soir il parcourt la parcelle enneigée émaillée de cadavres d'animaux et le cannibale tiendra son ventre jusqu'au jour qui vient après la nuit, il heurtera son cri à la matière grasse qu'il a marié à sa gorge et qu'il nomme sa rage.

Quelques branches coupées qui ne sont même pas des arbres.

Aujourd'hui c'est un beau gosse qui sort de son œuf. Il n'est pas venue seul, sa sœur cadette sort elle aussi de l’omelette, coulante,baveuse, qui trône à sa table. L'orage grêle fort à sa fenêtre et couvre les cris. Il lève son verre et trinque aux fantôme avec lesquels enfin, il peut se permettre de boire.

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Publié dans #poésie, #prose

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Publié le 26 Janvier 2017

Stéphane Mallarmé, dans un livre de poème que les auteurs, les éditeurs aiment trop souvent appeler : poésies, au pluriel parce que la poésie est toujours plus qu’elle-même, plus qu’une aile, plurielle et oui elle l’est. Mais le livre lui est petit comme un de ceux que l’on emmène dans sa poche à la mer ou sous la neige, un petit livre dense, doux qui valait 35 francs en 1989 aujourd’hui le livre pèse pour le poids des poèmes de Mallarmé comme si l’auteur ne s’était pas armé avant d’écrire.

Alfred de Musset à fait comme Mallarmé, à moins que ce ne soit son éditeur qui décida un jour de 1941 de titrer ce recueil très prosaïquement Poésies. 1941 et à Paris on éditait encore de la poésie, sûrement pour contrer les bruits de bottes, ou comme les autruches pour croire que rien ne changeait. Je ne connais que trop peu la poésie d’Alfred de Musset, mais cette ouvrage un peu petit, un peu serré de n’invite pas à m’y plonger, tant pis, la belle date et la poésie me pousse à le collecter.

Je ne peux pas dire que je connaisse mieux Saint-John Perse, sauf que lui son nom porte pour moi le goût épique de l’exotisme, de cette forme indistincte d’esprit instinctivement large, incernable mais poète et littéraire, l’esprit d’un intellectuel avec ce que j’éprouve d’admiration pour ce que je n’en connais pas mais que je perçois. L’impression, c’est ce qui me porte, l’emporte, et je suppose qu’il mérite son prix de littérature nobélisé. Et puis là c’est la collection Poésie/Gallimard que j’aime voir, avoir et lire alors cette fois je vais le lire avant de le ranger. Et pour cette fois le recueil ne se limite pas à se nommer poésies ou poèmes, il s’appelle Vents.

Et l’autre d’où me vient-il, qui est-il ce poète Michel-Ange ? Je le connaissais artiste, total, complet, sculpteur, peintre, dévot et impie, je connais le génie, je géant, un monstre sacré que l’on a sacré comme l’art de son temps et l’art d’à travers les temps. D’où me vient cette édition encore en Poésie/Gallimard du recueil que l’on appelle Poèmes ? Je ne sais pas, il est là et j’en suis heureux.

Que faisaient ces livres dans mon garage c’est le mystère, maintenant ne les cherchez plus ils seront dans ma bibliothèque chinée.

Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : récolte dans le garage
Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : récolte dans le garage
Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : récolte dans le garage
Chiner sa bibliothèque #HorsSérie : récolte dans le garage

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Publié le 9 Janvier 2017

La nymphe est une ressource injustement rependue ; les rues, les écoles, les facultés, les boutiques pour midinettes et les réseaux sociaux pullulent de ces nymphes demie-femme et un tiers-ado. A l’œil la nymphe est une espèce bien répartie dans la ville, dans la campagne et de sur quoi dans l’hexagone ainsi que dans l’imaginaire collectif. C’est là, un fait imprimé dans les pages des journaux intimes que les frères et les cousins n’ont plus besoin de dénicher dans les cachettes féminines des chambres de filles parce que ces mêmes filles diffusent et publient les faits intimes fantasmés et vécus dans la langue des pixels, des SMS et des 140 caractères d’impudeur normative.

S’il prétend que la répartition de ces nymphes que l’on épingle à son veston comme une fleur de lys couverte de rosée le soir du bal est mal répartie c’est parce que même si les nymphes collectionnent les apparitions dans l’espace commun de la doxa et des grands cons elles n’appartiennent à personne et s’en vont seules, solidaires et solitaires sur les chemins de l’abattoir qui ressemble à la vie. Le regret de sa catin perdue lui donne envie de renouer parfois avec le souffre cristalliser aux lèvres de l’une d’elles. Il appâte avec du tweet et du texto qu’il balance derrière lui dans l’ombre de ses pas quand il déambule dans la noire forêt de l’anonymat et que pareil au petit poucet il joue la scène de la lapidation sur des chaperons imaginaires, et puis sur les loups rivaux et bien  sûr des pucelles qui puisent au puis l’eau pure des fontaines. Et il appâte, et il espère, il lance des parts de gâteaux des sucreries  mais il se bouffe des radeaux lorsque le rêve redevient réel et que la gueule sur le trottoir il susurre à la mort que ce n’est pas le soir de leur rendez-vous.

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Publié le 26 Décembre 2016

Fallait-il que Rimbaud invite Verlaine à me rejoindre ? Oui, parce que si les deux auteurs ont leurs noms liés dans mon imaginaire, j’entends toujours résonner Verlaine & Rimbaud comme un gimmick ou un mantra de la poésie. Hors Rimbaud j’ai eu la chance de le chiner à quelques reprises, je crois deux, ce qui est une excellente chose. Mais Verlaine, son compère restait absent de ma bibliothèque chinée. Jusqu’à ce matin du 25 septembre, un vide-grenier de fin d’été où je fouinais avec plaisir dans les livres dont les autres se séparent. Et là, au hasard de mes pérégrinations sans buts, je vois la barbe du poète, celle de Verlaine sur un recueil qui contient Sagesse, Parallèlement et Les mémoires d’un veuf. A ce qu’il parait ce ne sont pas les meilleurs morceaux du poète. Je n’ai pas encore pris la peine de lire ce recueil, pour le moment. La plus part des textes ont été écrits après le passage de Verlaine par la case prison, et après le retour de sa foi catholique. Mais ce recueil, même s’il n’a pas le meilleur retour critique a le mérite d’être dans une édition que j’adore, celle de Flammarion, avec le liséré qui fait le tour de la couverture. Je trouve les éditions Flammarion de cette période vraiment très belle et je suis content d’avoir trouvé Verlaine dans cette édition là en direct de 1977 pour 1 euros.

A force de lire mes chroniques, j’espère que vous avez remarqué que les deux genres qui m’attirent le plus sont la poésie et la science-fiction. Ainsi si le premier ouvrage abordé dans cet article est un livre de poésie, alors le second doit être un livre de science-fiction. J’ai ainsi chiné un livre sobrement titré Science-fiction. Il s’agit d’un recueil qui regroupe 7 nouvelles, et c’est déjà une bonne nouvelle, dont les auteurs sont Ray Bradbury, A. E. Van Vogt, James Blish et C. Simak ce qui est une autre bonne nouvelle. Deux auteurs que j’aime beaucoup et deux autres que je vais pouvoir découvrir le tout dans une édition bilingue au cas où je me décide à lire l’anglais, mais plus sûrement je me contenterai des pages en français qui se trouvent derrière la couverture joliment psychédélique. Là encore, voilà 1 euro qui me semble bien dépensé pour ce livre de 1978.

 

Et hop 108,5 euros

Et hop 108,5 euros

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Publié le 23 Décembre 2016

C’était un jour de septembre, un jour d’été qui était encore un peu indien, il faisait donc doux et jour tôt le matin et je m’étais levé aux aurores pour me frotter à l’excitation fébrile d’un grand vide-grenier au cœur d’une petite ville ou d’un gros village. J’avais garé ma voiture assez loin et je remontais à pied la file des voitures pleines de brics et de brocs qui bouchonnaient pour entrer dans le centre de la ville où les stands étaient prévus. Au cœur de la ville les exposants déjà arrivés étaient en train de déballer, le soleil brillait à peine, c’était agréable et je me souviens.

Oui, je me souviens m’être arrêté sur le stand d’un jeune couple, ils devaient avoir à peine la vingtaine tout au plus, pour fouiner dans un sac de livres. Voyant mon intérêt les jeunes me demandent ce que je recherche en me servant du monsieur. Sur le coup le monsieur me fait tiquer parce qu’il me fait sentir que pour eux je ne suis pas dans le même moment du monde, alors qu’en les regardant j’avais l’impression de me voir en eux. Mais qu’importe la fierté d’un ego qui vieilli, je leur dis que je cherche surtout de la poésie, et la fille, me dis que justement ils doivent avoir deux livres de poésie en se mettant elle-même à chercher dans le sac. Elle parvient à sortir deux jolis petits ouvrages d’une même collection avec couverture toilée rouge titre en blanc pour l’un et orange titre en mauve pour l’autre. Ils ont un design très marqué par les années 70. La jeune fille m’annonce 1 euro par livre, un prix très raisonnable mais c’était le premier stand où je m’arrêtais et je n’avais pas de monnaie, eux nous plus évidemment. Je leur demande donc s’ils peuvent mettre les livres de côtés et attendre que je repasse après exploration du vide-grenier, ce qu’ils acceptent mais avec une pointe d’inquiétude parce qu’ils me demandent à plusieurs reprises si je vais bien revenir. Je ne sais pas pourquoi mais je les ai trouvé touchant, et évidemment je suis revenu plus tard avec ma pièce de 2 euros.

Le premier a pour titre Les plus beaux poèmes de la liberté et le second Les plus beaux poèmes d’amour. A l’intérieur des poèmes, logique, souvent illustrés par des toiles célèbres, ce donne de beaux ouvrages avec des auteurs bien choisis. Sapho, Dante, Ronsard, Malherbe, Shakespeare, Hugo, Baudelaire, Cros, Verlaine, Rimbaud, Rilke, Aragon, Neruda et bien d’autre pour exprimer l’amour et pour la liberté nous retrouvons la plume de du Bellay, Huo, Musset, Apollinaire, Eluard, Hikmet et d’autres bien entendu. Le seul petit regret que j’ai eu en voyant les livres c’est qu’ils avaient subis les assauts de l’humidité et donc quelques pages sont légèrement gondolées par endroit et les deux livres étaient légèrement cintrés. Mais j’ai pris deux planches, deux serre-joints et hop j’ai mis mes livres dans ce dispositif barbare quelques jours et aujourd’hui les livres sont redressés.

C’est curieux, je ne me souviens pas toujours des personnes à qui j’achète les livres, mais ce jeune couple m’a touché même si l’on n’a échangé que quelques mots. Du coup j’éprouve une forme de plus-value émotionnelle vis-à-vis de ces deux livres de poésie. En écrivant l’article j’ai regardé la date de l’édition de ces ouvrages, comme toujours d’ailleurs, et ironie du sort pour un chineur qui éprouvait son âge avancé en discutant avec de jeunes vendeurs, les livres ont été publiés l’année où je suis né.

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

Avec 2 euros dépensés, la somme totale des dépenses est à 103 euros

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Publié le 21 Décembre 2016

Écrire une pierre dans le fond de la rivière

Je ne sais pas faire, je me sens roulé

Et je le suis, dans le lit

En boule dans la boue et la puissance du torrent

Ce n’est pas courant, mais je laisser passer

De l’eau sous les ponts comme d’autres sans domicile fixe

Alors que leur problème ce n’est pas d’être nomade

C’est l’absence de domicile, fixe ou mobile

Je comprends qu’ils aient envie de flambées d’essence

Ou de diesel parce que c’est moins cher

Mais c’est aussi moins chaud

Alors ils brûlent des livres dans leurs braseros

Et ils réchauffent leurs bras sous le degré zéro du soir

Et les pages en flammes leurs chauffent un peu la peau

Après quoi ils rejoindront leurs couvertures

Leurs sacs à puces, et ceux de couchage

Et ils ne dormiront pas en attendant le passage des télévisions

Quelques sourires entendus avec les journalistes

A défaut d’heure de gloire ils auront leur marronnier

Des marrons chauds pour noël c’est logique

Et du bois dont on fait les cercueils et le charbon

C’est charmant, le feu et les chalumeaux

Ils rêveront de chameaux et moi d’une aspirine

Je n’aspire à rien qu’un peu de calme dans mon esprit

Car j’ai le crâne qui demande ses vacances

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 4 Décembre 2016

Ile trop longtemps

Là où les minuscules glissaient

Il y a longtemps oui

Que je n’ai pas essayé d’étaler ici l’aube de quelques mots

La misère de ma vie

L’inculture de celle-ci

Et surtout le risque de faire son commercial

Trop de bonimenteurs

De camelots aux grandes bouches

Je n’ai pas encore eu le courage de me vendre

Juste assez de rage pour écrire

Et le reste de timidité pour détourner les doigts

Comme le mâle dans la culotte de ta sœur

Ou de la sienne

Je m’en fouts, je préfère siroter des cocktails

Puis roter des odeurs de vodka et relents de citron vert

Je trinque à la dégénérescence des uns

Et que crèvent les autres

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 30 Novembre 2016

Détonante bibliothèque je ne t’oublie pas et qu’importe si ce n’est plus la saison des vide-greniers, les maisons dorment le ventre plein et moi je garde sur mes étagères de transites le fruit de mes chines des temps cléments. Et je tiens encore des perles que j’ai récolté pour peu d’argent parce qu’en ces temps de consommation martelée au plus haut point sur les rouages quotidiens du peuple, je rappelle que le projet de chiner sa bibliothèque est née de mon envie de montrer que l’on peut s’approprier la culture, de la culture, une culture, sans dépenser l’argent que l’on ne possède pas. Pour les trois ouvrages qui viennent dans ce texte je n’ai dépensé que 2 euros, juste 2 euros pour deux trois recueils, deux de poésie et un recueil de Boris Vian, 2 euros donc pour trois romans et deux livres de poèmes.

 

Bien sûr le premier des livres de poésie est tout petit, bleu et rose et il se compose d’un choix de poème empruntés à Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Ce tout petit ouvrage invite à faire Voyage en bohème. Quelle est cette mystérieuse bohème où voyagent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud ? C’est le pays sans frontière des artistes, de tous ces créateurs qui ont choisi de quitter les chemins battus de la tradition pour se donner corps et âme à leur mission. Faut-il en rajouter pour que vous compreniez où cet ouvrage nous mène ? Non je ne vous connais pas mais je sais que si vous êtes là c’est pour se rendre un peu là bas aussi avec le passeur d’âme que vous chérissez d’entre les pages.

 

Le recueil suivant est déjà plus épais, plus lourd dans le langage d’une jeunesse de rue, oui c’est du lourd avec une édition Poésie/Gallimard de Lamartine, pas celle qui va à la plage ou la Martine qui va au cirque mais bien Lamartine le poète et auteur de Méditations Poétiques, une poésie romantique et douce qui vous coule une sensation désuète d’un amour teinté de dieu. J’aime l’idée de pouvoir faire grandir ma série d’ouvrages issus de cette collection et qu’importe si celui-ci a connu le feutre créatif d’un enfant en bas âge ou d’un piètre dessinateur.


Le dernier ouvrage des trois du jour et lui aussi un recueil, un recueil de romans de Boris Vian ; on y trouve L’arrache cœur, L’herbe rouge et L’écume des jours. Je suis parfaitement méconnaissant de L’herbe rouge, mais je connais les deux autres, Boris Vian a été parmi mes lectures de collège je crois, peut-être de lycée, en tous les cas il a fait parti des lectures imposées par un professeur à une époque où je ne goûtais guère à la lecture, à la littérature et aux largesses d’avec le réel que peut prendre l’auteur. Par chance j’ai grandi et je suis devenu plus avide de redécouvrir cette écriture qui m’avait laissé froid, même déçu ou frustré parce que l’on me l’avait vanté et je n’avais pas réussi à percevoir ce que l’on me promettait d’y trouver. Cette édition de chez France Loisir présente en plus une photographie en couverture que j’aime beaucoup, je la trouve d’une belle modernité avec un grain que j’aime tellement.

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

Trois livres, des poèmes à n’en pas compter, trois romans, la bibliothèque prend du poids et commence à peser dans le milieu ! Somme dépensée 95,6 euros

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