Articles avec #prose tag

Publié le 2 Août 2015

J'aimerai souvent

Oui je voudrais souvent

Savoir ce que je voudrais, souvent

Et aimer souvent

Aussi, oui, souvent

Comme un souverain qui trône souvent

Se souvenir des échappées au couvent, souvent

Savamment savoir où aller, souvent

Je voudrais souvent

Et sans saveur je n'y arrive pas

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 8 Juillet 2015

Une écriture - écrire ici pour un public invisible

De la prose - et des prostituées

Des lieux communs - et un esprit banal

 

Vous croyez que c'est facile de vivre avec la conscience d'avoir un esprit banal - pathétique ?

Que peut-on espérer créer ainsi - comme ça ?

Je ne suis bon qu'à cela - dénuder les filles faciles dans ma tête.

Mettre des tirets pour césurer les mondes - eux ici - Elles au lit

Je n'ai jamais vraiment oublié les prostituées - ni les putes, les escorts, les courtisanes.

J'en ai payé parfois - payé le prix pour elles.

Payer pour apprendre le goût de la rue - cocaïne sur carte bleue.

J'ai ai payé de ma peau, de ma chair dans la leur - dans la rue.

J'ai été le client - la honte, l'ami et simplement l'autre et même le maquereau.

Pour jamais sauveur ; jamais menteur, jamais honnête - j'aimais leurs jeux.

Qu'il y ait sexe ou pas ; elles avaient toujours les règles - et parfois les leurs.

Et la règle avec elle et d'une facilité honnête de mensonge partagé - une alchimie épique de la nature humaine.

J'ai arpenté des rues - des routes, des nuits, des trottoirs alanguis couvert de faux cuir, de faux cils, de paillettes poisseuses.

J'ai dépensé ce temps financé à la quête d'une muse prostituée parce que j'ai cru que ça ferai de moi un poète - goûter à l’obsolescence d'une nuit facile avec une fille payante.

Comme de s'acheter une âme - un passé ; une prose.

Des prostituées à chaque coin de phrase

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #prostituée

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Publié le 4 Juillet 2015

Il y a toujours plus profond que le fond ; toujours plus prétentieux que la prétention ; il n’y a pas de talent partout mais de l’ambition dans tous les yeux.

 

On a craché sur ma vie, des mollards plus gros que toi ; et depuis la tanière des fauves reclus j’ai enflammé le monde. Cocktail Molotov

 

J’en ai brûlé des croix, des pavillons de banlieue, des routières familiales et des appartements cosy ; j’ai brûlé tant de fois les culs des bourgeois.

 

Mais je n’étais personne. Issu du substrat non légitime. J’ai raclé ma gorge, et j’ai tourné en rond comme le lion en cage.

 

Pas de mentor. Pas de guide, ni de révélation. J’ai lutté à la sueur du désespoir le droit d’ambitionner un truc. Poésie arme de poings.

 

Tous les autres sont des cons et quand ils ne le sont pas ce sont des minables auxquels je ne peux donner aucun respect.

 

C’est trop intense pour être juste comme ressenti. Mais c’est le seul, celui qui rend n’importe quel con comme moi en auteur légitime.

 

Dieu n’est rien et les autres sont des cons et écrire, alors écrire, la seule solution. Pas même une alternative. Une solution finale.

 

Auteur qui doute de lui mais qui n’a aucun doute quand à l’aspect douteux, pathétique et minable des autres ; la vie c’est oxymore.

 

On défonce les lieux communs et les portes ouvertes ; et si je ne suis pas écrivain je suis un survivant. Défenseur de celui qui respire encore en moi.

 

Survivre, écrivain par l’usure des autres, la résistance au doute et la force de son abnégation. Crevez tous et demain quand je serai seul je serai qui je veux.

Molotov

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Publié dans #poésie, #Prose, #révolution, #Molotov

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Publié le 1 Juillet 2015

De la matière et des mots et l’ombre personnage

Il fait une canicule à s’écrire dans les journaux

Une chaleur torride à peupler la télévision

C’est la saison des enfers où meurent les virginités

On se laisse déborder aux amères de la pulsion enfouie

Et le temps d’un passage ou d’un rite

Il y a du sang qui tache et la boisson qui pique

Il lève son sabre d’abordage, elle danse dans les volutes

Ils s’allument leurs premières clopes et déposent leurs âmes

On enfile le costume adéquat et de la crème solaire

Comme la vaseline des culs elle aidera à rentrer dans le moule

Coquillages et crustacés au menu

A la table des festivités

On dandine nu dans les campings et on épingle des cœurs

Ça sera comme à la télé ou ça ne sera pas

Il aura comme un rien 21 grammes de fumée

Il tousse, elle tousse ; petite mort et vague à l’âme

Et sous le parasol d’été papa ne verra rien

Maman feindra de rien savoir

Et la cousine au cul collera son inversion

En avance des saisons les cadenas cassés

Le charme d’un coup de soleil et d’une pince monseigneur

Pour signer d’une croix le calepin des hommes

Courtisée pour outrance elle s’y laissera faire

Convaincre de sa danse et payer dans la chair

Frondaison pour témoin sur la banquette arrière

Et demain la glacière pour sauvegarder le temps de son été

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Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 28 Juin 2015

Allez viens on meurt, comme ça, d’un coup de butoir sur le sens de la vie

Allez viens ma poule, on saute le pas, surtout que toi tu ne sais pas voler

Et moi non plus, alors je reste lové sous tes plumes et tes ailes atrophiées

Et ce n’est pas moi qui tombe et ce n’est pas moi qui pleur

Sous le ramage des arbres ombragés les corps dans l’herbe ne sont pas morts

Les âmes en l’air qui sont le point de focal de ces oiseaux de proies

Allez viens l’ami on se laisse glisser, se faufile adieux sous la ligne de flottaison des femmes

Laisse donc ces jeunes filles en fleur pour les jeux d’enfants à un franc six sous

Et la corole qui sèche et les pétales qui tombent, l’herbe est couchée sous nos corps allongés

La frondaison mon amie, c’est là que je veux voir tes yeux et le grain aussi de ta peau qui perle

J’aime te voir suer,  je te voudrais statue et pouvoir t’oindre, te polir, te lustrer

C’est ça l’éclat que t’aperçois aux coins de mes yeux quand je lorgne sur toi l’amie

Ton décolleté bien sûr et l’albâtre de tes paupières bien sûr

C’est que tu es ma feuille blanche où j’aime faire musarder ma plume

Anticiper d’un mot les soubresauts de ta poitrine qui sursaute parfois quand tu respires trop vite

Qu’une abeille te frôle ou qu’un chevreuil surgisse, c’est ça la vie tu sais

Dans le fantasme serré d’une vision bucolique, il y a toujours un verre qui trinque tu sais

Et des hommes toujours pour boire à ta santé et aux secrets assauts qu’ils me jalousent encore

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Publié dans #poésie, #Prose, #ironie, #inspiration

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Publié le 23 Juin 2015

Par tous les vices et les honneurs du monde

J’écris la dose chaude qui coule à la source secrète

Comme à l’heure de toutes les nuits j’endosse la peau creuse

Elle me colle à la nuit toute humide et poisseuse

Je l’enfile et pénètre sous son derme commun

J’existe par l’envie comme un loup dans une bergerie

J’endosse le vice d’un désir que je porte aux nues

Depuis la nuit de mes temps je visse cette pulsion à mon âme

Caché dans un recoin de moi je passe les yeux là où il ne faut pas

Par derrière la porte close là où les femmes urinent

Par-dessus l’épaule du mari fidèle et sous les robes des tissus légers

Par l’enfer qui porte une jupe courte et la lueur des phares dans la ruelle idoine

J’ai le grand feu des écrivains, l’illustre pouvoir des lunes rousses

Et à défaut de plaire je construis des ironies en dentelles accroupie discrètement

Marionnettes qui soulagent leurs vessies sous les fils tissés d’une destinée épique

Il n’y a que des héroïnes pour habiter l’audace de ma pensée terrible

Seules les héroïnes savent lâcher les vannes imbéciles d’une pudeur mystique

Je suis un déiste païen qui ne croit qu’en ses anges nocturnes

Silhouettes évoquées, évanescence et onirique

Je ne suis qu’un arpenteur au long des routes chaudes jaillissantes dans ma nuit

Poésie égotique

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Publié dans #Prose, #poésie, #pisseuse

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Publié le 22 Juin 2015

Vous êtes l’oracle en prise avec ses visions

Délires psychotiques où les fous dansent ensembles

Visions fulgurantes par une fente qui palpite de l’avenir

La drogue, l’alcool, le vent mystique sont vos médiations

Vous sombrez dans une médiation sous emprise

Elle vous conduit aux portes d’un autre monde

Là où les visions vous parlent, vous draguent et puis vous tuent

Et vous, vous fouillez leurs entrailles pour en sortir des réponses

L’oracle est un boucher, onirique abattoir des songes imprégnés

On ne sort jamais de là les mains vides, les intestins parfois

La violence qui s’arrache pour extraire le sens de l’hypothétique

Vous n’êtes plus là, les visions vous collent leurs vies

Elles se superposent, s’empilent et s’entredéchirent

Vous ne tenez qu’un instant avant de passer à l’après

Les instants s’enchaînent quand ils ne se fracassent pas

L’oracle parcourt les visions comme les perles d’un chapelet

Guidé par le sens des questions qui lui vrillent l’esprit et le ventre

Et les visions dansent, se battent et déchainent la folie

Les visions plongent leurs doigts dans la tête de l’oracle

Et elles brassent ce qu’elles veulent de son histoire

Jusqu’à ce qu’il ne reste du passé qu’une fragrance du futur

Et ainsi meurt l’incertitude, l’oracle ne sortira qu’au prix d’une réponse

 

 

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Publié dans #ébauche, #Prose, #poésie

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Publié le 20 Juin 2015

Il y a des jours

Des nuits qui coulent à flot

Il y a l’ancre qui lâche

Jeté par dessus bord

Par delà la rive

Il y a l’ivre des hommes en laisse

Et toute la liesse des idées folles

Je croule sous cette liesse

J’embrasse le for des intérieurs

Je tiens le lien de cuir

Les branches d'oliviers et l’aubépine

Je nacre les seins de la gonzesse

Celle qui nage dans le fond du verre

La crasse au creux

Des yeux dans le dos

Un âne moins amoureux que toi

Et l’honnête fidélité des amnésiques

Il y a des jours

Des jours comme lui

Des crépuscules comme ça

Et le feu au coin des yeux

Les recoins des rivières

Et les âmes mortes

Charniers qui dérivent

Les ballastes vidés

Chemin d’herbes fourragères

Les foins des chambres psychiatriques

Le pouvoir délié - qui ne se tient plus

Retient les puits de tes amours propres

Préférer l’amour sale

La morale du mouchoir

Et le charme des dames de classe

Petites pièces dans le fond des poches

Sous ton pantalon la lingerie des antiques

Le gros cœur des arcs

Les petits culs des anges

Et la voix qui déraille

Trahison  des faiblesses

Tu te coiffes sous des écrans de fumées

Le talent égrainé

Chapelet de prouesses

Aux commissures des gueules de la Terre

Aimer serrer les saints

Et secouer tout l’or des mondes

Pluie le matin chagrin

Et puis rien

Du lard au fond des yeux

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Publié dans #poésie, #Prose, #Pictogranimation

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Publié le 15 Juin 2015

Sans rien dessus et tout dessous 

Une douche elle adore 

Et de la mousse, la bière sous la pression et la trompe des moustiques - tigres -

J’en éjacule de la poésie, au mètre, comme avec mon sexe

Et j’en cache aussi de la poésie, là où elle ne devrait pas être

Dans les toilettes des dames

Et sous l’eau des chiottes

De la poésie sous-marine

J’en balance dans les dessous des fronts nationaux

De la poésie comme des grenades, prose exotique et juteuse

J’en jette à tour de bras, à la louche j’en balance bien deux cents grammes à chaque fois

Et j’en perds aussi en même temps que du poids

Mince comme une feuille blanche, maigre comme une rime de pauvre

C’est bien dommage pour les pauvres qu’ils ne puissent être de - vrais - poètes

Parce que la coke ça coûte trop cher et les restos du cœur n’en donne pas

Les dealers sont rarement des gens généreux, mais souvent des poètes

C’est curieux, comme moi, comme quoi j’aurai pu être dealer et donner mes mots contre de l’argent

Un échange de mauvaise presse, de mauvais procédés

Un truc éventé, un autre éventré et le poète qui reste debout sur les décombres encore tièdes

 

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Publié dans #Prose, #poésie

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Publié le 29 Mai 2015

La poésie érotique est pauvre comme une posture éthique

La pornographie quand elle n’est pas naïve, elle est pauvre, parfois pathétique

La prose se perd ; des culs, des chattes, des montagnes de seins et de beaux sentiments

Mais on ne peut pas construire de l’érotisme en couvrant les immondices de beaux sentiments

Car Éros se loge là où la nature exulte, là où le corps se vide, se libère, suffoque et puis s’oublie

Dans les vers comme dans la prose pas de place à la pudeur des tabous, à la propreté bien établie

C’est l’ignorance de ses viscères qui épuise le poète qui se voudrait érotique

Rien que de l’argot, juste des mots, sa plume effleure et frôle mais la vie lui fait la nique

Trop peu d’entre eux parviennent à plonger leur littérature dans la sueur et la cyprine

Ni dans le foutre et tout le sang qui bat aux temps des amants et les douches d’urines

Tout est perdu d’avance, pour cet échec planifié sur les courbes de ta croupe

Alors je passe mon tour, je ne serai pas poète, prostré comme un musicien sans groupe

Éros à fait de moi un loup solitaire, un esthète qui préfère la fange

À ma décharge je ne sais dire adieu, alors à la fin de la ligne je disparais comme un ange.

Il faut toujours arroser sa prose d'une dose de provocation ...

Il faut toujours arroser sa prose d'une dose de provocation ...

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Publié dans #poésie, #provocation, #pipi, #Prose

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