Articles avec #prose tag

Publié le 6 Octobre 2015

Ode à la douleur de la page blanche qui se déchire comme un hymen.

C’est une ode courte comme un truisme.

Et pourtant je peux pondre des pavés longs comme des troncs d’arbres centenaires.

Mais les troncs centenaires ont les débites pour en faire du papier, des pages blanches.

On attaque donc à la hache l’ombre de ces géants de presque en papier.

Et plus tard, aujourd’hui, ou au demain d’une métaphore, on déchire l’hymen d’une page vierge.

La vierge de demain est une branche d’aujourd’hui et ma bite de demain l’encre d’aujourd’hui.

Immaculée puis maculée, immaculée encore puis maculée toujours.

Essentiel mouvement de l’âme créative maculant les vierges et leurs vestiges vespéraux.

On déchaîne chacun à son rôle tournant la petite réforme cyclonique de nos mots.

Et chacun son tour on se suppose, auteur et poète de ces horreurs qui salissent.

Pages souillées, hommes bourrés à l’encre alcoolique.

La plume qui titube et l’homme éventré qui vomit sa bile névrotique.

Un dépucelage qui se fait sans rime, sans rythme, juste un retour à la ligne contre tes hanches.

Et si tu flanches tu peux toujours te vautrer dans l’opprobre de tes draps de lignes.

Une ode qui se termine sur le visqueux de la queue d’un poisson.

Et une odeur d’anis pour couvrir celle du poison.

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 25 Septembre 2015

Je ne vais rien écrire ce soir et surtout pas de la poésie.

Ce soir, il n’y aura pas de fleuves pas plus que d’effluves

Et encore rien cette prose pornographique.

Il n’y a pas de monstre, de gambettes dans glaise.

Je ne vais pas - la gouaille - débrailler.

En un geste vif, je fais taire la musique.

Dans un silence de postcombustion, je recouvre ma nuit.

Un hiver en faux-semblant devient noirceur.

La commissure un peu rougie.

Quelques feuilles qui rougeoient dans des arbres vivants.

Il y aura demain, mais c’est ce soir comme un meurtre.

Demi-espoir de vies et de drames flanchent sur moi.

J’irai durant des heures recouvrir mon sommeil.

 

Loin de vous.

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 24 Septembre 2015

J’étais aux toilettes quelques minutes.

Inepties volontaires entièrement déployées.

Sous vos yeux ne rien faire de plus.

Juste faire l’étape, s’arrêter puis repartir.

En marches d’escalier repenties j’éprouve des réminiscences.

J’explose cordial dans mon souvenir.

Et je m’arrête en moins de cinquante mots.

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 3 Août 2015

Derrière le monstre
Masque en soutane pornographique
Je reste derrière le moine

Sa propre fiction

Je m’empêche à la ligne
Drôle de moustache
Et ton dôme Vénusien

Souligner la fente

Tu as mis une robe
Pas de culotte
Ne veux pas mourir nue

Ironie des jardins

Monorail addiction
La morale des champions
Graine défoliée dans tes replis

Dévorante raison

Pipi culotte
Tes dessous mouillés
Il fallait tenir petite honteuse

Ondine danse

Balancer le champagne
Scénarii nouveau riche
La clef des toilettes, la porte close

Solution solitaire

J’ai grande envie
Débris collés
Femme de pas-sage dans les cheveux

Histoire de palme

Discrète décadence
En cadence
Ma main dans ta culotte

Sous-entendu

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Publié dans #recyclage, #poésie, #Prose, #Haiku

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Publié le 2 Août 2015

J'aimerai souvent

Oui je voudrais souvent

Savoir ce que je voudrais, souvent

Et aimer souvent

Aussi, oui, souvent

Comme un souverain qui trône souvent

Se souvenir des échappées au couvent, souvent

Savamment savoir où aller, souvent

Je voudrais souvent

Et sans saveur je n'y arrive pas

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 8 Juillet 2015

Une écriture - écrire ici pour un public invisible

De la prose - et des prostituées

Des lieux communs - et un esprit banal

 

Vous croyez que c'est facile de vivre avec la conscience d'avoir un esprit banal - pathétique ?

Que peut-on espérer créer ainsi - comme ça ?

Je ne suis bon qu'à cela - dénuder les filles faciles dans ma tête.

Mettre des tirets pour césurer les mondes - eux ici - Elles au lit

Je n'ai jamais vraiment oublié les prostituées - ni les putes, les escorts, les courtisanes.

J'en ai payé parfois - payé le prix pour elles.

Payer pour apprendre le goût de la rue - cocaïne sur carte bleue.

J'ai ai payé de ma peau, de ma chair dans la leur - dans la rue.

J'ai été le client - la honte, l'ami et simplement l'autre et même le maquereau.

Pour jamais sauveur ; jamais menteur, jamais honnête - j'aimais leurs jeux.

Qu'il y ait sexe ou pas ; elles avaient toujours les règles - et parfois les leurs.

Et la règle avec elle et d'une facilité honnête de mensonge partagé - une alchimie épique de la nature humaine.

J'ai arpenté des rues - des routes, des nuits, des trottoirs alanguis couvert de faux cuir, de faux cils, de paillettes poisseuses.

J'ai dépensé ce temps financé à la quête d'une muse prostituée parce que j'ai cru que ça ferai de moi un poète - goûter à l’obsolescence d'une nuit facile avec une fille payante.

Comme de s'acheter une âme - un passé ; une prose.

Des prostituées à chaque coin de phrase

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #prostituée

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Publié le 4 Juillet 2015

Il y a toujours plus profond que le fond ; toujours plus prétentieux que la prétention ; il n’y a pas de talent partout mais de l’ambition dans tous les yeux.

 

On a craché sur ma vie, des mollards plus gros que toi ; et depuis la tanière des fauves reclus j’ai enflammé le monde. Cocktail Molotov

 

J’en ai brûlé des croix, des pavillons de banlieue, des routières familiales et des appartements cosy ; j’ai brûlé tant de fois les culs des bourgeois.

 

Mais je n’étais personne. Issu du substrat non légitime. J’ai raclé ma gorge, et j’ai tourné en rond comme le lion en cage.

 

Pas de mentor. Pas de guide, ni de révélation. J’ai lutté à la sueur du désespoir le droit d’ambitionner un truc. Poésie arme de poings.

 

Tous les autres sont des cons et quand ils ne le sont pas ce sont des minables auxquels je ne peux donner aucun respect.

 

C’est trop intense pour être juste comme ressenti. Mais c’est le seul, celui qui rend n’importe quel con comme moi en auteur légitime.

 

Dieu n’est rien et les autres sont des cons et écrire, alors écrire, la seule solution. Pas même une alternative. Une solution finale.

 

Auteur qui doute de lui mais qui n’a aucun doute quand à l’aspect douteux, pathétique et minable des autres ; la vie c’est oxymore.

 

On défonce les lieux communs et les portes ouvertes ; et si je ne suis pas écrivain je suis un survivant. Défenseur de celui qui respire encore en moi.

 

Survivre, écrivain par l’usure des autres, la résistance au doute et la force de son abnégation. Crevez tous et demain quand je serai seul je serai qui je veux.

Molotov

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution, #Molotov

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Publié le 1 Juillet 2015

De la matière et des mots et l’ombre personnage

Il fait une canicule à s’écrire dans les journaux

Une chaleur torride à peupler la télévision

C’est la saison des enfers où meurent les virginités

On se laisse déborder aux amères de la pulsion enfouie

Et le temps d’un passage ou d’un rite

Il y a du sang qui tache et la boisson qui pique

Il lève son sabre d’abordage, elle danse dans les volutes

Ils s’allument leurs premières clopes et déposent leurs âmes

On enfile le costume adéquat et de la crème solaire

Comme la vaseline des culs elle aidera à rentrer dans le moule

Coquillages et crustacés au menu

A la table des festivités

On dandine nu dans les campings et on épingle des cœurs

Ça sera comme à la télé ou ça ne sera pas

Il aura comme un rien 21 grammes de fumée

Il tousse, elle tousse ; petite mort et vague à l’âme

Et sous le parasol d’été papa ne verra rien

Maman feindra de rien savoir

Et la cousine au cul collera son inversion

En avance des saisons les cadenas cassés

Le charme d’un coup de soleil et d’une pince monseigneur

Pour signer d’une croix le calepin des hommes

Courtisée pour outrance elle s’y laissera faire

Convaincre de sa danse et payer dans la chair

Frondaison pour témoin sur la banquette arrière

Et demain la glacière pour sauvegarder le temps de son été

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 28 Juin 2015

Allez viens on meurt, comme ça, d’un coup de butoir sur le sens de la vie

Allez viens ma poule, on saute le pas, surtout que toi tu ne sais pas voler

Et moi non plus, alors je reste lové sous tes plumes et tes ailes atrophiées

Et ce n’est pas moi qui tombe et ce n’est pas moi qui pleur

Sous le ramage des arbres ombragés les corps dans l’herbe ne sont pas morts

Les âmes en l’air qui sont le point de focal de ces oiseaux de proies

Allez viens l’ami on se laisse glisser, se faufile adieux sous la ligne de flottaison des femmes

Laisse donc ces jeunes filles en fleur pour les jeux d’enfants à un franc six sous

Et la corole qui sèche et les pétales qui tombent, l’herbe est couchée sous nos corps allongés

La frondaison mon amie, c’est là que je veux voir tes yeux et le grain aussi de ta peau qui perle

J’aime te voir suer,  je te voudrais statue et pouvoir t’oindre, te polir, te lustrer

C’est ça l’éclat que t’aperçois aux coins de mes yeux quand je lorgne sur toi l’amie

Ton décolleté bien sûr et l’albâtre de tes paupières bien sûr

C’est que tu es ma feuille blanche où j’aime faire musarder ma plume

Anticiper d’un mot les soubresauts de ta poitrine qui sursaute parfois quand tu respires trop vite

Qu’une abeille te frôle ou qu’un chevreuil surgisse, c’est ça la vie tu sais

Dans le fantasme serré d’une vision bucolique, il y a toujours un verre qui trinque tu sais

Et des hommes toujours pour boire à ta santé et aux secrets assauts qu’ils me jalousent encore

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Publié dans #poésie, #Prose, #ironie, #inspiration

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Publié le 23 Juin 2015

Par tous les vices et les honneurs du monde

J’écris la dose chaude qui coule à la source secrète

Comme à l’heure de toutes les nuits j’endosse la peau creuse

Elle me colle à la nuit toute humide et poisseuse

Je l’enfile et pénètre sous son derme commun

J’existe par l’envie comme un loup dans une bergerie

J’endosse le vice d’un désir que je porte aux nues

Depuis la nuit de mes temps je visse cette pulsion à mon âme

Caché dans un recoin de moi je passe les yeux là où il ne faut pas

Par derrière la porte close là où les femmes urinent

Par-dessus l’épaule du mari fidèle et sous les robes des tissus légers

Par l’enfer qui porte une jupe courte et la lueur des phares dans la ruelle idoine

J’ai le grand feu des écrivains, l’illustre pouvoir des lunes rousses

Et à défaut de plaire je construis des ironies en dentelles accroupie discrètement

Marionnettes qui soulagent leurs vessies sous les fils tissés d’une destinée épique

Il n’y a que des héroïnes pour habiter l’audace de ma pensée terrible

Seules les héroïnes savent lâcher les vannes imbéciles d’une pudeur mystique

Je suis un déiste païen qui ne croit qu’en ses anges nocturnes

Silhouettes évoquées, évanescence et onirique

Je ne suis qu’un arpenteur au long des routes chaudes jaillissantes dans ma nuit

Poésie égotique

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Publié dans #Prose, #poésie, #pisseuse

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